#39946
bzobzo
Participant

pour ma part, cela fait 2 ans 1/2 que j’ai commencé, avec 4 masseurs différents (Helix, Progasm Jr, Nexus Revo 2, Loki Wave) et j’en suis toujours au point mort. Rien de rien
…………
Nous avons un trésor avec cette petite noix, quand je lis certains commentaires, ça fait rêver. C’est pour ça que je continue.
J’aimerais découvrir ce plaisir prostatique au moins une fois dans ma vie.

on est tous habité par le désir,
on a tous envie qu’il nous emporte, qu’il nous transforme en feu d’artifice de toutes les couleurs
et quand quelqu’un n’y arrive à ce point pas,
qu’il n’a que les témoignages de ceux qui arrivent, pour y croire, pour le faire encore continuer,
on imagine sa frustration, on a de la peine pour lui,
en tout cas, moi, cela me désole pour lui

je ne suis pas sûr de ce que je peux te dire,
je n’ai pas vraiment les connaissances techniques d’ @andraneros, ni son objectivité à toute épreuve,
mais il ne peut venir pour l’instant, il se soigne, il a des problèmes de santé,
de plus je n’ai jamais vraiment pratiqué dans la manière du traité,
ma façon est, on ne peut plus, atypique,
je ne peux que faire des analogies, des rapprochements, par rapport à mon expérience,
ma seule légitimité pour répondre ici aux gens, d’essayer d’assurer un peu l’intérim,
c’est le niveau que j’ai atteint dans ma pratique

tu n’y arrives donc pas, ta chair reste muette comme une tombe,
comme je l’écrivais dans le fil de @paul,
je suis de plus en plus persuadé que le problème principal pour ceux qui n’y arrivent pas du tout comme toi
ou très très lentement comme @paul
(mais au moins chez lui, cela a démarré, un processus s’est mis en route),
ce n’est pas le rewiring, ni la technique, ni l’éveil de la prostate,
avant que ce genre de processus puissent s’enclencher, progresser,
il y a une porte plus générale qu’il faut arriver à entrouvrir, pour moi,
c’est arriver à se mettre en contact avec son corps, commencer à dialoguer, à communiquer, avec lui,
si on n’arrive pas à cela, un tant soit peu,
alors, oui, notre chair reste muette comme une tombe
ou ne nous envoie des sensations qu’au compte-goutte

ayant écrit cela, je vais essayer de décrire maintenant comment le traité propose d’y arriver,
à entrer en dialogue avec son corps, à apprendre à l’écouter
et comment moi, j’y suis arrivé

la façon Traité, est tout en finesses et en petites touches,
on bouge peu, en tout cas au début, après durant les orgasmes, c’est autre chose,
on cherche le plus possible à laisser faire, à en faire le moins possible,
le fameux « do nothing » avec ces fameuses contractions involontaires,
on se chipote un peu les tétons éventuellement

pour arriver ainsi à établir le dialogue avec son corps puis à éveiller sa prostate,
le Traité propose la méthode de la relaxation,
on cherche le plus possible, en fait, à faire le silence en soi,
ainsi, tout notre corps, tout notre être même, devient un peu comme un immense hangar
où le moindre bruit dans n’importe quel coin, s’amplifie, se répand, résonne,
est entendu un peu partout directement

c’est clairement une méthode qui convient mieux à certains tempéraments qu’à d’autres

moi, avec la manière que j’ai mise au point dans mon coin, c’est tout à fait différent,
ma pratique est beaucoup plus active, beaucoup plus en mouvement,
elle a l’ambition de nous faire percevoir la séance comme un acte sexuel,
la divine, la sublime, sensation de se faire l’amour, constamment,
je change de position souvent, je me caresse, je bouge beaucoup les hanches, le bassin, tout le corps
et puis les contractions (je ne pratique quasiment qu’aneroless)
sont plus fortes, elles peuvent être, par moments, tout en délicatesse, en légèreté, aussi
mais la plupart du temps, elles me donnent la sensation des va et vient d’une pénétration
entre deux amants habités par une fougueuse envie de se posséder

dans ma pratique aussi, je peux obtenir un peu l’effet hangar, évoqué plus haut,
je ralentis mes gestes, j’alterne les les gestes, les mouvements avec des arrêts brefs
comme pour laisser les sensations aller jusqu’au bout, s’éteindre comme des vagues sur une plage
rapidement ainsi, j’ai cette sensation de hangar,
alternance du fracas des vagues qui se déchaînent en moi
et puis dans leur sillage comme du silence épais, riche, dense,
comme habité encore par le fantôme des vagues,
un silence comme un ventre invisible qui peut mettre bas instantanément, à tout moment, à répétition

cependant, la complicité avec mon corps, le dialogue totale et sans concession que j’ai avec lui,
est obtenu, malgré tout, la plupart du temps, autrement,
j’ai expliqué cela, il y a pas longtemps dans le fil de @paul,
il faut arriver à retrouver une spontanéité du désir avec les instincts , les pulsions, tout le corps
que ce ne soit plus nos pensées qui dirigent l’action
mais bien avec ce que l’on perçoit, avec ce qui monte de nos entrailles,
avec toutes ces forces animales et autres que nous portons en nous

écrit comme cela, cela peut paraître un peu mystérieux, ésotérique, grandiloquent même
mais il n’en est rien, on n’y parvient tous , plus ou moins,
quand on fait l’amour avec son ou sa partenaire,
on ne réfléchit pas tout le temps, « oh maintenant je vais bouger mon bras et caresser comme cela,
je vais pénétrer d’un coup plus sec en changeant un peu la direction de mon pénis »,
non, on laisse beaucoup plus le corps parler, ses instincts parler,
on retrouve, peut-être pas tout le temps, certains plus que d’autres,
cette spontanéité de l’action, mené par son corps

les femmes, bien sûr, elles savent beaucoup mieux s’abandonner que nous,
elles savent se remettre entièrement entre les mains du plaisir,
elles n’ont aucun problème à se laisser totalement emporter,
à devenir le jouet sexuel de leur propre désir,
nous autres, on n’a pas cela en nous d’une façon innée, la plupart,
mais on peut y arriver, on peut y arriver ô combien

c’est un mécanisme qui se perfectionne sans fin, chaque jour, on y parvient toujours un peu plus,
j’écris souvent que la chose que j’aime le plus désormais,
ce sont moins les flots de volupté et de jouissance quotidiennes
que cette sensation ineffable de complicité totale avec mon corps,
que ma tête et mon corps ne font plus qu’un ensemble uni,
pleinement là dans l’instant, pleinement incandescent dans l’instant