#39442
bzobzo
Participant

@buzzi
j’espère que tu ne t’es pas senti agressé ou froissé de quelque part manière que ce soit, par mon dernier texte,
c’est parti d’une bonne intention mais je peux être parfois abrupt

les quelques idées que je voulais faire passer,
c’est que nous autre hommes occidentaux modernes,
nous avons une relation très éloignée à notre corps,
malgré un culte de celui-ci qui règne un partout
mais c’est une relation superficielle, depuis l’extérieur, on le travaille de l’extérieur,
on lui fait faire des efforts de l’extérieur, pas du plus intime de soi-même,
cherchant à renouer avec l’animal en nous, avec le féminin en nous,
nous vivons dans une petite cellule dans notre tête et nous dialoguons peu avec lui

mais pour que nos pratiques florissent , prennent une pleine expansion,
je considère que c’est pourtant l’élément essentiel,
retrouver un dialogue, une intimité, une complicité, avec son corps,
en apprenant à libérer ses instincts, son désir,
en apprenant à écouter ce corps, cette grande muette en apparence, comme je l’ai déjà qualifié
mais pourtant qui n’arrête pas, en fait, de nous envoyer toutes sortes de signaux,
surtout durant les séances,
c’est un océan de signaux, de sensations qui montent à chaque instant pour qui apprit à l’écouter

c’est bien là la chose la plus importante à apprendre,
c’est être là dans l’instant, à l’écoute de ce corps, apprenant à réfléchir avec lui, à se fondre à lui,
comme un cavalier fait corps avec son destrier,
notre intellect, nos pensées, ici, sont plus un frein, une barrière, qu’autre chose
pour établir ce dialogue, pour percevoir pleinement, ressentir tout ce qui monte en nous,
on doit devenir comme une éponge, ne plus penser, arrêter de penser,
bien que notre intellect participe aussi,
il sert très ponctuellement, il n’est pas entièrement mis au rebus momentanément
mais enfin son rôle est très limité pour laisser la place aux pulsions, aux sensations, au désir,
à l’état brut,
à bien faire monter toutes les énergies qui sont en nous
et à les consommer de manière optimale

ma remarque liminaire concernant le super O est aussi importante,
on ne devrait vraiment jamais y penser, jamais chercher à l’obtenir,
le but, c’est de vivre un moment de plénitude, d’unisson, avec son corps,
des moments d’incandescence, en roue libre, sans aucune arrière-pensée,
rien d’autre,
le reste vient tout seul si on est prêt

quant au plaisir au féminin qui est à notre portée, qui est inouï,
qui est la meilleure chose qui me soit arrivé dans ma vie,
je me suis permis d’y faire sérieusement allusion après avoir lu ce que tu écrivais,
concernant la façon dont tu aurais voulu vivre ta part féminine,
personnellement je n’ai jamais eu aucune sensation d’être une femme perdue dans un corps d’homme,
je n’ai jamais non plus fantasmé de vivre mon plaisir au féminin,
j’ai juste sauté sur l’occasion que j’ai sentie en moi,
qui peu à peu pris forme,
sauté sur l’occasion de vivre un plaisir plus riche, plus épanouissant
qui dès le premier instant, est perçu dans tout le corps,
où je sens cette extraordinaire complicité avec lui,
cette sensation sublime à chaque instant de me faire l’amour,
d’être en même temps masculin et féminin

on porte tous en nous comme une nappe phréatique mystérieuse, une part féminine,
on peut la faire monter, la faire envahir notre chair, la faire prendre les commandes de notre corps,
ce n’est pas facile, cela prend beaucoup de temps, cela exige beaucoup de patience
et il faut accepter de confronter pas mal de tabous en soi
mais on peut y arriver,
on a tout ce qu’il faut en nous pour vivre le même plaisir que les femmes, dans notre chair
même si on n’a pas les organes qui vont avec,
j’ai un vagin quelque part en moi, je l’ai réveillé,
je joue avec, il joue avec moi,
il m’épanouit, il m’enrichit, me fait exulter, décoller,
suis envahi de la musique, de la danse, grâce à lui