14 sujets de 1 à 14 (sur un total de 14)
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  • #35255
    AvatarDevi_X19
    Participant

    Bonjour à tous,

    J’ai longtemps hésité à m’inscrire sur ce forum, car cela voudrait dire que j’accepte l’échec de ma vie sexuelle, qui dévie vers des perversions honteuses à la recherche de substitut à mes sensations. Mais quelles sensations dois-je avouer!.

    Pour ma part j’ai la trentaine, je suis plutôt sympathique, plutôt beau, pas trop stupide, mais dans le monde dans lequel on vit tout ceux-ci ne sont que des handicaps. Oui, car il faut être un sacré psychopathe pour accepter sans broncher de changer 4 fois d’école, 3 fois de ville, 5 fois de boulot et tout autant de fois de milieu social. Et recommencer à zéro à tisser des liens sociaux. Dans un monde où l’on remets tout les codes sociaux en question. Super. Quand je pense aux tribus indiennes qui crèvent comme des mouches à la moindre maladie je me dit qu’il n’ont pas conscience de leur chance.

    Bref. Cette solitude extrême m’a toujours poussée vers les perversions, pour me punir j’ai l’impression. Ainsi, je me suis aperçu que dans certaines situations de stress j’ai de fortes envies de me sodomiser. Je perçois cela comme l’aboutissement de l’échec à être le mâle alpha au sein d’un groupe. J’ajouterai enfin que les femmes ne m’excitent plus depuis un bon bout de temps et que j’ai du mal à éjaculer normalement. vous voyez, quand je parlais de honte on est en plein dedans.

    Enfin voilà, on en est là. Donc autant explorer.

    Après divers divertissements solitaires, et aillant compris le plaisir à titiller la prostate, j’ai décidé de me lancer là dedans au début de l’année. J’ai essayé divers objets dans ce sens là jusqu’à acheter un aneros helix trident il y a 6 mois de cela. J’aimerai pouvoir vous faire un historique complet de l’évolution mais je crains que ce ne soit lourd, je vais donc aller à l’essentiel.

    Oui j’ai des contractions qui montent en intensité. Mais je dirais pas « involontaires ». Si on sonne à la porte tout s’arrête, alors que si je jouis, je peux pas empêcher le sperme de jaillir.

    Oui j’ai des sensations journalières maintenant. J’ai d’ailleurs consulté des spécialistes car cela m’inquiétait. En effet, ma vie c’était améliorée et j’avais décidé d’arrêter, mais les sensations sont restées plus de 2 mois. J’avais peur de rester bloquer ainsi. La solitude a repris, alors je m’en fiche à nouveau d’être pas normal.

    Non je n’ai pas d’orgasme prostatique. Enfin je ne crois pas. Mais je ne sais si l’on pourrait parler d’orgasme. Quand je jouis, toute la frustration part, je me sens détendu, je me dit « aah ça va mieux », je pense à autre chose et je m’endors. Là je lis partout que l’excitation est permanente et ne part jamais vraiment. Ce qui est mon cas, d’où la consultation, car très honnêtement: Non je n’apprécie vraiment pas ces sensations quand je suis en pleine conversation avec ma soeur. Je veux que cela reste chez moi.

    Mon déclencheur vers les sommets: caresser avec un vibromasseur puissant l’aneros. Là, tout mon corps se cambre, je ne répond plus de rien. Je m’imagine en femme qui s’aprrête à jouir. D’ailleurs, la semaine dernière pour la première fois j’ai eu des contractions comme dans un vrai orgasme mais sans éjaculer. Bizarre. En tout cas, oui, ça a tendance à anésthésier la zone.

    Oui il faut se laisser aller à bouger dans tout les sens.

    Oui l’abstinence est importante. A une époque je m’étais refusé de jouir par devant pour réussir à progresser par derrière. J’utilisais même une cage de chasteté. Mon anus était devenu en feu. Par contre bloquer l’érection lors de l’acte n’est pas le mieux à mon avis. Cela diminue les sensations.

    Oui s’imaginer en femme ça aide. J’ai honte mais des fois je parle de mon « gros clitoris » et souvent je ne peux regarder mon pénis lors de l’acte, au point de le cacher avec un linge blanc.

    J’espère que mon témoignage vous aura été utile.

    A bientôt.

    #35257
    AndranerosAndraneros
    Admin bbPress

    Bonjour @devi_x19. Bienvenue sur le forum.
    (Première partie de ma réponse sur 2) Remarques générales

    La première phrase de votre message :

    J’ai longtemps hésité à m’inscrire sur ce forum, car cela voudrait dire que j’accepte l’échec de ma vie sexuelle, qui dévie vers des perversions honteuses à la recherche de substitut à mes sensations. 

    m’attriste pour deux raisons. La première est qu’elle est le signe de votre souffrance. A priori nul ne mérite de souffrir. La seconde est que vous semblez penser que la pratique dont nous parlons dans ce forum « Aneros et plaisir prostatique » est celle dans laquelle on tombe quand on fait le constat d’échec de sa vie sexuelle.

    J’espère qu’en lisant les témoignages qui ont été apportés à notre forum vous accepterez de bon cœur l’idée que notre pratique, au contraire de ce que laisse penser la phrase que je cite, est l’occasion de développer notre sexualité, de développer notre sensualité, de nous réconcilier avec notre corps.

    Il n’y a pas de « perversions honteuses » à masser et à stimuler l’anus ni le rectum ni la prostate. Ces massages font partie depuis des millénaires des pratiques à but thérapeutiques utilisées par la médecine taoïste. Les masseurs Aneros ont été conçus et sont encore vendus par une société de distribution de solutions paramédicales pour traiter les hémorroïdes et l’hypertrophie bénigne de la prostate. Il n’y a pas non plus de substitut à nos sensations mais au contraire un développement, dans les meilleurs des cas une formidable démultiplication, de nos sensations dont la conséquence est un profond enrichissement de notre expérience sensuelle.

    Selon ce que vous nous dites en toute honnêteté la première partie de votre vie est source de souffrances. J’en suis sincèrement désolé mais à plus ou moins 30 ans la vie n’est pas finie et il me semble possible d’en construire une autre qui soit plus satisfaisante.

