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AndranerosAndraneros
Modérateur

Tortuegénitale,
Ce forum a été créé pour répondre dans la mesure du possible à des questions comme celles que tu te poses. Un sujet de discussion sur la peur de progresser ou les blocages que l’on se crée en découvrant toutes ces nouvelles sensations serait en effet très instructif pour les aspirants au Super O’.

Les difficultés à progresser que tu nous décris sont fréquentes et normales. Je les classerais en 3 catégories :

-1) Sur un plan général il est possible qu’à 19 ans tu souffres de la pression de ton entourage aussi affectueux et amical soit-il, que tu aies l’impression d’avoir tant à apprendre et à découvrir que tu ne saches pas comment y arriver, surtout si tu ressens un sentiment d’urgence qui te met en situation d’échec chaque fois que la réponse à ta quête n’est pas immédiate. Essaie donc dans la mesure du possible de prendre un peu de recul par rapport à tes activités, tes relations et tes questionnements. Essaie de faire du tri entre ce qui est vraiment important et ce qui l’est moins. Nul ne peut tout faire parfaitement en même temps. Si tu parviens à étaler et répartir sereinement ton activité matérielle, intellectuelle et relationnelle tu subiras beaucoup moins de stress et tu seras beaucoup plus à l’aise pour tous tes apprentissages.

-2) Sur un plan psychologique tu sembles déçu de ne pas accéder au Super O’ aussi vite que tu le souhaites. La recherche frénétique du Super O’ est définitivement une cause d’échec. L’expérience commune est que tu dois te mettre à l’écoute de ton corps et de tes sensations de plaisir pour accompagner ces dernières et les laisser gagner en intensité et en durée jusqu’à ce que tu perdes le contrôle. C’est pourquoi la relaxation est essentielle non seulement au début de chaque séance mais aussi chaque fois que le plaisir commence à monter pour lui laisser un passage totalement libre.
La règle d’or est de ne rien attendre et de recevoir ce que tu ressens comme un cadeau. La frustration que tu ressens efface le désir et l’excitation qui sont le carburant du plaisir dont le cerveau est le moteur.

-3) Sur un plan pratique tu dois avoir conscience que les exercices de préparation nécessaires pour pour ton apprentissage ne sont pas en eux-mêmes des sources de plaisir. Les exercices de musculation du plancher pelvien (« kegel »), la relaxation, la respiration abdominale ne sont pas en tant que telles des pratiques orgasmiques. Il est donc normal que dans une situation de frustration tu n’aies plus les mêmes sensations que lorsque tu étais plein d’espoir. Cela ne retire rien à l’utilité de chacun des ces éléments.
Lorsque tu fais tes sessions avec ton Helix, parviens-tu à bien les organiser ? Disposes-tu du temps libre suffisant, d’un lieu confortable à l’abri de toute intrusion, de la capacité de ne penser qu’à ton plaisir en dehors de toute pensée parasite ?

Comme te le dit Helix47 ne te décourage pas. Il me paraît important que tu retrouves d’abord ton désir du plaisir prostatique ; que ce désir fasse à nouveau monter ton excitation ; que tu reprennes tes sessions à la base en te concentrant sur ce que tu ressens et non sur ce que tu souhaites ressentir. Une abstinence de massage prostatique pendant quelques jours pourra peut-être t’aider à effacer cette frustration et faire renaître ton désir.
Nombreux sont les anérosiens qui ont mis de longs mois avant de connaître une jouissance profonde et bouleversante. Ta situation et tes réactions sont normales. Fais preuve de patience et de constance ; tu en seras récompensé. En attendant nous sommes là pour t’apporter nos expériences et te soutenir chaque fois que tu en ressens le besoin.