#38777
bzobzo
Participant

ah ben, cela fait plaisir que tout ce que j’écris par ici,
est utile au moins à une personne dans sa progression

oui c’est une bible pour moi, il faut lire, relire et relire pour tout décoder jusqu’au déclic

prends garde tout de même, j’écris pas mal de conneries aussi,
pas intentionnellement mais parfois je pêche par excès de lyrisme ou d’enthousiasme
ou encore la plupart du temps, tout simplement parce que j’expérimente sans cesse
et cela peut m’entraîner sur des voies qui se révèlent finalement moins intéressantes

la jouissance que ça procure, le bien être que ça engendre c’est … mais j’ai l’impression que je suis sur la partie visible de l’iceberg

le plaisir en mode yin, c’est comme la face cachée de la lune,
c’est la face cachée de notre sexualité à nous autres, hommes, selon moi,
c’est un continent immense, infini, peu exploré systématiquement,
en vis à vis de toute la panoplie des plaisirs possible, en mode yang, à notre disposition,
certains y goûtent parfois pendant quelques instants, de-ci, de-là,
durant leur massage prostatique ou d’autres types de pratiques
mais pour la très grande majorité, ils ne savent pas exactement ce qui leur est arrivé,
juste qu’ils ont senti pendant quelques instants quelque chose de spécial,
et comme ils n’ont aucune idée de ce qui leur est arrivé exactement, comment ils y sont arrivés,
ils ne savent pas comment le reproduire,
en tout cas, c’est là, cela gît en nous comme un trésor coulé au fond de l’océan,
difficilement accessible
mais accessible néanmoins si on s’en donne les moyens

sans doute pour la plupart des hommes qui vivent une relation avec une compagne,
vivre avec le féminin tout contre eux, communiant avec le féminin durant les ébats, cela leur suffit,
ils ne ressentent pas le besoin d’explorer plus que cela le féminin en eux,
sans doute aussi, pour les homosexuels, cela ne les intéresse pas plus que cela non plus
car goûter au féminin en eux, juste en tant que féminin, ne les attire pas spécialement non plus

les signaux, les sensations,
qui montent de nos organes, sexuels ou pas, de nos gestes, de nos mouvements, durant l’action,
sont perçus par défaut en mode yang,
il faut donc se reprogrammer, pour que cela fonctionne autrement le temps de la séance
c’est possible parce que notre chair peut absolument tout nous faire ressentir,
comme je l’ai déjà écrit plusieurs fois,
elle a en elle tout le spectre possible des sensations

cette reprogrammation lente, patiente, au fil des jours et des nuits,
n’est possible qu’avec une complicité toujours plus grande avec son corps,
c’est comme si on apprenait avec celui-ci, à parler une langue étrangère,
tous les jours on va l’enrichir de nouveaux mots, de nouvelles possibilités grammaticales,
qui font qu’on va de mieux en mieux pouvoir exprimer le plaisir au féminin

une langue étrangère, on se rend compte au fur et à mesure,
beaucoup plus riche et capable aussi de beaucoup plus de nuances,
une langue qui se parle pas seulement essentiellement avec les organes sexuels
mais qui fait se dialoguer absolument toutes les parties du corps
irriguant tous nos membres, tous nos organes, tous nos mouvements, tous nos gestes
dans les moments les plus aboutis, un choeur d’une myriade de voix s’élevant de toutes parts,
chaque voix ayant sa singularité mais en même temps se fondant parfaitement dans l’ensemble