#40639
bzobzo
Participant

le travail des mains, aura finalement été, l’apprentissage le plus difficile, chez moi,
la pièce du puzzle qui aura pris le plus de temps à se mettre en place
c’est sans doute ce qui est le moins évident
car le plus varié, le plus subtil, le plus ingrat aussi, à bien des égards,
dans ce grand mécanisme que constitue ma pratique

le rôle des mains est double, d’une part avec les caresses,
les allers et venues, un peu partout sur le corps
mais aussi un autre rôle, plus statique vis à vis celui-ci mais tout aussi important
et c’est finalement l’alternance constante de ces deux façons de participer au grand jeu,
qu’il est difficile d’établir et de mettre en place

d’une part, les caresses, les pressions, les frottages
et même de temps à autre, des pincements, des torsions, de chair,
c’est un des types de rôles des mains et des bras,
comme expliqué plus haut, cela éveille tout le reste du corps,
nous permettant de vivre un carrousel de nuances « locales », des colorations variées à l’infini,
une tapisserie de détails divers

mais l’autre rôle des bras avec les mains, est en fait tout aussi important,
là ils restent à peu près statiques, immobilisés quelque part sur le torse, les seins ou ailleurs,
ils se fondent au circuit général,
à l’immense réseau que constitue notre corps pour la circulation des ondes provenant du bassin,
ondes génitales, prostatiques et anales

en se collant quelques instants au continent,
les bras avec les mains font évoluer ce circuit, le changent
en y ajoutant du parcours en plus en différents endroits,
c’est un peu comme si la géographie du réseau changeait ainsi constamment de forme
et l’on sent alors le flux bouger, changer en sa structure,
comme un fleuve gigantesque dont la forme du lit changerait un peu, évoluant finement