20 sujets de 141 à 160 (sur un total de 362)
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  • #36138
    bzo
    Participant

    quelle est la part d’auto-suggestion dans notre pratique?
    en tout cas dans ma pratique?

    car il faut croire qu’on peut y arriver pour que cela arrive,
    un homme qui n’y croit pas,
    qui n’a pas confiance en son corps, lui dénie ses capacités d’enchantement,
    eh ben il ne peut pas,
    en tout cas il ne peut pas grand chose,
    il va balbutier sa pratique

    de là à en rajouter pour que cela démarre aussi vite que possible,
    il n’y a qu’un pas,
    qu’on franchit allègrement, au plus on est loin dans son parcours, je crois,
    je veux dire, s’auto-suggérer son plaisir,
    c’est toquer bien fort à la porte pour inviter l’hôtesse à se réveiller
    et rejoindre la petite fête dans la chair,
    auto-suggérer son plaisir, c’est rappeler à celle-ci intimement, ce qu’elle peut vivre
    pour qu’elle démarre le processus aussi vite que possible

    entre s’auto-suggérer son plaisir et vivre son plaisir,
    la frontière parfois, est tellement ténue,
    je me demande parfois même s’il y en a une

    me pose la question même si ce n’est pas juste
    qu’à un moment donné, on fait entrer notre corps dans le jeu,
    je veux dire, on lui fait prendre l’auto-suggestion en main,
    qu’il s’auto-suggère le plaisir tout seul,
    plus besoin de le faire soi-même,
    notre corps s’en charge

    #36141
    bzo
    Participant

    ça y est, j’ai commande sur Amazon un modèle de nettoyage par jet d’eau de l’anus et des environs,
    BossBidet, c’est américain, cela a l’air bien côté dans sa catégorie

    la perspective de ne plus devoir utiliser de papier toilette,
    est alléchante, si je puis m’exprimer ainsi,
    finis les frottements qui peuvent irriter,
    si ça se trouve, cela va même me procurer du plaisir,
    ce puissant jet d’eau qui va viser ma petite fente chérie derrière

    peut-être de nouvelles perspectives de sensations, qui sait…

    #36146
    bzo
    Participant

    les sensations sont la résultante
    de la complicité qu’on arrive à établir avec son corps,
    de rien d’autre

    en couple, à plusieurs,
    apprendre à s’aimer, se découvrir, s’explorer
    en solitaire aussi,
    apprendre à aimer, découvrir, explorer, l’autre que nous sommes à nous-même

    ce qui m’épanouit, c’est l’autre,
    partout où il se trouve,
    en moi ou ailleurs, en d’autres corps

    nous sommes étranger à nous-même,
    comme nous le sommes aux autres,
    être seul parmi des gens qui se connaissent,
    c’est être doublement solitaire
    car l’autre en nous, nous est plus étranger que jamais

    mais devenir intime avec l’autre enfoui en soi,
    c’est être toujours presque à deux

    #36147
    bzo
    Participant

    au plus je jouis longtemps et fort,
    au plus cela devient doux, ineffablement doux, en moi

    #36148
    bzo
    Participant

    la volupté,
    c’est une douceur tellement intense,
    une intensité tellement douce

    je n’ai besoin que de cela,
    cela me fait comme un nid dans la chair,
    l’univers devient comme une berceuse sans âge

    #36150
    bzo
    Participant

    la complicité avec ce corps, peut devenir telle,
    une intimité telle,
    c’est vraiment comme la monture et son cavalier,
    à l’unisson, serrés l’un contre l’autre,
    fusionnés par le rythme et par le mouvement

    faire corps avec sa monture,
    cela veut dire retrouver son corps,
    on l’avait perdu depuis bien longtemps

    les animaux vivent dans leur corps,
    nous, on vit dans notre tête, coupé du reste,
    retrouver tout d’un coup cette masse de chair et de sang en action,
    être dedans pleinement, entièrement,
    ne fusse que pour quelques instants,
    ce sont des moments magiques de retrouvailles

    le pouvoir de l’imagination devient absolu dans la chair,
    au service d’un désir courant libre comme l’air,
    on ressent ce qu’on veut ressentir dans ces moments,
    en collaboration étroite avec notre corps,
    l’on imagine son plaisir et on le vit dans l’instant

