#40807
bzobzo
Participant

j’ai une brusque envie, une bouffée de désir à laquelle je ne peux résister
et d’ailleurs à laquelle, je n’ai aucune envie de résister,
je me précipite vers le lit, me débarrasse de mon peignoir en marchant avec hâte,
je plonge vers les draps, quelque chose a craqué fort, j’espère que rien ne s’est cassé

je commence à me travailler frénétiquement, des caresses sur tout le corps,
j’ondule comme une anguille, je suis en mode liane lascive sans retenue,
un doigt ou deux viennent régulièrement s’égarer derrière dans mon petit troutrou d’amour
glissant encore bien comme il faut, juste comme il faut, en fait,
de la pommade que je mets chaque soir dans l’anus avant de m’endormir
et puis de fortes contractions,
s’emmêlant à des pressions et des frottements de mes cuisses sur mes parties

oh comme je suis en chaleur,
je me sens un bête en rut, fou de désir, avide de pénétrer, avide de se sentir pénétrer ,
avide de sentir la pénétration par les deux bouts,
sans chichi, sans fioriture, je me laboure,
oh comme cela baise au creux de mes reins, tout est en fusion là en bas,
mon petit noyau en action dans mes entrailles, deux sexes, ils bougent à l’unisson,
ils sont collés ensemble, pas moyen de les séparer, ils sont unis

et puis dans tout le reste de mon corps, de tout mon être en fait,
le yin s’est déployé, oh comme il s’est déployé, c’est sublime à vivre,
on se sent comme un sapin de Noël immense, qui monte jusqu’aux cieux,
ça clignote, ça brille de tous les côtés
je danse, je ris comme un fou, tout mon corps chante,
rien de plus extraordinaire à vivre
que cet épanouissement dans l’instant d’une chair incandescente

je continue un bon quart d’heure, retourne vers l’ordinateur pour écrire ce texte
mais je m’interromps sans cesse pour retourner vers le lit
et continuer,
à un moment donné, j’ai eu un orgasme de deux bonnes minutes avec un doigt enfoncé dans mon séant,
j’avais l’impression que ce doigt était la seule chose fixe en moi,
que tout le reste se gondolait, sursautait, tournoyait autour,
j’étais traversé de soubresauts tellement puissants que je faisais des sauts de kangourou dans le lit
mais je parvenais à maintenir mon doigt en place,
il était comme l’hélice d’un hors-bord qui me servait à avancer dans le ciel

après ce long orgasme, c’était plus calme,
je continuais tranquillement, mon corps me disait qu’il est temps de vidanger,
que l’abstinence a assez duré
mais le sperme n’est pas monté finalement,
bah il montera quand il en aura envie, je ne fais plus attention,
j’ai décidé de laisser faire

ça va être compliqué ce soir, pour une séance exploration Traité d’Aneros, enfin on verra bien