#27651
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Épicture a écrit le 8 mai 2018 à 12 h 38 min. #post-27620

C’est très intéressant ce que vous nous racontez là @BZO et @CH313 Mais je m’intrigue, les parties à 2 ou 3 que décrit @CH313, sont des images qui viennent à son esprit pendant ses ébats de façon automatiques, comme des hallucinations ? Ou des histoires qu’il se raconte consciemment, au gré de son imagination ?
Dans le premier cas, cela fait penser aux transes hallucinatoires (bien que je ne sache pas vraiment de quoi il s’agit) qui sont décrites dans ces récits qui relatent des pratiques chamaniques.
Serait-ce comparable ? Sans drogues hallucinatoires bien sûr !!

Salut Épicture,

Je rebondis sur l’expression de transe et de pratiques chamaniques.
Je ne pense pas qu’il s’agisse de transes sauf à comparer (extérieurement) les mouvements corporels en en état de transe et en état d’orgasme ou encore en crise d’épilepsie .
Car les transes ou le chamanisme sont des pratiques sociétales en général très codifiées pour le bien communautaire. Ce n’est pas ce qui se passe dans mon cas.
Mais je trouverai intéressant d’étudier si un parallèle ne pourrait pas être évoqué. Je serais alors mon propre chamane pour le bien-être de ma micro société.

Quant à parler d’hallucination, je ne pense pas non plus.
L’hallucination est un état pathologique où le ressentit n’est pas le résultat d’un stimuli extérieur, d’une sollicitation réelle. Il est d’ailleurs impossible au premier abord de l’arrêter. Je me souviens d’une fille qui, après avoir fumé un joint, voulait absolument enfiler son anorak et mettre sa capuche se croyant sous une pluie d’orage qu’elle nous décrivait avec réalisme, alors que nous étions sur la plage sous un grand soleil avec seulement nos serviettes. Il était impossible de la ‘ramener à la raison’ .
Alors que moi j’arrête comme je veux mon voyage.
Il n’y a pas d’images qui viennent automatiquement, chaque chose est réellement induit(e) par le moment où la chose précédent(e) ou éventuellement par un stimuli extérieur ou une réaction corporelle inattendue.

On pourrait penser que ma pratique se rapproche du rêve éveillé.
Mais je trouve cette pratique difficile. Il faut d’ailleurs du temps pour atteindre la phase rêve. J’y ai eu trouvé des moments chouettes, intenses mais sans ‘expression corporelle’. L’esprit est en éveil mais le corps reste en sommeil.

Je me reconnais mieux dans l’auto hypnose.
Si je me compare à un spectacle d’hypnose je peux faire un parallèle.
Je ‘rentre’ dans mon voyage aussi vite que Messmer ‘endort’ son sujet.
J’en sort aussi vite et aussi facilement qu’il le ‘réveille’.
Dans l’auto hypnose, on se fixe des limites, des balises qui vont ‘réguler’ la séance.
Comme je l’ai dit par ailleurs, j’ai ces limites. Je dis aussi comment la ‘balise attitude de mon chien’ me ramène instantanément à l’état socialement acceptable pour ma compagne.
Comme si dans mon être complexe il y avait un superviseur, tout comme il y a le ‘scribe’ qui transcrit sur ma tablette en ‘direct live’ comme j’aime à le dire ce qui se déroule. J’ai beaucoup plus de difficultés à décrire une séance à posteriori. Je sais ce qui s’est passé, j’identifie les différentes phases, mais elles sont déjà ‘classifiées’ autrement que dans ce qui est la réalité de mon voyage et qui est virtualité vue de mon conscient extérieur.

Ce n’est pas non plus une histoire que je me raconte. D’ailleurs, si j’essaye de revivre une session en prenant l’histoire qu’elle m’a fait vivre, ça ne marche pas, les phases ne s’enchaînent pas. Ce n’est pas reproductible. Chaque voyage est différent même s’il y a des éléments récurrents : il y a Moi et MoiE , ma copine, et des inconnus (inconnues) et des situations…
Il y a certainement des ‘supports’ dans ma mémoire (consciente et inconsciente), des images, des odeurs, des sensations, des situations qui vont par assemblages divers et improbables créer mon voyage.

Bzo dans son post du 8 mai 2018 à 19 h 46 min me décrit dans un réalisme d’une simplicité surprenante que j’en suis même émue.

il a cette capacité, cette faculté, assez unique, en tout cas je n’ai encore rien entendu ou lu de pareil, de pouvoir vivre instantanément ses fantasmes dans son corps sans le moindre stimuli de l’extérieur,
il n’ pas besoin de se caresser, il n’a pas besoin de se mouvoir, tous les déclencheurs sont mentaux et si mouvements il y a, ce sont les conséquences de son excitation,
si j’ai bien compris, c’est plus ou moins comme cela que cela se passe chez lui.
Le féminin aussi chez lui est directement accessible aussi par le mental
et dans des proportions, il semble, volcaniques, sans aucune restrictions

Merci Bzo.

Je reviens à ma pratique, et j’avais noté une fois pourquoi ce féminin :

Je suis celle que j’ai envie d’être
Celle en qui j’ai confiance
En qui je suis bien
En qui je jouis librement
En qui je vis au rythme de mes pulsions

Je pense que c’est bien au-delà des fantasmes et de l’imagination.

Je note que nous sommes dans cette discussion très, très loin de la sphère prostatique.

À plus et bonne journée à tous