    « dessine-moi une fleur » demanda le petit prince
    mais le petit prince a grandi, il en veut plus,
    « dessine-moi le plaisir »

    #36151
    bzo
    Participant

    c’est cela que je recherche au fond, je me rends compte,
    enfin un de mes vrais objectifs, avec ma pratique,
    cette extraordinaire sensation de complicité avec mon corps
    et qui s’accroît toujours plus

    j’écris, extraordinaire sensation
    car elle l’est vraiment,
    sensation de fusion, sensation de communion, avec moi-même,
    sensation d’incandescence, de tout mon être,
    fondu à quelque chose de massif, de luxuriant,
    grouillant d’une vie souterraine débordante

    ce sont des mots que j’utilise depuis pas mal de temps
    mais là je me suis rendu compte que c’était bien de cela qu’il s’agit,
    de communion, de complicité , avec mon corps,
    de ne plus faire qu’un avec lui

    mais cela m’emmène à faire face d’autres questions désormais,
    qu’est-ce que c’est ce corps?
    cette chair imbibée de sang, parsemée d’os, d’organes
    mais de tant d’autres choses aussi dont on n’a pas conscience habituellement

    cette chair est tant de choses de plus que juste de la barbaque sanguinolente,
    elle est une porte vers l’inconnu,
    vers un royaume dans l’invisible dont les frontières sont floues,
    sans doute même n’existent pas
    ou alors sont élastiques, étirables
    et peuvent nous permettre de toucher à l’inouï, à l’incommensurable, en nous

    il y a des choses en nous
    qui n’appartiennent à qu’à la terre,
    au noyau de la terre,
    qui sont déposées comme dans un coffre-fort, y dorment bien à l’abri de tous les regards,
    la communion avec notre chair peut les entrouvrir quelques instants
    et là c’est comme le haut de forme du prestidigitateur,
    on peut s’attendre à tout

    #36161
    bzo
    Participant

    quel bonheur d’avoir pu mettre des mots,
    sur la nature profonde de mes sensations, de mon plaisir,
    sur ce que je recherche avant tout depuis pas mal de temps, en fait je me rends compte,
    une communion avec mon corps,
    une effusion ardente de tout mon être

    cela démarre dès la volupté,
    la soie vibrante de la volupté,
    c’est comme une immédiate et solaire sensation d’épanouissement qui naît dans la chair
    qui progresse, qui s’intensifie toujours plus,
    comme un chant qui monte depuis toutes les cellules,
    des portes s’ouvrent aussi progressivement un peu partout,
    sensation extraordinaire de renaissance, de ressourcement

    #36162
    bzo
    Participant

    moments ardents, moments d’incroyable intimité, moments solaires,
    le baiser de la vie dans la chair,
    en moi uni, en moi le masculin et le féminin, réunis,
    éveillés et réunis

    tant d’arabesques soyeuses et de vibrations cristallines, m’emplissent,
    un immense estuaire, un delta,
    mes caresses, mes mouvements, mes contractions,
    dessinent un épanouissement,
    des traits légers dans le ciel

    j’ai envie de hurler tellement je me sens plein de bonheur,
    il y a quelque chose d’abouti à atteindre brièvement,
    se sentir un instant en équilibre sur le bord du monde
    avec vue panoramique sur le grand rien du tout en soi-même

    il y a eu comme une ouverture,
    il y a eu le chas d’une aiguille qui a passé,
    on ne l’a pas raté, semble-t-il,
    on a entrevu rapidement au-travers, semble-t-il,
    on a perçu au loin l’immense brièveté des choses
    tandis que nous dérivions sur un calme océan