    Vous nous dites :

    Je perçois cela comme l’aboutissement de l’échec à être le mâle alpha au sein d’un groupe. 

    Par définition tout les membres ne peuvent pas être en même temps le mâle alpha de leur groupe. Quelques soient les stéréotypes que notre culture occidentale moderne développe, la sagesse est, comme elle l’a toujours été, de respecter notre nature profonde. Quand on prend conscience qu’on n’est pas un mâle alpha, il faut apprendre à construire son épanouissement avec d’autres valeurs. Notre société moderne de type libéral permet de développer une telle attitude.

    J’espère que votre souffrance ne vous interdit pas de chercher de l’aide auprès de spécialiste sérieux en plus de celle que vos proches sont peut-être en mesure de vous apporter. Les problèmes que vous mentionnez au sujet de vos relations avec les femmes et au sujet de vos difficultés d’éjaculation ne sont pas honteux. Ce sont des conséquences de votre souffrance.

    Vous nous dites :

    on en est là. Donc autant explorer.

    Le problème est que vous commencez votre exploration dans la continuité de votre expérience. Votre exploration ne sera fructueuse que si vous êtes attentif à tout ce qui sera nouveau, à tout ce qui sortira du cadre dans lequel vous êtes actuellement enfermé. Si vous n’êtes pas prêt à accueillir avec bienveillance vos futures expériences, votre exploration tournera court.

    A suivre (Fin de la première partie de ma réponse sur 2)

    #35258
    AndranerosAndraneros
    Admin bbPress

    (Seconde partie de ma réponse sur 2) Votre expérience du massage prostatique
    Vous nous dites :

    Oui j’ai des contractions qui montent en intensité. Mais je dirais pas « involontaires ». Si on sonne à la porte tout s’arrête,

    Pour bien comprendre, dites-vous qu’elles « montent en intensité » pendant la session ou depuis le début de votre pratique ?
    « Involontaires » dans notre langage désigne des contractions dont le déclenchement n’est pas commandé par notre volonté mais vient en réponse instinctive à la stimulation du masseur. N’importe quel événement extérieur ou pensée parasite peut y mettre fin. De nombreux messages portent sur des contractions involontaires qui s’interrompent à un moment et demandent ce qu’il faut faire pour les conserver. La réponse est de se concentrer sur ces contractions et les sensations qui y sont associées à l’exclusion de tout autre pensée. Peu à peu la pratique permet de mettre son esprit dans la disposition idéale et d’obtenir une sensibilité grandissante aux stimulations du masseur. Le développement de cette aptitude n’empêche pas qu’un événement fortuit vienne perturber cet équilibre et interrompe momentanément ou définitivement la session en cours.

    alors que si je jouis, je peux pas empêcher le sperme de jaillir.

    La situation que vous citez n’est pas du tout comparable. Cette situation associe l’orgasme et l’éjaculation, association instinctive pour encourager le renouvellement de l’espèce. Or nous savons, ici bien sûr mais pas seulement, que l’orgasme et l’éjaculation sont deux événements qu’on peut vivre indépendamment l’un de l’autre, soit à la suite de problèmes de santé, soit à l’issue d’un apprentissage qui peut prendre des formes très différentes. L’inévitabilité de l’éjaculation que vous citez n’est donc que l’incapacité de la contrôler. Si vous prenez un peu de temps vous pouvez lire sur notre forum et sur d’autres forums spécialisés comment nos amis deviennent capables de vivre des orgasmes intenses et nombreux sans éjaculer, et comment ils ont de moins en moins besoin d’éjaculer pour être sexuellement complètement satisfaits.

    Oui j’ai des sensations journalières maintenant. J’ai d’ailleurs consulté des spécialistes car cela m’inquiétait.

    Dans le cadre de notre apprentissage c’est a priori un vrai succès. Mais comme vous ne détaillez pas les sensations que vous avez je ne peux pas me faire une opinion.

    je n’ai pas d’orgasme prostatique. Enfin je ne crois pas. Mais je ne sais si l’on pourrait parler d’orgasme. Quand je jouis, toute la frustration part, je me sens détendu, je me dit « aah ça va mieux », je pense à autre chose et je m’endors.

    La lecture des forums spécialisés sérieux vous montrera qu’il n’existe pas un type précis d’orgasme prostatique. Il peut exister autant d’orgasmes prostatiques qu’il y a de pratiquants, voire beaucoup plus, si on considère les nombreux messages qui décrivent comment leurs auteurs sont passés de l’orgasme pénien avec éjaculation à des expériences d’orgasme prostatique qui évoluent sans cesse tout au long de leur apprentissage et de leur pratique. Faute de détails plus précis je n’exclus donc pas que vous ayez déjà fait l’expérience de l’orgasme prostatique.

    Là je lis partout que l’excitation est permanente et ne part jamais vraiment. Ce qui est mon cas, d’où la consultation, 

    La stimulation de la zone prostatique éveille l’excitation sexuelle mais dirige l’énergie qui y est associée dans le corps et non dans le pénis. Le premier effet de cette pratique est d’ouvrir l’accès à une forme de jouissance sexuelle (orgasme) sans éjaculation. Le deuxième effet induit par l’absence d’éjaculation est l’absence de période réfractaire et la possibilité de répéter les orgasmes à volonté. Le troisième effet est de maintenir le désir sexuel (libido) à un niveau d’autant plus élevé que la satisfaction apportée par cette pratique est de plus en plus grande. Cette situation est source de vigueur mais en aucun cas source de perversité pour une personnalité équilibrée. Ce peut être au contraire la porte d’accès à une forme de spiritualité comme vous pouvez le lire sur les messages de nos amis les plus avancés dans leur développement.

     la semaine dernière pour la première fois j’ai eu des contractions comme dans un vrai orgasme mais sans éjaculer.

    Vous savez maintenant que ce n’était pas bizarre mais normal. Il vous reste à prendre la mesure d’une telle expérience. Il ne me paraît pas étonnant que l’utilisation d’un vibromasseur sur l’aneros ait eu « tendance à anesthésier la zone ».

    Des messages récents sur notre forum illustrent très bien qu’il est utile de « se laisser aller à bouger ». C’est vrai pour le corps. C’est encore plus vrai pour l’esprit.

