Ce sujet a 718 réponses, 14 participants et a été mis à jour par bzo bzo, il y a 3 heures et 46 minutes.

20 sujets de 301 à 320 (sur un total de 719)
  • Auteur
    Messages
  • #33844
    bzo
    bzo
    Participant

    mon petit cul chéri, il est vraiment temps que tu me laisses aller prendre mon petit déjeuner,
    tu m’as fais gémir, tu m’as fais jouir , toute ma matinée

    mais je suis insatiable, j’en veux toujours plus,
    toujours plus, toujours plus,
    déjà cela me reprend, déjà cela me démange à nouveau,
    j’ai les mains qui brûlent d’envie d’aller à la rencontre de ma peau,
    j’ai la peau qui brûle d’envie d’être parcourue,
    j’ai mon petit trou trou d’amour qui me chatouille, qui me gratouille,
    j’ai tout le corps qui brûle de désir,
    j’ai tout le corps qui brûle de désir

    #33845
    bzo
    bzo
    Participant

    lettre à un débutant

    notre corps,
    notre source principale de savoir,
    doit être presque notre unique source de savoir

    débutant, tu ne sais pas par où commencer?
    c’est parfait! vraiment parfait,
    la page est vierge, l’aventure peut commencer,
    fort de quelques conseils de base, de quelques principes de base,
    l’aventure en balbutiant, peut commencer

    en attendant d’être en mesure d’apprendre de ton corps,
    en attendant d’être en mesure d’écouter ton corps,
    fais plutôt à peu près n’importe quoi, n’importe comment,
    fais à peu près n’importe quoi, n’importe comment,
    mais fais doucement, fais à peu près résolument,
    surtout ne réfléchis,
    surtout ne réfléchis pas à ce que tu vas faire,
    tu seras là en train de tisser les mailles d’un filet
    dont plus tard, tu vas avoir du mal à te dépêtrer

    préfère le chaos, préfère la maladresse, préfère la spontanéité,
    une ardente douceur, une douce ardeur, sois fiévreux, ne calcule pas,
    sois entier, sois entier, sois entier, sois entièrement dans ce que tu fais,
    sois entièrement dans tous tes gestes, dans tous tes mouvements

    il y aura un moment où tu commenceras à entendre ton corps,
    il y aura un moment où tu commenceras à entendre ce qui lui plait,
    il y aura un moment où tu commenceras à entendre ce qu’il veut que tu fasses,
    il y aura un moment où au plus tu te lanceras sans réfléchir,
    au plus ta voix te parviendra, claire, nette, précise, te guidant dans l’instant

    il y aura un moment où où tout va devenir plus précis, plus fouillé,
    où l’infinité des détails se révéleront dans toute leur finesse, leur richesse et leur variété

    il y aura un moment où les gestes et les mouvements seront pensés pour toi ,
    par quelque chose en toi, plus bas que ta tête,
    par quelque chose tout près de ton corps, lové tout contre ton corps,
    qui lui parle et qui t’écoute,
    qui l’écoute et qui te parle

    en attendant, juste laisse-toi aller
    et avec toute la fougue et la douceur possible
    et avec toute la fougue et la douceur dont tu es capable,
    lance-toi sans réfléchir, lance-toi tranquillement,
    prends ton temps, sans rien attendre, juste profiter de l’instant,
    juste profiter de ces instants d’intimité,
    d’intimité miraculeuse par moments,
    avec ton corps, avec toi-même, avec tes abysses, avec ton désir

    ton désir
    qui est en passe de te dévoiler mille et une facettes
    que tu ne soupçonnais pas jusqu’ici,
    ton désir qui est en passe de te révéler tout un arc en ciel de sensations nouvelles

    avec ton désir qui va prendre de la bouteille, qui va prendre du millésimé,
    avec ton grand désir

    avec ton grand désir qui va se révéler peu à peu en toi,
    celui qui s’abreuve directement dans tes abysses,
    celui qui regarde dans les yeux du ciel le plus pur, dans les yeux du ciel le plus bleu,
    celui qui résonne de la vibration la plus cristalline,
    celui qui porte, qui transporte, au-delà de toutes les limites,
    comme un tapis magique

    de nouveaux territoires rapidement se révéleront à toi,
    sois ardent, sois passionné, sois attentionné,
    prodigues-toi tout l’amour dont tu es capable,
    juste pense à toi comme à une autre personne à aimer,
    une personne à aimer et à qui faire l’amour passionnément, ardemment,
    de toutes ses forces, de toute sa douceur, de toute sa tendresse

