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Participant

Bonjour CH313 !

Je te confirme, s’il en était besoin, que la voie du traité d’aneros n’est pas la seule. Elle reste cependant pour moi, celle qui m’a mis « le pied à l’étrier » si l’on peut dire. Disons plutôt que ce qui m’a lancé n’est rien d’autre que mon désir de m’occuper de moi en me donnant des instants de plaisir, différents. Le traité, et ce site, ont fait voler en éclat les résistances et autres préjugés qui m’empêchait de passer par la voie anale. Il m’a aussi conduit à découvrir Mantak Chia, qui a fait voller en éclat les préjugés et autres tabous qui enserrent la pratique de la masturbation. Il lui donne une autre dimension.
Pour ce qui me concerne, ces pratiques ont fait décoller mes sensations prostatiques. Cela parait étrange quand on sait que dans le traité d’aneros, la stimulation du pénis est bannie, mais il y a une subtilité qui ne retire pas la pertinence du traité, ni celle de Mantak Chia. Peut-être que je passe encore à côté de quelque chose en ne donnant pas l’exclusivité à ma prostate, mais ce que me procure la pratique de la masturbation – sans éjaculation – est sans commune mesure avec toutes les autres sensations. La subtilité, c’est l’absence d’éjaculation. A cette condition, prostate et gland, prostate et testicules, s’unissent pour embraser le corps. On peut alors selon son envie appuyer un peu plus du côté prostate, ou un peu plus du côté gland, ce qui donne une palette de sensations incroyables. Mais l’absence d’éjaculation est un vrai défi. Selon Mantak chia, il est possible d’en avoir une parfaite maîtrise. Je n’en suis pas là, mais je connais ce que tu décris : orgasmes multiples avec vagues de plaisirs dans tout le corps, spasmes et contractions… sans éjaculation. Bon il peut y avoir parfois quelques écoulements, de liquide séminal, et de sperme, mais ce n’est pas l’éjaculation. D’autre part, si toutefois l’éjaculation n’est plus évitable, comme ça peut arriver au début, il faut l’accueillir avec bienveillance, et profiter de l’instant en état quasi-méditatif, sans insister pour limiter toutefois la perte de sperme, et surtout la perte d’énergie.
Quand on parle d’énergie, on bascule dans un autre univers : celui des corps énergétiques, chakras, etc.. Mais le principe est simple : l’accumulation d’énergie ( que permet les techniques de masturbation sans éjaculation, et les techniques de massage prostatique avec ou sans aneros) permet l’éveil de la Kundalini. Une vague énergétique d’une puissance incommensurable traverse alors le corps de bas en haut, en traversant les chakras un à un. Le problème, c’est que si l’un d’eux est bloqué, il y a accumulation d’énergie, et problèmes de toutes sortes, plus ou moins violents. Si l’on relie (ce que je fais abusivement, mais c’est une hypothèse) les sensations dont nous témoignons tous ici, et qui sont réelles, à cette notion de Kundalini, nous y trouvons un schéma explicatif qui colle parfaitement.
Personnellement, je ressens deux formes d’énergie : l’une diffuse et langoureuse, qui parcours tout mon corps comme un bain de jouvence bienveillante et rassurante, et l’autre plus brutale, d’une puissance extrême, qui ne demande qu’à exploser. Cette dernière bloque dans ma gorge. Je travaille actuellement à la libérer, ce qui n’est pas une mince affaire.
J’ai eu hier une percée, ou quelque quantité d’énergie a pu passer, comme pour sortir par la bouche : j’ai été submergé d’émotion de joie, ce qui m’a fait pleurer. Mais j’ai vite ravalé ma salive, comme un réflexe instantané de fermeture. Ce n’est que partie remise.
Voilà, il y a encore beaucoup de choses à dire, mais je manque de temps, et après mon message est trop long. Bon cheminement à toi @CH313