    Bon cheminement @devi_x19.

    (Fin de la seconde partie de ma réponse sur 2)

    #35259
    AvatarDevi_X19
    Participant

    Bonjour,

    Je vous remercie beaucoup pour votre réponse rapide, toujours aussi consistante et intéressante à lire. Concernant la première partie, je n’émettais aucun jugement sur votre perception de la pratique bien au contraire, je ne faisais que livrer ce que je ressens dans le moi profond. Ce n’est que le sentiment que j’ai au fond de mon âme qui je le sais et le lis ne correspond pas au ressentis de la grande majorité ici. Je n’aurais peut-être pas dû me dévoiler aussi vite. Enfin, j’avoue que le tableau que j’ai brossé est assez noir et sans nuances, mais je vous rassure, ce n’est qu’un constat et mon quotidien n’est pas si noir, j’essayai juste de comprendre mes mécanismes internes à voix haute. Enfin, je m’étale encore sur ma psychologie :)! Parlons du sujet.

    La pratique en soit m’apporte beaucoup de bonheur que je n’ose me l’avouer, c’est d’ailleurs une des raisons qui me pousse à écrire ici, dans le but de me prouver qu’il n’y a rien de mal à cela. (Mais la notion de plaisir « coupable » a quelque chose d’excitant tout de même).
    Pour répondre à votre question, les contractions montent en intensité pendant la pratique. Et effectivement je pense que je compare deux choses incomparables. ça m’apprendra à écrire sans réfléchir ^^.

    La perception au quotidien de la zone s’est déclenchée après ma première utilisation du vibromasseur. C’était avant cet été lorsque j’avais envie d’arrêter. Pourtant c’est je pense là où l’excitation a atteint des paroxismes. Mon corps ne voulais jouir que par ce biais là. Le rewiring avait fonctionné à la perfection, et je reconnais de fait son existance. Il faut prendre des mécanismes, accepter les vagues et centrer son bonheur dans la zone. Concernant les sensations, je sentais effectivement des étincelles se générer, avec l’impression que l’aneros etait toujours en place. Lorsque je me baignais au lac, l’eau m’éléctrisais toute la région.

    Trouvant cela extrêmement étrange, j’ai fait une pause de 2 mois où j’ai lutté constamment pour recentrer mon plaisir sur le pénis. ça a été fastidieux. J’avais en permanence envie de soulager la zone en insérant l’aneros. Le temps aidant la zone ne m’appelait plus. Mais bien sûr un beau jour l’envie est revenue. Maintenant je m’en veux car je suis redescendu du sommet et lutte pour m’isser à nouveau. En tout cas la zone recommence à m’appeler de temps en temps et c’est déjà un bon début.

    J’ajouterais enfin que l’écoute des musique « free hand orgasm » sur youtube est sensationnel pour l’éveil prostatique. Je suis toujours surpris de voir mes contractions se caler sur la musique et osciller au rythme du tempo. Jouissif.

    #35261
    AndranerosAndraneros
    Admin bbPress

    Le 1er paragraphe de votre réponse me rassure. C’est vrai que dialoguer avec un tiers est une autre façon de dialoguer avec soi-même et quand on éprouve des doutes ils peuvent cacher un peu le reste, l’essentiel du message.

    La pratique en soit m’apporte beaucoup de bonheur que je n’ose me l’avouer, c’est d’ailleurs une des raisons qui me pousse à écrire ici, dans le but de me prouver qu’il n’y a rien de mal à cela.

    Ce doit être la base de tout ce qui suivra. Pratiquer régulièrement est un excellent moyen de s’approprier des actions, des postures ou des sensations qui sont initialement étrangères ou qui s’opposent à des éléments importants de notre culture ou de notre personnalité. Peu à peu l’habitude efface la gêne et permet d’apprécier librement le plaisir et le bien-être qu’apporte cette forme de stimulation.

    (Mais la notion de plaisir « coupable » a quelque chose d’excitant tout de même).

    La magie de la transgression fait autant d’effets chez les adultes que chez les enfants.

    Pour répondre à votre question, les contractions montent en intensité pendant la pratique.

    Votre réponse ne m’apporte pas l’information que j’attendais. Je reformule ma question. Je demandais si c’était une montée de l’intensité du début à la fin de chaque session ou si c’était un progrès qui s’affirmait depuis le début de votre cheminement avec effet cumulatif au fil des sessions. Si la montée que vous ressentez correspond à la seconde description que je fais c’est un signe important de vos progrès vers le plaisir prostatique.

    Le rewiring avait fonctionné à la perfection, et je reconnais de fait son existence. Il faut prendre des mécanismes, accepter les vagues et centrer son bonheur dans la zone. Concernant les sensations, je sentais effectivement des étincelles se générer, avec l’impression que l’aneros etait toujours en place.

    Ce que vous dites montre que votre corps s’est parfaitement adapté à cette nouvelle forme de stimulation, Seul votre cerveau freine votre évolution. C’est normal et assez fréquent.

    Trouvant cela extrêmement étrange, j’ai fait une pause de 2 mois où j’ai lutté constamment pour recentrer mon plaisir sur le pénis. ça a été fastidieux.

    Bien sûr, une porte a été ouverte dévoilant une large voie d’accès à un plaisir bien plus complet que le seul plaisir de l’orgasme associé à l’éjaculation. Sa fermeture était à ce moment précis aussi douloureuse qu’avait pu être son ouverture.

    Maintenant je m’en veux

    Votre réaction était naturelle. Face à l’inconnu notre organisme, physique et psychique, se sent en danger (c’est grâce à ce type de mécanisme que nous augmentons nos chances de survie). Il ne faut pas vous en vouloir, tout au plus le regretter en pensant que vous avez perdu un peu de temps que vous rattraperez bientôt.

    car je suis redescendu du sommet et lutte pour me hisser à nouveau. En tout cas la zone recommence à m’appeler de temps en temps et c’est déjà un bon début.

