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Participant

Pour répondre à @andraneros :

Ton récapitulatif montre que tu as parfaitement compris où je suis sur ce chemin. Pour ce qui est de la maitrise, ce que je peux en dire, c’est que plus j’avance sur ce chemin, plus j’ai l’impression de maitriser, et d’un autre côté plus je me dis que toute maitrise est une illusion.
Premièrement parce que chacun se raconte son évolution come il la vit et que les points de repères sont sommes toute très personnels, vont et viennent : un jour je pense avoir bien progressé, et le lendemain, je m’aperçoit de l’immensité encore possible et que ma maitrise de la veille parait bien dérisoire.
Deuxièmement parce que ce que la maitrise, en même temps qu’elle progresse, doit disparaitre. Quelle contradiction ! Il faut maîtriser l’absence de maîtrise : c’est la porte d’entrée. Au final ça doit bien finir comme tu dis par devenir naturel, automatique, et quelque chose s’empare de tout mon être, sans avoir besoin d’y penser, donc finalement sans maitrise particulière.

C’est le fruit d’un apprentissage, et d’une pratique, comme pour jouer d’un instrument de musique. L’autre jour j’écoutais de la musique, Lisa Ekdhal, mais ça marche aussi avec Madelaeine Peyroux, ou BJORK, ou Billy Holiday, et bien d’autres, et le son de sa voix me transperçait le corps, le faisait vibrer et provoquait, sur certaines fréquences, des spasmes chargés de plaisir, comme des mini orgasmes. Et je mesure le plaisir que cela doit-être de pouvoir jouer d’un instrument de musique, le faire vibrer, et vibrer avec lui, ce doit être jouissif. Moi, j’ai mon instrument : c’est tout mon corps. Tous mes organes deviennent peu à peu érogènes, sources de plaisirs et d’orgasmes, et désolidarisés de mon sexe. Quand je décide de m’en servir (de mon sexe) je passe dans un autre mode, mais ça reste encore difficile de revenir en arrière, pour rebasculer en mode exclusivement prostatique. C’est un jeu qui n’a de limites que temporelles, je ne suis pas allé encore jusqu’à l’épuisement.

Ma façon de vivre le massage prostatique vient du fait que, comme @lighteningbolto, et d’autres qui sont passés sur ce forum, je suis marié et père de deux enfants, et qu’il n’est pas question que je sacrifie ma famille pour le massage prostatique, ou quoi que ce soit d’autre d’ailleurs. Je n’en ressent aucune frustration.
Alors, le plaisir que provoque le massage prostatique, s’immisce dans tous les recoins disponibles du reste de mon existence : le soir dans mon lit auprès de ma femme qui dort, ou le matin avec elle, ou très tôt le matin quand je me lève à 5 heures et que je prends mon petit déjeuner, dans ma voiture, sur mon siège de bureau, dans les toilettes, sur mon canapé, etc… l’autre jour, j’ai eu un spasme alors que mon fils était à côté de moi :
« toi aussi tu as le hoquet me demanda-t-il ? »
Oui, on peut dire ça comme ça. lui répondis-je

Mais ce n’est pas gênant, ma femme me jette un regard complice et détourne son attention sur autre chose. Peu à peu ce plaisir gagne du terrain, peu à peu je me coule dans ses bras.

Bon cheminement @andraneros