    #33846
    bzo
    bzo
    Participant

    lettre à un débutant
    (version finalisée et corrigée)

    notre corps,
    notre source principale de savoir,
    doit rester presque notre unique source de savoir

    débutant, tu ne sais pas par où commencer?
    c’est parfait! vraiment parfait,
    la page est vierge, l’aventure peut commencer,
    fort de quelques conseils de base, fort de quelques principes de base,
    l’aventure en balbutiant, peut commencer

    en attendant d’être en mesure d’apprendre de ton corps,
    en attendant d’être en mesure d’écouter ton corps,
    fais plutôt à peu près n’importe quoi, n’importe comment,
    fais à peu près n’importe quoi, n’importe comment,
    mais fais doucement, mais fais à peu près résolument,
    surtout ne réfléchis,
    surtout ne réfléchis pas à ce que tu vas faire,
    tu seras là en train de tisser les mailles d’un filet
    dont plus tard, tu vas avoir du mal à te dépêtrer

    préfère le chaos, préfère la maladresse, préfère la spontanéité,
    une ardente douceur, une douce ardeur, sois fiévreux, ne calcule pas,
    sois entier, sois entier, sois entier, sois entièrement dans ce que tu fais,
    sois entièrement dans tous tes gestes, sois entièrement dans tous tes mouvements

    il y aura un moment où tu commenceras à entendre ton corps,
    il y aura un moment où tu commenceras à entendre ce qui lui plait,
    il y aura un moment où tu commenceras à entendre ce qu’il veut que tu fasses,
    il y aura un moment où au plus tu te lanceras sans réfléchir,
    au plus sa voix te parviendra, claire, nette, précise, te guidant dans l’instant

    il y aura un moment où où tout va devenir plus précis, plus fouillé,
    où l’infinité des détails se révéleront dans toute leur finesse, leur richesse et leur variété

    il y aura un moment où les gestes et les mouvements seront pensés pour toi ,
    par quelque chose en toi, plus bas que ta tête,
    par quelque chose tout près de ton corps, lové tout contre ton corps,
    qui lui parle et qui t’écoute,
    qui l’écoute et qui te parle

    en attendant,
    juste laisse-toi aller
    et avec toute la fougue et la douceur possible
    et avec toute la fougue et la douceur dont tu es capable,
    lance-toi sans réfléchir, lance-toi tranquillement,
    prends ton temps, sans rien attendre, juste profiter de l’instant,
    juste profiter de ces instants d’intimité,
    d’intimité si miraculeuse par moments,
    avec ton corps, avec toi-même, avec tes abysses, avec ton désir

    ton désir
    qui est en passe de te dévoiler mille et une facettes
    que tu ne soupçonnais pas jusqu’ici,
    ton désir qui est en passe de te révéler tout un arc en ciel de sensations nouvelles

    avec ton désir qui va prendre de la bouteille, qui va prendre du millésimé,
    avec ton grand désir qui va se révéler peu à peu en toi,
    celui qui s’abreuve directement dans tes abysses,
    celui qui regarde dans les yeux du ciel le plus pur, dans les yeux du ciel le plus bleu,
    celui qui résonne de la vibration la plus cristalline,
    celui qui porte, celui qui transporte, au-delà de toutes les limites,
    comme un tapis magique

    de nouveaux territoires rapidement se révéleront à toi,
    sois ardent, sois passionné, sois attentionné,
    prodigues-toi tout l’amour dont tu es capable,
    juste pense à toi comme à une personne à aimer,
    une personne à aimer et à qui faire l’amour passionnément, ardemment,
    de toutes ses forces, de toute sa douceur, de toute sa tendresse

    #33847
    bzo
    bzo
    Participant

    je me rends compte qu’ici,
    il s’agit de témoigner d’une pratique, d’essayer de transmettre, d’aider un peu
    mais avant tout d’assouvir ma soif d’écriture

    mon bon monsieur, qu’est-ce que vous voulez, j’adore cela, écrire,
    presque autant que d’assouvir mon désir,
    mon désir qui a grandi, qui a mué,
    mon grand désir