    Repartez du début en profitant de l’expérience acquise. Vous savez maintenant que c’était une découverte et que, dans des conditions normales, elle ne peut pas vous faire de mal. Vous pouvez donc vous laisser aller en toute confiance à retrouver cette sensation d’excitation quotidienne voire permanente de votre zone prostatique. Cet aller-retour un peu brutal contribue à freiner la réapparition de vos sensations. Travailler votre détente, votre relaxation et tout devrait redevenir « normal » (Hé oui la normalité a désormais changé de camp ! )

    C’est formidable que vous soyez sensible à ces fichiers de sons binauraux (c’est ce que je suppose). Vous devriez en profiter pour tester des fichiers de relaxation ou d’auto-hypnose juste avant votre session de massage afin d’optimiser votre disponibilité aux stimulations du masseur.

    Bon cheminement @devi_x19.

    #35291
    lighteningboltlighteningbolt
    Participant

    Bienvenue Devi.

    Je pense que tu devrais vivre l’orgasme prostatique comme ce qu’est elle: Un autre façon masculine de vivre sa sexualité. Elle n’est pas forcé de changer la personne que tu es, tes désirs ou ton orientation sexuel. Ce n’est qu’un gros plus, qui te permettra d’éveiller la sensibilité de ton corps et de ton anus/prostate en particulier et de connaitre des nouveaux type de plaisirs plus sensuels…

    Cette pratique et ses orgasmes sont complètement différent de l’orgasme pénien. Il ne faut pas les comparer, mais les vivre, l’un puis l’autre, voir les 2 en même temps si tu y arrives 😉

    Contrairement à la masturbation standard, notre pratique éveille des nouvelles sensations qui n’ont pas forcement besoin de stimulation mentale (même si c’est un plus). Cela explique, pourquoi tu peux ressentir des sensations délicieuses à des moments qui n’ont rien d’existant. Si tu ne te focalise pas mentalement dessus, elles disparaissent normalement 😉

    #35296
    AvatarArousal
    Participant

    Salut @Devi_X19, bienvenue à bord !

    Oui, la sexualité a sa part de honte, de culpabilisation… doucement tu apprendras (enfin tu as déjà commencé !) à la gérer, avant de la voir décroître ! 🙂
    En réalité rien n’est honteux dans la sexualité entre adultes consentants, encore moins tout seul ! On se surprend à en découvrir des facettes qu’on n’aurait jamais pensé toucher. Si on m’avait dit il y a 20 ans que j’enchaînerais les orgasmes prostatiques à l’aide de masseurs, au point de presque regretter de devoir éjaculer de temps en temps, j’aurais eu du mal à y croire.
    Je pense que, dans les limites de la loi et du désir, du respect d’autrui bien sûr, on gagne toujours à explorer plus avant les facettes de sa sexualité, y compris (surtout ?) quand il s’agit de recoins sombres 🙂

    #35575
    AvatarDevi_X19
    Participant

    Bonjour à tous,

    Cela fait un moment déjà que je n’ai pas écris sur le forum. Il faut dire que vos réponses m’ont mis dans une profonde réflexion. Avant toute chose je tenais à m’excuser pour mon premier message, qui je pense est sûrement le pire message de présentation qui soit. Que j’ai honte! A la relecture je m’aperçois que je n’étais pas dans un bon jour, le tableau est trop noir, pas honnête, et j’aimerai le supprimer, l’écrire à nouveau.

    Bien sûr que le célibat me pousse à exacerber ma sexualité en solitaire, mais en y repensant, je ne le vis pas comme un échec, bien au contraire, d’ailleurs j’en suis assez heureux car c’est cela qui m’a conduit à découvrir cette manière de me faire l’amour. La part de honte et de questionnement sur mon orientation sexuelle est par contre bien présente, mais vos remarques m’ont poussées à la réflexion, d’où mon silence.
    Je dois dire que je commence à accepter vos sages paroles, que cela n’a rien de mal ou d’anormal et cela m’aide dans mon cheminement vers l’orgasme prostatique. Je me libère peu à peu, sans honte de ce qui m’arrive, de ce que je découvre.

    Deux semaines en arrière j’ai recommencé un cycle d’abstinence, en me retenant de jouir 6 jours. J’ai commencé les séances au troisième jour. Vers la fin j’en faisait 2 à 3 par jour. Pour l’instant je n’ai pas grand chose à apporter de neuf, hormis l’acception de se plaisir sans honte. Mon corps m’a tout de même poussé à adopter une posture non conventionnelle : j’étais assis sur la couette et je me frottais délicatement l’aneros avec des mouvements de va-et-vient. Ces caresses étaient délicieuses ! J’ai même cru sentir une mini libération, comme un mini orgasme mais je n’ose pas y croire, car il n’y avait rien d’explosif, mais plus de l’apaisement. Cela c’est reproduit une deuxième fois, et après j’avais du mal à tirer quoi que ce soit d’autre de la séance.

    D’ailleurs pour répondre à Andraneros, il y a monté de l’intensité du début à la fin de la session, mais aussi depuis le début de la pratique, même si actuellement je stagne un peu.

    Cette semaine je suis malheureusement en vacances. (Qui aurait cru qu’un jour je me plaindrai de cela), je ne puis donc faire de séances. Ou plutôt, j’ai essayé mais c’est là que je me suis aperçu qu’il m’est impossible de faire cela silencieusement comme la masturbation. Cela mobilise tout mon corps et je suis bien obligé de gémir !

    J’ai hâte d’être à lundi pour recommencer mes séances, d’ailleurs j’ai dans l’idée de faire l’acquisition d’un nouvel aneros. J’avais en tête le progasm ice.

    Pour finir, une question me travaille tout de même. À force de pratiquer la sodomie, je m’aperçois bien que les muscles anaux ont moins de tonus. Je n’ai jamais rien inséré d’extrême mais je vois bien la différence par rapport au début. Cette perte de tonus réduit-elle le potentiel de l’aneros ? La force appliquée étant plus faible, j’imagine que cela a un impact sur le plaisir ressentis .

    Je vous remercie par avance de me lire et j’attends avec impatience vos réponses.

    Bonne séances.

