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AvatarEnvole
Participant

Merci merci Ch313 et Jieffe, vos message me font beaucoup de bien, me font très plaisir, et en plus m’inspirent de nouveaux moments de plaisir…Tout à l’heure j’ai eu de très belles vagues de plaisir, douces mais vraiment englobantes psychiquement, comme un bain amniotique de bonheur doux et chaleureux, ça m’a fait beaucoup de bien. Et je me sentais très femme.
D’ailleurs nos récentes discussions et le fait d’avoir replongé dans mes écrits d’il y a quelques mois m’ont rappelé que j’avais identifié à cette occasion mon centre de gravité sexuel/sensuel, qui est situé au dessous de mon nombril. C’est vraiment un endroit dans le ventre où je sens beaucoup plus de sensations sexuelles que plus bas dans mes parties génitales masculines. Et c’est un endroit que j’ai toujours trouvé adorable chez les femmes, ce léger arrondi de bas de ventre qui amène au pubis…J’ai enfin compris pourquoi j’y portais beaucoup d’attention : c’est le lieu pour moi de ma pulsion sexuelle. Extraordinaire…Depuis que j’ai retrouvé cette sensation, je me sens beaucoup mieux, beaucoup plus équilibrée.
Jieffe, merci encore pour ce merveilleux message. Ce qui est génial avec l’échange énergétique sensuel et spirituel, c’est qu’il va dans les deux sens. Tu dis que j’ai déclenché des choses chez toi grâce à mes écrits, mais ces écrits ne sont que des messages reçus eux-mêmes d’autres personnes, et en plus, sache que ton message me fait aussi beaucoup de bien, parce que jusqu’à maintenant je n’ai trouvé nulle part de lieu, réel ou virtuel, où je pouvais parler de tout ça et avoir des retours positifs et intéressants.
Donc merci, je sens dans tout ça comme l’engrenage de dynamiques énergétiques très bénéfiques qui me font beaucoup de bien. Je vais aller voir les fils que tu as créés et essayer de contribuer autant que je peux.
Pour répondre à tes deux questions :
-Pourquoi ça pourrait me faire perdre ma joie de vivre de réaliser que je suis vraiment, complètement et profondément une femme, et donc une personne transgenre ? Parce que ce qui suit cette réalisation me fait pour le moment très peur. La transition de genre est un vrai parcours d’obstacles, et pour l’heure je ne me sens pas le courage de l’affronter…Et cette constatation me fait un peu mal, même si à mon âge on a compris depuis longtemps que tout n’est pas toujours possible tout de suite dans la vie…Enfin il faut prendre la vie du bon côté ! Il y a des gens qui vivent des choses beaucoup plus graves dans notre monde. Donc gardons notre joie de vivre !!!
-Je sais utiliser mon pénis comme clitoris : alors l’idée vient du fait que le clitoris et le pénis sont deux organes très semblables. C’est le même concept : des corps caverneux qui se gonflent de sang quand vient le plaisir grâce à une zone très sensible, le gland. Si tu cherches sur internet des descriptions précises anatomiques du clitoris, tu verras qu’il ressemble en fait à un tout petit pénis recouvert d’un capuchon comme le pénis masculin. Et le bout du clitoris est aussi sensible que le gland masculin. Je pense que ce qui peut le plus donner une idée de l’effet que fait à une femme le fait de lui toucher le clitoris mis à nu, c’est de se pincer le frein du gland…D’où l’inconfort qu’éprouvent les femmes quand un homme veut leur toucher directement le clitoris. En fait c’est comme à un garçon à qui on dirait à brûle-pourpoint « pénètre moi profondément » en tentant de rentrer son pénis tout petit et tout flasque dans un vagin…Il aurait très mal, physiquement comme psychiquement. Et bien pour les filles c’est pareil, sauf que l’excitation se voit moins parce que chez elles les corps caverneux qui se gorgent de sang sont situés sous le pubis, et pas en dehors. Mais elles savent si elles sont prêtes à l’amour ou pas…En général l’arrivée du liquide lubrifiant le montre assez bien. Mais ça veut dire par exemple que c’est souvent une erreur que de vouloir faire mouiller une fille en lui triturant le clitoris directement : en fait c’est la présence de liquide lubrifiant qui donne le signal pour faire du bien à cette zone féminine. On prend donc le problème à l’envers…C’est bien plutôt en caressant d’autres zones, moins sensibles, en dégustant ensemble un bon repas, en buvant un bon verre de vin, autour duquel on échange de douces paroles d’amour, que le cerveau féminin va envoyer à la zone génitale le message de la préparation au plaisir…
Enfin tout ceci est une digression, mais je pense que ça n’est jamais de trop de le rappeler.
