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Ce sujet a 14 réponses, 4 participants et a été mis à jour par Andraneros Andraneros, il y a 1 semaine.

15 sujets de 1 à 15 (sur un total de 15)
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  • #31080

    Antoine
    Participant

    Bonjour à tous.

    Bon, ça fait un sacré moment que je me tâte pour poster sur ce forum, qui est super soit-dit en passant. Je suis un mâle de 38 ans, marié avec enfants, et suis très curieux depuis pas mal de temps sur le plaisir provenant de la zone anale. J’ai d’ailleurs commencé à m’y intéresser vers l’adolescence, je crois vers 13-14 ans, époque à laquelle je me pénétrais avec pas mal d’objets divers et variés. Bref.

    Vers 2013, si mes souvenirs sont exacts, j’ai cherché un moyen de satisfaire pleinement mes attentes pour atteindre un plaisir anal authentique, que j’ai toujours recherché, mais à peine effleuré (je reviendrai là-dessus un petit peu après). Je suis donc tombé à cette époque (2013) sur … ce site ! Donc je vous lis depuis belle lurette hein…

    Et à l’époque donc, je m’étais acheté un helix, car d’après le traité c’est le plus adapté pour les débutant. Tout émoustillé et excité par l’acquisition de ce joujou, je n’ai pas tardé à me faire une séance (toujours à cette époque). Les trois premières séances ressemblaient plus à un « examen prostatique », je n’avais rien ressenti de particulier. Je découvrais mon anatomie ano-rectale en quelque sorte, grâce à la géométrie de l’hélix. Mais étant habitué de la pénétration anale, c’était sans encombre (malgré mon hétérosexualité, je suis très habitué aux plugs et autres godemichets, qui ne m’ont jamais donné grande satisfaction, sauf le plaisir d’être soumis et « rempli ». tout en me masturbant.
    Puis ensuite, vint la 4ème séance, pendant laquelle j’ai eu peut-être « une petite chance du débutant » . Je vous la décris. Cette 4ème séance avait duré environ 90 minutes. J’étais principalement en chien de fusil, et je faisais de légères ondulations avec mon bassin, comme si je me faisais pénétrer par l’arrière en position de la cuillère. Et au bout de 45 minutes environ, à force de concentration et d’excitation, j’avais ressenti des fourmillements dans la zone pelvienne et autour de la prostate, et une sensation « de propagation électrique» très très agréable, et surtout très sexuelle, j’étais « hyper érotisé », j’avais adoré cette sensation totalement nouvelle. Un peu comme la première fois que j’avais éjaculé vers 11 ans, mais en plus « féminin » et « soumis au plaisir ». Après, lors de la dernière demi-heure, je n’ai plus réussi à ressentir grand chose et la fatigue l’a emporté.

    Maintenant nous sommes en 2018, et je n’ai jamais réussi à atteindre à nouveau ce stade. Hé oui, presque cinq ans plus tard… Et pourtant… Et pourtant je me fais des séances assez souvent (même si parfois il y a des pauses de un mois voir deux. Par exemple après une grosse infection vers 2015 je me souviens avoir arrêté environ 4 mois car je déprimais assez après à cause d’une mega fatigue).
    Mais là, depuis environ 2 ans, j’y reviens régulièrement. Je suis à 3 séances par semaine en ce moment. Et pourtant, je stagne… Il y a des sensations agréables, mais c’est très court, un bref instant, mais qui suffit à me faire comprendre le potentiel énorme qui se cache derrière toute cette affaire…

    Alors pourquoi j’y reviens toujours (et souvent !) même si je n’ai pas de progrès (ou plutôt jamais de sensations intenses,) ? Et bien parce que j’aime ça, même si les sensations sont trèèès légères. J’aime me faire prendre par ce bijou, j’aime me sentir « soumis » à ce plaisir latent qui provient des 4 coins de l’univers et qui j’espère un jour me prendra comme il faut et me fera gémir comme un fou (folle ?). Ca viendra…

    J’ai un côté très féminin dans mon approche. J’ai l’impression que j’ai un nouvel organe sexuel en dormance, mais qui ne veut pas encore se montrer, qui envoie juste de faibles signaux depuis de années. Dans mes dernières séances, j’aime me faire prendre par mon jouet en levrette. J’ai remarqué que des très légères contractions anales volontaires dans cette position en induisaient plein d’autre pendant le relâchement (à l’expire), elles totalement involontaires… très agréables. Une fois ou deux, ces contractions m’ont presque fait ressentir (ou ressenti mais très lointain) cette électricité, cette érotisation extrême de mon être que je désire tant (et surtout trop, hein ?). Ca a l’air si bon …. C’est déjà si bon, mais faible, il faut que je me laisse aller…

