#33111
bzobzo
Participant

presque onze heures du matin
et j’ai passé l’essentiel de mon temps éveillé, au lit à m’envoyer en l’air,
enfin plutôt à m’envoyer en mer
car chez moi quand je suis chaud au lit en aneroless,
j’ai l’impression d’être roulé par des vagues, enveloppé par une mer chaude, soyeuse, sensuelle
qui effleure toute ma peau, qui effleure tous mes membres,
qui imbibe tout mon être en fait

je chéris la vie de me donner des moments pareils,
habité par un tel bonheur dans la chair,
animé par une telle volupté déchaînée doucement, soyeusement

tout est en courbes, en ondulations, en soie frissonnante, durant mes séances,
cela devient tellement puissant, tellement envahissant,
j’ai l’âme au ciel encore rien que d’y penser,
je sens encore dans ma chair l’ineffable qui passait à travers moi,
qui dansait en moi

mes mains, comme elles allaient et venaient,
comme elles allaient et venaient partout, éveillant la joie sur leur passage
dans les plus lointains hameaux comme dans les grands centres,
comme j’aime onduler sur mon lit,
en mode liane lascive avec mes mains allant et venant
et puis de temps à autre une contraction remontant dans mes entrailles,
je suis aux combles de la joie

une telle lascivité s’éveille désormais en moi,
j’ai la sensation que tout le lit bouge avec moi, que les draps bougent avec moi,
que peu à peu tout ondule au même rythme lancinant
et je me sens pénétré de partout,
tout mon corps n’est plus qu’une grosse partouze au niveau cellulaire
et avec des milliards de petites bites qui travaillent en moi,
chacun sa cellule, il la laboure, il la fait gémir
et moi je suis comme une passoire à plaisir, cela dégouline de partout,
cela m’envahit de partout, je suis trempé jusqu’au fond de l’âme de plaisir,
je grince comme une vieille porte,
c’est le son qui sort de ma gorge sans discontinuité,
un râle comme un grincement langoureux qui monte de mes entrailles toutes retournées

vive la vie, vive la chair, vive le plaisir,
merveilleux week-end en perspective,
en plus je n’ai presque plus de fièvre et je n’ai pratiquement plus mal à la gorge,
que demander de plus?