#14737
HyménéeHyménée
Participant

Bonjour Andraneros et très bonne année également !

Après réflexion, il me semble que il s’agit du même processus d’apprentissage que l’écriture : on apprend le crayon à la main, on s’éclate avec le clavier. Mais sans l’apprentissage au crayon, impossible de s’éclater au clavier.

Il faut se donner le temps d’intérioriser la pratique prostatique, comme on s’accorde des années pour apprendre à écrire. Cela se fait minutieusement, avec beaucoup de tatonnements et de fautes. La recherche de son propre style se fait sans l’apport technologique.

Et puis, on oublie tout cela, et on se concentre sur ce qui est écrit.

Pour les orgasmes prostatiques, la pratique sans vibrations me parait indispensable. C’est fastidieux, long, par moments décourageant. Et puis, la conscience du corps finit par émerger.

On « sait » ce qu’on cherche, tout simplement parce qu’on l’a vu s’épanouir mille fois dans le corps des femmes. Et puis, on finit par intérioriser l’orgasme féminin, celui qui laboure le corps en son entier. Et c’est l’éclate ! Une libération absolument radicale ! Le plus étonnant est l’évolution de la relation avec ma femme, ma fille et les femmes : il n’y a plus de résistance. Il n’y a plus de jalousie, plus de projection, plus d’attente de solutions. On est à égalité. On se sent connecté.

Le plus agréable est l’évolution de la relation avec les hommes : on s’en fout ! 😀

Pour répondre à votre question Andraneros, je ne pourrais plus vous dire la différence entre orgasmes avec ou sans vibrations. J’ai oublié les sensations sans vibrations. Je n’utilise plus mon Progasm, même s’il est toujours à portée de main. Ah si ! Je regrette les sensations que procuraient les gels à base de silicone (incompatibles avec le Vice ou le Duke). Un vrai délice !

Par contre, après un orgasme profond, j’éprouve un grand plaisir à couper les vibrations pour me retrouver en état de béatitude totale, sans stimulation, avec la certitude que je peux/vais y retourner et que donc j’ai le temps. J’aime bien me toucher à ce moment-là, et laisser les chairs se reposer, retrouver une nouvelle vigueur. C’est en fait très physique. L’orgasme dure, et prend tout le corps.

Pendant ces moments-là, c’est un vagin que je touche et rien d’autre. Une exploration totale. Et puis, l’envie renait et j’y retourne. C’est très très intense. Je ne connais rien de meilleur.

Et c’est là où le Duke est magique, car il permet d’aller explorer plus profondément son intimité. C’est assez génial, car je commençais à tourner en rond avec le Vice. Il me manquait quelque chose, que j’arrive maintenant à nommer :

l’envie de se sentir totalement rempli. Je pense que les femmes à la recherche de sexes de gros calibres ou de pénétrations multiples en simultané, doivent comprendre cela. Je serai d’ailleurs ravi de les entendre à ce sujet. La sensation est vertigineuse. Un vrai jeu d’équilibrisme, pour oser s’abandonner à autant de puissance. Un vrai régal quand on ose se laisser submerger.

Fiou ! Rien que d’écrire cela remet le désir en mouvement. J’ai envie.