    Je pense que j’ai la technique, mêmes DES techniques, qui m’emmènent vers des contractions involontaires assez rapidement. J’ai énormément pratiqué. Mais je suis encore trop en mode machine et plein d’attente (je suis très cartésien à la base).
    Mais que j’aime cet état d’esprit de soumission, de chatouillement, d’être totalement soumis à l’aneros pendant ces sessions… C’est pour ça que j’y reviens toujours même si le plaisir en soi n’est jamais fort… il est comme un signal au loin qui m’échappe depuis des années.
    Mais à nouveau, j’aime plus que tout cet état d’esprit avant mes séances, d’un corps qui se soumet au plaisir de l’univers en lui présentant son nouvel organe de femme. Rien que d’en parler j’ai envie d’y retourner, même si c’est pour trois coups d’électricité érotisante de 3 secondes sur une séance de 90 minutes…

    En fait, j’ai envie de dire, même si je stagne encore comme ça jusqu’à ma mort, tant pis, au moins j’aurais aimé entrevoir cette femme, ce pur bonheur que j’aurais à peine à peine effleuré.
    Non mais en fait je veux aller plus loin, je veux connaître une augmentation de ces sensations, je veux m’ouvrir et me soumettre plus violemment à ce plaisir qui je l’espère me prendra de manière bien plus sauvage… Sinon je ne serai pas là ☺. Mais là à nouveau, j’ai une attitude attentiste, et il ne faut pas, n’est-ce pas ?

    Voilà en gros mon cheminement, qui est lent … Trèèès lent, depuis 2013. Mais c’est dans ma nature. Je suis lent à la détente. Alors sachez que je suis un sacré cartésien à la base. J’ai une formation scientifique et suis habitué à réfléchir en mode « je décortique tout ». C’est meêm mon boulot en fait… J’analyse beaucoup trop, et ai du mal à me laisser emporter, c’est peut être un frein à mon cheminement.

    Je suis donc preneur de conseils, adaptés au mieux à ce que je viens de vous raconter. Je désire ardemment invoquer cette femme qui dort en moi et qui a tant envie de se faire sauvagement prendre par ce plaisir qui je devine être indomptable et impitoyable. Je veux qu’il me prenne au travers de mon nouvel organe encore en dormance mais qui me titille depuis des années. Car pour l’instant, je n’ai que des échos faiblards… Mais que j’aime cette état de « soumission au plaisir », si différents du plaisir « mâle » de base. Le peu de sensations, aussi faibles soit-elles, que j’ai pu connaître sont juste … délicieuses.

    Un très grand merci à vous tous, avec mention aux ténors de ce site !
    Au plaisir de vous lire.

    Antoine,

    #31081
    bzo
    bzo
    Participant

    J’ai un côté très féminin dans mon approche. J’ai l’impression que j’ai un nouvel organe sexuel en dormance, mais qui ne veut pas encore se montrer, qui envoie juste de faibles signaux depuis de années.

    clairement et c’est assez original car peu de débutants ont cette idée directement,
    c’est un plaisir prostatique au féminin que tu recherches,
    c’est ce que je vis et quelques autres par ici

    Je désire ardemment invoquer cette femme qui dort en moi et qui a tant envie de se faire sauvagement prendre par ce plaisir qui je devine être indomptable et impitoyable.

    là tu fantasmes un peu,
    moi qui le vit au quotidien ce plaisir au féminin,
    je peux te dire que c’est tout le contraire, c’est très sauvage, très animal
    mais c’est en même temps aussi d’une douceur extrême, c’est plus de l’extase en fait,
    des vagues d’extase ressenties dans tout le corps
    contrairement au plaisir prostatique au masculin
    qui est beaucoup plus violent avec des enchaînements d’orgasmes à la queue leu leu

    Alors sachez que je suis un sacré cartésien à la base. J’ai une formation scientifique et suis habitué à réfléchir en mode « je décortique tout ». C’est meêm mon boulot en fait… J’analyse beaucoup trop, et ai du mal à me laisser emporter, c’est peut être un frein à mon cheminement.

