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Participant

Cher @andraneros, vous avez bien retracé une partie de mon parcours, et bien noté mon hésitation à employer le mot orgasme.
C’est que je ne veux pas me mentir, ni vous raconter des histoires, ça ne mène nulle part. La définition de l’orgasme, bien que cela soit une notion très personnelle, n’est pas évidente. En comparaison de ce qui se profile à l’horizon, je ne suis pas certain que l’on puisse comparer cela à un orgasme éjaculatoire. Quand @bzo, @Jieffe, vous-même et les autres participants au forum dites que quand on en a, on le sait, il n’y a plus de doute, je le sais aussi. Cependant, il y a des degrés, des paliers, des puissances différentes. A partir de quand on peut qualifier cela d’un orgasme, d’un mini o, d’un super o ou je ne sais quoi d’autre, là, je n’en sais rien, ça devient assez personnel. Et c’est ça qui est bien, nous avons la liberté de vivre notre sexualité sans curseur, sans classement. Il n’y a finalement pas de début, ni de fin. @bzo qui semble parti assez loin, est encore loin d’être arrivé, selon son témoignage, et moi-même, je peux remonter assez loin pour détecter les signes d’un commencement, mais cela se perd dans ma mémoire, et c’est bien comme ça.

L’idée d’un mouvement qui ne va nulle part, qui se déplace au gré du désir, l’expérience du vivant que je sens en moi, est pour moi tout à fait fondamentale.

Le désir dont je parle n’engage que moi, je peux donc le laisser vivre. Un désir qui implique la jouissance de l’autre au sens ou l’autre m’appartiendrai, et qui nierai le désir de l’autre serait pathologique. Ce n’est pas le type désir au gré duquel je souhaite me laisser emporter. C’est dans cette absence de distinction, et dans la crainte de faire du mal à quiconque, moi y compris, que l’on peut trouver de la résistance à se laisser emporter. Je devais identifier avec précision le désir qui me porte, pour me laisser emporter en toute confiance.

Merci à vous