    #35576
    bzobzo
    Participant

    beaucoup de similitudes entre ce que tu écris , ce que tu vis
    et mon parcours aussi, d’autres par ici aussi,
    sans doute nous sommes pas mal nombreux installés dans la solitude plus ou moins contrainte,
    cela peut être plus ou moins bien vécu,
    les raisons de l’isolement, diverses mais sans doute, pas tant que cela,
    finalement toujours plus ou moins les mêmes qui reviennent

    la sexualité sans doute est le domaine
    sur lequel la solitude a les effets les plus profonds, peuvent être les plus dévastateurs
    si on ne s’adapte pas, si on ne se découvre pas des moyens imaginatifs mais efficaces
    pour exploiter, pour explorer, notre potentiel sexuel

    on nous dit, c’est ce que lit un peu partout
    qu’une activité sexuelle riche, équilibrée, puissante, qui épanouit
    nécessite en principe au moins deux partenaires,
    cela c’est la théorie officielle, celle qui a pignon sur rue
    mais si on gratte un peu et on se rend compte qu’une bonne partie des gens qui vivent en couple
    ou ont plusieurs partenaires,
    n’ont pas une sexualité si heureuse, si épanouie, que cela

    la chair est triste, comme a dit l’autre,
    cela peut devenir rapidement juste un acte mécanique, une façon de soulager momentanément le corps
    et de respecter les conventions,
    souvent le potentiel sexuel s’étiole, est gaspillé,
    de masturbation en masturbation basique, tout seul,
    ou à plusieurs avec des corps qui se frottent l’un contre l’autre, qui se pénètrent
    mais c’est comme s’ils étaient chacun tout seul en train de se masturber, l’un l’autre

    et pourtant notre potentiel sexuel est immense, sans limites,
    peut nous emmener jusqu’au ciel et bien au-delà,
    à plusieurs comme dans la solitude,
    sauf que tout seul il faut faire preuve d’énormément d’imagination, de curiosité,
    oser affronter ses tabous et les vaincre pour aller explorer des territoires inconnus en soi-même,
    nous avons tous un potentiel féminin en nous qui ne demande qu’à être exploré, exploité
    pour nous révéler des sensations d’une richesse, d’une puissance, d’une diversité,
    auxquelles nous les hommes, en général nous avons accès que très fugitivement

    moi aussi durant mon parcours j’ai affronté beaucoup de tabous,
    j’ai du fracasser beaucoup de limitations, en moi,
    cela vient graduellement, au fur et à mesure qu’on ose se lâcher,
    l’important c’est de savoir qu’il n’y a aucune honte à avoir,
    que tu as en toi les capacités d’avoir une sexualité riche,
    incroyablement riche et épanouissante, même dans la solitude,
    beaucoup plus en fait que ce que vivrons bien des gens à plusieurs

    l’important donc, c’est de bien se dire que tu as tous les droits sur ce corps tant que tu le respectes,
    que tu cherches sa complicité
    pour vivre des moments inoubliables dans l’instant
    mais il faut le respecter profondément et lui témoigner tout l’amour dont tu es capable,
    te débarrasser graduellement du moindre soupçon de culpabilité,
    oser le plaisir,
    tu es un adulte majeur et vacciné, tu dois devenir totalement consentant
    et oser ton plaisir,
    respecter les autres et te respecter

    Bien sûr que le célibat me pousse à exacerber ma sexualité en solitaire, mais en y repensant, je ne le vis pas comme un échec, bien au contraire, d’ailleurs j’en suis assez heureux car c’est cela qui m’a conduit à découvrir cette manière de me faire l’amour. La part de honte et de questionnement sur mon orientation sexuelle est par contre bien présente, mais vos remarques m’ont poussées à la réflexion, d’où mon silence.

    c’est le bon état d’esprit, il n’y a aucune honte à avoir, oser briser toutes les limitations en soi,
    tu as toute la volupté du monde en toi
    et tu peux vivre des moments extraordinaires,
    ce corps , même dans la solitude, peut t’emmener aussi loin qu’il est possible
    car nous avons le masculin et le féminin en nous
    et il est possible de vivre dans sa chair les sensations de l’acte sexuel tout seul aussi,
    mieux en fait à bien des points de vue
    car on va les vivre, comme j’aime à l’écrire, en étant aux deux bouts du dard

    Deux semaines en arrière j’ai recommencé un cycle d’abstinence, en me retenant de jouir 6 jours

    je suppose que tu voulais plutôt écrire, en te retenant d’éjaculer,
    c’est évidemment pas facile tant qu’on n’a pas une pratique puissante, bien développée
    d’échapper au cycle de l’éjaculation pour se soulager,
    personnellement cela fait maintenant des années que je n’ai plus eu à me masturber
    car ma pratique m’apporte de telles satisfactions, m’épanouit au-delà de tous mes espoirs,
    en attendant d’arriver à un stade où tu échappes à cette contrainte,
    fais de ton mieux mais ne culpabilise pas si de temps à autre, tu secoues le cocotier,
    si tu dois le faire, alors essaie aussi là d’être imaginatif,
    il y a moyen d’enrichir aussi la masturbation basique
    pour la rendre plus puissante et plus génératrice de sensations
    que juste le « secouage » basique devant du porno sur internet

    Mon corps m’a tout de même poussé à adopter une posture non conventionnelle : j’étais assis sur la couette et je me frottais délicatement l’aneros avec des mouvements de va-et-vient. Ces caresses étaient délicieuses ! J’ai même cru sentir une mini libération, comme un mini orgasme mais je n’ose pas y croire, car il n’y avait rien d’explosif, mais plus de l’apaisement.

    très positif cela, fais-le comme tu le ressens, expérimente toutes sortes de position,
    c’est ainsi que tu avances, que tu te tailles ta voie sur mesure

    et encore une fois le plaisir prostatique, enfin tout ce qui lui est assimilable de près ou de loin,
    disons toutes les sortes de plaisir qui ne sont pas pénien, avec éjaculation au bout,
    n’ont justement pas ce soulagement physique apporté par l’éjaculation,
    c’est la raison d’ailleurs pour laquelle on peut enchaîner des dizaines d’orgasmes
    pendant des heures,
    une fois qu’on est à un stade bien avancé

