20 sujets de 441 à 460 (sur un total de 562)
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  • #42476
    bzo
    Participant

    sentir la caresse, sentir la contraction, attirer les énergies
    et puis sentir les énergies, se transformer en sensations
    et puis sentir les sensations, un instant, courir en nous

    ne pas avoir peur du vide qu’elles créent,
    une fois parties en fumée,
    sentir notre désir reprendre son élan tranquillement,
    ne rien écouter d’autre

    #42477
    bzo
    Participant

    je viens de m’éveiller
    mais le désir, lui, dans ma chair, semble ne jamais dormir,
    je le sens déjà, à pleine puissance,
    tout comme durant la nuit, quand je me réveille
    pour mes petites micro-séances nocturnes,
    là aussi, il semble régner et danser, comme il veut

    appuyé contre le bord de table, mes mains se posent sur la peau,
    petit choc électrique, de ce premier contact,
    échange de chaleur nageante, de soie fluide qui se répand,
    ne plus bouger un instant,
    juste fermer les yeux et goûter à ce petit moment de paradis

    je commence à bouger les doigts,
    oh, toute une machinerie semble se mettre en route immédiatement,
    cela ne chôme pas là-dedans, cela ne rechigne pas à la besogne,
    je me sens chamane, je me sens sourcier,
    avec tout ce qui s’éveille en moi, ​
    quel sacré tour de passe-passe, j’ai mis au point

    je mets le turbo, je commence à bouger langoureusement,
    rien de très masculin dans cette façon de se mouvoir, je vous le concède,
    cela fait même très efféminé,
    mais je n’en ai cure,
    cela fait longtemps que les frontières de mon identité sexuelle, ne me gênent plus,
    tellement d’inconnu, tellement de splendeurs,
    tellement de territoires à explorer,
    au-delà

    me sentir entier un instant,
    sentir cette intimité, cette communion avec mon corps,
    sentir le désir avec un grand D, couler en moi
    fleuve tantôt tonitrueusement dévalant dans la chair,
    tantôt calmement invitant au voyage,
    comme dans une pirogue, dérivant à l’horizon

    plonger à la suite du dauphin,
    se saisir de son aileron,
    se laisser entraîner,
    vibrer un instant,
    suprêmement

    #42478
    bzo
    Participant

    quels moments divins,
    mon corps, déchaîné par vagues,
    comme la jouissance nous a ébloui, nous a emporté,
    mes gémissements comme des plaintes,
    ma chair, torturée de plaisir

    à chaque contraction, cela repartait,
    éjection dans une capsule, explosion de chaleur sous moi,
    dissous, il ne restait plus rien que ce nuage de fragments
    qui volaient dans tous les sens,
    mon bonheur était d’être un peu partout,
    de sentir de tous les côtés,
    d’être à la fois, vide et empli, immobile et en totale accélération

    j’avais une tenaille dans le bassin qui se refermait et se refermait,
    c’était une goupille, le monde explosait à chaque fois,
    il ne restait plus rien que du pur bonheur,
    plus un gramme en moi qui ne frémissait pas,
    plus un gramme en moi qui ne vibrait pas,
    plus un gramme en moi qui ne jouissait pas,
    mes fibres étaient allumées, consumées,
    la chandelle était une cathédrale
    et elle brûlait à l’horizon,
    le ciel était en feu, le soleil fondait,
    la mer s’évaporait

    #42479
    bzo
    Participant

    quand l’orgasme point
    comme si des ailes géantes de papillon multicolore
    s’ouvraient dans votre bassin
    mais c’est que c’est votre chair
    qui se met à battre de tous les côtés

    #42480
    bzo
    Participant

    au lit aussi, j’ai vécu des moments inoubliables,
    je ne vais pas dire que c’est la meilleure séance que j’ai eu à ce jour
    car j’en ai déjà vécu quelques unes de mémorables
    et ce serait leur faire injure,
    cependant ce qui est certain,
    c’est que j’en ai encore jamais eu une comme celle-ci

