#10436
HyménéeHyménée
Participant

Merci Adraneros

Pour vous le dire franchement, j’imaginai en lisant le titre du sujet à tout à fait autre chose. Comme quoi, « il faut se méfier des mots ». 🙂

Vivre avec le super O me questionne plutôt quant à la vie en dehors de la sexualité. Qu’est-ce que ça change ?

Franchement, pour moi, beaucoup.

Déjà, de réaliser que les fables, dont on nous a abreuvé depuis la tendre enfance sont vraies :

– nous vivons assis sur un trésor sans limite
– la belle au bois dormant n’attend qu’à être éveillée tendrement
etc, etc

Ainsi, mes rapports sociaux sont autres : on ne cherche plus en l’autre ce qu’on a trouvé en soi. Les projections décevantes & frustrantes sont plus facilement désamorçables, et … désamorcées.

Plus de tolérance, de compréhension, moins d’attachement au futile, plus de discernement. Moins d’ego, plus de présence.

Au niveau de l’éducation, un plus grand engagement vis-à-vis de l’éducation d’autrui : on croit vraiment au « persévère, car tu seras récompensé quand tu y arriveras. »

Et puis, une plus grande envie de prendre soin de sa santé, tirée par le plaisir qui devient de plus en plus mystérieux à vivre.

Les orgasmes peuvent émerger d’endroits totalement inattendus. Il arrive de visiter des parties du corps, auparavant inaccessibles, car les tissus y étaient trop tendus, … tout le temps tendus en fait.

Et puis, plus généralement, l’envie de connecter l’intérieur et l’extérieur le plus souvent possible, d’être soi, d’être un.

De croire et de vivre en l’esprit, comme on croit et on vit ces orgasmes d’une légèreté insoutenable … euh non, soutenable 😀 sisi, vraiment soutenable !

D’un délice extravagant … qui durent … qui sont donnés gratuitement … qui ne quémandent aucune contre-partie sauf d’aller les chercher et de s’y abandonner.

Quelque chose d’essentiel qu’ils n’apportent pas, c’est bien la Joie.

Autant elle est bien présente et vivante lors de l’acte (c’est là où l’on comprend vraiment l’expression « filles de Joie », dans le sens de l’incarnation de la Joie sans pudeur et rayonnante), autant elle se dissipe irrémédiablement par la suite.

La Joie trouve son origine dans l’Altérité, je crois.