    #33848
    bzo
    bzo
    Participant

    de retour de ma promenade dans Bruxelles, courses, bouquinistes, un petit festival de jazz

    petit intermède,
    cela n’a rien à voir avec le sujet qui nous occupe par ici,
    ce sujet vissé à notre corps, qui nous travaille la chair
    et dont je relate le déroulement dans ma petite personne avec ce fil

    rien à voir donc, juste avais envie de le signaler,
    suis passé près d’un des parterres du nouvel piétonnier
    qui est en train de se mettre en place, de se construire, dans l’archi-centre de Bruxelles,
    cela va être magnifique,
    chacun, quelques mètres carrés de gazon, de plantes et de fleurs diverses,
    pour l’instant protégé par une barrière en bois assez bucolique

    il avait plu, un orage assez fort, la lumière était crue, spéciale, d’après orage,
    à travers la nombreuse humidité encore en suspens et les nuages remplis d’eau
    je restais un long moment à observer, à admirer toutes ces nuances de jeune vert,
    c’était frappant, il y avait le vert vigoureux du gazon, tendre,
    comme ayant tété la lumière, ayant été biberonné à la lumière
    et puis des tas d’autres nuances de vert,
    tout cela sous les rayons timides d’un soleil qui commençait à percer à travers les nuages
    et puis de nombreuses personnes tout autour qui vaquaient à leur samedi,
    les hordes de touristes aussi

    je fus enchanté jusqu’au fond de l’âme pendant quelques instants,
    plongé dans l’admiration de toutes ces nuances de vert,
    leur délicate harmonie, leur frissonnement, chargé de gouttes d’eau, avec un petit vent qui persistait de l’orage,
    leurs délicats contrastes, sur ces quelques mètres carrés, m’ont frappé,
    m’ont enchanté pendant un long moment où je restais perdu dans ma contemplation

    #33849
    bzo
    bzo
    Participant

    le grand désir chante en moi, le grand désir danse en moi,
    le grand désir joue en moi, le grand désir a pris ses aises en moi,
    le grand désir s’est installé dans ma chair comme dans un nid,
    il attend juste mon signal

    c’est comme un chant polyphonique qui s’élève en quelques instants de toutes parts,
    cela semble déborder de partout, cela semble venir de partout, cela semble s’en aller partout
    la chair semble ne plus pouvoir le contenir,
    la chair semble ne plus exister pour finir,
    seul ce torrent d’une ineffable douceur, d’une ineffable puissance
    qui me traverse de part en part

    #33851
    bzo
    bzo
    Participant

    les hommes et leur sexualité,
    enfin ces miettes…

    l’histoire du l’humanité serait peut-être totalement différente
    si les hommes avaient une sexualité plus complète,
    en plus de leurs ébats avec partenaires ,
    une pratique prostatique qui viendrait considérablement enrichir leur vécu sexuel

    sans même parler de la pénétration, habituellement réservées aux femmes ou aux homosexuels,
    celle-ci seraient universellement vécues, goûtées, acceptées par tous,
    pour une sexualité épanouie, riche, émancipatrice

    ainsi sans doute l’essentiel de toute la bêtise machiste, des comportements en « vrai homme »,
    seraient mis à mal, réduites à néant,
    qui sait les conséquences?
    moins de guerres, moins de bagarres, moins d’intolérance, de sexisme, de misogynie, d’homophobie?

    est-ce naïf comme raisonnement?

    bon, je vais aller voter, c’est jour de vote et le vote est obligatoire en Belgique
    puis je reviens, je vais prendre une douche, me mettre à nu
    et la fête sensuelle peut commencer