    #36163
    bzo
    Participant

    il y a quelque chose de tellement abouti
    à atteindre dans l’instant
    entre les caresses

    #36166
    bzo
    Participant

    je ne suis pas psychanalyste, ni philosophe, ni autre profession,
    ayant une idée du moi plutôt précise, conceptualisée,
    quand je parle du moi et de l’autre en moi,
    je me suis bricolé quelque chose, à partir de l’expérience dans ma pratique,
    à partir de ce que je vis durant mes séances

    quand je parle de moi, je pense essentiellement à ce moi pensant,
    vivant essentiellement dans la tête comme dans un donjon,
    n’ayant que des rapports distants avec ce corps,
    coupé de celui-ci, même s’il est son véhicule au quotidien, qu’il ne peut rien faire sans lui,
    lui participant à peu près à toutes ses actions mais comme à distance,
    avec une sexualité limitée par l’identité sexuelle de ce corps

    quand je pense à l’autre en moi,
    je pense à un autre moi bien sûr
    mais qui parait tellement étranger, tellement inhabituel au moi du quotidien
    avec mon moi pensant dans le siège du conducteur
    celui que je viens de décrire juste au-dessus

    cet autre en moi a un rapport tout à fait différent au corps,
    il semble être partout dans ce corps, être ce corps
    mais aussi tout ce qu’il porte en lui
    qui habituellement est quasi inaccessible
    et qui là semble tout d’un coup, murmurer de partout

    un autre moi qui a un accès direct aux énergies des profondeurs,
    d’où une sensibilité aux caresses, aux contacts divers et variés tout à fait décuplées,
    des sensations qui en paraissent tout à fait différentes, plus riches, plus puissantes,
    une identité sexuelle différente aussi bien sûr,
    pour l’essentiel féminine, enfin ce que moi je qualifie de féminine
    car toutes ses caractéristiques semblent le placer du côté du féminin
    mais aussi avec du masculin,
    une identité sexuelle avec deux pôles,
    un pôle féminin et un pôle masculin en constant dialogue

    ce moi « augmenté » parait tellement différent,
    semble vivre tellement différemment ce corps dans les instants,
    que je le qualifie d’autre en moi
    et je peux y accéder instantanément, vivre les instants qui passent totalement avec lui

    contrairement à ce que j’écrivais, il y a encore pas longtemps,
    le moi pensant a son rôle à jouer,
    il n’est pas seulement dans sa niche, couché la queue entre les jambes
    tandis que la place libérée est occupée par les sensations,
    un monceau de sensations arrivant de toutes parts

    non, je me suis rendu compte depuis qu’il a un rôle à jouer
    mais beaucoup moindre, il est juste un acteur parmi d’autres,
    en aucun cas dans le siège du pilote,
    il peut intervenir ponctuellement, comme maintenu en laisse, ne faisant donc pas ce qu’il veut,
    non, il intervient quand une réflexion est nécessaire dans le cours de l’action,
    une pensée passe, aide un moment et déjà le moi pensant n’est plus là,
    des interventions éclairs donc, utiles à l’élan général, au bon cours de l’action

    cet autre moi, ce moi avec lequel je vis une sexualité différente,
    androgyne pour reprendre un terme que j’utilise fréquemment
    parce qu’un entremêlement de féminin et de masculin
    ébattant librement et sans restrictions dans mon être,
    une sexualité en solitaire mais avec cet autre moi qui semble décuplé, augmenté,
    occupant un espace immense tout à fait inhabituel,
    de la cave au grenier, partout en même temps dans ce corps,
    percevant avec toutes les cellules de cet être que je suis