    un sacré frein même,
    il m’est difficile de te donner des conseils technique,
    en effet ma pratique est tellement éloignée du traité d’Aneros,
    plus grand chose à voir en fait,
    donc j’ai décidé il y a quelque temps de ne plus trop donner de conseils aux débutants
    car cela risque d’entraîner de la confusion chez eux qui s’essaient dans la voie proposée par le traité

    quelques points cependant,
    si tu lis ici depuis quelques années, tu dois l’avoir certainement déjà lu maintes fois
    mais il est bon de le répéter,
    il faut laisser absolument toutes tes attentes au vestiaire,
    avant imagine tout ce que tu veux, espère tout ce que tu veux
    mais si tu commences ta séance avec toujours toutes tes attentes avec toi,
    cela ne va pas le faire

    tu n’y couperas pas, si tu veux atteindre le plaisir prostatique
    et plus particulièrement le plaisir prostatique au féminin,
    il va falloir apprendre à se laisser aller, à se laisser emporter,
    se rendre sans conditions, lever toutes tes défenses et te lover dans les bras du plaisir,
    qu’il fasse ce qu’il veut de toi,
    accepter de ne plus être que son jouet, son pantin entièrement à sa merci

    je ne te donne donc pas de conseils comme utiliser le masseur,ni comment respirer
    mais caresse-toi déjà, ardemment, passionnément,
    abandonne le côté automatique,
    il est question ici de se faire l’amour,
    surtout avec le plaisir au féminin,
    tu pressens le féminin en toi,
    tu pressens une possibilité de sexe de femme entre tes jambes,
    tout est bien là, il s’agit de faire monter tout cela à la surface,
    de le laisser s’emparer de ton corps

    je ne vais pas te dire de bouger comme une femme, cela ne rime à rien,
    cela doit venir de l’intérieur,
    tu dois sentir en toi d’irrésistibles impulsions, d’irrésistibles envies
    qui vont te faire bouger sans aucune considération si c’est masculin ou pas,
    le désir doit pouvoir te faire bouger comme il veut,
    indifféremment si ce sont des gestes et des mouvements masculins ou féminins
    selon les conventions établies

    se lâcher donc, la meilleure façon de se lâcher , je trouve,
    c’est d’y aller avec passion, avec ardeur et aucunement mécaniquement

    un autre conseil que je donne aux gens qui essaient avec le même masseur sans grand résultat,
    c’est d’essayer d’autres masseurs,
    un masseur qui va faire monter au plafond certains, va en laisser d’autres de marbre, donc…

    je te conseille plus particulièrement le Device d’Aneros,
    il bouge tout à fait différemment,
    on peut reproduire avec un mouvement de pénétration tout en venant presser la prostate,
    moi c’est toujours comme cela que j’ai pratiqué, j’ai vite laisser tomber la voie que proposait le traité

    voilà en vrac, j’espère que cela va t’être utile
    en attendant que d’autres viennent t’apporter des conseils plus techniques
    par rapport à la façon de faire traité d’Aneros

    bon courage, j’espère que tu va y arriver
    car effectivement ce plaisir prostatique au féminin, c’est quelque chose,
    c’est comme un fruit à mûrir en nous
    avec plein de douces extases, des sensations d’une richesse et d’une puissance inouïes,
    quelque chose de très épanouissant ressenti dans tout le corps,
    pas juste un enchaînement d’orgasmes

    #31083

    Antoine
    Participant

    Merci beaucoup pour cette réponse rapide.
    Je pense en effet que le fantasme est trop fort. D’où mon unique question: faut-il alors ne pas (ou ne pas trop) fantasmer PENDANT les séances ? Les images m’aident à rester exciter.

    D’autre part une précisions. Quand je parle de soumission au plaisir, c’est le fait de ne rien contrôler (ce que je ressens déjà un peu pendant les involontaires), plus que de la soummission ‘classique’. C’est plus un appel vers ces vagues que je pressens.

    Bien à vous

    #31084
    bzo
    bzo
    Participant

    D’où mon unique question: faut-il alors ne pas (ou ne pas trop) fantasmer PENDANT les séances ? Les images m’aident à rester exciter.

    non, absolument non, pas d’images, il vaut mieux prendre les bonnes habitudes dès le départ,
    tu as tout ce qu’il faut en toi, pour produire toute l’excitation nécessaire

    C’est plus un appel vers ces vagues que je pressens.

    tu as l’intuition de la possibilité de plaisir, de ce potentiel, c’est déjà une bonne chose

    Quand je parle de soumission au plaisir, c’est le fait de ne rien contrôler

    c’est la bonne attitude, plus particulièrement dans ce plaisir prostatique au féminin,
    on lève toutes les défenses, on se laisse aller, on se laisse emporter,
    on n’est plus que le jouet, le pantin de notre plaisir

    il s’agit maintenant d’éveiller les forces en toi, de faire monter ce féminin,
    de la laisser prendre les commandes de ton corps

    #31085
    Andraneros
    Andraneros
    Admin bbPress

    Bonjour @antoine et bienvenue sur notre forum.
    Décider d’intervenir sur le forum après cinq ans de lecture et de pratique malheureusement peu satisfaisante du massage prostatique est en soi un compliment que vous nous faites, en plus des mots très gentils avec lesquels vous commencez votre message. Nous vous en remercions.

