#27881
AndranerosAndraneros
Modérateur

@envole vous nous dites :

Comme @hedoniste j’ai eu des moments de déclenchement, puis des phases où rien ne se passait, comme si mon corps en avait un peu assez…J

Cette situation est courante et ne présage en rien de la suite de votre cheminement. Nous passons presque tous, apprentis ou plus expérimentés, par des moments où nous avons l’impression de ne plus rien ressentir ou plutôt de beaucoup moins bien ressentir notre plaisir.

Par exemple je n’ai pas beaucoup de testostérone naturellement, ce qui explique peut être que pour l’heure je n’ai pas l’impression que ma prostate soit très réactive, il me faut vraiment beaucoup de temps et de patience pour avoir des sensations intéressantes, et disons qu’elles s’apparentent plus à du bonheur intérieur, un genre de sensation de plénitude heureuse avec mon corps (ce qui me fait beaucoup de bien vue ma situation et l’inconfort que j’éprouve dans ce corps masculin) plutôt qu’à des sensations fortes…

Ce que vous décrivez s’apparente à une forme que peut prendre la jouissance prostatique nommée « calm seas orgasms » (orgasmes des mers calmes) dans les forums anglophones. Cette forme de jouissance se traduit par peu de ressenti physique et plus de ressenti mental. J’ai connu une période ou je vivais ma propre jouissance sous cette forme. J’avais le sentiment d’être inondé d’un pur plaisir très doux qui me faisait planer. Mon ressenti a continué à évoluer depuis et ma jouissance redevient plus physique.

J’ai eu quelques sensations fortes, mais je pense y avoir mis beaucoup d’auto-suggestion (par exemple j’ai l’impression que les contractions chez moi n’ont jamais été véritablement spontanées, je crois les avoir la plupart des temps activées…)

Il est évident que la concentration et l’autosuggestion jouent un rôle important dans la mesure où on ne perçoit pas de contractions involontaires spontanées. C’est d’ailleurs un moment délicat de la méthode proposée par le traité d’Aneros.

il y a toute une phase après l’opération pendant laquelle elles font du « rewiring », c’est à dire que le cerveau connecte son potentiel de plaisir à de nouveaux endroits du corps…Je pense que c’est aussi pour ça qu’il est possible de développer la sensibilité de ses tétons…

Sans opération c’est bien ce que ressentent tous ceux qui connaissent l’orgasme prostatique. Ce point est régulièrement abordé sur le forum. Nous apprenons à reconnaître une autre forme de plaisir, une autre localisation du plaisir. Ça peut demander du temps ; il faut savoir accepter cet apprentissage.

Et j’avoue que ce passage à un niveau de plaisir beaucoup plus étendu et dispersé dans tout le corps a le don de me rendre très heureuse, comme si j’étais sur un petit nuage… Ce qui permet de comprendre le fait que de nombreuses femmes ne se sentent pas forcément frustrées si elles n’ont pas à chaque rapport sexuel un orgasme violent : l’état général de plaisir est déjà un bonheur en soi…

Sans passer par l’apprentissage préalable de cette forme de méditation, ce fut une de mes grandes découvertes à mon plus grand bonheur et à celui de ma femme car elle m’a permis de me connecter à son plaisir et de lui apporter ce que je n’avais pas su lui apporter auparavant.

Bon cheminement @envole.