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TortuegénitaleTortuegénitale
Participant

Je vis en ce moment un creux.. alors en attendant la reprise du plaisir, je fais un peu de diplomatie autour (sourire), mais surtout je vais déballer un nouveau gros doute qui de naitre, me fait souffrir.

J’ai une première question pour Hyménée : les messages de votre part sont souvent reçus au beau milieu de la nuit. Si la question n’est pas trop indiscrète : vous vivez à l’étranger, ou vous n’avez pas la possibilité de vivre des super-o autrement ?

J’intègre cette question dans une démarche personnelle, je vais devoir faire des choix d’orientation d’ici peu sans doute : je veux vivre avec ce plaisir (pour moi ce n’est pas une option, ce doit être avec moi) – alors j’aimerais savoir si, avec l’expérience, on arrive à créer des moments de plaisir quand on veut, ce qui impliquerait alors que mes choix n’ont pas d’importance, OU si ces moments là demandent des plages horaires régulières et privés, auquel cas le critère du plaisir sera dans ma tête pour mes choix.

Mais surtout :

Le plaisir, pourquoi faire, quand ça nous apporte de plus sérieux problèmes existentiels et qu’ils pointent de plus en plus nettement nos contradictions et nos souffrances. Plus ça va et plus tout ce que je vis est lisible.. et lu. C’est bien pour le plaisir parce qu’on sent tout, mais alors quand c’est sur le plan psychique, en plus exposé aux ravages de la vie sociale exacerbée et cannibale, on finit par regretter de trouver sensibilité et on se replie sur soi, on finit par vouloir faire un choix impossible : le plaisir ou comme avant. Or c’est trop tard, j’ai un indice de ce que cela peut être de ressentir que l’on est pas si fort en contrôle que l’on veut bien le croire, que soi est plus fort que ce que l’on pense de soi, et que c’est bien. C’était une joie si forte que j’en avais écris des pages et des pages les jours qui avaient suivi mon premier mini-o.. pour enfin tout jeter à mesure que je ne trouvais plus la même intensité nulle part. J’ai l’impression que j’ai créé une dépression dans ma vie, autour : c’est à dire que les choses n’ont plus les mêmes intérêts qu’avant. Je ne vis plus l’intensité que dans cela : l’orgasme, seul. J’ai peur de partir en cou****, ou de devenir marginal, j’ai peur messieurs de devenir un débile qui ne voit plus que cela, qui ne change plus rien, tant qu’il a ça : le plaisir. Je suis l’antithèse de moi même, je deviens, je le crains, un schizophrène sexuel. J’ai l’impression que le partage de tout cela, physiquement est impossible, alors je coupe tout en deux : une partie qui s’amuse, parfois – et l’autre qui souffre, et pense que la première partie n’est qu’une excentricité, une folie.

Je refuse de laisser tout cela me prendre au cou, je veux donc poser quelques questions parce que je pense que les réponses vont m’aider à me redresser :

– Comment voyez-vous le moyen de ne plus culpabiliser (comme l’a deviné andraneros) de ce que je fais, avec moi même ? Voyez-vous les raisons qui me font culpabiliser ?

– Comment faire si on a pas la chance, comme Hyménée nous l’a raconté, d’avoir un(e) ami(e) à qui on peut tout dire sans réfléchir à la propre perception qu’a la personne de ce qu’on lui raconte (c’est à dire, l’avantage de la présence, sans la crainte du blocage d’autrui, vis à vis de ce qu’il appelle de « l’avance » sur lui – tous mes ami(e)s me racontent que j’ai pris de l’avance sur eux, comme si c’était la compétition). Il faudrait que je trouve quelqu’un, adulte?

– Pourquoi, du moins.. est-ce normal, de ne pas avoir une progression linéaire ? J’ai plutôt l’impression de surfer sur une sinusoïde.. (au moins, mes pires séances d’aujourd’hui sont les meilleures d’hier)

– Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui je crains de ne pas y arriver ? Parce que pour moi, au fond, tout cela signifie une chose, j’ai besoin de m’évader… et quand la porte se ferme, je m’effondre et craque, je pleure de mon coeur, je me retourne face à ce que j’ai quitté, et remarque que je suis désespéré..
Je pense que ce désespoir, exprimé sans épuration à l’instant, a été vécu par vous avant moi, alors qu’est-ce qu’a résolu le super-o dans cette impasse, est-il arrivé quand vous en aviez le plus besoin ? (mon premier mini-o est arrivé, cela se lit bien sur le forum, après un moment de désespoir mineur, comparé à celui là)

J’espère ne pas rebuter, de mes cris, ces oreilles que je sais aujourd’hui attentives.. Merci d’avance..