#40531
bzobzo
Participant

j’évoquais il y a quelques jours le fait que je n’effectuais quasiment plus de séances longues, au lit ou ailleurs,
juste des micro-séances de maximum quelques minutes, voire de quelques secondes,
cela se confirme, je n’ai pour l’instant, plus aucune appétence pour des durées plus conséquentes,
donc, grand grand maximum, une dizaine de minutes mais plutôt une minute ou deux, en moyenne

cela me convient totalement ainsi pour l’instant,
ainsi, c’est parfaitement intégré à mes faits et gestes du quotidien,
elles viennent les ponctuer, leur donner un relief inattendu, des colorations spéciales,
un dépaysement totalement fou, d’un instant à l’autre,
une plongée sensuelle, sexuelle, en moi-même, n’importe où, n’importe quand, avec quoique je sois occupé,
décorant irrésistiblement ce flux des minutes d’habitude si ordinaires

il y a une parfaite continuité la plupart du temps,
je commence un geste anodin et puis tout d’un coup, il dévie, il ralentit, il se fait lascif
cela diverge en moi de plus en plus, des barrières sautent, des règles, des lois, n’existent plus,
je prends un tournant, je prends la tangente, je me dirige vers un autre pays,
je m’organise une coulée douce en moi, vite fait, bien fait

oh oui, la coulée douce en soi,
moments mystère, moments soyeux, moments frissons voluptueux de toutes parts, moments liane lascive,
s’injecter de la magie, vivre avec une intensité bouleversante, tout d’un coup, le moment,
intégrer une exploration folle, super-pointue, de soi-même, dans le fil du quotidien

j’écrivais aussi plus haut que l’intensité du plaisir chez moi, n’était pas liée à la durée de la séance,
que dès les premiers instants, c’était très très intense,
c’est entièrement vrai, cependant il faut tout de même nuancer,
bien sûr, si je fais une séance d’une demie heure, il va y avoir une progressive augmentation de la tension sexuelle,
cela va aller plus loin, beaucoup plus loin même, qu’en une ou deux minutes
la jouissance va s’installer en permanence ou à peu près,
je vais être de plus en plus en roue libre, un délire de plus en plus extravagant

d’un point de vue, satisfaction basique des besoins physiques,
je n’ai plus vraiment besoin de séances comme cela depuis longtemps,
comme je l’ai écrit aussi dernièrement, ces micro-séances, de parfois seulement, quelques secondes,
sont comme des gestes chirurgicaux de plaisir rassasiant
et donc, de ce point de vue, je sens que mon corps y trouve largement son compte en fin de jour,
après que j’ai multiplié suffisamment ce genre de moments intimes

les séances plus longues, à bien des égards, ne m’apportent rien de plus,
par exemple, sur la perception de la complicité avec mon corps, la sensation de communion avec lui,
je les perçois, en fait, plus, avec 30 micro-séances d’une minute en moyenne,
qu’avec une séance de 30 mn sans discontinuité

et puis j’aime tellement quand cela démarre, quand soudainement je prends la tangente,
c’est toujours comme si je basculais instantanément dans une autre dimension de moi-même,
j’étais occupé au-dessus de la poubelle, à peler une patate
et puis d’un instant à l’autre, le légume dans une main et dans l’autre, le couteau à peler,
je suis parti, je ne suis plus là, enfin je suis là mais autrement, tellement autrement,
mon corps et moi, avons décollé, je dévale en trombe un toboggan de volupté

et puis le féminin aussi, je le sens mieux en action avec les micro-séances
car une fois que les flots de la jouissances sont constamment en moi,
le yin s’est déployé, m’habite entièrement, interagit avec le yang, je suis alors immergé dedans, je le vis de l’intérieur
mais au fond, les moments où je le sens le mieux, c’est quand il monte en moi, quand il se déploie,
quand il s’installe dans ma chair, le court moment de la transmutation, de la permutation, de la transformation,
c’est rapide mais j’en sens tellement chaque détail à chaque fois, à chaque fois aussi ineffable,
cette caresse inouïe qui m’envahit

c’est toujours différent à chaque fois, en plus, les nuances sont vraiment infinies,
je le perçois aussi plus avec ces très courtes séances,
cela peut être au fil des secondes tout en ciselures fines mais aussi en rut bien bourrin, bien animal en chaleur,
moments dentelles ou moments bûcheron, voire un mix des deux
alors que quand je suis parti au long cours, les nuances sont noyées dans un flux continuel, au bout d’un moment,
c’est puissant, majestueux comme une grande houle loin des côtes, on a tendance alors, juste à se laisser entraîné,
moins à explorer, moins à relancer sans cesse sa curiosité
c’est moins laboratoire, moins expérimentation, plus croisière au grand large

par contre, j’ai l’intention de me remettre au lit pour m’exercer en massage prostatique pur,
rien que des ondes prostatiques,
je n’ai pas beaucoup progressé sur ce front,
toujours le même obstacle, j’ai tellement facile à basculer dans cette pratique désormais si aboutie,
que je ne parviens tout simplement pas à rester plus de quelques minutes en prostatique pure

mais je continue, je veux persévérer, le challenge en vaut la peine,
si je parvenais à réactiver un massage prostatique en mode plus ou moins yang ,
avec son cortège d’orgasmes qui se suivent à la queue leu leu et ses super O,
tel que je l’ai déjà connu, que je l’ai déjà vécu, pendant plus d’une année,
ce serait vraiment fantastique,
alors je serais comblé au-delà de tous mes espoirs secrets les plus fous