#36186
EpictureEpicture
Participant

Juste pour preciser : je ne « maitrise » pas l’orgasme prostatique.
Parce-que le plaisir prostatique, pour être vécu, ne doit pas se maitriser. Mais on pourrait dire que j’utilise des pratiques qui me conduisent à coup sûr au sommet du plaisir : il n’en est rien. Par contre ce qui est certain, c’est que mon corps a acquis au fil du temps une sensibilité bien plus grande, et ce quelque soit l’activité que je pratique.
Je ne sais pas si j’ai déjà connu un super O. J’ai déjà connu des moments de plaisirs intenses, aussi bien avec le massage prostatique qu’avec le massage pénien, mais ils n’étaient pas de même nature, et j’ai toujours l’impression qu’il existe une possibilité d’éprouver encore plus de plaisir si bien que si l’on considère le super O, comme le fait le traité, comme un aboutissement final au massage prostatique, alors je n’y suis jamais parvenu car je n’ai pas encore vu le bout de ce chemin, et je crois sincèrement qu’il n’existe pas. Je ne crois pas que le super O n’existe pas, mais je crois que le super O n’existe pas en tant qu’aboutissement. Donc, chacun a son propre super O, comme un vécu tout à fait personnel.
Je ne maitrise pas le plaisir prostatique car j’ai remarqué que plus j’essaye de le maitriser, c’est à dire « faire quelque chose d’adéquat pour le provoquer, le faire grandir », moins je le ressens. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas bouger, mais le mouvement n’est pas le fruit d’un plan établi, d’une réflexion rationnelle, d’une volonté consciente, le mouvement est dû à un abandon à soi-même, une absence de résistance. La main a envie de toucher telle ou telle partie du corps, le corps a envie de sentir le contact des draps ou de la peau de son/sa partenaire, le bassin a envie de bouger, etc… et le « Do nothing » finalement correspond à une absence de résistance consciente à ces mouvements, ces montées dans la gorge de râle de plaisir, ces ondulations de la colonne vertébrale, etc…
Je le sais car ma progression est due en grande partie au fait que ma pratique se fait la nuit. Quand mon mental est totalement déconnecté alors parfois, le corps se met à vibrer tout seul.
Peu à peu, j’ai appris à être dans cette posture mentale ou la résistance est réduite au minimum, ce qui ouvre la porte du plaisir prostatique. Mais je serais incapable de dire ou d’expliquer quelle est cette posture mentale, c’est indescriptible. Mais le mental est toujours là; il peut, par une sorte de « clignotement » mental sans véritable construction rationnelle danser avec le corps. Mais quand le plaisir étreint le corps, le mental se fait silence, et profite en conscience de l’instant.
Avec le massage pénien les choses sont très différentes. Cependant, l’intensité est assez comparable pour le moment pour moi, mais c’est difficilement comparable finalement, car de natures différentes. Le massage pénien sans éjaculation permet le sentiment d’une maitrise car il y a un jeu avec le point de non-retour, mais cette maitrise est un leurre, car le véritable plaisir du massage pénien se tient bien en dessous du seuil de l’éjaculation.
Si tu veux te masturber, en dehors des sessions de massage prostatique, n’hésite pas une seconde, mais fait-le en apprenant à contrôler l’éjaculation, à profiter du plaisir du massage avant l’éjaculation, et peu à peu, tu ne voudras plus éjaculer, même si parfois c’est impossible.
Pour moi, cette pratique a considérablement augmenté ma sensibilité corporelle, et ma sensibilité tout court, et de cette sensibilité corporelle, j’en ai tiré profit dans le massage prostatique, qui pour rester prostatique doit n’être, que, prostatique.

Je suis déjà trop long, j’espère que tu auras eu le courage de me lire jusqu’au bout.

Bon cheminement @chaines