#32638
bzobzo
Participant

je relis ce texte juste au-dessus, il faut que je rectifie un peu

j’étais décidé à conduire toute la séance sans contacts de mes doigts avec mes génitaux

ce type de séance, je l’explique d’ailleurs juste au-dessus aussi,
j’avais la sensation d’une délicieuse et irrésistible progression,
d’un lent crescendo où la tension sexuelle augmentait,
au bout d’un certain temps ainsi,
la suite naturelle est de décoller à un moment donné,
de décoller, de voler, de faire des pirouettes en l’air, toutes sortes de figure de style,
des piqués grisants, d’atterrir, de re-décoller, etc

la griserie du vol, la griserie de l’altitude, a flying machine fully powered

tout cela sont bien sûr des images,
c’est quoi décoller pour moi?
c’est quoi la griserie de l’altitude pour moi?

c’est arriver dans des excitations supérieures où tout devient possible,
sorte d’état assimilable à de l’extase,
j’ai connu cela de mon temps avec masseur,
le temps semble ne plus exister,
chaque caresse, chaque mouvement du corps,
semble comme un coup de rame délicieux
qui vous entraîne sur une mer de nectar, votre corps semble être la barque

jusque il y a peu je roulais sur cette piste de décollage
au bout d’un certain temps, mes roues quittaient parfois le sol pendant quelques instants
mais j’y recollais rapidement, j’y retombais,,
parfois je réussissais à me maintenir en l’air un plus longtemps
mais de réel vol, de réelle échappée en altitude pour de plus longues périodes,
non je n’y parvenais pas

mes séances étaient délicieuses, emplis de sensations tellement riches, tellement fines,
variées, parfois un orgasme
mais il me manquait cet état supérieur permanent
dans lequel on est en droit d’espérer arriver une fois qu’on a connu cela pendant un certain temps,
comme cela avait été mon cas dans mes derniers mois avec masseur,
d’où cette perte de patience si je persistais,
je sentais que je ne parvenais pas à faire décoller durablement mes roues,
à vivre des moments où tout devient fou durablement

il manquait quelque part de la puissance encore,
d’où ce recours aux doigts sur les parties
qui m’assuraient des décollages verticaux immédiats
mais ce n’est pas la même chose,
ce n’est pas vraiment cela que je recherchais,
même si j’ai connu ainsi des orgasmes tout à fait délicieux (voire un peu plus haut, il y a 2 ou 3 jours)

non ce n’était pas tout à fait cela,
les orgasmes, ce sont des sortes de départ de fusée, monter le plus haut possible
ou quand on a de l’expérience,monter tranquillement, sans se préoccuper de l’hauteur qu’on atteint,
juste déguster la montée, juste déguster la griserie des instants qui passent ainsi

non, c’est autre chose que je recherchais,
ce que je voulais retrouver, c’est cet état extatique qui dure de longues longues minutes
où le temps semble s’être arrêté,
parfois jusqu’à un quart d’heure,
la vérité, c’est que je n’ai retrouvé cet état que très occasionnellement jusqu’ici en aneroless,
une densité qui s’installe à demeure

hier soir, j’ai persisté, avec ma nouvelle synchronisation,
avec mes deux groupes d’acteurs de mon plaisir, bien établis,
automatismes bien retrouvés, fluidité des enchaînements, des mouvements,
élan mené par mon corps,
j’ai senti hier soir que le décollage était enfin possible à nouveau,
j’ai affronté le doute, les hésitations, est-ce que cela allait être encore la même chose?
j’ai trop pris l’habitude aussi de perdre patience à un moment donné,
il me fallait secouer cette mauvaise habitude,
pour cela il me fallait des signes, des prémices encourageants
que quelque chose a changé, que quelque chose a évolué
et ces signes sont bien arrivés, j’ai résisté à l’envie d’arrêter ou d’y mettre les doigts
car en aneroless, c’est plus long pour y arriver qu’avec masseur
mais là j’ai nettement senti qu’il y avait moyen,
que la possibilité était bien là

certes cela demande plus de la patience
mais j’ai bien senti que mon moteur avait suffisamment de puissance désormais
pour assurer le décollage,
je ne l’ai pas fait car la patience est comme un muscle,
hier soir je l’avais fortement mis à contribution,
je ne voulais pas la sur-solliciter

je sais désormais comment y parvenir,
pas besoin de se ruer comme un cabri sur-excité,
peut-être pour ce soir,
en tout cas pour très bientôt,
faites confiance à votre serviteur pour mettre tout en oeuvre
pour faire décoller la carlingue vers le bleu azuré