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  • #18486
    matou8313matou8313
    Participant

    Comment expliquer la différence « mécanique « entre les deux ?
    * orgasme pénien : vidange des glandes séminales où est stocké le sperme issu des testicules avec d’autres composants liquides ( lesquels ?) puis association avec le liquide prostatique et évacuation par l’urètre . Association avec l’érection de la verge.
    * orgasme prostatique : vidange de la prostate seulement , pas des vésicules séminales , pourquoi ?
    nerfs différents ? les muscles PC qu’on exerce pour contrôler l’éjaculation empêchent donc la vidange des glandes séminales mais font pulser la prostate ? Y a-t-il un sphincter à la sortie de ces vésicules ?
    Et pourquoi un tel orgasme peut se produire avec une verge molle ou semi-dure ?

    Y a t-il un cheminement différent des nerfs locaux concernés vers les nerfs « honteux » puis plus haut jusqu’au cerveau ? Question de nerfs ? de muscles ? des deux ?

    Bon, ces questions paraîtront peut-être sans intérêt aux lecteurs mais si certains ont des connaissances médicales pour y répondre , elles aideraient non seulement à comprendre les effets de « jouets » tels les aneros mais aussi ceux de l’électro-stimulation , ou d’autres masturbations ou encore de « coïts » plus communs …..

    #18487
    matou8313matou8313
    Participant

    Je voudrais ajouter 2 remarques :
    * si les muscles PC bloquent la vidange des glandes séminales, comment expliquer que la prostate laisse échapper un liquide incolore , sans spermatozoïdes lors de son orgasme : le sphincter est bien au dessous de la prostate et devrait aussi bloquer le liquide prostatique ?
    * Comment s’expliquent les saccades de l’éjaculation spermatique par rapport à l’écoulement prostatique qui se fait sans force et est bien un simple écoulement : quels muscles n’agissent pas dans ce cas ?
    Forme d’écoulement cependant associée à une jouissance affectant plus d’organes ( muscles, nerfs ) que le premier limité à la verge ( passage dans le canal urétral ) et à l’expulsion ( peu ou pas de nerfs dans le gland pourtant ? ) Corps caverneux ou spongieux gérant ces saccades ? J’ai vu sur un schéma du traité de l’aneros des bulbes spongieux ( ou vestibulaires ? oubli !) à la base interne du pénis : ce sont eux qui contrôlent cette expulsion saccadée ?

    En tout cas, après opération de la prostate et/ou de la vessie par curage ( adénome, polypes enlevés par sonde, pas par laser ou autre méthode ) le col de la vessie et le sphincter de la prostate sont lésés , le sperme remonte dans la vessie sans force et ces sensations de plaisir pénien disparaissent , ce dont les urologues ne vous préviennent pas tout à fait avant : ils disent simplement que le plaisir sera « autre » , c’est faux ! Il est bien moindre !

    D’où l’intérêt, pour moi, de retrouver les sensations d’orgasme prostatique qui ne participent pas forcément du même principe physiologique ….. Et qui par ailleurs concernent plus de nerfs et de muscles ……
    Mais bon, si ma prostate est devenue plus dure, plus insensible après deux curages successifs, y a-t-il encore un espoir de retrouver ces sensations ?

    #18508
    AndranerosAndraneros
    Modérateur

    Je ne me suis pas vraiment posé ces questions très anatomiques ou médicales. L’acte de reproduction associe chez l’homme plusieurs actions :
    -1) l’érection qui permet le dépôt du sperme au fond du vagin,
    -2) le regroupement de tous les composants du sperme expulsés de leur glande génératrice vers la base de la prostate sous l’effet de contractions des glandes et ou des tissus qui les entourent,
    -3) l’éjaculation qui expulse le sperme de la base de la prostate vers l’extrémité du pénis avec les contractions périnéales,
    -4) la montée d’un plaisir très intense accompagné d’un état de satisfaction profonde.

