#19258
AvatarLerris
Participant

Bonjour,

Vous mettez bien en évidence que pour ceux qui progressent « lentement » l’absence de résultats spectaculaires n’empêche pas l’accumulation des « petits » progrès qui session après session modifient l’expérience et apportent plus de plaisir et plus de satisfaction.

Comme il s’agit d’une sorte d’apprentissage du corps, il est évident qu’on ne peut pas ressentir toutes les sensations du premier coup. Et, comme pour tout apprentissage, nous ne sommes pas tous égaux dans notre progression. J’ai commencé en ayant rapidement des sensations, et maintenant, j’avance pas à pas. Au début, j’avais surtout des contractions incontrôlables. A présent, j’arrive à ressentir de vrais sensations agréables et du plaisir, sans avoir des contractions parasites à chaque fois.
Là-dessus, je pense encore avoir de la marge pour progresser d’ailleurs. Car, lorsque je stimule mes tétons, je me rends bien compte que mon corps se contracte un peu plus durant la respiration. En fait, si je me concentre pour éviter cela, je me rends compte que dessous il y a un chatouillement au niveau de la prostate, et c’est à ce chatouillement que mon corps réagit par une contraction qui l’oblitère. C’est ce qui est le plus difficile dans l’apprentissage de l’orgasme prostatique pour moi en fait : lorsqu’une sensation de plaisir monte, mon corps a tendance à se crisper et cela efface la sensation. Mais petit à petit… Ça s’améliore. Il faut s’ouvrir, apprendre au corps à accepter ces nouvelles sensations. Le déverrouiller.

Quand notre cheminement nous conduit à ressentir cette nouvelle forme de plaisir, elle peut être si différente de ce que nous attendons que nous ne la reconnaissons pas. C’est pourquoi il est si important de ne rien attendre pour être prêt à tout recevoir.

Dans le forum du fabricant on lit que si vous avez un orgasme de la prostate vous le savez sans avoir besoin de vous le demander. On lit aussi souvent que des aneronautes ont compris qu’ils avaient eu des orgasmes prostatiques bien après le moment de l’expérience mais qu’ils ne les avaient pas reconnu pour tels sur le coup, parce que leur ressenti était très différent de leurs attentes.

En fait, non seulement les sensations sont très différentes de ce que l’on connait, mais elles sont également beaucoup plus riches. Personnellement, je passe par de nombreuses sensations différentes et cela s’étale sur une période de temps beaucoup plus longue qu’un simple orgasme du pénis. Donc, forcément, difficile de définir clairement où se situe l’orgasme prostatique dans cette avalanche de sensations. De plus, comme à certains moments je perds presque conscience, il est difficile de se rappeler de tout. Le corps est submergé, l’esprit aussi.

Vous nous décrivez un orgasme si intense qu’il semble vous avoir effrayé. L’intensité de votre orgasme c’est la violence des contractions musculaires qui l’ont accompagné, la force des signaux nerveux reçus et émis par votre cerveau et l’ampleur des sécrétions hormonales libérées dans votre organisme. Ces réactions consomment beaucoup d’oxygène et d’énergie (sucre) et expliquent simplement votre sensation de faiblesse le temps que les équilibres reviennent. Il n’y a aucune crainte à avoir dans la mesure où votre alimentation est suffisante et équilibrée.

Plusieurs choses ont joué. Tout d’abord, il n’y a pas si longtemps, j’ai été malade et cela m’a pas mal affaibli et cela m’a coupé l’appétit. Ensuite, comme je le disais, j’étais vraiment dans un état second, un état de perception beaucoup plus puissant. Et comme les sensations ont duré très longtemps et étaient vraiment décuplées par rapport à d’habitude, je pense que mon corps a eu du mal à tout gérer. J’étais presque bloqué dans une sorte de boucle infini de sensations et il m’a fallu un gros effort pour briser cette boucle qui commençait à vraiment m’épuiser. Mon cœur battait très très fort.

De mon point de vue la présence de l’Aneros n’aggravera pas ce ressenti. Au contraire cette présence peut vous aider à mieux vous concentrer, à mieux vous détendre, à mieux vous laisser aller et au final à fluidifier la succession de micro-événements qui vous conduira vers la jouissance. Vous pouvez considérer que l’Aneros n’est pas un engin explosif brutal mais une clé qui vous permet d’entrer en douceur.

On verra ! Je pense que j’aurais l’occasion de vérifier cela. Mais déjà que, les nuits où je porte l’Aneros, les sensations peuvent être décuplés, alors si je suis déjà dans un état de sensations décuplées… On risque de me retrouver sur la lune.

Qu’entendez-vous par « mon corps stoppe ses contractions » ? Etait-ce la suite des contractions orgasmiques ou le retour des sensations qui vous ont conduit à la salle de bain ? Ces contractions généraient-elles du plaisir ou de la douleur ?

Quand je dis que je me mets sur le côté pour que mon corps stoppe ses contractions, je veux parler des contractions involontaires qui conduisent à l’orgasme. Donc pas des contractions orgasmiques. Je parle plutôt de cette masturbation prostatique que mon corps produit tout seul depuis que j’ai commencé ma progression. La nuit, cela a tendance à m’empêcher de dormir. En fait, je m’aperçois qu’en ce moment, quand je me réveille la nuit, j’ai presque toujours cette sensation de montée d’orgasme. Sans forcément un orgasme à la clef, mais cela veut dire que mon corps s’amuse tout seul, même dans le sommeil.
Bref, et donc pendant cette nuit spéciale, quand je suis revenu des toilettes, j’étais épuisé et je voulais dormir, mais mon corps essayait de reprendre la masturbation. J’étais sur un fil, il suffisait que j’accorde un peu trop l’attention de mon esprit sur le bas de mon corps et je serais retombé dans cette boucle de sensations dont je parlais plus haut.

Assez perturbant (déroutant comme le dis le titre de mon sujet ! :D) cette impression que mon corps a vraiment sa volonté propre. Comme si on était deux à se partager la même enveloppe corporelle.