    #33852
    bzo
    bzo
    Participant

    ah ces premières secondes de pratique après une journée dehors ou occupé ou au travail,
    ces premières secondes donc,
    la main qui commence à caresser, la sève qui commence à circuler sous ma peau,
    les premières contractions qui chauffent mes entrailles,
    mes couilles et mes cuisses qui font frotti-frotta

    cela m’envahit, cela l’inonde, quelque chose en moi revit,
    quelque chose en moi, est à nouveau à la fête,
    concentré pur à 100% de vie,
    ce qui est dilué, pollué, est devenu quasi imperceptible dans le flux du temps qui passe du quotidien,
    là tout d’un coup l’intensité, la densité, la puissance de vivre, le délice de vivre, sont là,
    sur la pointe de l’instant, dansant, comme une flamme éphémère

    ma chair fait sens tout d’un coup, ma présence au monde me semble moins absurde,
    ne serions-nous que des réceptacles
    où l’on doit apprendre à accueillir le brasier, la fête tournoyante?

    le désir est un chemin initiatique, avec des dragons, nos tabous, nos interdits, à vaincre,
    une belle dans son donjon, enfouie au fond de nous,
    à secourir et à aimer, à apprendre à vivre avec

    #33853
    bzo
    bzo
    Participant

    j’ai bandé il y a quelques minutes,
    j’allais écrire comme un cheval
    mais il faudrait que j’aie quelque chose d’un peu plus conséquent entre les jambes
    pour me permettre cette expression

    disons plutôt alors, j’ai bandé comme un taureau, non pas bon non plus,
    ce serait pas très flatteur pour les taureaux

    écrivons simplement que j’ai bandé dur comme fer,
    non pas bon non plus, ce serait pas très flatteur pour le fer

    hum, donc j’ai bandé, pas juste une petite raideur,
    non, mon petit braquemart déployé à 100 % de ses possibilités, raide, bien raide,
    gorgé de sang, dressé dans toute sa splendeur vers le ciel,
    du genre de turgescence qu’on a tout de suite envie d’aller enfouir dans un orifice adéquat

    mais bon rien sous la main, rien sous la bite,
    en quel honneur? cela faisait pas mal de temps que cela ne m’était pas arrivé,
    en quel honneur donc? je ne suis pas sûr, j’étais en train de regarder une série,
    rien de bien spécial à l’écran,
    je crois que c’était juste un coup de sang,
    elle s’est raidie un peu
    et cette action en s’accomplissant a fait que mon sexe
    a frotté lentement sur ma cuisse tout en se redressant,

    il faut dire que j’étais avec les pieds sur la table
    et que donc tout mon paquet reposait sur mes cuisses serrées,
    donc il a commencé à bouger tout en se raidissant un peu,
    ce mouvement a provoqué un frottement délicat qui a déclenché le fort afflux de sang
    et en deux temps , trois mouvements il se dressait fièrement, bien dure, bien raide,
    je sentais le sang provoquer des petits vibrations dans la hampe,
    cela me titillait, cela semblait m’inviter à le toucher, à le caresser,
    il semblait être dans les starting bloks, prêt à s’élancer dans une course

    c’est dans ces moments qu’on regrette
    de ne pas avoir dans les environs une bouche accueillante qui vous soulage,
    qui vous gobe le dard, léchotte le gland, lape la hampe
    pour finir par accueillir avec un regard satisfait
    et le sens du devoir accompli, votre foutre sur son visage

    #33857
    bzo
    bzo
    Participant

    arabesques de soie filante dans la chair et nectar,
    courbes ondulantes et frisson soyeux,
    empli, plénitude, épanouissement, la chair en fleur, un parfum de ciel,
    intime communion, toutes les nuances sexuées du vivant
    sublime, haletante chaleur

    #33866
    bzo
    bzo
    Participant

    eu mes premières instants d’ébats de la journée,
    grosse modo une minute
    mais quelle minute

    j’étais comme une de ces plantes a la terre complètement desséchée,
    vous versez de l’eau dessus
    et cela rentre à la vitesse de l’éclair,
    la terre semble aspirer le liquide à toute vitesse

    eh bien de même avec ces quelques premiers instants d’intimité savoureuse,
    mes mains allaient et venaient lentement,
    le piston de mes contractions était en route tranquillement
    et puis les cuisses et les parties se pressaient déjà langoureusement les uns contre les autres,
    tout cela instantanément a généré en moi un nectar divin
    qui semblait imbiber ma chair à toute vitesse comme aspirée

    dégustation des retrouvailles,
    maintenant aller manger, prendre une douche
    et après les choses sérieuses