    #36167
    bzo
    Participant

    je ferai un jour des vidéos
    car je veux montrer cet autre moi en action
    mais ce sera que dans 5 ans, quand je serai à la retraite
    car je veux les faire à visage découvert

    mais je veux absolument les faire,
    témoigner de cette pratique que j’ai mise au point
    parce que quand je lis les messages par ici, tant de gens arrivent,
    écrivent qu’ils voudraient laisser le féminin plus s’exprimer en eux,
    vivre ce corps différemment, plus au féminin,
    beaucoup plus au féminin, au moins durant la pratique

    or moi, j’y suis arrivé, c’est totalement au point,
    même si cela progresse sans cesse, évolue constamment
    et je crois que ce sera utile pour ces gens de voir comment cela se passe chez moi,
    que les gens voient à quel point c’est différent,
    en aneroless, avec l’identité sexuelle transformée,

    ce pourra être utile à quelques personnes
    de voir comment cela se passe chez quelqu’un chez qui c’est au point,
    voir au moins de l’extérieur du moins,
    témoigner visuellement que cela existe, que cela peut exister,
    les images ont leur force, leur puissance à eux, différentes des mots, complémentaires,
    après ils n’auront qu’à creuser en eux, chercher en eux
    et se façonner leur propre voie

    #36169
    bzo
    Participant

    il y a quelque chose comme du geste artistique
    quand le corps est entraîné rien que par le désir, tout le désir

    je veux dire par là, qu’il y a une profondeur qui se crée,
    il y a une surface en ébullition et une profondeur sensible derrière,
    une harmonie aussi,
    comme une sensation inouïe d’élégance partout dans la chair

    une source qui ne nous appartient pas,
    qui nous a été prêtée,
    enfouie en nous,
    à l’abri des regards

    la pureté cristalline du désir
    si le respect et l’amour sont total

    #36171
    bzo
    Participant

    j’écoutais il y a quelques minutes sur France Inter
    le témoignage de cette championne de patinage artistique
    qui a été violée par son entraîneur des années durant
    alors qu’elle était une jeunette dépendant entièrement de lui pour son avenir

    à quel point après, sa vie avait été une souffrance, anti-dépresseurs, déni,
    problèmes psychologiques et relationnelles de toutes sortes

    et je me faisais la réflexion
    que le sexe qui est une des plus merveilleuses choses qui puissent nous arriver,
    une des plus merveilleuses aventures à vivre dans sa chair
    peut aussi devenir un de nos pires cauchemars
    s’il est accompli sans consentement, sans désir,
    forcé, enduré

    #36181
    bzo
    Participant

    au boulot, je me suis offert une petit pause, dialogue sensuel avec ma chair

    dans les toilettes, debout, le pantalon et le slip, baissés,
    m’étant levé de la lunette,
    la tête appuyée contre le mur pour ne pas risque de perdre l’équilibre,
    ce fut comme un moment de grâce
    tellement j’ai perçu, tellement j’ai vécu, le corps de l’autre, dans l’action

    son corps gracieux tout en rondeurs et en courbes
    était le mien, des pieds à la tête
    sous mes doigts, un sein rond et doux, comme empli de chaudes vibrations,
    en bas des hanches larges comme parcourues d’arabesques de volupté,
    deux sexes que je sentais entre mes jambes,
    l’un dans l’autre imbriqué, l’un dans l’autre frottant,
    l’un dans l’autre bougeant, pressant, montant et descendant

    comme tout cela était là, comme tout cela était ressenti,
    ce fut comme un moment de grâce de pouvoir vivre cela avec un tel réalisme
    d’être capable tellement totalement de ressentir mon autre corps en action
    toute ma chair s’est transformée en un paradis instantanément,
    j’étais aux anges, transi d’amour jusqu’au plus profond de mon être

    que me faut-il de plus désormais,
    rien, vraiment rien,
    ce sont des moments tellement épanouissants, tellement pleins, tellement riches,
    j’en garde encore le souvenir dans ma chair
    de ce soleil chaleureux qui irradiait toutes mes cellules