    à partir d’un moment,
    la sensation de communion, de fusion, avec mon corps fut telle,
    c’est assez indescriptible
    mais chaque caresse, chaque mouvement, chaque respiration, même,
    ne faisait plus que renforcer cette sensation d’union avec ma chair,
    de réunion totale avec elle,
    c’était plus vraiment un orgasme mais plutôt de la félicité,
    une félicité profonde impliquant la moindre de mes cellules

    je crois que je n’ai jamais vécu de moments aussi aboutis, aussi épanouis,
    je n’ai jamais été habité par un pareil bien-être,
    une pareille sensation de fusion

    et cela durait, durait, j’aurai pu continuer toute la nuit, en fait,
    j’avais les clefs,
    jamais le plaisir fut pénien,
    jamais mon sexe n’a même durci un vague instant,
    même quand mes génitaux étaient fortement sollicités,
    le yin gouvernait complètement, contrôlait à 100%
    et recyclait tous les types d’ondes que je lui fournissais,
    prostatiques, anales, génitales et puis du reste du corps
    en autre chose

    #42481
    bzo
    Participant

    la récompense est là, mes amis,
    ma chair est désormais tellement irriguée d’énergie, en est tellement saturée,
    que je peux faire à peu près n’importe quoi,
    tourner le bout de mon petit doigt sur mon ventre
    et en quelques secondes,
    cela crée un maelstrom sous ma peau,
    qui s’agrandit, qui s’agrandit,
    bientôt il n’existe plus que lui et mon doigt qui tourne,
    qui touille, faisant tout tournoyer,
    tout le reste n’existe plus

    debout, juste, je deviens chant des pieds à la tête,
    je balance un peu les hanches
    et je laisse les bouts de mes doigts se gambader partout,
    sur mon torse, mes bras, mes hanches, mes fesses, mes seins

    la nuit va être longue, la nuit va être blanche,
    je suis dans une forme splendide,
    extase, jouissance, orgasme et volupté, à gogo, au programme

    pour l’instant, donc, après une bonne heure au lit,
    debout au milieu de la pièce, nu,
    avec Adam et Eve, croquant la pomme dans ma chair,
    je me balance et je me caresse
    et je suis envahi de volupté des pieds à la tête

    je vais aux toilettes,
    j’arrive même à prendre mon pied en me torchant le cul
    avec le papier triple couche,
    quelle divine bouffée de chaleur j’ai eu,
    j’ai pris mon temps, je me suis nettoyé l’anus très consciencieusement,
    j’ai arrêté seulement quand j’ai senti que le papier-toilette allait céder
    et que mon doigt allait passer au travers,
    comme c’était agréable

    #42482
    bzo
    Participant

    quelle magnifique nuit,
    beaucoup de sensations fortes ont coulé dans les tuyaux,
    je me sens bien, je me sens ressourcé, je me sens serein,
    tellement proche de mon corps,
    tellement content de le sentir sous moi,
    tellement content de me sentir si intime avec lui,
    si capable d’incandescence, de communion, avec lui

    c’est moi, toute cette chair, tout ce sang, tous ces nerfs, tous ces os,
    même ce paquet de merde chaude qui dort dans mes intestins,
    comme je me sens bien d’être tout ça,
    comme je suis content d’être tout cela,
    nous avons appris à chanter ensemble, à vibrer ensemble
    à nous sentir bien, très bien, ensemble

    ma chair est calme, pour l’instant,
    je regarde par la fenêtre, il fait grand soleil, dehors,
    le ciel est magnifiquement bleu et lumineux,
    un oiseau trace son chemin, en battant des ailes précipitamment,
    j’ai encore le goût ineffable des tempêtes délicieuses de la nuit passée,
    en moi, quelque part,
    c’est comme si un horizon lointain magnifiquement incandescent,
    me faisait encore vaguement signe

    mais le désir déjà m’invite,
    je le sens, il est infatigable,
    il est déjà prêt, pour d’autres moments,
    d’autres incandescences lumineuses,
    il est toujours prêt, il est cela,
    le ressort dans la chair

    le désir habite dans le présent,
    c’est son nid, il y est bien installé,
    passé, futur, s’y déversent, pour lui,
    de là, il prend son envol,
    de là, il déploie ses ailes,
    de là, il laisse entrevoir
    les abîmes en nous