    Votre présentation nous donne de bonnes informations qui nous permettent d’ouvrir la conversation dans les meilleures conditions. Vous nous dites :

    mon cheminement, qui est lent … Trèèès lent, depuis 2013. Mais c’est dans ma nature. Je suis lent à la détente.

    Bienvenue au club @antoine ! La leçon que je tire de ma propre expérience est qu’après un tel diagnostic, le plus important est d’accepter cette situation, d’accepter que le rythme de vos progrès se fasse en mois ou en trimestres quand d’autres apprentis mieux disposés compteront en jours ou en semaines. A vous lire j’ai bien l’impression que vous avez adopté le bon état d’esprit, sinon vous ne seriez pas ici avec nous.

    je suis un sacré cartésien à la base. J’ai une formation scientifique et suis habitué à réfléchir en mode « je décortique tout ». C’est même mon boulot en fait… J’analyse beaucoup trop, et ai du mal à me laisser emporter, c’est peut être un frein à mon cheminement.

    Bienvenue au club @antoine ! Je n’ai pas suivi de formation scientifique mais je suis aussi « habitué à réfléchir en mode « je décortique tout ». ». Vous l’avez sans doute constaté au long de mes messages. Cette mécanique intellectuelle est un avantage si vous savez la mettre en pause de temps en temps, particulièrement pendant vos sessions pour mieux la relancer entre vos sessions.

    En lisant le traité d’Aneros et de nombreux messages sur notre forum ou sur les autres forums spécialisés, vous avez compris que, même pour les habitués de la stimulation anale, la pratique du massage prostatique génère des sensations qui ont plusieurs caractéristiques particulières :
    • elles sont nouvelles et difficiles à reconnaître,
    • initialement elles sont très légères, très subtiles,
    • elles sont facilement bloquées par toute tension musculaire localisée entre le périnée et le ventre,
    • elles peuvent ne rien avoir de « sexuel »,
    • elles n’apportent pas de « plaisir immédiat ».
    En terme de logique elles ne se rattachent à rien de ce que vous connaissez par vos expériences sexuelles précédentes. Donc quand vous faites vos sessions vous devez vous transformer en téléscope SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence) et ouvrir vos sens, votre sensibilité et votre intelligence pour trouver les signaux envoyés par votre prostate sans savoir à quoi ils ressemblent. Pour le faire dans les meilleures conditions vous devez faire silence en vous-même, pointer votre sensibilité sur le bon secteur, être prêt à recevoir n’importe quel signal. En d’autres termes vous devez être détendu, l’esprit concentré sur votre expérience et sans aucune attente préconçue.

    Vous donnez une grande importance à votre « côté très féminin dans (votre) approche ». C’est un fantasme qu’il n’est pas question de discuter et qui vous sera peut-être très utile un peu plus tard pour donner du contenu à vos sessions. Mais en l’état actuel c’est surtout une forme d’attente très formatée qui présente le risque de vous empêcher de reconnaître vos premières sensations prostatiques.

    Mais je suis encore trop en mode machine et plein d’attente (je suis très cartésien à la base).

    Qu’entendez-vous par « mode machine » ? Est-ce cela signifie que vous appliquez les conseils du traité d’Aneros de façon automatique, mécanique sur la base de « ça a marché pour @adam, donc ça marchera pour moi si je fais exactement pareil » ? (logique scientifique industrielle) Si c’est le cas il y a une chance que ça marche contre 9 999 (voire plus) que ça ne marche pas. Nous sommes tous différents et devons adapter la méthode à ce que nous sommes.

    Mais là à nouveau, j’ai une attitude attentiste, et il ne faut pas, n’est-ce pas ?

    Ben oui ! Suis-je tenté d’écrire.
    J’en arrive à un conseil souvent répété dans mes messages, pour échapper à vos attentes essayez d’engager vos sessions de massage prostatique non pas pour atteindre l’orgasme, mais comme de simples séances d’entraînement sans aucun autre objectif que de mettre en œuvre les compétences nécessaires au démarrage d’une bonne session et de passer un bon moment pour vous-même. Avant de faire une expérience scientifique décisive, on en fait plusieurs qui servent à calibrer les appareils. Vous connaîtrez l’orgasme quand vous serez prêt à le recevoir.

    Votre quatrième session semble vous avoir permis de vivre un moment de plaisir prostatique suffisamment intense pour marquer votre mémoire. Cette « chance du débutant » n’est pas rare ; de même il n’est pas rare que ceux qui ont cette chance galèrent longtemps ensuite pour vivre à nouveau une expérience aussi intense. Que se passe-t-il entre ces deux moments ? Vous vous attendez à revivre la même expérience automatiquement et cette attitude naturelle bloque vos sensations. Il faut tout une phase d’apprentissage pour retrouver ces sensations initiales.

