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Avatarnydor01
Participant

@diabolo
Merci pour votre témoignage, très instructif, et qui tranche avec le flou ou l’imprécision que l’on rencontre souvent sur ce thème. Je vais essayer de rebondir dessus en apportant mon propre témoignage.

Caractéristique des contractions musculaires associées à la respiration : le fait d’expirer en poussant le diaphragme vers le bas fait remonter mécaniquement le plancher pelvien vers le haut. C’est une chose que j’ai apprise en faisant de la respiration profonde, entre le gonflement de l’abdomen à l’inspiration et la poussée vers le bas des muscles abdominaux à l’expiration, j’avais constaté une sorte de poussée inversée des sphincters vers le haut qui générait une sensation agréable sur la paroi antérieure, sans que j’établisse un lien certain avec la prostate.

Pour moi, concernant les contractions, toute la difficulté a été de reconnaître et de comprendre l’action des muscles du plancher pelvien :
• Longtemps, je n’ai pas réussi à distinguer le muscle anal et le muscle périnéal, ce qui fait que je contractais toujours l’anus avec le périnée, et non pas l’un indépendamment de l’autre.
• Aujourd’hui, grâce notamment à la respiration profonde, c’est chose faite, et c’est, pour moi, un passage obligé pour l’accès et la maîtrise de l’orgasme prostatique sans moyens externes.
• Aujourd’hui, quand je contracte le périnée, je sens très bien le plancher pelvien qui remonte et exerce une poussée (aspiration) des sphincters vers le haut, une poussée qui se conjugue à une contraction des parois anale et rectale qui entrent alors en contact par pression conjointe.
• Je sens alors très nettement les effets de cette action musculaire sur ma prostate et dans toute la zone : pulsations, vibrations, chaleurs, picotements, etc.

Personnellement, la durée de contraction est fonction de mes sensations, je peux maintenir l’effort musculaire au-delà de 3 secondes ; par contre dans la phase initiale, mes contractions sont plutôt courtes, ceci afin de ne pas écraser mes sensations et fatiguer mes muscles.

Quand les petites contractions involontaires dues à l’action périnéale entraînent un battement rythmé de mon pénis, je sais que le déclenchement de l’orgasme est tout proche. Cette phase est déjà jouissive en soi. J’essaye de trouver un équilibre entre contractions involontaires et relâchement pour la faire durer le plus longtemps possible ce qui augmente la force des spasmes de l’orgasme proprement dit. J’ai des spasmes du sphincter qui déclenche des contraction abdominales très fortes, qui peuvent soulever mon bassin de façon rythmique, cela pendant 10 à 30 secondes (je me suis filmé…).

Je peux atteindre l’orgasme couché les jambes allongées, sur le côté en chien de fusil, les jambes repliées, mais si je veux aller plus vite et plus fort, deux positions ont ma préférence : sur le dos les jambes repliés vers la poitrine et sur les genoux, le buste touchant mes jambes repliées sous moi. Dans ces deux positions, les contractions sont plus sensibles et faciles, le contact entre les muqueuses est quasi automatique.

Pour l’instant (cela fait quelques mois seulement que je connais l’orgasme selon cette méthode), le plaisir se concentre d’abord au niveau du bassin et de la partie basse de l’abdomen, ce qui me fait dire que je ne suis pas encore parvenu au Super 0, même s’il m’arrive parfois de me sentir partir, avec une impression de décorporation (les yeux révulsés). Ainsi, je ne connais pas cette remontée de sensations vers le haut, par la colonne vertébrale, évoquée parfois.

Le sujet sur le Super 0 mérite, je pense, un développement particulier. Il dépasse l’approche technique et touche, me semble-t-il, à l’intime de nos convictions, nos croyances, nos peurs, etc.

Pour ce qui est de parler ou de partager ce plaisir avec autrui, je confirme que c’est compliqué. J’en ai parlé avec ma femme qui est dubitative ou désorientée. Je dois dire que je ne sais pas trop comment m’y prendre pour lui montrer, car, d’une part, les effets de l’orgasme étant spectaculaires, ils peuvent impressionner, d’autre part, c’est une pratique qui peut lui faire sentir qu’elle est inutile !

Voilà…