Mots-clés : 

Ce sujet a 267 réponses, 11 participants et a été mis à jour par gerry9589 gerry9589, il y a 1 semaine et 4 jours.

20 sujets de 1 à 20 (sur un total de 268)
  • Auteur
    Messages
  • #27801
    Avatar
    Envole
    Participant

    Bonjour,
    je m’appelle Naomi, et comme je l’indiquais dans ma présentation récemment, je suis une femme transgenre, née dans un corps de garçon. Je lance ce fil parce qu’Adam m’avait demandé il y a quelques mois si j’avais envie de parler de ce qu’est la sexualité quand on est transgenre…J’y ai réfléchi et me suis dit que lancer un fil sur ce forum serait plus simple que d’écrire de longs textes puis de les lui envoyer…Donc je parlerai ici de mon ressenti sensuel de femme transgenre, de mon évolution, et je pense que ça sera intéressant parce que cette progression vers la féminité, ou tout du moins vers la sensualité féminine ou vécue sur un mode traditionnellement vu comme féminin, est une question qui semble se poser lorsqu’on découvre son point P…
    Donc à très bientôt pour parler un peu de tout ça. Je commencerai par décrire un peu mon vécu de la sensualité depuis mon plus jeune âge, en disant en quelle mesure il est lié à mon transgenrisme (normalement on dit transgendérisme, mais je trouve ça un peu lourd !)
    Depuis mon plus jeune âge donc j’ai eu une relation très particulière avec les filles…J’étais très excitée en les côtoyant, j’adorais leurs vêtements, leurs sourires, leurs visages, mais je n’avais pas du tout avec elles le comportement des autres garçons, j’étais très très gentille, attentionnée, je les comprenais parfaitement en fait…Je n’aimais pas les violences que les garçons leurs faisaient subir…Mais déjà, en les côtoyant, je ressentais un genre de frissonnement, comme si mon corps se mettait en mode plaisir…En particulier, j’admirais ma mère qui était une femme qui aimait bien s’habiller, se maquiller, se coiffer, et appréciait de mettre son corps en valeur…D’où l’habitude que je pris progressivement d’aller fouiller dans son placard, puis de mettre ses vêtements, puis même mon maquillage…Dès l’âge de 6 ans j’étais une petite travestie dans son placard…
    On me reprochait beaucoup à l’époque de rire comme une fille, d’avoir une voix trop aigüe, d’être trop sensible…Voilà, ma personnalité était très féminine, même si je n’étais pas particulièrement efféminée dans mes gestes, ma façon de m’habiller en public…Peut-être parce que je sentais que ce n’était pas apprécié, je constituais une carapace…
    Enfin bon je ne vais pas trop m’étendre sur la question transgenre du côté psychologique, ce n’est pas le but ici. A l’adolescence, les hormones masculines ont débarqué et ont transformé mon corps, de façon assez déconcertante pour moi, j’ai arrêté de me travestir, mais j’ai commencé à m’intéresser et à désirer le sexe anal, la pénétration. Je voulais vivre ce que vivent les femmes, le plaisir féminin…J’avais une pratique comme beaucoup d’adolescents de la masturbation pénienne, mais ça ne me suffisait pas, je trouvais ce plaisir court, et trop localisé, j’avais besoin de ressentir un plaisir plus grand…J’ai donc commencé à pratiquer la pénétration anale sous ma douche (à l’aide d’étuis individuels de cigare !!! C’est tout ce que j’avais trouvé à 12-13 ans…) alliée à la masturbation, et j’y trouvais un plaisir très très intense, qui m’a beaucoup surprise…
    A l’époque j’étais toujours admirative des femmes, mais je n’avais pas compris mon transgenrisme. J’essayais de jouer le jeu des garçons de mon âge, mais j’étais beaucoup trop sensible pour séduire une fille…Je suis restée six ans amoureuse transie de la plus belle fille de la classe, sans jamais pouvoir lui en parler ni engager la moindre tentative de séduction…En fait aujourd’hui je comprends que je voulais être elle, et j’étais sans le savoir amoureuse de plusieurs garçons qui eux-mêmes étaient amoureux d’elle…Désirer la fille que tous les garçons désiraient, c’était un peu me mettre à sa place ou essayer d’être dans la position désirée des garçons…Toujours est-il que ma vie affective était intérieure, mais je n’avais aucun espèce de don pour la fameuse « drague », et mes expériences dans le domaine furent très limitées…Par contre je ressentais toujours cette immense sensualité intérieure, qui ne trouvait pas d’exutoire…