    Il y a des sensations agréables, mais c’est très court, un bref instant, mais qui suffit à me faire comprendre le potentiel énorme qui se cache derrière toute cette affaire…

    Il est possible qu’à ces moments vous relâchiez votre concentration, que sous l’effet de ces sensations vous ne soyez plus aussi détendu qu’il le faudrait parce que vous attendez la suite… Il est très important de rester dans l’instant, de ne vivre que ce que vous ressentez sans en attendre aucune progression. Idéalement vous devriez laisser ces sensations occuper la totalité de votre conscience, sans penser à rien d’autre, ni espoir orgasmique, ni fantasme sexuel.

    Plutôt que de penser avant même le début de votre session que vous avez un organe féminin, que de chercher à l’activer pendant la session, oubliez le au profit de vos vraies sensations. Peu à peu au fil des progrès de vos sensations cet organe féminin va se développer naturellement si votre fantasme fait partie de votre nature profonde.

    Au cours de votre cheminement la perception de votre plaisir prostatique va évoluer ; il est important de ne pas vous bloquer sur une attente qui ne ne correspond peut-être pas à la manière dont vous commencez à réagir à cette forme particulière de stimulation. J’espère ne pas vous décevoir avec mes remarques et je vous souhaite un bon cheminement avec nous @antoine.

    #31092
    pcommep
    pcommep
    Participant

    Salut @antoine,
    Je salue ta persévérance et ta patience. Et je comprends ta soif et ton envie.
    Je ne vais pas apporter beaucoup plus que les excellents posts de @bzo et @andraneros. Simplement, insister sur quelques points :
    – laisser faire, lâcher prise total et laisser venir ; c’est tout un travail de perte de contrôle, qui n’est pas habituel chez l’homme. Mais comme tu es déjà sensible ou sensibilisé au plaisir au féminin, ou en tout cas c’est ce que tu recherches, mon expérience personnelle m’a montré que tout a vraiment décollé et a évolué que lorsque je me suis laissé faire par les sensations que je sentais naître, que j’abandonnais ma volonté habituelle de contrôler et de diriger.
    – soumission : oui, il s’agit là d’une soumission à TON corps, à TES sensations. Il n’y a rien là de la soumission que l’on peut souhaiter ou que l’on peut vivre, ou subir parfois dans un rapport homosexuel (je suis homosexuel, je précise). Je dissocie d’ailleurs pour ma part, les séances avec et sans Aneros, qui n’entrent pas dans la même catégorie. Je me sens beaucoup plus homme pénétré avec Aneros (ce qui est plus proche de ma pratique habituelle avec mon compagnon), et beaucoup plus et délicieusement femme sans Aneros, lorsque je sens mon corps se transformer.
    – si des sensations courtes ou furtives sont déjà là, c’est le plus important. Elles ne demandent qu’à se développer.
    Pourquoi ça ne va pas plus loin ? : Est-ce que tu es dans un environnement favorable ? Je veux dire par là, est-ce que ton environnement te permet un relâchement total. Il y a le stress de la vie courante, certes. Mais si tu ne vis pas seul, est-ce que ta partenaire est au courant, est d’accord avec cette pratique ? Est-ce que tes enfants sont dans les parages pendant tes séances ? Le fait d’être sur ces gardes peut être handicapant pour vivre une belle séance satisfaisante.
    Voilà, j’espère pouvoir contribuer par ces quelques mots à une recherche fructueuse de tes plaisirs. Je te souhaite de bons voyages vers les rives orgasmiques.

    #31097
    bzo
    bzo
    Participant

    Je ne vais pas apporter beaucoup plus que les excellents posts de @bzo et @andraneros.

    surtout ceux d’@andraneros,
    les miens te parlent à toi, @pcommep parce que tu es déjà à un stade avancé
    mais pas sûr qu’à un débutant, ils soient vraiment utiles

    mon enthousiasme me fait écrire des choses
    mais sont-ils vraiment utiles à quelqu’un qui n’a pas encore de vraies sensations prostatiques?
    qui n’a pas déjà une certaine maîtrise de sa pratique?
    rien n’est moins sûr

