#32458
bzobzo
Participant

première longue séance de l’année 2019

au lit, j’ai mélangé des moments avec masseur et des moments sans,
une bonne heure, d’abord rien qu’avec les cuisses pour ce qui est des contacts avec mes parties
puis encore une demie heure où les mains s’y sont mises aussi,
aussi bien avec masseur que sans,
sachant qu’à partir du moment où les doigts s’y mettaient aussi,
il n’y a plus de retour en arrière possible, bien sûr

enfin rien ne l’interdit mais je ne retrouverai plus cette finesse,
ce raffinement, cette légèreté, des sensations,
si caractéristiques quand je n’y vais qu’avec les cuisses,
ma théorie à ce propos, je l’énonce encore une fois:
nos sensations connaissent leur moment de gloire, leur galop bref dans notre chair,
mais ils ne meurent pas tout à fait après,
ils vont former une sorte de terreau en nous,
c’est la tension sexuelle qui va en s’augmentant si tout va bien,
un lent crescendo qui va nourrir notre plaisir dans l’instant,
va organiser peu à peu notre décollage sur la piste de l’instant
une fois que ce terreau sera suffisamment riche, suffisamment consistant

cependant si on commence à mélanger les ondes sexuelles mâles, provenant de nos parties génitales,
des contacts aussi bien avec les doigts qu’avec les cuisses,
on va perdre cette finesse, cette délicatesse, cette variété, des sensations
si caractéristiques quand on y va qu’avec les cuisses,
une image que j’avais eue une fois à leur propos pour les caractériser, c’est:
une myriade de danseuses en tutu, voltigeant en nous,effleurant, frôlant de tout les côtés,
effectuant leurs délicates figures de style dans notre chair
ou alors des nuées d’oiseaux dans le ciel volant de concert,
effectuant leur arabesques gracieuses dans notre sang,
on ne retrouve plus donc cela,
une fois que ce terreau que constitue la tension sexuelle accumulée,
est devenu un mélange des deux types d’ondes mâles

dès lors si on veut retrouver les caractéristiques des contacts rien qu’avec les cuisses,
il faut vidanger la place, évacuer complètement ce terreau mixte
pour en reconstituer un rien qu’avec des sensations constituées d’un mélange de vibrations de la prostate
et de contacts de nos bijoux de famille avec les cuisses
mais pas avec les doigts

pour en revenir à cette première séance délicieuse,
j’ai commencé longuement avec le masseur,
comme c’était bon, ma technique bénéficie grandement de tout la richesse que j’ai acquise en aneroless,
je goûte le moindre petit mouvement du masseur beaucoup mieux,
mes caresses aussi, sont plus lentes, plus languides,
je m’attarde sur mes seins, j’aime tellement les caresser
et ils me le rendent bien, toute l’attention que je leur porte,
leur contribution au feu qui m’envahit des pieds à la tête, est superbe,
quand je les empoigne, je les malaxe, je les frotte,
je me sens comme une garrigue aride sur laquelle on a jeté une allumette,
je m’embrase, je flamboie, mes flammes s’élèvent rapidement jusqu’au ciel

la pratique avec masseur nécessite beaucoup moins de concentration, d’efforts, en tout cas chez moi,
c’est bien agréable, c’est très reposant,
je me rends compte qu’une grande partie de la concentration, des efforts , en aneroless,
est requise par la reconstitution d’une sorte d’objet raide en soi avec les contractions,
celles-ci remplacent avantageusement le masseur, une fois qu’on a bien pris l’habitude,
car le masseur a une forme , une consistance, dans le monde réel,
alors qu’avec les contractions, je parviens à à recréer l’illusion d’un masseur en moi
mais dont je peux manipuler la forme et la consistance comme je veux,
un masseur modulable à notre guise, selon notre inspiration et notre désir, en quelque sorte,
sans consistance , sans longueur, sans épaisseur et sans forme , prédéterminées

cependant cela nécessite plus de concentration et plus d’efforts pour le recréer à chaque instant
ou du moins créer un flux en nous où sa présence semble réelle,
disparaissant quelques instants puis revenant,
enflammant peu à peu nos entrailles

les variations, comme je l’ai déjà écrit, sont beaucoup plus grandes
que quand on a en soi un masseur avec sa forme physique bien définie et non modifiable,
on bénéficie aussi du fait qu’avec le masseur, les mouvements sont plus limités,
sinon celui-ci va perdre son efficacité,
alors qu’en aneroless, on peut vraiment bouger comme on veut,
suivre son inspiration sexuelle, son instinct, partout

les contacts avec les doigts de nos parties cependant,
même s’ils manquent la finesse et la variété,
ont une puissance immédiate pour eux,
dès que j’effleure un peu longuement une couille,
c’est comme si j’étais dans le siège d’une fusée en train de décoller
et cela n’arrête pas,
tout le temps que j’y vais avec la main se connectant avec mes bijoux de famille,
c’est le même décollage en force, c’est assez irrésistible pendant tout un temps ce type de sensations
mais là aussi il faut apprendre à varier,
il y a moyen,
je privilégie les longs contacts statiques, assez statiques,
mes doigts restent longuement dans la même position
puis au bout de quelques minutes, je change celle-ci,
j’effectue même quelques acrobaties,
tout cela est délicieux, là plus que jamais il faut savoir ralentir,
ne pas se laisser emballer par la puissance de la fusée qui monte en nous,
ralentir, permet de garder un certain contrôle

en changeant la main de position, les sensations changent du tout au tout,
profiter du fait qu’avec ce type de contact,
la sensation de se faire l’amour avec son propre sexe dressé, est plus forte que jamais,
on le sent monter, bien raide, dans nos entrailles,
sublime tour de passe passe,
on peut vraiment tout, tout est possible,
le terrain de jeu n’a pas de limites