    Ces actions sont associées pour la réussite biologique de l’acte mais sont indépendantes et résultent de l’activation de circuits différents. C’est le cerveau qui gère hors du champ conscient la coordination de ces réflexes. La dégradation de l’état de santé peut briser cet enchaînement ; l’apprentissage permet aussi de décomposer cet enchaînement pour amplifier et répéter les orgasmes.

    Dans ce dernier cas l’érection n’est pas nécessaire pour le déclenchement du réflexe oprgasmique. Elle peut se produire ou ne pas se produire. L’éjaculation est encore moins nécessaire dans la mesure où l’on va chercher à l’éviter complètement pour permettre la répétition des orgasmes. Par contre le cerveau peut garder toutes les formes de contractions non éjaculatoires qui participent à la sensation du plaisir en ouvrant ainsi la voie aux orgasmes secs (« dry O’s »).

    Ce qui me paraît important, en revanche, c’est le maintien de la sensibilité de la prostate et de la zone périnéale, anale et rectale. Cette sensibilité est liée à l’état des nerfs et des tissus concernés et à la capacité du cerveau à amplifier les signaux qu’il reçoit de cette zone. Si une intervention chirurgicale ne respecte pas l’intégrité des nerfs et des capteurs ou modifie la structure des tissus, la conséquence est la perte de tout ou partie de la capacité de jouissance du malade. Je regrette avec vous que jamais à ma connaissance les chirurgiens ne vous informent explicitement et clairement des conséquences de leur intervention sur ce point. Il ne reste qu’à travailler pour aider le cerveau à mieux amplifier les signaux qui restent et à ouvrir d’autres voies pour déclencher le réflexe orgasmique, comme vous le faites.

    Bon cheminement @matou8313.

    #18553
    matou8313matou8313
    Participant

    OK andraneros,
    mais ça n’explique pas la différence ORGANIQUE entre les deux orgasmes : je ne parle pas ici de mon cas mais bien des 2 types d’orgasme pour un homme :
    * pourquoi dans le cas d’orgasme prostatique le sperme stocké dans les glandes séminales n’est pas évacué alors qu’il n’existe aucun sphincter entre ces glandes et la prostate capable de l’empêcher .
    * pourquoi un liquide incolore s’ écoule simplement alors , sans force , alors qu’au contraire des contractions très intenses de la prostate sont ressenties et provoquent dans tous les nerfs avoisinants des sensations plus intenses que dans le cas d’orgasme du pénis . Vous parlez tous ici d’orgasme « sec » mais j’ai constaté chaque fois que j’ai eu des orgasmes qui mettaient en jeu cuisses, jambes, bassin, colonne vertébrale du coccyx jusqu’au cou : un écoulement de liquide incolore visqueux qu’on dit prostatique , mais n’est-ce pas là l’erreur ? Un peu analogue à la « mouille » féminine ?
    Il me semble qu’il y a au-dessous de la prostate d’autres glandes ( cowper ou autre ? nom oublié !) qui pourraient expliquer cet écoulement ? Et alors les contractions de la prostate que l’on ressent seraient véritablement « sèches » ?

    Je veux bien que le cerveau ,qui coordonne toutes les sensations ,reçoive des influx nerveux différents dans les deux cas , ce qui occasionne des plaisirs différents, mais localement il y a quand même un tronc de nerfs dits « honteux » qui est sollicité , donc le tout serait de savoir à quel niveau de nerfs se fait cette différenciation , non ???
    Comme l’érection est dissociée en grande partie de cet orgasme prostatique , il est certain que le tronc nerveux concerné est différent .

    Mais il y a aussi des muscles différents : pourquoi les muscles pubo-coccygiens peuvent à la fois bloquer le sphincter à la base de la prostate pour contrôler l’éjaculation de sperme et provoquer des contractions de cette même prostate lors de l’orgasme prostatique …..Bien sur ils sont mus par des influx nerveux et c’est mon cerveau qui les fait contracter , mais en bas , à quel niveau du tronc de nerfs « honteux » se fait la différenciation ?