    #27806
    bzo
    bzo
    Participant

    cette progression vers la féminité, ou tout du moins vers la sensualité féminine ou vécue sur un mode traditionnellement vu comme féminin, est une question qui semble se poser lorsqu’on découvre son point P…

    o combien,
    tu vas pouvoir éveiller et explorer ta sexualité féminine au-delà
    de tout ce que tu peux imaginer et espérer
    avec le massage prostatique avec ou sans masseur

    personnellement je vis mes séances totalement dans cette optique,
    cela s’est imposé peu à peu au fur et à mesure que je progressais,
    j’ai commencé à ressentir cette féminité s’éveiller en moi lors de mes séances
    et je l’ai favorisée,
    désormais elle prend totalement les commandes lors de mes séances
    et je vis ce que j’appelle un changement total d’identité sexuelle
    et c’est quelque chose que j’adore, que j’explore avec gourmandise
    car j’ai la sensation d’accéder à une sexualité d’une vastitude et d’une richesse sans limites,
    du plaisir ressenti dans tout le corps dès le premier instant,
    des orgasmes à monter au plafond qui durent plusieurs minutes
    ou qui s’enchaînent pendant des dizaines de minutes
    et puis au-delà du plaisir et de la jouissance,
    je ne suis pas très porté sur l’ésotérisme ou la spiritualité
    mais il faut le dire, par moments on a vraiment la sensation
    d’être hors du temps et hors de l’espace,
    en phase avec quelque chose qui nous dépasse,
    parfois ce n’est plus de la jouissance mais des formes d’extase auxquelles on accède

    cela va très loin ce changement d’identité
    car durant la séance, je me sens avoir un corps de femme
    et c’est à travers ce corps que je ressens, c’est avec ce corps que je bouge
    et que je vis mon plaisir et mes orgasmes,
    c’est extraordinaire à vivre,
    dépasser ses propres limites, toujours les repousser plus loin

    ceci dit, cela a été un long chemin, un long cheminement, de la patience, des frustrations parfois,
    mais le résultat est là finalement,
    je ne suis pas transgenre comme toi mais je suis un homme qui adore explorer cette sexualité féminine
    qui s’éveille en moi lors de mes séances
    et qui m’emmène tellement loin

    qui m’a changé aussi au quotidien,
    je suis un homme différent de celui que j’ai été avant de découvrir le massage prostatique,
    cela m’apporte une forme d’équilibre et d’épanouissement que je n’avais pas avant

    avoir en soi cette capacité de vivre de choses pareilles,
    de vivre avec ce délicieux secret, ce délicieux trésor,
    cela donne de l’assurance, de la puissance

    atteindre de pareils résultats, c’est un véritable parcours du combattant
    où il a fallu surmonter des obstacles, se dépasser sans cesse,
    lutter contre des tabous intimes, toutes sortes de limitations dues à l’éducation
    ou à notre masculinité ou du moins l’image qu’on s’en fait,
    faire preuve d’humilité,de patience, de persévérance
    bref on grandit, on s’améliore et on se sent plus sûr de soi
    comme quelqu’un qui a gagné des combats difficles

    car on ne parle pas d’une simple masturbation
    mais d’une véritable sexualité à vivre, une exploration qui nous enrichit, qui nous améliore
    en plus des tombereaux de jouissance,
    un plaisir d’une incroyable intensité vécue dans tout le corps
    une fois que la féminité est bien éveillée

    bienvenue parmi nous, Naomi

    #27812
    Jieffe
    Jieffe
    Participant

    Bonjour Envole, et bienvenue parmi nous.
    C’est une excellent idée qu’à eu Adam, ça va être très intéressant d’échanger avec toi.
    Ma culture sexo n’étant pas parfaite, peux tu me rappeler la différence entre transgenre et transexuel stp?
    La première partie de ton témoignage (ci dessus) est fort intéressante. Elle place bien le décor.
    Peux tu nous dire approximativement ton âge et quelle à été la suite de ton parcours, comment tu l’as vécu (tu as dû passer par des moments difficiles), et où est ce que tu en es aujourd’hui? Es tu en couple? avec un homme ou une femme?
    Cela permettra de terminer de planter le décor avant peut-être de parler de sexualité.
    Je te préviens, je suis très curieux. Mais bien évidemment, tu as toute liberté de répondre (ça on le sait déjà). Je veux dire que je ne m’offusquerais pas s’il y a des choses trop intimes ou trop douloureuses que tu ne veux pas dévoiler.

