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Participant

Le problème avec la solitude c’est qu’elle est frappée du sceau de la maladie sociale.
Parce qu’on est seul physiquement, c’est qu’on doit avoir quelque chose qui ne va pas.
Pourtant, combien de témoignages montrent qu’il ne suffit pas d’être seul, pour être seul.
L’important selon moi, ce n’est pas le rapport que l’on entretien avec l’autre (petit a), ou avec l’Autre (grand A), mais avec cet autre qui n’est autre que moi. Sauf que lorsque l’on se parle à soi-même, à qui parle -t- on en fait ? Est-ce que je me parle à moi en tant que je me reconnais comme digne d’exister, de vivre, de jouir, d’avoir de la colère, de la peur, de la joie, du plaisir, ou en tant que cet autre que l’Autre eût voulu que je sois dans ma petite enfance ?
Ce qu’il y a de formidable avec le massage prostatique, avec l’éveil corporel qu’il génère, c’est que la question ne se pose plus, c’est une évidence : OUI. Je jouis, oui j’existe, oui je m’aime, oui j’ai de la peur de la colère de la joie, etc… et je suis moi et que c’est bon. Peu m’importe l’autre les autres ou je ne sais quoi d’autre, je ne dépends que de moi, je suis le centre de moi-même, et ce n’est pas narcissique au sens pathologique du terme. Et à partir de ce centre, je peux, si j’en ai le désir, rayonner, aller à la rencontre de ce qui m’enrichi de nouvelles connaissances, sensations, réflexions…
Mais une chose est sure, c’est que lorsque je m’aventure dans le monde, quelle que soient les personnes que je vais rencontrer, celles que je mettrai au monde, et celles qui m’ont mis au monde, je serai le seul à en assumer les conséquences.
Elle est là la vrai solitude, celle à laquelle on ne peut échapper. Je serais seul à mourir, quand le moment sera venu. Et si je peux, à ce moment précis me regarder dans la glace avec amour, dans ma nudité complète, alors non je ne serais pas seul.
Cette seule présence à soi-même rayonne dans l’espace et rayonne en soi come une fontaine de jouvence.
Un dernier mot encore : ce que j’aime en moi, ce n’est pas moi, c’est ce à quoi ce moi me permet d’accéder quand je le laisse être ce qu’il est. Et là, rien de tel qu’un petit massage pour entrainer mon corps, et tout mon être, dans un voyage aux « confins de moi-même ».

Bon cheminement à tous