    #33868
    bzo
    bzo
    Participant

    ces moments d’intimité amoureuse dans ma chair,
    ces moments chéris dans la douceur du nid,
    moments d’unité vibrante dans la sensualité la plus débridée

    tant de précipices vertigineux
    s’ouvrent au passage de mes caresses désormais en moi
    moments d’androgynie, moments de total descellement, moments de totale liberté,
    sexe indistinct, j’ondule, je passe de l’un à l’autre
    comme si un charmeur de serpent jouait de la flûte,
    boîte de Pandore, cette terra incognita, est définitivement une boîte de Pandore

    les sensations semblent s’ouvrir, se déployer, croître avec une telle magnitude, avec une telle vitesse,
    je foule la terre des géants, jungle luxuriante, lianes magiques,
    sorcellerie capiteuse à l’oeuvre,
    transmuter en or dans sa chair
    le moindre mouvement, le moindre geste, le moindre souffle, le moindre battement de cil,
    le moindre millimètre de peau

    #33871
    bzo
    bzo
    Participant

    hum, boite de Pandore est plutôt une expression négative,

    dans mon précédent texte, cela ne correspond en aucun cas,
    je ne maîtrisais pas suffisamment le sens de cette expression

    #33875
    bzo
    bzo
    Participant

    je me rends compte que ce mécanisme où je découple totalement mon moi pensant,
    de mon moi agissant et de mon moi percevant, ressentant,
    est tout aussi difficile à décrire que celui où on se lâche
    et où on fait monter les énergies de nos abysses

    je parviens à désormais très précisément à identifier ces trois entités,
    le moi pensant, le moi agissant et le moi ressentant,
    à les identifier et à les dissocier

    ainsi je déclenche l’action, je commence à bouger et à me caresser, de cette suite d’actions,
    je découple le moi pensant, il est toujours là mais en roue libre, rattaché à rien,
    il essaie d’influencer, d’interagir, de commander
    mais peine perdue, je le connais,
    je sais ses manières et ses façons de faire maintenant, sur le bout des ongles,
    ses façons d’essayer d’influencer ce qui se passe en prenant toutes sortes de chemins détournées,
    j’ai appris à les reconnaître

    le corps semble bouger tout seul
    mais c’est le moi agissant qui est aux commandes, ce n’est pas tout à fait la même chose,
    le corps seul, c’est la spontanéité maladroite du débutant
    qui applique mes conseils et qui fait juste n’importe quoi
    mais c’est une première étape en attendant d’apprendre à écouter ce que j’appelle le moi agissant
    et qui est le moi reptilien en fait,
    une sorte de cerveau premier tout près du corps qu’on a
    et qui est juste le conducteur parfait pour mener nos ébats, nos envols sensuels, érotiques
    avec nous-même ou avec d’autres

    #33876
    bzo
    bzo
    Participant

    quand je mets en route, quand je me mets en action,
    chaque geste, chaque mouvements, désormais est tellement érotisé,
    tellement ressenti comme plaisir sensuel, plaisir sexuel,
    que je peux juste faire n’importe quoi
    et je suis emporté par un déluge de sensations délicieuses

    enfin pas tout à fait n’importe quoi
    j’ai développé une technique, une technique complexe et raffinée
    mais je m’en suis affranchi totalement

    les gestes, les mouvements dans l’amour, d’un homme,
    les gestes, les mouvements dans l’amour, d’une femme,
    j’ai les deux,
    la plupart du temps, c’est une sorte de fusion des deux

    #33877
    bzo
    bzo
    Participant

    on éjecte donc du poste de commande le moi pensant
    pour que le moi agissant et le moi ressentant soient en contrôle de la place

    cette action en soi, une fois qu’on en a l’habitude, n’est pas difficile
    mais elle est répétitive
    car le moi pensant revient constamment à la charge,
    ce poste de commande, il est à lui, ce sont ses quartiers,
    il cherche à revenir sans arrêt,
    c’est une sorte de ping pong donc, il revient, on l’éjecte, il revient , on l’éjecte,
    parfois je reste pendant de longues minutes sans entendre parler de lui

    une fois qu’on a bien l’habitude de ce petit exercice,
    cette action d’éjecter le moi pensant du poste de commande
    auquel il semble attaché par un élastique par moments tellement il revient automatiquement,
    est perçu depuis le moi agissant et le moi ressentant
    comme un nuage obscurcissant plus ou moins longuement
    la perception du corps en action, la dégustation des sensations

    il faut faire avec,
    ma foi, il y a en fait très bien moyen de faire avec
    et comme je l’ai écrit plus haut, je parviens souvent à rester de longues secondes
    sans trace de lui
    et même quand il resurgit, cela dure qu’un instant