    #31099
    pcommep
    pcommep
    Participant

    @bzo et à tous, il y a plusieurs types de posts, ceux un peu plus techniques, qui vont permettre de comprendre pourquoi on est dans une voie sans issue par exemple, et ceux plus basés sur les sensations, les ressentis. Cette deuxième catégorie peut aider à comprendre ce que l’on ressent, à accepter ces nouvelles sensations, parce que partagées par d’autres, à être rassuré aussi, tellement nos nouvelles expériences sont parfois décoiffantes. Dans nos parcours respectifs, il me semble que tout est bon à lire. Pour ma part, le partage, les comparaisons, les expériences de notre communauté de prostatophiles m’ont permis et me permettent d’avancer et de découvrir toujours un peu plus. Et je ne peux que conseiller de lire un max de posts pour s’en enrichir.
    Bises à tous les contributeurs

    #31103
    Andraneros
    Andraneros
    Admin bbPress

    Je suis tout à fait d’accord avec ta remarque @pcommep.
    Certains de nos lecteurs ont besoin d’être pris par la main pour avancer, d’autres ont besoin de rêver pour s’envoler.
    Bon cheminement à tous.

    #31127

    Antoine
    Participant

    Bonjour à tous,

    Merci beaucoup pour vos réponses.

    Pour répondre à @pcommep : Niveau tranquillité, oui, lorsque je fais mes séances, je suis seul, j’ai la chance de pouvoir le faire souvent en semaine, pendant environ 2 heures. Donc je suis totalement libre, et ça n’est pas un frein.

    Pour répondre à @andraneros: oui le mode « machine » c’est j’appuie sur un bouton, et hop ça marche. Je vois bien qu’au bout de tant d’années, ça ne fonctionne pas comme ça. C’est frustrant de voir tant de gens avoir ce trésor, sans jamais l’atteindre, ou à peine l’entrevoir lors de sensations fugaces. Mais comme je suis d’une nature ultra persévérante, je continue d’essayer à l’infini. Je me dis qua ça finira bien par arriver, mais que maintenant il est temps de venir chercher des petits « trucs » adaptés à mon cas sur ce super forum. Du coup je tiens à le redire: parler de choses tellement intimes avec tant d’ouverture d’esprit… rien que ça je trouve que c’est génial, cela me procure une sensation de partage universel bienveillant.

    Pour répondre à tous, et beaucoup à @bzo: du coup je remets en question un mode de fonctionnement que j’ai toujours eu: le fantasme. Si je ne fantasme pas pendant la séance, je perds mon excitation. Et du coup ça se transforme en séance médicale: juste une pression sur la prostate et pas d’excitation, donc pas de trigger ni d’amplification….
    Ai-je été bercé dans trop de porno ? (car c’est le cas, j’ai toujours été très stimulé par le visuel). Aussi, autre question, qui en découle: ne pas éjaculer pendant longtemps peut aider? D’après les forums, oui, faut que j’essaie…
    En tout cas, m’exciter seul, juste avec mes sensations, ça , c’est un challenge j’ai envie de dire, pour moi. Et cela explique peut-être pourquoi tant de stagnation sur tant d’années… D’ailleurs les bonnes sensations fugaces faisaient souvent suite à une image mentale bien excitante, puis après, hop, ça disparait…

    Bien à vous,
    A

    #31131
    bzo
    bzo
    Participant

    du coup je remets en question un mode de fonctionnement que j’ai toujours eu: le fantasme.

    tu veux dire par fantasme que tu imagines des scènes érotiques durant la séance?

    si oui, comme je l’écrivais dans un autre fil,
    il faut faire confiance à son corps,
    sans porno, sans scène imaginée, il est très capable en partant de zéro
    d’une progression de l’excitation où les sensations graduellement s’amplifient
    jusqu’à atteindre des niveaux où les orgasmes arrivent

    c’est peut-être plus dure au début comme cela
    mais tu es ainsi assuré d’avoir un vrai plaisir prostatique de qualité
    et non pas un ersatz, du simili plaisir prostatique,
    ce sera de l’authentique, du plaisir prostatique grand crû, appellation protégée,
    pas de la piquette du supermarché,
    à l’origine douteuse

    Ai-je été bercé dans trop de porno ? (car c’est le cas, j’ai toujours été très stimulé par le visuel)

    peut-être.

    essaie de remettre en question ces habitudes, en tout cas par rapport à ta pratique prostatique,
    certains par ici regarde du porno durant leur séance,
    je ne suis pas sûr que ce soit vraiment du plaisir prostatique qu’ils obtiennent ainsi,
    cela peut apporter quelque satisfaction pendant un certain temps
    mais pas bien longtemps
    car cela ne va pas bien loin ainsi

    Aussi, autre question, qui en découle: ne pas éjaculer pendant longtemps peut aider?

