#25015
AndranerosAndraneros
Modérateur

Bonjour @filou. Dans votre situation votre fidélité au forum est remarquable. Je suis désolé de lire que vous ne parvenez pas à ouvrir la porte de l’orgasme prostatique. A mon avis ce n’est pas un problème causé par l’âge car nous avons plus ou moins le même âge. Je suis bien persuadé que vous avez tout essayé et je ne sais plus quoi vous dire mais j’espère que vous finirez par trouver la clé de cette porte. Bon cheminement @filou.


@jieffe
tu me dis :

Andraneros, je voulais également saluer ton assiduité et ta persévérance. J’ai l’impression que tu n’as jamais eu de doute, que tu as toujours gardé confiance? Il a du en falloir durant toute une année (approximativement).

En réalité c’est tout le contraire mais en lisant les bons messages sur les bons forums, j’ai compris que je faisais partie de ceux qui avaient besoin de faire un véritable apprentissage, ce que j’ai accepté d’autant plus facilement que je suis comme ça dans tous les domaines, et que j’ai aussi eu la chance de comprendre très vite à quel point il était important de capitaliser sur les moindres progrès.

En analysant mes sessions et mon état d’esprit (ce qu’en revanche je sais très bien faire!) j’ai adapté ma pratique en m’écartant de la méthode de base ce qui m’a conduit à porter mon masseur pendant la nuit. C’est la méthode qui m’a permis de contourner mon incapacité à me détendre suffisamment et à lâcher prise. La même logique analytique m’a toujours conduit à replacer chaque progrès enregistré pendant mes sessions dans le cadre du traité d’Aneros. La carte au trésor m’a procuré ainsi un grand soutien en me permettant de visualiser mes progrès mois après mois, même si je ne cochais pas les étapes dans l’ordre.

La perception de la dualité masculin-féminin a suscité trois questions :
1. Est-ce que le plaisir anal a mis en évidence une tendance homosexuelle refoulée ? Je constate quotidiennement que je suis toujours le même, que ma nouvelle pratique ne fait qu’ajouter un instrument à mon orchestre érotique sans éliminer les autres.
2. Est-ce que l’intériorisation de ma jouissance a signé la perte de ma masculinité ? Je constate quotidiennement que je suis toujours le même, que la multiplication (ou le réveil?) de mes zones érogènes ne fait qu’accroître mon plaisir et mon désir d’être caressé, massé, stimulé sans modifier mon envie de jouir et de faire jouir. Je constate aussi que mes nouvelles sensations, bien plus en phase avec celles de ma femme font de moi un bien meilleur amant (après quarante ans de vie commune !).
3. L’intériorisation de ma jouissance, l’érotisation progressive de tout mon corps (ce n’est pas fini…) et l’acceptation d’une jouissance reçue et non plus seulement prise m’ont-elles changé ? Évidemment oui parce que maintenant j’ai considérablement enrichi ma vie sexuelle en étant devenu capable de me laisser submerger par mon plaisir sans résistance, capable de ressentir ce plaisir dans tout le corps, capable de beaucoup mieux aider ma femme à recevoir le sien.
Fort logiquement mes fantasmes ont eux aussi beaucoup évolué même si cela ne signifie en rien que puisse avoir envie de les réaliser. En résumer mon esprit s’est ouvert en même temps que mon corps sans que je ressentes ni crainte ni angoisse. Mon âge a pu faciliter cette évolution.

Bon cheminement @jieffe.