#47671
augnat
Participant

@modeyin

Je veux dire que chez tous les intervenants de ce forum (si je compte bien, on est quatre réguliers et quelques occasionnels en ce moment), on retrouve cette cristallisation du féminin qui revient dans ce qu’on écrit.

Pour moi, la découverte de ma prostate m’a carrément réconcilié avec ma sexualité. Je m’étais toujours senti mal à l’aise dans ce corps et ce qu’il renvoyait, d’une manière en grande partie liée au sexe, ce machin au milieu des jambes dont je ne savais pas quoi faire, source (fantasmée) de rejet ou de dégoût se propageant à toute ma personne, qu’il soit érigé ou flasque, mais en même temps élément central dans l’intimité, ce qui créait chez moi une ambivalence que je gérais mal. J’avais fini par m’accommoder du sexe à deux (toutes les dames qui l’ont approché de près se sont déclarées satisfaites), mais la masturbation était toujours accompagnée d’un sentiment de honte une fois passé le point de non-retour, et encore plus si elle était accompagnée d’un support visuel. Tout ça ce sont des névroses complètement personnelles. J’ai toujours placé le féminin bien au-dessus du masculin, avec une tendance à sublimer le féminin et à rabaisser le masculin.

Eh bien, tout ça s’est, lentement mais sûrement, largement évaporé depuis cette découverte, maintenant qu’une part féminine s’est immiscée dans cette dynamique et que j’arrive à faire dialoguer les deux de manière fluide. Quand je me livre à ça, je ne me pose plus la question de l’autre, qui était toujours présent à mon esprit, même quand j’étais seul. Je vais au gré de mes envies dans ce temps qui n’est que pour moi. Je me sens enfin légitime dans mon désir. Et c’est une vraie libération.

Ta session d’il y a deux jours avait l’air assez incroyable, est-ce que tu as réussi à en avoir d’autres aussi intenses depuis ?