#33843
bzobzo
Participant

s’enivrer de ses caresses,
quelle merveilleuse expression

imaginez un type nu, débraillé, qui saisit de bon matin une bouteille de vodka,
en jette au loin le bouchon sans regarder où il va atterrir,
il n’a pas l’intention de la lâcher avant qu’elle soit terminée
s’écroule sur le divan de tout son long, rejette la tête en arrière le goulot collé à sa bouche,
on devine les flots du liquide à 60 degrés dévalant sa gorge,
ses entrailles se mettent à brûler, sa tête commence à tourner,
tous les noeuds se défont en lui, une tempête est en train de se lever

eh bien c’était moi il y a quelques instants,
ma peau s’enflammait, irradiait, au contact de mes doigts partout où ils passaient,
je me suis mis à râler, je voulais sentir les flammes se répandre dans ma chair,
très bientôt cela arriva,
comme un torrent de mille mains me caressant, se répandant en moi,
en parallèle à mes paumes glissant sur ma peau,
en parallèle à mes couilles contre lesquelles venaient se frotter, venaient se presser, mes cuisses,
en parallèle au piston lent, au piston puissant, de mes contractions
comme la sonorité frémissante de mille immenses tambours
comme le frémissement velouteux dans ma chair de mille voluptueux effleurements,
cela tournoyait, cela frottait, cela remuait,
cela semblait hurler, cela semblait bouger de toutes côtés, partout dans ma chair

du liquide enivrant coulait en moi,
je n’étais plus des pieds à la tête qu’un gosier transi, hébété, avec une bouteille collée à elle
envahi par un nectar brûlant, dévalant partout, rendant fou de désir, rendant fou de plaisir,
mon sexe coulait, rendait du liquide non stop, comme un robinet mal fermé d’où s’échappait un filet,
de temps à autre je descendais une main qui venait frotter mes parties lascivement,
qui les caressait lentement un instant puis s’immobilisait
tandis qu’une décharge électrique sexuelle explosait dans mes entrailles,
montait, descendait, dardant des éclairs ineffables dans tous les directions

mes doigts maintenant se cantonnent autour de mes seins,
je les regardais avidement être malaxés, frottés, pressés,
comme ils aiment cela,
ils irradient leur bonheur dans mon regard
m’emplit les yeux de leur volupté,
mes seins sont maintenant dans mes yeux,
mes yeux les caressent, mes yeux les malaxent, mes yeux les frottent,
aidés de mes mains, ils combinent leurs efforts,
pour me rendre toujours plus fou, plus en rut, plus déchaîné, plus virevoltant

de la chair enivrée partout, de l’âme enivrée partout,
vive la luxure, vive la chair, vive le sexe,
ah le week-end commence bien, le week-end commence merveilleusement bien,
le week-end comme je les aime, s’annonce, plein de luxure, plein de gémissements,
plein de lascivité et de regards chavirant de plaisir