    #42487
    bzo
    Participant

    j’ai été dans la forêt aujourd’hui,
    c’est la première fois que j’y allais un dimanche et je dois dire, sans doute la dernière,
    je préfère encore ne pas y aller, il y avait vraiment trop de monde

    je n’ai rien contre les gens, je ne suis pas un ermite misanthrope
    mais la forêt, je la veux pour moi tout seul, le plus possible,
    j’ai besoin des arbres, des sentiers, des feuillages
    mais aussi du silence,
    sans elle, la forêt n’est pas tout à fait, la forêt,
    même pas du tout

    ce silence qui est comme une matrice fertile,
    aujourd’hui, il était strié, sillonné des voix des promeneurs du dimanche,
    comme un gruyère, il ne ressemblait plus à grand chose,
    ce silence de la forêt dans lequel j’aime tellement plonger,
    un jour, il mettra bas, je serai parvenu à le féconder de mes énergies

    mais aujourd’hui, vraiment, il n’y avait vraiment pas grand chose à faire,
    la forêt ne m’appartenait pas, je m’en sentais dépossédé,
    j’étais extrêmement frustré,
    je m’asseyais sur un tronc abattu pour me plonger dans la contemplation des arbres
    et à peine, avais-je le temps d’un peu m’y atteler
    que des gens arrivaient sur le sentier, parlant haut

    des enfants, ça va, les enfants ne me dérangeront jamais,
    leurs voix sont comme des chants d’oiseaux
    mais les adultes, je ne sais pas pourquoi, ils se sentent obligés de parler haut en forêt,
    ils devraient plutôt murmurer comme s’ils parcouraient une cathédrale
    mais non, les gens se sentent obligés de parler haut par ici
    comme s’ils avaient peur de ne pas se faire entendre,
    alors qu’il n’y a aucun bruit aux alentours qui puissent interférer,
    aucun brouhaha, aucun vrombissement de voitures

    non, c’est le contraire, je crois, c’est le fait que la forêt baigne dans le silence
    qui les incite à parler plus haut,
    c’est le silence-même qu’ils veulent être sûr de couvrir, de transpercer, avec leurs voix,
    comme s’ils avaient peur qu’il avale leurs paroles comme des sables mouvants,
    avant que leur interlocuteur ait eu le temps de les entendre,
    alors ils haussent le ton
    et on les entend de partout à la ronde

    des tas de promeneurs criards qui sillonnent dans toutes les directions, la forêt,
    les oiseaux en restent cois dans les feuillages,
    tous les animaux se replient dans leur terrier, leur antre, leur buisson,
    en attendent que ce déluge sonore passe,
    que le calme majestueux reprenne possession des lieux

    vivement que je puisse reprendre mes promenades , le mercredi,
    quasi pas un chat ce jour-là

    #42494
    bzo
    Participant

    journée de stress, beaucoup de problèmes familiaux,
    je l’ai attendu avec impatience, ce moment où je serai bien propre, bien rassasié,
    l’esprit plus détendu,
    pour me lancer dans un petit moment de corps à corps intime avec ma chair,
    il me fallait vite une grosse dose de volupté, de sensations fortes, dans les tuyaux
    pour me laver de tout ce poison qui m’infestait, qui m’alourdissait

    j’ai fermé les yeux, j’ai commencé à me caresser partout,
    j’ai rejeté la tête en arrière,
    j’ai laissé mes hanches se balancer avec langueur,
    mes cuisses sont venues envelopper mes génitaux, les frotter doucement
    et enfin une contraction,
    pour faire décoller tout cela radicalement

    j’ai senti que cela montait, que cela se répandait
    et je me suis ouvert, j’ai cédé et encore cédé en moi,
    je me suis laissé aller royalement,
    je n’étais plus qu’un brin d’herbe, emporté par les eaux
    et je sentais toute la crasse accumulée par le stress et les inquiétudes de la journée,
    être emportées, comme expulsées de moi,
    comme on éjecte une merde aux toilettes

    ça va maintenant, je me sens clair, nettement plus léger,
    dans un meilleur état d’esprit,
    les choses sérieuses vont pouvoir commencer,
    il va y avoir bal dans ma chair,
    comme tous les soirs,
    cela va danser joyeusement sous les lampions