    #36182
    bzo
    Participant

    ce corps est vraiment comme un iceberg
    avec une partie émergée et puis une autre cachée, invisible, mystérieuse

    l’exploration de cette seconde partie m’occupe beaucoup quand je suis chez moi,
    c’est tellement grisant, tellement épanouissant,
    jeune, je rêvais d’aventures et j’en ai vécues pas mal,
    j’ai fais de la navigation en solitaire,
    me suis retrouvé à un moment donné sur un petit voilier en pleine tempête,
    plusieurs fois couché sur le flanc par la puissance du vent et des vagues,
    j’ai vécu dans le quartier rouge d’Amsterdam avec les prostituées, les drogués
    avec des artistes, des aventuriers et des vagabonds de toutes sortes
    et bien d’autres choses encore,
    vécu reclus pendant des années, me nourrissant de livres, d’art, de musique,
    tenté de devenir écrivain,
    une vie tantôt de bohème, tantôt d’aventurier, entre idéaux post-hippie génération
    et puis toutes sortes de tentatives pour vivre autrement dans ce monde occidental
    régi par le matérialisme et la cupidité,
    voire carrément essayer plusieurs fois de m’éloigner définitivement de lui

    mais cette aventure intérieure, sensuelle,
    l’exploration d’un continent inconnu en moi,
    est bien plus grisante, bien plus enrichissante, bien plus prometteuse,
    sans doute plus égoïste, bien plus replié sur moi,
    mes idéaux de partage et d’un monde meilleur, ont vécu

    je m’étais lancé là-dedans en quête de plaisir charnel autrement
    et me voilà vivant des moments quasi mystiques en communion avec ma chair
    des moments me propulsant dans des zones tellement inconnues en moi
    que c’est comme si je devenais un autre moi avec un autre corps, un corps de femme
    et la réalité de ce que je vis , de ce que je ressens, dans ces moments-là,
    dépasse l’imagination, dépasse tous mes espoirs les plus fous

    #36191
    bzo
    Participant

    notre plaisir est d’abord un fruit
    puis un arbre avec des fruits,
    enfin un verger avec des arbres remplis de fruits

    #36192
    bzo
    Participant

    les pieds sur la table, les jambes bien écartées,
    je me caressais doucement le pubis de deux, trois doigts,
    des petits mouvement circulaires, exerçant une légère pression

    l’autre main enveloppait un sein, serrant un peu, relâchant, frottant,
    je faisais aussi monter régulièrement de lentes contraction
    qui semblaient fendre mes entrailles comme des béliers tout de miel chaud,
    se dissolvant au fur et à mesure de la montée,
    dans la foulée, se dispersant dans toutes directions comme un voile chaud, soyeux, onctueux, ondulant,
    arrivant jusqu’à mon cerveau, embuant mes yeux de l’ineffable intensité de la volupté

    ainsi je jouissais longuement, interminablement,
    accompagné de mes gémissements et de mes râles de plaisir
    comme d’un cortège dansant une farandole dans les airs autour de moi

    #36194
    bzo
    Participant

    ce matin, j’ai eu un petit accident,
    sous la couverture, je m’activais tranquillement dans l’obscurité,
    caresses, frottement des cuisses, contractions, doigt(s) dans mon anus-pussy

