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AndranerosAndraneros
Modérateur

Partie 2 sur 2 Ta motivation
Nous sommes nombreux à être attirés par les promesses associées à l’expérience de l’orgasme prostatique et à découragés quand nous nous apercevons que, contrairement à ce que nous vivons, sauf exceptions physiologiques ou psychologiques, avec notre expérience de l’orgasme centré sur le pénis, cette forme de plaisir demande un apprentissage qui peut être très long pour certains.

La question de la motivation est donc très importante et peut-être encore plus personnelle que celle de l’apprentissage. Selon ce que tu dis :

l’exploration d’autres pans de (ta) sexualité… avec (ta) compagne

vient concurrencer l’intérêt que tu portes au massage prostatique. Je comprends que ta compagne ne partage pas ton intérêt pour le développement de tes aptitudes orgasmiques que permet l’apprentissage du plaisir prostatique.

Le bon sens conduit à privilégier dans l’immédiat ce qui t’apporte le plus large épanouissement. Dans la mesure où, avec ta compagne, tu partages d’autres explorations sexuelles, sensuelles, émotionnelles la satisfaction que vous en retirez à deux peut être très supérieure à ce que peut apporter une activité plutôt solitaire dans sa phase d’apprentissage. Tant que ni toi ni ta compagne ne ressentez le besoin irrépressible de partager à volonté des extases orgasmiques renouvelables jusqu’à l’épuisement, il est normal d’accorder la priorité à d’autres expériences à la fois partagées et

très intenses, avec une « récompense » immédiate et beaucoup de plaisir (je ne parle pas juste du plaisir physique, mais plus du plaisir intellectuel, de l’excitation de découvrir de nouvelles choses) .

J’ai l’impression que la conséquence de cette situation est qu’en ce moment la découverte de l’orgasme prostatique fait partie de tes fantasmes plus que de tes besoins. Si je ne me trompe pas ton manque de motivation est normal.

Avec-vous des conseils pour garder la foi ?

Nous en avons bien sûr. Mais sont-ils adaptés à ta situation ? Tu attends de ton investissement une forme de satisfaction. Il me semble que tu as deux attitudes possibles :
1. En l’absence de satisfaction immédiate, l’une consiste à renoncer provisoirement aux sessions de massage prostatique. Selon ta disponibilité et ton envie tu fais une session de temps en temps pour voir et tu réévalues ton intérêt à chaque fois.
2. L’autre consiste à évaluer l’intérêt à long terme de l’aspect développement personnel qu’apporte la maîtrise d’une autre forme de plaisir sexuel et la transformation de ta sensualité qui en résultera.

Dans ces circonstances ta motivation ne peut être nourrie que par l’acceptation de la phase d’apprentissage, comme c’est le cas pour toute pratique comme la méditation, toute pratique sportive, l’apprentissage d’un instrument de musique, la conduite automobile, etc. Pour cela
• tu dois croire avec force à la récompense que représente l’expérience du super O’,
• tu dois accepter « l’effort » que représentent les premières sessions sans « récompense »,
• tu dois être patient et confiant.
Je reprends une fois de plus cette vérité qui est d’engager chaque session comme un entraînement. Tu ne battras aucun record pendant chacune, tu découvriras de nouvelles sensations, tu ouvriras de nouvelles connexions nerveuses, tu mettras en place de nouveaux réflexes. Ton besoin de récompense doit se nourrir de tout ce qui est nouveau même si c’est très léger, même si ce n’est pas encore orgasmique. Je te concède que ce choix est bien utilitaire, loin des explosions orgasmiques incontrôlables. C’est celui qui te permet de poursuivre ton exploration en attendant que ta transformation s’opère.

Selon ce que tu dis, je pense que tu as toutes les dispositions nécessaires pour vivre l’expérience de l’extase prostatique si tu t’en donnes le temps. Je n’oublie pas non plus que tu sembles disposer actuellement de peu de temps à consacrer à cet apprentissage.

Je peux te donner un dernier conseil sur ce sujet, la lecture des messages de nos amis qui sont passés par une phase d’apprentissage eux aussi et qui témoignent de ce que leur apporte le développement impressionnant de leurs aptitudes orgasmiques, de la profonde transformation de leur sensualité qu’ils vivent avec bonheur tous les jours, seuls ou en couple.

Je cite quelques passages des plus anciens messages d’@epicture sur notre forum. Il nous disait il y a bientôt deux ans :

Je suis moi-même loin du compte, mais ce qui compte le plus, par-dessus tout, et vraiment c’est très important : c’est être en mouvement. Il ne faut jamais cesser d’alimenter la dynamique du mouvement qui nous permet d’avancer sur un chemin, en l’occurrence celui du plaisir prostatique,(… ) Personnellement le simple fait de cheminer en faisant de mon corps une sorte d’instrument de musique dont les cordes vibrent au contact du monde extérieur, est déjà pour moi incroyable. Faire que mes cordes sonnent juste n’est pas chose facile, mais elles vibrent…!!!!

et aussi :

malgré mes sensations, qui semblent stagner au niveau des contractions involontaires,

encore :

Pour ce qui me concerne, il n’y aura pas de déclic, c’est une progression lente, mais continue. Elle a quelque chose de délicieux, cette progression, loin d’être frustrante comme peu l’être le chemin vers la jouissance pénienne.
Pour répondre à vos conseils, je dois avouer que j’ai beaucoup de difficultés à ne pas enchaîner la stimulation par la masturbation.

Tu peux constater en lisant ses messages les plus récents à quel point son évolution a modifié sa pratique. Il précise :

Cela fait maintenant 18 mois que je pratique, sans contractions involontaire et encore moins de super O. Je préfère ne pas trop regarder l’échelle de progression elle me donne le vertige. J’ai cependant quelques chatouillis, frissons, auxquels je m’accroche. Ils progressent tres lentement, en intensité et en étendue (… ) MAIS c’est bien là. Une petite lueur qui grandit, chaque jour un peu plus.

Un peu plus tard :

je mets un de mes aneros, et, parfois je m’endors avec, parfois se lancent instantanément des vagues de frissonnements intérieurs, qui jour après jour s’amplifient et s’étendent, parfois pas grand-chose. (… )
Il m’arrive aussi, après m’être endormi avec mon aneros, d’être réveillé dans la nuit et d’avoir de meilleures sensations encore. Ce sont des moments délicieux, 

Il dit bien « jour après jour s’amplifient et s’étendent, parfois pas grand-chose ». Il nous parle de ses explorations :

D’ailleurs je ne sens toujours pas ma prostate avec mes doigts. Pour « reveiller ma prostate » j’ai porté pendant longtemps plusieurs sortes de plugs anal. Et peu a peu des sensations sont arrivees. Jamais rien de brutal. Toujours très progressif. J

Tu peux donc constater qu’après plus d’un an de pratique @épicture était très loin de « maîtriser déjà l’orgasme prostatique » comme il a appris à le faire par la suite. Son témoignage peut être une sérieuse source de motivation. Il était comme toi il y a trois ou quatre ans. Grâce à sa patience et à son application il a réussi à développer ses capacités orgasmiques, très vraisemblablement loin au-delà de ce dont il pouvait rêver à ses débuts. J’aimerais bien qu’il vienne confirmer mon affirmation s’il a l’occasion de lire ce message.

Bon cheminement @chaines.