    #42495
    bzo
    Participant

    passé une demie heure au lit,
    comme c’était divin, oh comme je suis bien, comme je suis heureux et détendu,
    totalement ressourcé, réconcilié dans toutes mes fibres,
    je m’étais imposé comme contrainte, de ne pas du tout utiliser les mains,
    donc j’avais les bras derrière la tête, au repos

    j’avais donc juste le corps qui bougeait, les hanches qui dansaient un peu,
    les contractions qui montaient
    et puis les cuisses qui venaient jouer avec mes génitaux,
    leur habituel jeu de frotti frotta, de pressi pressa

    je basculais de temps à autre sur le côté langoureusement
    mais je restais la plupart du temps sur le dos,
    de temps à autre, assez régulièrement les cuisses s’écartaient
    et alors j’avais droit au pilon des ondes prostatiques emmené par une contraction,
    comme la sensation de pénétration était extraordinaire,
    je bougeais les cuisses, gigotais le cul, contorsionnait le bassin
    pour l’accueillir le mieux possible,
    pour la sentir la plus optimalement remonter en moi,
    frotter démoniaquement dans mes entrailles

    oh comme c’était doux, comme c’était soyeux, par moments, en moi
    et l’instant d’après, cela pouvait devenir tellement volcanique, tellement tellurique,
    ces changements soudains, m’emportaient à chaque fois,
    je décollais irrésistiblement

    comme c’est bon, toute cette volupté dans les tuyaux,
    on dirait du baume partout,
    qui guérit toutes les plaies de la journée
    tout en me faisant monter au plafond

    #42502
    bzo
    Participant

    je me sens caresser mon corps,
    je le sais que c’est moi qui effectue cette action,
    moi, et uniquement, moi,
    mais le fait de le savoir, n’a aucune importance,
    ne fait pas le poids, face a ce que je ressens,
    face au flot des sensations qui m’envahissent
    et j’y prends plaisir
    comme si je caressais quelqu’un d’autre
    mais aussi et surtout,
    comme si quelqu’un d’autre me caressait

    le mode yin,
    c’est une sorte de sensation multi-perspective,
    comme si je n’étais plus identifié directement à mon corps,
    pendant de longs moments
    mais qu’il y a une sorte de jeu de miroirs complexes,
    au niveau du ressenti,
    on perçoit sans plus aucun recul, sans plus aucune distance critique,
    comme si on était entouré des sensations, immergé dedans,
    ballotté ineffablement comme un fétu de paille

    donc, un corps qui ne semble plus identifié,
    directement comme le mien, momentanément,
    mais aussi, un corps sans genre,
    l’identité sexuelle semble aussi avoir complètement disparue,
    on vit ce corps, en même temps au féminin comme au masculin
    mais surtout au féminin
    car c’est la puissance et la richesse dans nos profondeurs
    qui se libèrent,
    qui envahissent notre corps

    est-ce notre chair encore qu’on caresse?
    on le sait plus trop quelque part,
    ai-je encore un pénis? ai-je un vagin, à présent? ou les deux?
    on ne sait plus trop,
    cela varie constamment, c’est trop entremêlé

    on caresse donc un corps
    chaud, remuant, réagissant sous nos caresses
    et de plus en plus excité
    comme s’il n’était pas le notre
    mais aussi, en même temps, on est dans un corps caressé,
    différent de celui qu’on caresse

    #42504
    bzo
    Participant

    journée particulièrement tranquille, aujourd’hui,
    quelques micro-séances, à gauche, à droite
    mais finalement assez peu

    cela paraîtra peut-être paradoxal
    mais la rétention d’éjaculation et la sursaturation en énergie de ma chair,
    intensifient, enrichissent, diversifient, extraordinairement, les moments d’action
    mais en même temps, je pratique de moins en moins,
    j’ai de plus en plus des plages étendues de calme plat
    où je sens ma chair rassasiée, satisfaite, une forme d’épanouissement dans mes fibres,
    le désir dans un coin, somnolant tranquillement

    je me sens bien, quoi, merveilleusement bien,
    je sens mon corps complice sous moi,
    je le sens prêt à entrer en action n’importe quand mais il n’y a aucune urgence, rien ne presse,
    on retarde le moment, on attend que cela devienne une nécessité qui s’impose d’elle-même,
    pour que ce soit pile poil, là où il faut, quand il faut, comme il faut,
    comme un exercice zen de tir à l’arc,
    je veux décocher ma flèche calmement, puissamment, sans hésiter,
    sûr d’atteindre le centre de la cible

