#44237
bzo
Participant

mon corps en mode instrument de musique,

n’est pas une machine à jouir,

non, non, non

 

quand je me mets à me caresser,

et que mes cuisses viennent envelopper mes génitaux

leur formant un nid chaud, pressant,

que mes hanches se mettent à onduler,

tandis que j’invite ma prostate,

à coups de lentes contractions

cordonnées avec les mouvements de mon bassin,

c’est une petite boîte à musique que j’ouvre,

avec plein de figurines charmantes

qui se mettent à se bouger

et puis des notes, plein de notes

qui s’élèvent

 

oh mais c’est une boîte à musique

qui a plus d’un tour dans son sac,

elle a, en fait, une infinité de tours dans son sac,

c’est un carrousel, un manège, sans fin,

un kaléidoscope de nuances

qui tourne sans discontinuité

 

 

ma chair, tu es comme une coupe de très vieux vin

qui a splendidement maturé,

à déguster lentement, très lentement,

j’apprends à libérer toujours mieux, tes arômes,

à en apprécier la plus infime variation sur mon palais

 

terroir ancestral, mystérieux, sans âge,

à l’origine  indéfinie,

coteaux de vigne, à flanc de colline, à perte de vue,

vieillissement en fût,

dans les caves du château familial,

aucun additif, aucun ajout d’aucune sorte,

rien que le raisin dans mes reins,

vendangé, par mes soins,

sans aucun instrument,

rien que toi, mon corps,

toi et moi, en dialogue ardent

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