#38700
bzobzo
Participant

c’est assez bizarre le chemin qu’a pris ma pratique,
j’ai commencé comme tout le monde par ici,
avec un masseur dans un parcours prostatique assez « classique »

j’ai passé toutes les étapes patiemment,
premier orgasme, second, montée en puissance, démultiplication,
jusqu’à arriver au chapelet continuel d’orgasmes tout le long de la séance
et enfin des super O de plus en plus réguliers
qui duraient parfois 5 à 10 minutes,
etc, etc

cependant tout de même, à partir d’un moment donné,
j’ai eu de plus en plus l’intuition qu’il y avait moyen de vivre autre chose durant mes séances
qui conviendrait mieux à mes besoins spécifiques

quels étaient ces besoins spécifiques?
et quels sont-ils encore?
ceux d’un homme qui n’a plus connu l’amour physique depuis quelques années,
plus eu donc de contacts charnels avec d’autres corps,
plus connu les émois d’un acte sexuel,
ce n’est pas juste d’orgasmes dont j’avais besoin
mais de me sentir touché, de me sentir caressé, de sentir du féminin en émoi tout contre moi,
de me sentir emporté par les élans de la passion charnelle, corps et âme,
de sentir que je faisais l’amour

de tout cela, j’ai eu l’intuition que mon corps pouvait me le donner,
je ne le savais pas encore à l’époque aussi clairement que je l’énonce dans ce texte
mais j’avais saisi le bout d’un fil qui m’intriguait
et je commençais à tirer dessus

je me rappelle bien par quel genre de choses, cela a commencé,
j’étais là homme dans un corps d’homme vivant des orgasmes prostatiques,
un plaisir en mode yang donc,
cependant de plus en plus je me rendais compte qu’avec mon bassin,
si j’effectuais des mouvements un peu différents, moins masculins, disons,
enfin qui sortaient du cadre de ma masculinité, qui en taquinaient les limites,
mon plaisir prenait de nouvelles couleurs, une autre ampleur

avec les bras aussi, au début mes mains étaient statiques,
parfois se posaient sur mon corps mais c’est tout,
je me rappelle des semaines durant je me disais,
il faut que je force un peu ces mains à bouger, à se mettre en action
puis je me suis mis à me caresser de plus en plus, de plus en plus passionnément

on finit par être caressé, à force de se caresser,
je veux dire, se sentir caressé comme par quelqu’un d’autre
si on s’investit là-dedans corps et âme,
il y a des jeux de miroir qui se mettent en place,
on gagne peu peu la complicité de ce corps,
il comprend ce qu’on veut obtenir
et il va nous donner de plus en plus les moyens d’y arriver

cela montait de mes profondeurs, cela s’emparait un peu de moi, de-ci, de-là,
j’osai un tout petit peu plus tous les jours,
j’avais l’impression néanmoins d’être extrêmement audacieux parce que je taquinais de plus en plus
les limites de ma masculinité
mais c’est un processus très très graduel,
tellement graduel

il ne suffit pas juste de s’agiter comme une folle, d’essayer d’imiter une femme en rut qui se lâche,
il s’agit d’écouter ses profondeurs, de les laisser s’exprimer de plus en plus,
que cela vienne de là, que cela monte de là,
tout cela prend beaucoup de temps,
enfin chez moi cela a pris beaucoup de temps

tout cela est possible aussi parce qu’aujourd’hui
je peux libérer toutes les énergies qu’il y a au fond de moi,
c’est bien là le plus important,
une fois qu’on est capable de cela, tout devient possible,
les deux clefs sont,
d’une part, avoir un accès sans restrictions aux énergies en nos abysses
et d’autre part, acquérir une complicité totale avec son corps,
une fois que ces deux points sont acquis,
vous faites ce que vous voulez, vous vivez le plaisir que vous voulez,
le plaisir que vous vous choisissez de bâtir

moi j’ai choisi ce mode yin qui j’ai pressenti possible,
qui je pressentais pouvait combler un manque dans ma vie
mais sans doute pour un homme avec compagne ou compagnon,
je comprends que cela parle moins,
bien qu’on lit régulièrement des hommes ici venir témoigner
de leur fantasme de vivre un plaisir au féminin

mais du fantasme à le vivre concrètement dans sa chair,
le chemin est long et hasardeux, difficile,
de toutes les façons, il vaut mieux commencer par un parcours prostatique classique,
aller bien loin avec
car même en mode yin à 100% comme je le suis désormais depuis longtemps,
on a totalement besoin de sa prostatique éveillée
et inondant sa chair de ses ondes délicieuses et puissantes

en ayant bifurquer peu peu d’un parcours classique de massage prostatique
où j’avais atteint tous les résultats possible,
je me suis assuré que dans mon nouveau parcours, tout le long,
je pourrais me procurer un minimum de sensations, même dans les creux de vague,
les moments plus difficiles,
cela m’a aidé à tenir le coup, à trouver la volonté de continuer
jusqu’à ce que les choses se mettent de plus en plus en place

désormais que ma pratique est bien en place, oui je peux l’écrire maintenant,
elle est bien en place,
je vais expérimenter aussi mes énergies en libre service, en open bar dans mon bassin,
autrement,
j’avais fait des essais tantriques, je vais reprendre cela
maintenant qu’il me suffit d’un peu contracter les muscles du périnée
et comme une fontaine s’élève en moi ,
je sens qu’il y a moyen de vivre tellement d’aventures différentes avec,
d’explorer tellement d’autres continents avec