    il n’y a pas le soulagement de l’éjaculation
    mais comme je l’ai écrit ailleurs, on peut faire changer de perspective peu à peu nos attentes,
    celles même de notre corps,
    une fois que le plaisir est ressenti dans tout le corps
    et que notre pratique est vécu comme un acte sexuel,
    qu’on perçoit, qu’on vit,
    comme si on faisait l’amour à quelqu’un et en même temps
    comme si quelqu’un nous faisait l’amour,
    ce que j’appelle l’amour androgyne,
    on atteint une sorte d’état d’épanouissement extraordinaire dans l’instant,
    d’épanouissement et d’accomplissement,
    on se sent libre, entier, vivant une puissante communion avec soi-même,
    avec sa chair, avec ce que nous portons en nous, dans nos profondeurs

    mais patience, le parcours est long, cependant il apport toutes sortes de satisfactions à toutes les étapes,
    du moins à partir d’un certain moment,
    courage donc

    question masseur, personnellement je recommence plutôt le Device
    ou alors encore mieux, si tu peux te le permettre, le Vice 2,
    que tu peux utiliser sans les vibrations aussi,
    qui est juste le plus complet qu’on peut trouver actuellement,
    avec une taille idéale, deux butées très efficaces

    cependant le Progasm Junior est déjà un bon choix, tout dépend en fait
    de ce que tu as déjà utilisé jusqu’ici, ce à quoi tu es habitué

    l’important , c’est de parvenir à entrer en contact avec toute cette nappe phréatique d’énergies
    que nous portons chacun en nous,
    de parvenir à libérer ces forces, de les faire monter en nous
    de les vivre dans notre corps sous formes de sensations,
    c’est comme de creuser en soi et d’atteindre à un moment donné une source,
    cela prend du temps
    mais c’est à la portée de chacun s’il est suffisamment persistant, patient, curieux et intrépide,
    il ne faut rien d’autre,
    juste pratiquer, pratiquer, pratiquer, cela viendra tout seul
    si tu oses t’écouter, si tu te mets à l’écoute de ce corps et de son désir
    et que tu laisses aller à celui-ci

    moi, au stade où j’en suis désormais, nu chez moi, je pose la main sur ma poitrine,
    je serre un peu mes cuisses sur mes couilles et mon sexe
    et je suis empli de vibrations des pieds à la tête et en quelques secondes, je commences à jouir

    À force de pratiquer la sodomie, je m’aperçois bien que les muscles anaux ont moins de tonus.

    sodomie avec des partenaires?
    tu penses plutôt à des jeux avec des joujoux, non?
    je ne peux pas te répondre sur ce point
    mais en principe, cela ne devrait pas avoir ce genre d’effets
    plutôt le contraire, cela raffermit, il me semble

    #35585
    AvatarDevi_X19
    Participant

    Vos paroles sont rassurantes et me touchent beaucoup. Concernant le vice 2, effectivement mon choix se porterai sur celui là si ce n’était le prix. Mais souvent je lis que le progasm comble les attentes des gens et leur permet d’attendre l’orgasme, et puis j’aimerai quelque chose qui me remplisse plus. Le device par contre non, autant prendre la version complète.

    Concernant la sodomie, non, seul avec des godemichets. Je suis hétérosexuel, mais la pratique de l’aneros semble titiller ma fibre homosexuelle. j’ai commencé à regarder des vidéos gay et à y prendre du plaisir l’or de mes séances. Mais je pense que c’est plus relié à cette sensation d’être femme l’or de son utilisation plutôt qu’un réel désir homosexuel. Mais de manière générale, j’évite toute distraction et me concentre sur le plaisir. Le visionnage est occasionnel.

    Je tiens un journal de mes séances, des fois un peu cru, je le partagerai peut-être ici un jour pour témoigner de mon vécu.

    Vous dites que vous n’avez pas eu d’orgasme traditionnel (éjaculatoire) depuis des années ? Wahou je suis impressionné ! Vous devez avoir une sacré énergie sexuelle à mettre au profit de vos séances.

    Bonnes séances.

    #35593
    bzobzo
    Participant

    mais la pratique de l’aneros semble titiller ma fibre homosexuelle. j’ai commencé à regarder des vidéos gay et à y prendre du plaisir l’or de mes séances. Mais je pense que c’est plus relié à cette sensation d’être femme l’or de son utilisation plutôt qu’un réel désir homosexuel.

    je comprends cela, je suis aussi comme cela, je parlerai plutôt de fibre bisexuelle,
    penchant nettement du côté des femmes
    mais ayant aussi un intérêt sexuel du côté des appendices masculins et des orifices de leurs corps

    oui c’est assez étonnant mais on peut être intéressé par le corps des hommes ,
    par ce qu’ils peuvent apporter comme plaisir
    sans être homosexuel

    enfin cela dépend aussi quel définition on donne à l’homosexualité,
    pour moi, c’est moins sexuel, qu’être capable de les aimer affectivement, être amoureux d’un homme,
    envisager de vivre avec un homme, faire sa vie avec lui,
    plus que juste avoir des relations sexuels avec un homme

    par exemple, cela ne me dérangerait pas de faire une fellation à un homme
    si l’envie est là ou de le laisser me sodomiser
    par contre je ne me vois pas l’embrasser, le caresser avec tendresse,
    cela ne fait pas partie de mon univers ,
    mon intérêt est purement sexuel

    Vous dites que vous n’avez pas eu d’orgasme traditionnel (éjaculatoire) depuis des années ? Wahou je suis impressionné ! Vous devez avoir une sacré énergie sexuelle à mettre au profit de vos séances.

    oui mes réservoirs sont pleins, cela en vaut vraiment la peine,
    je ne dois plus me retenir car ma pratique m’apporte un épanouissement et un contentement dans la chair
    qui fait que je n’ai aucune envie de me masturber
    comme un homme qui fait l’amour quotidiennement
    mais en lui-même avec le masculin et le féminin qu’il a en lui

    mon sexe et mes couilles participent aussi beaucoup à ma pratique, cela joue aussi,
    je crois même que c’est à partir de ce moment que c’est devenu si facile,
    je pratique en aneroless quasi exclusivement
    et mes cuisses et mes couilles dansent un tango passionné et langoureux ensemble
    presque constamment quand je pratique,

