#30111
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Participant

BZO a écrit :

on peut se laisser aller,
se laisser aller en arrière sur les coussins,
se détendre, s’ouvrir, se laisser prendre dans les bras du plaisir
car le plaisir n’attend qu’une chose,
c’est nous prendre dans ses bras,
ne résiste pas, sens comme les vagues montent dès qu’on abaisse toutes ses défenses,
elles nous pénètrent de partout, elles s’insinuent partout,
aucune cellule de notre corps restera délaissée,
toutes seront caressées, choyées par le nectar qui monte de nos abysses

Bien sûr que cet orgasme puissant, long, et intense, promis sur internet, constitue un objet de désir certain. Mais là n’est pas l’essentiel.
Car c’est revenir au culte de la performance qui ne constitue PAS pour moi un objet de désir, et bloque toute progression sur mon cheminement. La profondeur du plaisir se creuse à mesure que je me rapproche de cet état d’esprit qui s’éloigne de tout culte de la performance.
J’insiste sur le terme ETAT D’ESPRIT, qui implique que l’esprit se mette, par une action adéquate, dans un état spécifique.
Cet état est, pour toi @BZO, de l’ordre du féminin. Il est pour moi, de l’ordre du vivant. Mais à bien y regarder, quelque soit le nom qu’on lui donne, c’est la même chose et c’est éloigné de la performance. Ce qui compte, c’est qu’à chaque fois, je me rapproche un peu plus de cet être vivant que je suis, ce qui provoque en moi un plaisir chaque fois un peu plus profond et le désir de m’en rapprocher davantage.
Mais je n’ai pas eu de super O, ni d’orgasmes longs et puissant, ni tous ces trucs extraordinaires qui sont décrits sur internet et dans les publicités pour masseurs : juste un plaisir, dont je ne peux pas dire qu’il ait été intense au sens d’une jouissance qui me fait atteindre des sommets, mais qui me berce, par des petites vagues vibratoires et langoureuses, avec une délicatesse indescriptible.
La qualité de cette délicatesse est proportionnelle à la qualité du respect que je porte à ce vivant, et inversement proportionnel à mon éloignement de tout culte de la performance. Et c’est dans cette délicatesse que je désire me baigner.
Mais peut-être, sûrement diront certains, je vivrai des orgasmes puissants, mais là n’est pas l’essentiel.