    moins souvent donc mais de mieux en mieux,
    toujours, de mieux en mieux

    #42508
    bzo
    Participant

    j’ai été cherché les résultats de l’analyse sanguine pour le taux de PSA de la prostate,
    l’examen annuelle de routine, il y a quelques mois,
    avait relevé, un taux assez élevé qui méritait re-vérification, selon mon médecin

    eh bien, cette fois-ci, ce taux est , on ne peut plus, normal,
    entretemps, j’ai appris
    qu’il valait mieux suspendre toute activité sexuelle, 24h avant,
    pour ne pas risquer d’influencer ce taux

    notre prostate, chérie, messieurs, est tellement sensible,
    allez la titiller, la cajoler, mettez-la dans tous ses états
    mettez-vous un ou deux doigts dans l’anus, touillez ardemment,
    ou encore éjaculer dans madame, monsieur ou ailleurs
    et votre taux de PSA, risque de grimper en flèche
    pour quelques heures

    cela soulage sacrément,
    je me voyais déjà avec un cancer de la prostate,
    pour fêter cela, en rentrant,
    je me suis offert une séance endiablée,
    appuyé contre le bord de la table,
    les murs en résonnent encore,
    si on me refaisait une analyse pour le taux de PSA, après cela,
    il faudrait m’inscrire dans le livre Guiness des records
    pour le taux PSA le plus élevé de tous les temps

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 3 semaines par bzo.
    #42509
    bzo
    Participant

    comme le plaisir peut être plaisir…

    je veux dire, qu’on perd tout contrôle, c’est juste trop bon,
    des animaux, qui d’habitude sont très rétifs à tout approche humaine,
    qui gardent leurs distances invariablement,
    tout d’un coup, baissent leur garde, se laisser approcher de tout près,
    voire même se laissent toucher
    car ils sont en plein acte, en plein coït,
    le plaisir nous désarme, nous fait perdre toute prudence,
    nous ne pouvons que continuer,
    il faut que le processus se poursuive, quoi qu’l arrive
    au risque, même, de nous mettre en danger

    je me suis fait la réflexion, le temps d’un éclair,
    alors que j’étais dans une de mes postures favorites,
    avec le cul appuyé contre le bord de la table
    et puis là, pliant, dépliant, un peu, les jambes,
    montant, descendant, au gré des contractions, comme si je chevauchais,
    balançant les hanches, tour à tour, écartant, resserrant les cuisses,
    frottant une jambe contre l’autre très lentement,
    pour avoir les poils qui s’entremêlent, (j’adore cela)
    chipotant aussi mes tétons,
    dansant, par moments, très lubriquement le bassin

    je me suis dit que si là dans l’instant
    quelqu’un était entré avec un couteau et s’était dirigé vers moi,
    je n’aurais rien pu fait d’autre que de continuer,
    c’est trop fort, trop irrésistible, je ne pouvais pas m’arrêter

    de même, si la maison avait commencé à trembler et à s’effondrer
    et qu’il aurait fallu prendre la poudre d’escampette,
    j’aurai continué à me gigoter comme un possédé en rut, hurlant de plaisir,
    le feu qu’il y avait dans mon bassin, était trop fort,
    l’incandescence, trop généralisée

    entendre ces râles montant de mes entrailles,
    tellement chargés de lubricité, de plaisir cru, de coït, de rut,
    cela me faisait jouir encore plus fort,
    je ne sentais aussi comme pénétré par les oreilles,
    en même temps, que par en bas, avec la contraction ,
    quel jazz, quel swing endiablé, il y avait dans tout mon corps,
    glorieux

    #42518
    bzo
    Participant

    hier soir, je me suis rendu compte que je ne parvenais pas à me connecter à mon corps,
    que je ne parvenais plus à vivre ces moments de fusion ineffable avec lui,
    j’essayais quelques fois puis je n’insistais plus

    il faut dire que je suis en pleine crise familiale aigue,
    c’est quelque chose de nouveau pour moi, je n’avais jamais vécu cela,
    bon, je sais que cela existe
    mais je me suis rendu que j’avais eu la chance jusqu’ici d’avoir été préservé

    donc toute une partie de la journée et de la soirée,
    j’avais été immergé par WhatsApp et téléphone dans une atmosphère délétère
    où des membres d’une même famille s’entredéchirent,
    se souhaitent les pire choses, perdent toute raison,
    j’avais toutes les difficultés du monde à rester
    un tant soit peu concentré sur mon travail