    à un moment donné, j’ai eu une envie irrésistible de masseur,
    cela faisait longtemps,
    reposant dans sa boîte, à l’abri de la poussière et de la lumière,
    à ma droite, dans un des tiroirs de ma table de nuit,
    je sortais le Vice 2, la batterie est sans doute déchargée
    puisque je ne l’ai plus utilisé depuis des semaines
    mais c’est pas grave puisque je ne pratique pas avec le moteur,
    je me génère mes propres vibrations en moi

    donc, je sors mon flacon de lubrifiant, étale quelques gouttes
    puis hop, avalé par le séant,
    comme cela frotte délicieusement,
    c’est un peu monocorde, je suis tellement habitué à la contraction
    dont la forme n’est pas prédéfinie, dont le forme semble comme mouvante, s’adapter à mon désir
    mais c’est bon quand même, diaboliquement bon en fait

    puis soudain,moment de panique, je sens que je vais éjaculer,
    dans un geste futile, je porte la main à mon sexe et essaie de retenir l’explosion
    mais c’est trop tard, alors je me détends, je me laisse aller
    pour au moins goutter ces quelques instants d’éruption avec lave blanchâtre

    cela faisait au moins deux ans que je n’avais plus éjaculé,
    cela a coulé intensément et inhabituellement longtemps,
    après je restais couché dans le lit, réfléchissant à ce qui s’était passé,
    je n’ai jamais ce problème, je contrôle toujours,
    de temps à autre, les frottements de mes cuisses et de mes parties sont trop énergiques
    et je sens que je suis engagé dans cette voie que je veux éviter,
    il me suffit alors de ralentir un peu les contacts de mes cuisses et de mes couilles
    ou d’arrêter quelques instants et c’est déjà bon
    mais là, je n’ai vraiment pas venu venir l’explosion,
    j’attribue cela au fait que je pratiquais sous la couverture,
    je ne fais d’habitude jamais cela,
    cela a du provoquer un léger déséquilibre dans les effleurements de mes génitaux qui a suffi

    enfin voilà, pour l’instant, quand je touche avec mes cuisses mes couilles, mon sexe,
    ai l’impression que quelque chose est éteint dans mon bassin,
    c’est assez déprimant, alors que d’habitude,
    le moindre contact provoque des ondes délicieuses de volupté en moi

    tandis que j’éjaculais, je me suis fait la réflexion que la sensation était quasi identique
    que durant mes jeux avec l’urine de temps à autre,
    sauf que là c’était plus morcelé, plus étendu dans le temps
    mais le flot lent, calme, de l’urine montant,
    provoquait des sensations assez identiques à celles de l’éjaculation

    vaincre le sentiment de défaillance physique actuel,
    vais appliquer mes propres principes pour retrouver les sensations, les vibrations, en moi,
    même si sans doute atténuées pour quelques jours du fait de la déplétion des réservoirs d’énergie sexuelle
    mais le principe à appliquer est simple,
    continuer comme si de rien n’était, ne pas s’affoler,
    me laisser entraîner, même si les sensations ne sont pas là directement,
    faire comme si de rien n’était, ne pas se laisser influencer par les suggestions du moi pensant,
    la sensation de découragement, se laisser envahir par le doute, vouloir accélérer le processus,
    continuer comme si de rien n’était, jusqu’à ce que le désir retrouve son chemin dans ma chair

    #36196
    bzo
    Participant

    ah cela va déjà mieux, je commence à retrouver mes sensations,
    là il y a quelques instants,
    je me suis offert un petit sprint dans mon fauteuil,
    technique habituelle, frottements de mes cuisses et de mes parties, contractions,
    ondulations du corps, caresses, etc
    et je n’ai pas senti grande différence par rapport aux autres jours

    c’est assez étonnant mais tout semble redevenu normal, en fait,
    il faut encore confirmer avec des moments plus soutenus et plus intenses,
    pas juste quelques instants à gauche et à droite
    mais l’éjaculation ne semble pas avoir eu d’effets outre-mesure sur mes sensations
    d’après ce que j’ai pu constater pour l’instant

    cela a duré juste un bon quart d’heure l’effet , « tout qui semblait éteint dans mon bassin »

    à confirmer cependant,
    mais seulement plus tard dans la nuit
    car ce soir je vais au théatre, un spectacle de danse contemporaine,
    Anne Teresa de Keersmaeker:
    https://www.kaaitheater.be/nl/agenda/achterland-0

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