#30138
bzobzo
Participant

nouvelle séance délicieuse

une heure et demie à être bougé par le plaisir dans mon lit

mon bassin, c’est extraordinaire de le mouvoir,
il semble y avoir dedans des liquides très denses, sirupeux, chauds
qui se mettent en mouvement dès que mon bassin bouge un peu,
je les assimile à des vagues

donc je me mets à bouger mon bassin ,
directement je sens ces liquides chauds, suaves, sirupeux
commencer à se mouvoir en vagues,
en langues langoureuses embrassant, frottant, léchant mes entrailles,
comme c’est soyeux tout cela,
j’ai l’impression de me tordre de plaisir
avec pleins de draps de soie en moi, me frottant, me caressant, me frôlant, m’effleurant

l’harmonie de mon corps, l’harmonie sauvage de mon corps,
c’est un chant général, tant de musiciens, mes mains, mes cuisses, mon sexe,
les contractions,
ils jouent ensemble en moi, sur moi, pour moi,
tant d’accords improvisés

l’accord, quel mot,
tant d’accords que je sens en moi,
mon corps s’accordent aux ténèbres,
mes gémissements s’accordent à mon sang bouillonnant,
par moments, je chante, mes râles et mes gémissements se transforment en chant,
ce n’est pas juste une expression là pour le texte,
je chantais vraiment

une caresse est commencée par ma main, enchaînée par mes flancs et mes hanches
et conclue par mes jambes se frottant, ondulant

ondulant, quel mot, j’ondule beaucoup au lit,
c’est mon mouvement préféré à l’horizontale,
je n’arrête pas d’onduler sur place,
l’épicentre, c’est le bassin , c’est le noeud,
un gros noeud remuant avec des multitudes de strates de pression diverses
organisées autour de mes parties génitales et des contractions

un nœud, un œuf aussi je pourrais dire,
cela éclot entre mes jambes, un poussin tout doux, tout soyeux,
un peu hésitant sur ces petites pattes, il zigzague,
bouge dans mon anus-pussy, frotti-frotta,
le petit poussin qu’il est doux avec son duvet soyeux,
il m’emplit l’entrejambe, il va et vient, il me frotte encore et toujours,
comme c’est doux, comme c’est soyeux, ces petites bestioles,
bouge encore mon petit ami, va, cherche ta voie, tourne et retourne-toi,
tu m’emplis de miel, tu m’emplis de nectar à bouger comme cela dans mon bas-ventre

j’alterne à nouveau , reste plutôt les yeux ouverts,
cela me va pour l’instant cette extériorisation,
cette vision du corps emporté, emballé par le plaisir,
j’adore le regarder, j’adore voir mes seins malaxés,
mes hanches bouger plus bas avec sa houle si langoureuse, si lascive
et puis mes cuisses frottant inlassablement mes couilles, mon sexe,
cela me fait une source constante de miel chaud dans le ventre,
de frissons en vagues s’éloignant du bassin pour envahir tout le corps

terminons, trouvons une chute,
une chute qui soit aussi bien balancée que celle de la jeune fille
que j’ai suivi du regard en sortant du bus de Waterloo aujourd’hui,
comme elle était belle,
elle me magnétisait, je la voyais et je la sentais en moi,
ma femme intérieure tisse des liens avec les inconnues,
une complicité féminine,
je la regarde avec mes yeux d’homme d’abord,
je déguste ses courbes, ses formes, son allure, sa démarche gracieuse
et puis je sens mon intérieur, le féminin en moi
commencer à résonner, à tisser des liens avec l’inconnue,
c’est divin comme sensation
d’avoir ce féminin au fond de moi commencer à interagir ainsi avec mon quotidien