    #33879
    bzo
    bzo
    Participant

    qui sait la force , la puissance, l’ampleur, des forces que la nature a placées en nous?
    à moi, elles se révèlent peu à peu dans toute leur splendeur

    on transporte en nous bien plus qu’on est au quotidien,
    toutes sortes de moyens nous sont offerts pour aller à la rencontre de l’inconnu en nous,
    ma pratique aujourd’hui pour moi,
    est bien plus qu’une pratique sexuelle

    une veine incomparablement riche de vie,
    je regarde les arbres, verdoyant pleinement maintenant en ce printemps bien avancé,
    je perçois leur sève, je perçois les forces telluriques dans les branches,
    je perçois toute la délicatesse, toute la fragilité, de vivre dans un chant d’oiseau,
    la fulgurance souveraine de la beauté

    je goûte dans ma chair à volonté et sans limites, l’éphémère, somptueuse fulgurance du plaisir,
    je me reconnais dans la croupe splendide des femmes,
    quelque chose qui est entre leurs reins , habite désormais aussi en moi,
    j’aime aussi le sexe dressé des hommes,
    il me parle de plus en plus aussi,
    il faudra que j’y re-goûte un jour

    tout me parle en fait,
    j’ai de plus en plus envie de goûter à tout
    mais l’âge devient vraiment un frein, dommage,
    quand je vois passer dans la rue ces splendides jeunes créatures,
    hommes, femmes, entre les deux, hors des deux, tout me parle sexuellement

    surtout ce monde me parle de plus en plus sensuellement,
    le vert des plantes, le bleu du ciel, me font vibrer de plus en plus

    #33880
    bzo
    bzo
    Participant

    bien dormi, dormi longuement,
    de beaux rêves, toujours,
    toujours puissants,
    me sens le matin quand je me lève comme Indiana Jones
    après une longue aventure tumultueuse, plein de challenges exaltants, plein de contrées inconnues

    rien de tel qu’une micro-séance pour se lever du bon pied, bien commencer la journée,
    passer outre la grisaille entrevue par les fenêtres,
    je m’assieds dans mon fauteuil face à l’ordi,
    m’assieds sur deux, trois doigts de la main droite,
    ils entrent juste un peu dans ma petite fente d’amour,
    juste humide comme il faut avec la crème d’hier soir encore qui fait de l’effet,
    je crois que désormais deux, trois fois par jour,
    je vais mettre juste une toute petite noix de crème
    pour maintenir cette sensation d’humidification naturelle des lieux,
    c’est tellement délicieux et cela glisse juste comme il faut

    encore aussi une sensation huileuse sur mes parties génitales
    que tous les soirs aussi désormais j’enduits de beurre de karité bio,
    histoire que la peau soit toujours en bonne santé,
    bien régénérée de tous les frottements, pressions diverses, auxquels mes heures d’ébats les exposent
    mes couilles glissent délicieusement pour l’instant, en dérapage,
    un surcroît de sensation soyeuse pour l’instant

    deux, trois doigts donc juste à l’entrée, je les bouge à peine,
    le truc, c’est de bouger tout le reste autour, surtout faire venir les contractions à leur rencontre,
    très vite la sensation de faire l’amour, envahit tout mon bassin,
    me sens pénétré délicieusement, puissamment,
    les doigts semblent enrobés de la contraction
    et ensemble former un engin massif et dur qui va et vient lentement en moi

    il monte de plus en plus, gagne du terrain,
    mes entrailles semblent fondre comme une bougie allumée,
    je danse des hanches, tout mon bassin est envahi par un nectar de forte densité
    qui m’emplit de plus en plus