    #27820
    Epicture
    Epicture
    Participant

    Dans ce monde qui prône l’égalité comme une valeur absolue, il est parfois difficile de comprendre que nous sommes tous très différents. Je sais il ne faut pas tout mélanger, mais ce n’est pas ce que je fais.
    Nos parcours d’explorateurs prostatiques sont tous bien différents les uns des autres. Malgré les différences nous y trouvons des point communs. L’un d’eux, semble être manifestement le sentiment qu’à travers ces parcours de découverte de notre corps, se dévoile la part féminine de notre être. Et plus on progresse dans ce parcours, plus elle prend de place. Non qu’elle remplace tout à fait une autre part que l’on pourrait qualifier de masculine, mais un rééquilibrage se produit.
    Ton témoignage est très intéressant car il fait état de cette étrangeté à être masculin, à se couler dans le rôle du séducteur entreprenant, et dans cet amour de la féminité, non comme objet de désir sexuel, mais comme modèle d’identification qui correspond mieux à ta personnalité profonde.
    Cette étrangeté, je la vis aussi chaque jour. Moins intensément que toi, mais cela génère une situation très ambiguë, tant dans mes relations avec le monde masculin, qu’avec le monde féminin, et provoque un sentiment d’isolement : les préoccupations masculines m’ennuient, el les préoccupations féminines me sont socialement difficilement accessibles. Heureusement, ma femme accueille ce rééquilibrage avec bienveillance, par ailleurs mes enfants, souvent m’appelle maman. Mais je sens bien que certaines limites, si elles devaient être franchies, ne provoqueraient qu’incompréhension et probablement rejet, du moins dans un premier temps.
    Alors, comme BZO, je vis ce délicieux trésor dans le secret. Je regarde les courbes féminines, la délicatesse des bijoux qui ornent leur peau légèrement dénudée, le soulignement du regard, des lèvres, par quelques fards habillements disposés, juste pour le plaisir. Les hommes au sens « mâle du terme » voient ça comme de la provocation. Moi je vois ça comme une œuvre qui délecte le regard et les sens, et qui appelle le respect, la retenue, et la délicatesse. Cependant, je sais que sous ce voile délicat, se cache, parfois à demi-mot, un profond désir de plaisir. Dans tout cela, je me reconnais.
    Bon cheminement à toi @envole

    #27825
    Avatar
    Envole
    Participant

    Bonsoir à tous les trois,
    tout d’abord un grand merci pour votre accueil bienveillant, que j’apprécie particulièrement ! Je dois dire qu’après avoir écrit mon premier post l’autre jour je me suis demandée si je n’y étais pas allée un peu fort, à vous faire part tout de suite de mon vécu intime, j’avais peur qu’on me reproche un certain exhibitionnisme…Mais il faut dire que j’étais très enthousiaste à l’idée de pouvoir partager avec des hommes ce vécu de la sensualité féminine…Et je n’ai pas été déçue, je trouve vos réponses littéralement magnifiques d’ouverture d’esprit, d’intelligence, d’acceptation du mystère sans bornes de la sensualité, cette danse de l’esprit..
    Il se trouve que ce soir je suis un peu fatiguée pour continuer mon récit, mais je vous promets de le prolonger dans les jours à venir.
    Enfin je trouve ça fantastique d’accepter de parler de ce sujet avec une femme transgenre, sans que vous ne soyez choqués, ou que vous ne vous sentiez menacés dans votre virilité. Si tous les hommes avaient cette conscience (j’allais dire cette « pleine conscience », mais n’en faisons pas trop pour le moment) d’eux-mêmes et des complexités des ressentis physiques et psychiques (ainsi que de l’étroitesse des conceptions les plus communément acceptées sur le sujet), notre Humanité s’en porterait bien mieux je suis sûre…Enfin voilà, en tout cas, pour vous remercier du sentiment de félicité que j’éprouve ce soir à lire vos messages, je ne manquerai pas très prochainement à vous décrire la suite de mon parcours…Et j’espère bien progresser aussi dans la découverte des merveilles du point P, même si j’ai déjà commencé depuis quelques moi, certain témoignage m’incite à penser que j’ai encore beaucoup de choses à découvrir !!!
    Pour répondre à une question technique posée ci-dessus, les personnes transgenres sont des personnes qui ont le sentiment que leur genre intérieur ou psychique est opposé de leur genre apparent ou physique, dans mon cas, l’impression d’être une femme dans un corps et une vie d’homme…Les transsexuel.le.s sont parmi les transgenres les personnes qui vont aller jusqu’au bout d’un processus de transformation de leur corps pour devenir le plus possible semblables physiquement aux personnes qui ont leur genre intérieur…
    Personnellement j’ai commencé par du travestissement (toutes les personnes qui se travestissent ne sont pas transgenres) puis j’ai compris que j’étais beaucoup plus heureuse en femme qu’en homme. Aujourd’hui je vis dans une apparence assez androgyne, qui fait qu’au moins toute personne qui me croise comprend que je ne suis pas un homme « comme les autres » et que j’ai une très grande part de féminité. Je réfléchis à transformer mon corps de façon plus profonde pour devenir officiellement une femme, mais j’avoue que ça me fait un peu peur. C’est aussi pour ça que j