#45185
bzo
Participant

me suis réveillé

mais instantanément comme happé, emporté, dans un tourbillon,

c’est comme si une meute de jeunes chiots,

courraient joyeusement dans tous les sens,

envahissaient ma chair de leur étourdissant tumulte

 

je sentais mon sexe, je le sentais un peu raide, vibrant, soyeusement chaud,

comme j’aurai voulu sentir en ce moment, des lèvres autour,

des bouches , un peu partout, sur ma peau,

des langues, des mains, des sexes, leurs fentes, leurs colonnes dressées,

sentir tout cela vibrer contre ma peau, bouger contre ma peau,

sentir leur chaleur, leur humidité, leur mucus, leur sperme, leurs odeurs

 

je glissais un doigt dans mon cul,

en même temps qu’il remontait en moi,

je le sentais comme envahir mon sexe raide,

s’installer dedans ,

provoquer comme l’arrivée d’un nuage insistant de volupté,

dansant, dense, soyeux, tellement soyeux

 

je me levais, effort surhumain car le plaisir ne me quitte pas,

me suis partout,

reprenant de plus belle, au moindre mouvement, au moindre geste,

j’arrive tant bien que mal jusqu’aux tentures fermées,

je tire pour avoir un peu de lumière,

 

mes mains vont s’appuyer contre le mur,

tout mon corps est penché en avant

et il remue comme une algue dans les courants,

mon bassin est un champs de mine

et il y a quelqu’un en train de marcher dedans, au hasard,

provoquant explosion sur explosion

 

je vais jusqu’à la cuisine,

monte sur une chaise pour fermer l’aération, près du plafond

pour qu’il n’y ait plus le courant d’air pour que la pièce soit bien aérée, la nuit,

que les chauffages puissent plus efficacement faire leur boulot,

le bras tendu, j’atteins la petite manette, l’actionne,

l’air froid n’entre plus

mais mon bassin recommence à remuer langoureusement,

mes cuisses se resserrent autour de mes génitaux,

je gémis et remue comme une liane,  de plus belle

mais suis en position dangereuse, sur la chaise

je la sécure un peu en posant le bras qui était en l’air, contre le mur,

cela me stabilise quelque peu,

je suis en équilibre, ainsi, je ne sais pas comment

mais je sens que je peux me laisser aller,

j’espère que mon instinct ne me trompe pas,

je ferme les yeux, me laisse emporter,

mon bassin danse,

me sens tellement enflammé, me sens ivre,

me sens comme un sexe dressé, de tout mon être,

me sens comme un sexe humide et fendu, baillant,

de tout mon être,

me sens pénétré de partout, me sens pénétrant partout,

me sens mâle, me sens femelle, de tout mon être,

sens les deux sexes tellement confondu, fondu, en moi,

tellement éveillé, vibrant à l’unisson,

tellement en action, tous les deux

 

je brûle, comme je brûle,

j’ai l’impression d’éjaculer tout le temps

mais rien ne sort de mon sexe,

sinon une ineffable chaleur, dense, chaude,

liquide épais dans l’invisible,

qui coule de tout mon être,

qui semble en sortir de partout, y pénétrer de partout

 

suis descendu de ma chaise, je vais jusqu’à mon bureau,

c’est trop bon,

je n’arrête pas de jouir pour l’instant,

laissons-nous bien aller,

bien envahir,

comme mon bassin, en veut toujours,

ne me laisse plus en paix