    j’ai reconverti mes parties génitales qui étaient délaissées depuis des années
    ou qui n’avaient droit qu’à une masturbation basique devant des images pornos sur le net,
    ils participent désormais pleinement à mon action ,
    m’apportant beaucoup de sensations, libèrant beaucoup d’énergie sexuelle,
    par contre je ne les touche jamais de la main
    (enfin c’est plus compliqué que cela… j’essaie régulièrement d’intégrer à ma pratique des contacts manuels
    mais cela ne réussit jamais, enfin pas jusqu’ici, un équilibre subtil, miraculeux , est rompu
    dès que je touche avec les doigts)
    mais avec les cuisses , c’est un jeu ardent, un jeu lascif constant
    et mes parties génitales libèrent des flots de volupté d’une telle ineffable douceur
    tout le long de l’action

    quand on est habitué à avoir du plaisir juste avec son sexe en érection,
    on n’imagine pas les trésors de volupté, de nectar ineffable
    qui peuvent être produits par nos organes sexuels au repos

    je fais collaborer totalement ma prostate et mes organes sexuels
    et puis tout le reste de mon corps aussi d’ailleurs,
    en fait tout mon corps réagit comme un organe sexuel
    à force de le solliciter partout, à force de l’inciter à réagir ainsi

    j’ai eu la perception à un moment donné, de tout ce féminin en moi, inexploité
    mais ne demandant qu’à être éveillé,
    à venir jouer dans ma chair, à me laisser vivre le plaisir à travers elle
    et depuis je n’ai travaillé que dans ce sens

    aujourd’hui, cela fonctionne à 100%
    et de ce point de vue je suis très heureux, sexuellement je me sens totalement épanoui
    et plus que rassasié par ma pratique multi-quotidienne

    #35606
    AndranerosAndraneros
    Admin bbPress

    Bonjour @devi_x19. Vous nous dites :

    le pire message de présentation qui soit

    Oui et non. Tout dépend à quoi il servait. Il aurait été sans doute inadapté pour solliciter un emploi. Il était parfait si votre décision, en vous inscrivant sur notre forum et en y publiant un message, répondait à un besoin de libérer votre parole pour réduire et peut-être mettre fin aux tensions qui vous empoisonnent. La conversation qui s’engage va vous aider à accepter l’idée que votre situation n’est pas exceptionnelle, que votre quête est un vrai travail de développement personnel et que les progrès que vous enregistrerez vous aideront à reprendre confiance en vous-même et à trouver la sérénité qui vous manque.

    j’aimerai le supprimer, l’écrire à nouveau.

    Ce premier message était une image de l’état d’esprit qui vous a conduit à venir discuter avec nous. Il n’y a pas lieu de le supprimer. Quant à l’écrire à nouveau c’est ce que vous faites à l’occasion de chacun de vos nouveaux messages et que vous continuerez à faire tant que vous en ressentirez le besoin.

    J’ai même cru sentir une mini libération, comme un mini orgasme mais je n’ose pas y croire, car il n’y avait rien d’explosif, mais plus de l’apaisement.

    Si vous avez pu prendre du temps pour lire les témoignages présents sur notre forum, vous savez que c’est souvent ainsi que se présente le plaisir prostatique. Je suis tenté de penser que vous avez vraisemblablement vécu votre premier (nano ? micro ? mini ?) orgasme prostatique à cette occasion.

    D’ailleurs pour répondre à Andraneros, il y a montée de l’intensité du début à la fin de la session, mais aussi depuis le début de la pratique, même si actuellement je stagne un peu.

    C’est le signe que vous êtes bien engagé dans votre cheminement comme le confirme votre constatation

    Cela mobilise tout mon corps et je suis bien obligé de gémir !

    Quand vous ajoutez

    J’ai hâte d’être à lundi pour recommencer mes séances,

    Vous nous montrez bien que vous vous libérez de la honte qui vous empoisonnait. C’est une preuve que vous êtes désormais dans une logique de développement personnel.

    Vous nous demandez

    À force de pratiquer la sodomie, je m’aperçois bien que les muscles anaux ont moins de tonus.

    Sur ce point je partage l’avis de @bzo. La perte de tonus musculaire du périnée et de l’anus ne peut venir que d’un problème physiologique, de la répétition de dilatations extrêmes ou d’un manque d’exercice.

    Je n’ai jamais rien inséré d’extrême mais je vois bien la différence par rapport au début.

    En ce qui me concerne je constate au contraire un renforcement spectaculaire de mes muscles périnéaux et anaux et une prise de conscience inattendue des différents groupes musculaires. Si vous sentez du relâchement n’hésitez pas à pratiquer de façon systématique des exercices de Kegel.

    Cette perte de tonus réduit-elle le potentiel de l’aneros ?

    Oui, puisque le lancement du moteur prostatique se fait en contractant l’anus pour faire remonter le masseur dans le rectum en le faisant glisser le long de la prostate, puis en recommençant après l’avoir laissé redescendre. Ces répétitions sont plus faciles à maintenir avec des muscles toniques.

    La force appliquée étant plus faible, j’imagine que cela a un impact sur le plaisir ressenti.

    Cette idée est en partie vraie dans la mesure où la tonicité musculaire du périnée est un facteur important de l’intensité du plaisir orgasmique. Mais elle est aussi en partie erronée.

    La preuve en est fournie par le fonctionnement de l’Eupho qui est un masseur plus fin que l’Helix qui donc « appuie » moins que l’Helix sur la prostate. Il procure pourtant souvent à ceux qui en maîtrisent l’utilisation des orgasmes plus puissants que ceux qu’ils connaissaient antérieurement avec leur Helix. L’exemple le plus récent sur notre forum est apporté par @rodward. Une autre preuve est l’efficacité des masseurs Peridise, pourtant beaucoup plus fins qui font vivre aussi à leurs utilisateurs expérimentés les mêmes expériences orgasmiques que celles offertes par les masseurs plus épais.

    Le plaisir prostatique est aussi une affaire de subtilité, de douceur, d’effleurement. C’est ce que nous découvrons au fur et à mesure que nous avançons dans notre reconditionnement orgasmique, le fameux « rewiring » des forums anglo-saxons.

    Bon cheminement @devi_x19.

    #35662
    AvatarDevi_X19
    Participant

    Bonjour, petit bilan des dernières expériences.