En tout cas donc pour ma part, je vis quelque chose d’étrange : c’est comme si toute la zone qui est située sous ma verge était un clitoris, une zone qui s’excite, et si cette zone n’est pas chaude, excitée, mon pénis ne peut avoir d’érection. Je pense que ça a un rapport avec le blocage de l’afflux sanguin, mais je n’en suis pas sûre. En tout cas ça m’a posé beaucoup de problèmes comme je l’expliquais il y a quelques jours, parce que plusieurs fois je me suis retrouvée au lit avec des femmes, et je n’ai pu avoir d’érection, parce que mon cerveau féminin n’était pas capable d’envoyer à cette zone le message « plaisir » : pénétrer une femme n’est pas pour moi un plaisir charnel, c’est un plaisir intellectuel qui s’est créé au fil de mon adolescence par la vision de films porno, par la culture du plaisir sexuel masculin, etc. Mais ça ne m’excite en fait pas. D’ailleurs ce qui m’a toujours beaucoup plus excitée dans les films porno, c’était de voir deux filles ensemble, et je ne rêvais de rien d’autre que de faire des cunnilingus (et d’en vivre, mais ça ne je n’osais l’espérer…)
Donc au fil de mes expérimentations, j’ai commencé à comprendre que la base de mon pénis, celle qui reste quand tout le reste est dégonflé, est très sensible. C’est comme si j’avais un clitoris recouvert d’un pénis. Et quand je caresse mon pénis comme un clitoris, en caressant et en tournant avec la main, en effleurant le gland, et bien, j’éprouve un grand plaisir interne, derrière le pénis, alors que je n’ai pas d’érection. Et ce plaisir se transmet ensuite derrière, vers la prostate et l’anus (il paraît d’ailleurs que le gland et l’anus sont reliés par le même nerf, ce qui explique que l’érection se double souvent de mouvements de l’anus…Celui qui a inventé tout ça était un vrai rigolo, quelle idée d’avoir relié tout ça comme ça ! Du travail de cochon dirait un électricien ou un plombier !!! 🙂 Mais un cochon très inspiré, un vrai artiste plutôt 🙂
Donc, en faisant comme si je massais un clitoris, ce qui n’est pas difficile parce que dans ce cas mon pénis est compressé et ne peut pas avoir d’érection, ça transmet beaucoup beaucoup de petites impulsions de plaisir à tout mon bas ventre, et ça remonte ensuite mon cerveau, et ça redescend ensuite dans mes bras, mes seins, mes jambes, mes hanches…En gros ça me met vraiment en condition. Et parfois j’éprouve des orgasmes intérieurs puissants, comme des décharges électriques, mais assez longues, plus longues que celles qu’on peut avoir lors d’une éjaculation. Ce qui marche aussi bien chez moi, c’est de masturber le bout du pénis sans érection, la petite partie entre le haut de la hampe et le gland, là où se replie le prépuce, ainsi que le gland lui même, en actionnant aussi le frein…Même de façon assez rapide, comme une fille qui monte vers le plaisir clitoridien. Toutes les petites impulsions électriques que ça envoie à l’intérieur de mon corps sont pour moi délicieuses, comme une petite fille qui glisse les jambes écartées sur une rampe d’escalier…
D’ailleurs après tout ça, il peut arriver que d’un seul coup mon pénis se mette à rentrer en érection, comme si le plaisir de la femme que je suis à l’intérieur provoquait mécaniquement, mais après coup, l’arrivée de la stimulation de mon organe masculin…
A tel point que certaines fois, si je suis encore disposée au plaisir, et que je masturbe mon pénis maintenant arrivé en érection, j’éprouve comme l’impression d’avoir un vagin rempli par un pénis, le mien, mais comme il bouge un peu à l’intérieur, le muscle étant attaché par des tendons, l’illusion est assez bonne…Je me sens remplie. Si au même moment je fais coulisser un godemiché dans mon canal anal, de façon simultanée, alors le plaisir est sublime…Je me sens comme dans la barque des dieux…
Voilà voilà…Je ne sais pas si ça te parle ou si ça parle à quelqu’un.e d’autre, mais ça vous permettra de comprendre que vivre des choses aussi particulières et des sensations sensuelles aussi totales peut vraiment donner l’impression d’être une bête rare, un genre de monstre de foire comme le disait quelqu’un dans un autre fil…C’est une autre des étrangetés de la condition transgenre…
Mais bon il y a tellement de plaisir dans tout ça…Que je ne veux retenir que ça. Et puis personne ne me regarde ! Enfin si parfois j’ai pu faire ça devant ma webcam, mais aujourd’hui je n’en ai plus besoin, j’ai assez de plaisir intérieur pour le faire toute seule, sans avoir en plus besoin du plaisir d’être regardée. D’autant plus que ces moments sont en fait très intérieurs, et qu’une personne qui y assisterait ne comprendrait pas forcément tout ce qui se passe, et n’y trouverait pas tant d’intérêt et d’excitation que ça. Comme quand une femme se stimule doucement le clitoris, et qu’un homme lui dit « mets donc un godemiché » parce que c’est plus visuel, mais qu’elle en fait n’en a pas du tout envie à ce moment-là…Un peu de solitude n’est pas inutile pour explorer son corps et comprendre son véritable potentiel…!!!
Tout le meilleur, à bientôt 🙂
Naomi