    aussi donc plus tard, quand j’essayais de mettre toute ma machinerie en route
    pour un peu me détendre, me ressourcer, vivre quelques moments de jouissance et de volupté,
    le torrent adoré semble à sec,
    pas grand chose se passait,
    je me couchais plus tôt que d’habitude

    heureusement, la nuit, j’ai eu droit à quelques réveils
    et à mon corps qui s’en donnait à coeur joie,
    ces quelques secondes, à gauche et à droite, durant mon sommeil où je m’éveillais
    et où le yin montait, organisait des fêtes éclairs dans ma chair
    tout en caresses, gémissements, ondulations, contractions, frottements, effleurements,
    le moindre mouvement, le moindre geste, se transformant en une vague de plaisir,
    venant s’ajouter aux autres

    comme j’étais heureux, comme j’étais soulagé,
    tout est bien là encore en moi,
    tout homme devrait pouvoir vivre au moins quelques moments, ainsi,
    pour se rendre compte à quel point, leur corps est capable d’autre chose,
    à quel point il est capable d’une jouissance,
    comme un océan de volupté dansant partout en eux,
    à quel point, ils peuvent se transformer de la tête aux pieds,
    en un bouquet de feux d’artifice, tirés de tous les côtés,
    la chair épanouie suprêmement,
    le grand rire comme une montagne souriante,
    nous dévalant joyeusement ses pentes,
    rebondissant comme un ballon de toutes les couleurs

    #42523
    bzo
    Participant

    mes jeux dans la baignoire avant d’ouvrir la douche,
    m’ont fait vivre aujourd’hui quelques splendides moments,
    cela faisait un certain temps que je m’y étais plus adonné,
    il faut que je sois dans de bonnes dispositions,
    que l’envie soit là
    et puis bien sûr, il faut que l’accessoire liquide
    qui caractérise ces petites sessions,
    soit disponible dans ma vessie

    si cela a si superbement réussi aujourd’hui,
    c’est que j’ai bien pris mon temps,
    bien pris le temps de faire monter l’excitation en mode yin,
    mes cuisses jouaient avec les génitaux,
    leur habituel manège de frotti frotta, de pressi pressa,
    j’ondulais un peu en mode liane lascive,
    des contractions, bien sûr,
    mes mains de temps à autre, s’égaraient par-ci, par là
    mais relativement peu,
    je me concentrais surtout sur ce qui se passait dans mon bassin

    je ne cherchais pas du tout à faire monter l’urine
    mais à partir d’un moment ,
    c’est comme si elle a commencé à le faire toute seule,
    j’ai attribué cela au relâchement de certains muscles,
    la volupté étant de plus en plus intense dans la zone,
    la sensation était celle d’une éjaculation qui se préparait, très, très, progressivement,
    c’était juste délicieux de sentir ce crescendo si spécial dans ma chair

    et quand le liquide a jailli,
    c’était vraiment comme si j’éjaculais,
    après, malheureusement, ce fut moins réussi,
    ce n’est pas parti dans la bonne direction tout de suite,
    c’est-à-dire sur moi,
    pour pouvoir déguster la caresse soyeuse, chaude, assez unique
    de l’urine chaude sur la peau

    j’essayais de rattraper l’affaire
    mais cela a résulté en de la précipitation,
    ce qui a pas mal gâché l’intensité,
    il faut que je mette encore au point cette partie de l’action,
    pour que le jets d’urine, s’écoule le plus possible sur mes cuisses, mes génitaux
    mais c’est assez difficile en station debout,
    de concilier cela avec les contorsionnements et les ondulations
    du plaisir en mode yin

    couché, c’est nettement plus facile,
    peut-être, je devrais reprendre un peu sur le lit
    avec une protection dessus,
    j’avais acheté à l’époque où je pratiquais le massage prostatique avec masseur
    des tas d’alèses imperméables
    mais alors, je terminais mes séances ainsi,
    c’était la conclusion, la cerise sur le gâteau,
    quand je sentais que j’avais une bonne quantité d’urine à ma disposition dans la vessie

    c’était donc après des heures de massage prostatique,
    toute la zone était surexcitée,
    il n’y avait plus qu’à se lâcher sans penser à rien,
    là aussi, il y avait la sensation d’éjaculer de longues, longues, secondes, durant,
    doublée de l’éventail de la caresse du liquide chaude et soyeux sur ma peau