    l’autre main caresse, presse, frotte, va de sein en sein,
    monte un peu, saisit mon cou,
    sensation de grosse turgescence avec un gland vibrant dessus,
    je monte encore un peu plus, je commence à caresser la bouche,
    j’écarte les lèvres, cavité humide, chaude, accueillantes,
    j’immobilise ainsi mes doigts entre mes lèvres entrouvertes,
    je sens ainsi mon visage aux traits extasiés, baignant dans le plaisir

    je me concentre à nouveau sur mon bassin,
    bien sentir l’engin en moi, bien le sentir fouiller en moi, mettre le feu à mes entrailles,
    sentir toute cette volupté dans mon bassin
    qui danse, qui danse, qui danse, langoureusement, lascivement

    je bouge à nouveau les doigts autour des lèvres, je fouille un peu dans ma bouche,
    j’aime ces sensations en duo, des doigts de la main gauche dans la bouche
    et ceux de la main droite dans mon anus-pussy,
    tout est connecté, tout est lié, tout est entremêlé,
    la main gauche farfouille lentement dans ma bouche
    mais je la sens aussi maintenant en bas, dans mon anus-pussy
    tandis qu’entre mes lèvres entrouvertes,
    je sens aussi mes doigts de la main droite, enveloppées de la contraction,
    aller et venir lentement

    tout le corps à présent est envahi, tout est connecté, cela partouze de tous les côtés,
    je sens les contractions dans tout le corps, je bouge un peu le bassin,
    cela se répercute partout,
    une caresse dans mes cheveux et j’ai une sensation de soie sauvage, crissante,
    cela bondit, cela sursaute, cela frémit, échine souple, jambes écartées,dos d’un tigre,
    cela m’imprègne jus’au fond de l’âme, une sensation animale, cela feule,
    des lueurs de férocité délicieuse dans le plaisir,
    je courbe l’échine, je me laisse prendre, me laisse pénétrer,
    je ne m’appartiens plus,
    je suis possédé

    #33881
    bzo
    bzo
    Participant

    le tabou d’être pénétré pour un hétérosexuel,
    un jour dans un avenir plus ou moins lointain,
    il aura sauté, il n’existera plus,
    il sera accepté qu’un homme, même s’il n’est pas homosexuel,
    se donne du plaisir avec toutes sortes d’objets contondants enfoncés dans le fion
    ou que sa femme pour le contenter, s’adonne au « pegging » sur sa personne

    et aussi donc qu’il éveille la féminité en lui
    pour accéder à un plus grand plaisir, à de plus vastes sensations,
    avec, par exemple, des jeux sexuels, des ébats, du genre auxquels je m’adonne

    cela va très loin car au-delà d’une réelle libération sexuelle,
    d’une réelle avancée dans le domaine,
    cela provoquera une énorme évolution sociétale, à tellement de points de vue

    on ne va pas faire dans l’angélisme
    et essayer de deviner à quel point , ce sera mieux
    mais j’aurai bien aimé vivre cela pour voir ce que cela donne,
    à quel point cela aura fait évoluer les relations,
    l’égalité homme femme, aussi sans doute totalement effective

    libre de jouir à deux avec la même puissance,
    libre de vivre une sexualité épanouie, riche, tout seul ou à deux ou à plus de deux,
    avec les personnes du sexe qu’on veut

    la pansexualité est-elle la sexualité de l’avenir?

    #33883
    bzo
    bzo
    Participant

    je viens seulement de commencer aujourd’hui
    et encore juste quelques secondes

    le temps dans ma pratique n’a vraiment plus d’importance,
    certains jours, ce seront des heures,
    d’autres, juste quelques secondes

    ce que je recherche, c’est une sorte d’accord dans l’instant,
    une sorte de fusion dans l’instant,
    un moment de confusion absolue plongé dans le sublime

    déboucher tout à coup,
    déboucher,
    prendre son élan et s’élancer dans le vide,
    briser tout ce qui nous relie à ce corps d’une manière limitative,
    découvrir ses réelles dimensions,
    on est sans identité sexuelle, relié à nos profondeurs,
    le temps peut devenir une toute petite niche, entourée de tout plein d’infini

20 sujets de 301 à 320 (sur un total de 719)

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.