    très certainement que cela aide, moi cela fait des mois que je ne me masturbe plus,
    ainsi mes réservoirs sont toujours au maximum
    car je n’ai pas d’autre activité sexuelle que ma pratique

    ceci étant dit, faire l’amour avec un ou une partenaire,
    je ne crois pas du tout que cela nuise à la qualité de notre pratique,
    tout du contraire,
    enfin c’est ma théorie,
    je crois qu’il y a échange d’énergie sexuelle plus subtile
    que juste un lâcher de sperme lors de l’acte

    tu dépenses de l’énergie sexuelle
    mais tu en reçois aussi,
    il y a donc renouvellement de notre énergie sexuelle
    et aucune déperdition réelle,
    c’est une conception un peu tantrique de l’énergie sexuelle dont je parle là

    voilà pourquoi je crois que ce n’est pas un problème par rapport à la pratique prostatique
    par contre lors de la masturbation, il y a éjaculation
    mais aussi déperdition de cette énergie sexuelle plus subtile,
    qui n’est pas compensée par l’apport de l’énergie sexuelle du ou de la partenaire,
    ainsi il faut au moins une dizaine de jours
    avant de retrouver son niveau maximum ,
    c’est quelque chose que j’ai expérimenté pas mal de fois cette déperdition d’énergie
    du temps où je me masturbais encore parfois,
    c’est pour cela que j ne le fais plus depuis longtemps

    mais bon, si on n’a pas de partenaire,
    c’est plus facile à dire qu’à faire
    si le plaisir prostatique n’est pas fort au point d’apporter une satisfaction suffisante

    en d’autres termes, je n’ai aucun mérite à ne pas me masturber
    car ma pratique m’apporte tout ce dont j’ai besoin pour être satisfait au quotidien
    et je ne ressens aucun besoin de le faire depuis longtemps,
    même en regardant de temps à autre des scènes pornographiques,
    juste pour le plaisir de voir des bites dressées, des corps de femmes nues en action,
    enfin tout cela,
    si j’éprouve un besoin après, je me mets juste au lit,
    je pratique un peu et je suis satisfait,
    le besoin a été comblé

    #31132

    Antoine
    Participant

    Bonjour à tous,

    Merci bzo pour la réponse adaptée.

    En effet, j’imagine énormément de scènes pendant mes séances. Mais il est vrai que parfois, et c’est souvent au début de la séance, que les chatouillements au niveau de la prostate sont excitants en soi. D’ailleurs j’ai maintenant en général mes sensations agréables mais fugaces, parfois presque de plaisir, essentiellement lors la première demi-heure. Comme je le disais, j’ai même pas mal de contractions involontaires, le côté mécanique de la chose je le cible à peu près.

    Concernant le dernier point dont il est questions, à savoir l’éjaculation, je pense que c’est une bonne piste, en tout cas pour mon cas. Car je suis très actif sexuellement, entre masturbation et ébats amoureux. En conséquence, je confirme que je suis souvent « soulagé » et vidé de mon énergie sexuelle. D’ailleurs, j’ai déjà tenté par le passé de ne pas éjaculer pendant les ébats. C’est difficile mais j’y arrivais. C’était assez contradictoire comme sensation. D’une part il y a bien sur la sensation de ne pas être allé au bout, c’est le côté frustration, mâle reproducteur j’ai envie de dire. D’autre part, il y a le côté  » je reste érotisé » qui est très plaisant. Limite il faudrait faire une séance à ce moment là!
    Bref je vais creuser de ce côté là. En étant plus excité « chimiquement », ça pourra peut être améliorer mes séances. Donc rdv dans une semaine :p

    Sinon je suis assez d’accord avec ton point de vue sur l’énergie sexuelle. Après avoir fait l’amour avec sa moitié, c’est différent de la fin de la masturbation. Faire l’amour, c’est plus qu’un coït. Il y a quelque chose de plus. Bref, je n’y connais rien au tantrisme, mais je partage ce sentiment.

    Merci encore.
    A

    #31149
    Andraneros
    Andraneros
    Admin bbPress

    Vous nous dites @antoine :

    Si je ne fantasme pas pendant la séance, je perds mon excitation.

    Question : Est-ce que vos fantasmes portent sur des plaisirs typiquement associés à une sexualité classique, excitation, érection, orgasme, éjaculation, ou sur un plaisir typiquement prostatique ? Dans le premier cas votre esprit est détourné de ce qui peut se passer autour du masseur et de votre prostate. Dans le second cas est-ce que vos fantasmes s’appuient sur vos premières sensations personnelles ou sur celles qui sont décrites dans les témoignages que vous lisez ? Dans le second cas vous risquez de nourrir une attente contre-productive.

    C’est frustrant de voir tant de gens avoir ce trésor, sans jamais l’atteindre, ou à peine l’entrevoir lors de sensations fugaces.

