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Participant

Si je comprends tu subissais ces contractions musculaires dorsales assez brusques pour être parfois douloureuses avant de commencer à utiliser des masseurs prostatiques.

Avant de d’utiliser des masseurs prostatiques, J’avais des spasmes musculaires abdominaux , et ils n’étaient pas douloureux. Peu après avoir commencé, Les spasmes se sont accentués,. Puis des contractions dorsales se sont ajoutés aux spasmes abdominaux. Ce ne sont pas les spasmes qui sont douloureux, mais la cambrure dorsale qu’ ils provoquent qui peut être trop importante pour mes vertèbres et en particulier cervicales. Ces spasmes et cambrures n’étaient pas nécessairement associées à des vagues de plaisir.

J’ai considérablement réduit ces contractions en faisant attention à rester le plus profondément et le plus longtemps possible détendu quand je sentais le plaisir s’intensifier et devenir  » insupportable «

Oui, c’est ce que je fais maintenant. Ma concentration est bien meilleure qu’ au début. C’est aussi parce que je ressens plus de choses, j’ai quelque chose sur quoi concentrer mon attention. Je focalise moins sur ce qu’il faut faire. Je maintiens une petite contraction, la plus petite possible, et j’écoute mon corps. Il me parle. Plus j’en fait, moins je l’entends. Mais je ne fais pas rien : j’en fais le moins possible. C’est difficile parce que la tentation d’agir, et de provoquer des contractions volontaires est très grande. Ces contractions volontaires peuvent être extrêmement jouissives, mais elle assourdissent l’écoute de mon corps. Et quand je parviens à l’écouter sur le long terme, le plaisir monte, monte… parfois, j’ai de violentes contractions qui sont contre productives. J’apprends à les accompagner pour qu’elles s’intègrent dans la progression du plaisir. Toute intervention autre que juste maintenir une petite contraction, entraine une stagnation de la progression du plaisir. C’est un équilibre subtil entre action minimale, désir ardent, écoute profonde de soi, et réponse corporelle allant crescendo. C’est un état très instable, et j’apprends à le maitriser peu à peu. De toute façon, je ne veux pas aller trop vite, je consolide mes progrès en appréciant chaque petite parcelle de plaisir.

En outre cette attitude a permis une sorte de déblocage qui a eu deux effets :
1) l’un d’ouvrir la voie à l’intensification de mon plaisir,
2) l’autre d’élargir la zone perçue comme source de mon plaisir, me donnant l’impression charnelle d’être inondé de l’intérieur par le plaisir.

Ton message vient conforter ma démarche.

Enfin, en ce qui te concerne, le mot cheminement n’est pas un vain mot. En relisant tes messages plus anciens j’ai constaté que la tonalité de tes messages récents est bien différente de celle des premiers. C’est très réjouissant pour moi et j’espère très encourageant pour les débutants de lire : « Vous l’avez compris, déjà beaucoup de plaisir, et encore beaucoup à venir… »

J’essaye d’encourager les débutants. C’est l’objectif de cette petite phrase. Mais je sens que cela est assez difficile, car chacun aborde cette pratique par le bout qui lui convient, et c’est tant mieux. Personnellement cela m’ennuie toujours un peu de voir un prostatonaute se décourager, il y a déjà tant à apprécier et à vivre avant de parvenir au super O. Mais je comprends que le désir puisse générer des attentes qui dépassent nos capacités à les satisfaire, et qu’on s’oriente vers des choses plus directement abordables. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je pratique en parallèle le méthode de Mantak Chia : Je deviens multi orgasmique, avec des sensations incroyables. Mais cela ne m’empêche pas de continuer à pratiquer le massage prostatique « hand free » avec ou sans aneros, et sans stimulation pénienne.

Merci @andraneros pour ton post très instructif.