#41671
bzo
Participant

je m’impose souvent ces derniers temps une brûlante restriction,
je me force à ne pas utiliser mes mains pendant quelque temps

mon bassin se met danser, à onduler, mes cuisses à frotter langoureusement mes génitaux,
je fais monter des contractions doucement, doucement,
je prends une pose alanguie
mais je laisse mes bras dans la position où ils étaient, inertes, immobiles

je commence à sentir des picotements au bout des doigts, je fais comme si de rien n’était,
je continue mon manège, le reste est en mode liane lascive,
cela ondule de partout en moi,
sauf les bras qui restes muets, ballants

je continue, je continue, les picotements au bout des doigts reviennent,
je sens aussi ma peau qui commence à brûler, elle a envie de frottements, d’effleurements, de caresse
je sens comme un arc de manque, se dessiner entre mes mains et toute ma peau,
toujours je reste sourd à cette supplique, je fais monter la tension,
je me concentre sur tout le reste, j’écoute mon bassin,
j’écoute ma prostate, j’écoute mes génitaux, je me projette dans mes cuisses, dans la danse de mes hanches
tout en sentant de plus en plus ma peau comme devenir brûlante de désir, comme me supplier
et mes doigts, comme des chevaux enfermés, qui piaffent leur frustration de ne pas pouvoir se gambader librement

et puis soudainement, zou, lentement, lentement, je monte une main vers un sein,
mais vraiment tranquillement, au ralenti,
les doigts devinent que bientôt, enfin, ils vont pouvoir se mettre en action,
la peau aussi, semblent déjà frémir du contact bientôt de ma paume,
là encore je fais traîner l’opération de rapprochement
pour que la tension monte encore de quelques crans

et puis tout de même…
la paume entre en contact avec le sein,
j’y place toute mon expertise que l’effleurement soit le plus exquis possible,
ils semblent couler l’un dans l’autre, les doigts semblent fondre dans la peau comme dans un pot de miel
tout en se mouvant lentement dessus,
je sursaute, quel sublime succession de feus de paille, de légères nuances

je ne laisse plus que le bout de mes doigts en contact,
ils semblent errer au hasard, une chorégraphie improvisée
restant tout de même dans la région du bout du sein, du mamelon,
ils effleurent le petit bout de chair bien durci maintenant encore et encore,
le gratouillent tout légèrement, repartent, reviennent à la charge sans relâche,
ne lui laissent pas une seconde de répit, le font pencher dans toutes les directions

dans mon bassin, cela continue , bien sûr,
juste bien se coordonner avec ces doigts mutins qui s’activent là-haut, toujours dialoguer,
les deux mains désormais sont en action, l’un caresse l’autre sein,
la première main est partie en vadrouille, sur le torse, les hanches, effleure mon troutrou derrière,
un doigt s’enfonce, de plus en plus, quelle chaleur dense nouvelle, soudainement dans mes entrailles,
une grosse mare de chaleur lourde, orageuse,
je lie l’intrus directement à des contractions en rafale,
le doigt semble être enveloppé, emmailloté, ainsi, là-dedans,
ils semblent comme danser ensemble, totalement synchronisés, ne faisant plus qu’un

j’ai plusieurs synchronisations, plusieurs dialogues parfaits, de complicité forte, qui se sont établies, au fil du temps,
mes cuisses avec mes génitaux, un ou deux doigts dans mon anus avec les contractions
et puis aussi, les doigts, encore, avec le bout de mes seins

comme je suis envahi du yin,
le féminin peut tellement se réveiller en nous,
nous faire vivre notre chair autrement,
c’est juste magique, indescriptiblement magique,
d’avoir ce corps d’homme mais de le sentir vibrer au féminin complètement