    L’intérêt pour un cartésien de lire tous ces témoignages est
    • de découvrir l’existence d’une autre forme de plaisir sexuel, dont jamais personne ne vous a parlé quand vous découvriez votre sexualité,
    • de pouvoir raisonnablement penser grâce à la multiplicité des témoignages et à leur diversité, que ce plaisir est réel et accessible au plus grand nombre même si un apprentissage est nécessaire.

    C’est fait ! Mais en tant que cartésien vous devez accepter que, dans un domaine aussi psychologique et intime, chacun peut être différent. Notre fonctionnement humain est loin du « mode machine ». C’est ce que vous commencez à comprendre et vous permettra de ne plus souffrir d’aucune frustration. Dans votre cas la pratique du massage prostatique s’apparente à la découverte de la méditation. Vous en ressentirez les premiers bénéfices (les premières vagues de plaisir) si vous acceptez qu’ils soient à l’échelle de votre compétence présente, c’est à dire très faible pour commencer.

    Si vous constatez régulièrement qu’après 30 ou 45 minutes vous perdez toutes sensations autour de votre prostate, n’hésitez pas à mettre fin à votre session. Il est inutile de la prolonger car si vous le faites vous chercherez à « forcer » votre plaisir, ce qui est contre-productif. Vous devez avoir envie de faire vos sessions ; plus vous en aurez envie, plus elles seront satisfaisantes.

    ne pas éjaculer pendant longtemps peut aider? D’après les forums, oui, faut que j’essaie…

    C’est utile d’essayer, mais « longtemps » n’a pas de valeur absolue. En outre sur ce point comme sur les autres rien n’est automatique. C’est à gérer en fonction de votre appétit sexuel et surtout en fonction de la fréquence et de la forme de vos ébats avec votre femme. Si vous désirez rester plusieurs jours sans éjaculation il est important d’expliquer à votre femme pourquoi afin de
    • lui éviter des interrogations inutiles et douloureuses,
    • lui donner l’occasion de vous soutenir et de vous encourager,
    • préparer avec elle des ébats sans éjaculation pour lui permettre de vivre son plaisir sans ressentir de frustration de ne pas pouvoir « vous finir ».

    En tout cas, m’exciter seul, juste avec mes sensations, ça , c’est un challenge j’ai envie de dire, pour moi.

    Alors banco @antoine ! Bon cheminement.

    #31155
    bzo
    bzo
    Participant

    En tout cas, m’exciter seul, juste avec mes sensations, ça , c’est un challenge j’ai envie de dire, pour moi.

    Alors banco @antoine ! Bon cheminement.

    j’ai envie de rajouter,
    tant qu’on n’a connu qu’une sexualité classique, en tout cas aucun de ces jeux plus élaborés en solitaire,
    on a du mal à imaginer que cela puisse être possible,
    de pouvoir arriver à des orgasmes juste avec ses sensations,
    sans aucune manipulation de son sexe ou de pénétration anale

    mais une fois qu’on est bien avancé là-dedans,
    qu’on arrive à bien se lâcher, qu’on devient sensible à toutes sortes de sollicitations
    comme les auto-caresses
    et puis bien sûr les vibrations de sa prostate,
    on se rend compte que notre sexualité est tellement protéiforme,
    qu’il y a mille manière d’arriver à la jouissance,
    une fois qu’on sait comment solliciter son corps,
    lui il ne demande que cela,
    notre chair aime jouir, aimer éprouver du plaisir,
    il suffit pour ainsi dire que de se laisser aller à ses impulsions,
    à son imagination, à ses envies,
    d’oser en fait

    certains n’osent pas y aller
    et ceux qui seraient prêt à oser, ne savent pas qu’on peut y aller,
    ou ne savent pas comment y aller

    la difficulté aussi,
    c’est qu’il n’y a pas une voie royale, commune, qu’il suffit d’indiquer avec suffisamment de précision,
    il y a des points communs techniques et mentaux à tous nos parcours
    mais il y a des singularités,
    chaque parcours à certains égards, est unique
    et ce sont ces points qui n’appartiendront qu’à toi,
    qui prennent souvent du temps à être découverts, maîtrisés,
    forcément comme personne n’y a été

    c’est à chacun de les découvrir dans son coin, ces points d’achoppement, uniques pour chacun, sur le parcours,
    de les apprivoiser suffisamment pour chevaucher la vague

    #31584
    Andraneros
    Andraneros
    Admin bbPress

    Bonjour @antoine.
    Est-ce que nos échanges vous aident à modifier votre état d’esprit ? Est-ce que les réponses apportée à vos premières questions vous aident à mieux gérer vos sessions de massage prostatique ?

    J’espère que depuis trois semaines vous avez pu commencer à prendre en compte dans votre pratique certains des éléments proposés par nos amis. Bon cheminement @antoine.

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