    Compliqué, c’est certain, j’ai questionné mon urologue et il n’a pas voulu me répondre : pas de temps à perdre pour lui , une consultation a une durée bien déterminée ……
    Alors si quelqu’un peut donner des liens d’articles médicaux pour que j’essaie de comprendre ….
    Je pense que pas mal de lecteurs pourraient être intéressés aussi ???

    #18568
    matou8313matou8313
    Participant

    Je viens de penser à une interprétation : si l’orgasme prostatique est vraiment ABSOLUMENT « sec » grâce au sphincter de la prostate complètement fermé ( et dans ce cas quelle est la relation entre muscles pubo-coccygiens bien entraînés et sphincter au bas de la prostate , puisque je pense que c’est aussi un muscle ?? ) Absolument reliés les uns aux autres ???
    On pourrait en déduire que c’est le fait d’empêcher cette prostate de se vider qui communique aux nerfs avoisinants des influx nerveux différents de ceux d’un orgasme pénien normal où la vidange de la prostate n’est pas contrariée ….. Comme les spasmes de l’estomac quand on n’arrive pas à vomir , qui sont eux douloureux !!! Pardonnez la comparaison ……

    Mais ce qui me gêne dans cette hypothèse , c’est que j’ai constaté « SUR MOI » ( suis-je un « CAS ?? ) que cet orgasme prostatique s’accompagne d’émission d’un liquide incolore , visqueux , qui n’est ni urine ni sperme ! Production d’autres glandes situées en aval de la prostate ? Ou alors liquide émis seulement par la prostate sans mélange avec les spermatozoïdes et le liquide des vésicules séminales , mais sauf erreur il n’y a pas de sphincter entre ces vésicules et la prostate , donc je ne comprends pas ……Donc ce serait plutôt la première hypothèse qu’il faudrait privilégier ????

    En électro-stimulation, même avec une électrode anale et une autre située sur la verge , les deux étant sur une même voie , donc un courant passant par la prostate et le sexe, on n’arrive jamais à un orgasme prostatique, toujours du sperme … Mais il est vrai que l’érection est toujours là et que les nerfs sollicités ne sont pas les mêmes , même si les muscles pubo-coccygiens sont excités par le courant et qu’il parait difficile sinon impossible de les commander et de fermer le sphincter au bas de la prostate …..

    S’il y avait des lecteurs avec des connaissances médicales suffisantes pour expliquer les différences entre ces deux mécanismes d’orgasmes , ce serait intéressant ……

    #18569
    matou8313matou8313
    Participant

    quelques détails pris sur Allo-docteurs :

    http://www.allodocteurs.fr/sexo/homme/sperme/tout-savoir-sur-l-039-ejaculation_12452.html

    En regardant aussi sur le traité d’aneros, j’ai vu que les glandes situées en aval de la prostate étaient les glandes de Cowper qui produisent le liquide pré-éjaculatoire , souvent appelé « precum » ( avant orgasme ) . Effectivement il est incolore, filant ,comme lui celui que j’expulse lors de l’orgasme prostatique .

    #18570
    matou8313matou8313
    Participant

    Mais en poursuivant l’étude sur google, je me suis aperçu que les glandes de Cowper ne font que 3-4 mm de diamètre, contre 8 cm pour les vésicules séminales, 3 à 4 cm pour la prostate .
    Comment d’aussi petites glandes pourraient-elles produire pas mal de liquide , d’ailleurs déjà produit lors de l’excitation : mais dans ce cas, il peut n’y avoir aucune érection, donc envoi de ce liquide lors de l’orgasme prostatique puisqu’il n’ a pas été évacué avant ?
    Mais , il m’a semblé quand même que le volume de ce liquide incolore, filant était la moitié ou le tiers d’un éjaculât ?? Est-ce du à sa consistance très visqueuse qui conduit à sur-évaluer son volume ??

    Enfin, il semble aussi que le liquide (hors spermatozoïdes ) produit par les vésicules séminales avait les mêmes caractéristiques , difficile donc de le séparer de celui des glandes de Cowper !!!

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