    Aillant la prostate à nouveau sensible et réceptive, mes deux dernières séances je les aient faite en me détendant un maximum et en laissant faire. Ce fût délicieux. Mes doigts m’en tremblent rien que de l’écrire. je sentais la tête de l’aneros masser très légèrement la zone sensible, puis sans brusquer, sans forcer le plaisir montait, montait. Pour une fois, je bougeais à peine, et chaque léger mouvement je le savourais à sa juste valeur. Ne réussissant pas à aller plus loin, j’ai actionné le vibromasseur mais à distance suffisante pour n’envoyer que de légères ondes. celui-ci est en forme de sexe masculin, avec la tête vibrante. Ensuite, j’ai caressé l’aneros très légèrement pour me procurer des soubresauts divins et enfin je l’ai appuyé fort, fort, en serrant mon sexe contre l’extrémité du vibromasseur. Je ne puis dire s’il y a eu orgasme ou autre mais ce fût très bon. En ce moment ma prostate sait que je parle d’elle et ça la réveille :).

    Comme précédemment, le fait d’écrire ici me fait prendre conscience de phénomènes qui me font réfléchir. Je disais que la vue de pornographie homosexuelle me stimulait et m’aidait à accéder au plaisir. Cela reste vrai, mais, je m’aperçois d’un phénomène assez étrange. Je m’explique. Étant hétérosexuel, le fantasme d’une femme me pousse à rechercher le plaisir physique par devant . Logique, j’ai envie de pénétrer la femme que je fantasme, et ainsi prendre du plaisir à deux. Ainsi, la masturbation, permet de simuler ce rapport imaginé, l’acte est en accord avec la pensée, tout va bien , l’orgasme peut arriver.
    Avec l’aneros, je ne puis reproduire ce que je vois en image ou en pensée. Je me retrouve dans une situation bancale où l’acte n’est pas relié au fantasme, freinant à mon sens l’arrivée de l’orgasme.
    Avec le fantasme homosexuel, l’image est en accord avec l’acte, c’est ce qui m’aide. Mais, étant hétérosexuel de base, n’aillant pour l’instant pas d’envie de jouissance entre homme, l’orgasme est réfréné.Reste le fantasme de chevillage, mais ça ne prend pas, car à mon sens le plaisir est unilatéral. Je sais que je devrais plus me concentrer sur les sensations, mais le fantasme m’aide à être excité, clef de voûte de mon plaisir. Enfin, je ne m’inquiète pas, je suis pour l’instant pleinement satisfait de ma pratique, et je l’accepte de plus en plus.

    Pour en revenir sur ce que je disais sur la perte de tonus anal, disons-le franchement, au tout début, ne rentrer qu’un doigt était pratiquement impossible voir douloureux. Maintenant je le fait sans trop de problème. Les personnes qui ont essayées la sodomie me renvoient le même constat. D’ailleurs, en cours j’avais étudié le fait qu’il y a deux sphincter, dont l’un nous n’avons aucun contrôle dessus. C’est à mon sens celui-ci qui se relâche irrémédiablement en pratiquant la sodomie. Je le sens d’ailleurs quand je m’ausculte. Vu le plaisir que je prends, je ne pense pas que cela joue à ce point, mais la question reste entière quant à la part de bonheur reliée à ce deuxième sphincter.

    Bonne soirée.

    #35673
    AndranerosAndraneros
    Admin bbPress

    Vous aviez commencé votre premier message sur notre forum avec cette phrase :

    J’ai longtemps hésité à m’inscrire sur ce forum, car cela voudrait dire que j’accepte l’échec de ma vie sexuelle, qui dévie vers des perversions honteuses à la recherche de substitut à mes sensations.

    Vous avez ensuite partagé avec nous une réflexion sur votre solitude, sur la nature hétérosexuelle de votre plaisir habituel et la nature homosexuelle de votre nouveau plaisir qui me donne l’impression que vous restez dans le mal être que montre cette citation. Votre dernier message me pousse à vous proposer une autre analyse de de la nature du plaisir que nous faisons naître pendant nos sessions.

    Tout part de votre réflexion :

    Étant hétérosexuel, le fantasme d’une femme me pousse à rechercher le plaisir physique par devant . Logique, j’ai envie de pénétrer la femme que je fantasme, et ainsi prendre du plaisir à deux. Ainsi, la masturbation, permet de simuler ce rapport imaginé, l’acte est en accord avec la pensée, tout va bien , l’orgasme peut arriver.

    Vous écrivez « j’ai envie de pénétrer la femme… et ainsi prendre du plaisir à deux ». Vous décrivez la situation, imprimée par notre société occidentale depuis des siècles, dans laquelle l’homme est maître de son plaisir et de celui de la femme, dans laquelle il prend son plaisir comme un dû. Vous constatez que dans cette situation notre pratique du massage prostatique n’a pas sa place.

    La pratique du massage prostatique demande un changement de paradigme. Vous devez renoncer à prendre votre plaisir. Vous devez apprendre à recevoir votre plaisir. Vous devez comprendre que votre pénis n’est qu’une des zones érogènes de votre corps, qu’il n’est qu’un des organes dont la stimulation conduit le cerveau à décréter que c’est l’heure de la jouissance. Mais l’activation sexuelle optimale des autres organes demande un autre état d’esprit, celui qui semble plus naturel chez la femme, accepter de recevoir son plaisir.

    C’est ce qui explique que nous parlons régulièrement de la découverte de notre part de féminité. Cette nouvelle forme de plaisir ne projette rien à l’extérieur (aucune éjaculation n’est nécessaire). Elle naît de la stimulation d’un organe interne, notre prostate. Dans le cas de l’utilisation d’un masseur, elle naît de la pénétration du masseur dans notre rectum. Elle peut être vécue comme un plaisir qui irradie dans tout notre être physique et spirituel au lieu d’être localisé au seul pénis. Une telle description est proche de celles que nous pouvons entendre sur le plaisir féminin.

    Prendre en considération ce changement d’état d’esprit permet d’éliminer toute honte, toute crainte de perversion et de considérer que les efforts d’apprentissage que nous faisons pour découvrir le plaisir prostatique sont un vrai travail de développement personnel. N’oublions pas que le fœtus n’est pas sexué pendant les premiers jours de sa croissance. Il porte tous les éléments utiles au développement des organes des deux sexes avant qu’un flux hormonal ne le spécialise en femme ou en homme.

    Bon cheminement @devi_x19.

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