#36469
bzobzo
Participant

avec ces contacts sans plus aucune restrictions, sans plus aucun frein,
les ondes provenant de mes génitaux sont plus envahissants, plus omniprésents, que jamais,
inondant mon bassin instantanément
puis tout mon corps

cela veut dire des flots et des flots de volupté,
de nectar ineffable chaud, frissonnant, soyeux, partout
mais ainsi j’ai aussi assez rapidement senti le besoin de rééquilibrer vers la prostate,
je sentais un déséquilibre trop fort désormais entre ces deux principaux pôles d’ondes en moi,
dans mon bassin,
c’est le travail que je suis en train d’opérer ces derniers jours,
aussi bien en aneroless qu’avec masseur

avec masseur, c’est plus facile, il y a les contacts directs avec la prostate,
cela vient tout seul pour moi, c’est instinctif,
je n’ai qu’à laisser faire,
le masseur bouge comme un sexe qui me fouille inlassablement,
je n’ai qu’à laisser faire l’inspiration dans ma chair

par contre j’ai plus difficile en aneroless
mais cela commence à se dessiner tout doucement,
il y a toute une recherche technique à faire,
rendre plus pointues mes contractions, plus fouillées, plus élaborées, plus performantes,
de façon à produire des ondes suffisamment efficaces, puissantes
que pour faire le poids face à tout ce déferlement, ce torrent doux, soyeux,
de vibrations provenant de mes couilles, de mon sexe,
frottés, malaxés, pressés, par mes cuisses, sans retenue

alors je fais de l’expérimentation, je teste,
cela commence à prendre forme,
après il faudra synchroniser tout cela, retrouver les automatismes,
avec les nouveaux gestes, les nouvelles routines, parfaitement intégrés,
jusqu’à ce que tout redevienne comme instinctif

en fait ici, comme toujours dans ma façon de pratiquer,
il suffit juste finalement de laisser parler le corps,
le laisser trouver tout seul le type de contractions qui conviennent le mieux pour répondre à ce besoin,
le placer donc en situation de pouvoir y répondre

en fait mes recherches consistent,
d’abord à avoir toutes sortes d’idées de mouvements, d’enchaînements, de façons de contracter différemment
puis de les abandonner les unes après les autres, ces idées,
pour finalement juste laisser faire le corps
par rapport à cette nouvelle exigence que j’aurai plantée dans ma chair

faire passer le message
à cette masse, cet amas mystérieux de bidoche, de sang, de nerfs, d’os et de bien d’autres choses, sous moi,
comme planter une graine et attendre que cela germe
c’est cela, le dialogue avec ma chair, la complicité avec mon corps,
c’est lui faire comprendre que j’attends quelque chose de nouveau, quelque chose d’un peu différent, de lui,
et le laisser concocter la réponse

c’est comme si une sculpture se réalisait,
j’en suis le commanditaire, j’ai défini le cahier de charges
d’abord il y a comme un morceau de pierre brute, inerte,
aucune idée de ce que cela va devenir
mais peu à peu quelque chose se dessine,
comme une inspiration taille à même ma chair,
se révèle lentement une nouvelle façon d’effectuer les contractions, plus efficace, plus riche,
répondant à un besoin que j’ai identifié
pour préserver un équilibre, maintenir une synergie puissante et efficace

tout un travail d’équipe
dont je suis le coordinateur