    #42525
    bzo
    Participant

    la réactivité du corps,
    toujours plus en accord avec le désir,
    c’est-à-dire que quand, par exemple, vous vous mettez à caresser votre peau,
    que des sensations s’éveillent
    et qu’elles soient toujours plus riches, plus fines, plus variées

    semblent toujours plus comme accordées aux gestes, aux mouvements,
    nées d’eux, émanant d’eux, semblant être leurs extensions naturelles,
    suivant la moindre de leurs inflexions,
    changeant de nuance, en fonction de la trajectoire des mains,
    de leur position, de leur pression, de leur vitesse

    toujours plus comme si quelqu’un d’autre vous caressait, en fait,
    vous devez vous ressentir toujours plus
    comme si vous étiez entre les mains de quelqu’un d’autre
    qui se dédie entièrement à votre plaisir,
    quelqu’un d’autre qui n’a que cette idée fixe,
    vous satisfaire du mieux qu’il peut,
    vous embraser, vous atomiser, vous pulvériser,
    de bonheur dans votre chair

    les énergies sont comme d’innombrables bouteilles de vin
    vieillissant dans vos caves,
    vous avez lancé une caresse? vous en ouvrez une,
    est-ce que cela va être un bon cru?
    cela dépend entièrement de vous maintenant,
    vous avez lancé une dégustation,
    le nectar coule, pour un instant, dans votre chair,
    il a vieilli dans vos caves, est devenu un millésime rare,
    à vous maintenant de vous laisser imprégner, corps et âme, par ses saveurs,
    d’en extraire la moindre nuance, d’en découvrir la palette infinie,
    savourer sa capiteuse volatilité dans l’instant

    #42541
    bzo
    Participant

    hier, je me suis à nouveau couché plus tôt que mon heure habituelle,
    qui est aux alentours de 3 heure du mat,
    résultat, j’étais déjà éveillé sous les draps, vers 6 heures,
    vais pas me lever à une heure aussi incongrue,
    si j’étais à la campagne, en été, oui, tout de suite, sans hésiter,
    une belle promenade parmi les arbres, les plantes, le soleil montant,
    le fourmillement terrestre, aérien, déjà, des insectes et des oiseaux, partout,
    m’aurait empli tellement de joie

    mais là, dans le centre de Bruxelles, parmi les hauts bâtiments,
    avec la grisaille et le froid de l’hiver, déjà à nos portes,
    m’auraient accueilli dans la rue que quelques prostituées bulgares
    cherchant à se faire un dernier client avant d’aller dormir
    ou quelques junkies fumant leur crack

    pas vraiment ma tasse de thé, tout cela,
    donc je restais au lit, j’y étais en meilleure compagnie,
    mon corps, ma chair, mon sang, mes muscles, mes nerfs,
    on peut faire tellement de choses délicieuses avec tout cela,
    c’est l’occasion d’expérimenter, de tester toutes sortes de choses,
    en même temps que de vivre quelques bons moments

    j’ai bien observé, entre autres,
    la façon dont est engagé mon bassin ou ne l’est pas,
    selon que je sois en mode yin ou juste en mode yang,
    dans une tentative a-less de massage prostatique, plus classique

    j’ai pu constater qu’en mode yin,
    mon bassin est quasi constamment en mouvement, plus ou moins langoureusement,
    en collaboration étroite avec les contractions,
    créant en moi cette sensation de pénétration, de mouvement de va et vient,
    sensation comme de deux sexes imbriqués l’un dans l’autre, collés l’un à l’autre,
    cherchant à se fondre l’un dans l’autre, à ne plus former qu’un

    alors qu’en mode massage prostatique, en mode yang,
    je laisse mon bassin quasi constamment immobile, désormais,
    pour pouvoir être entièrement concentré sur ma prostate,
    les bras se trouvent n’importe où, posés sur le corps,
    il n’y a que les contractions, en fait, qui sont en mouvement,
    chacune créant en moi, cette sensation
    comme si deux cailloux étaient tapés l’un contre l’autre
    pour provoquer des étincelles,
    cherchant à allumer le feu de l’orgasme prostatique

    à chacun de leur contact, je sentais les vibrations qui partaient de la prostate,
    d’abord dans une toute petite zone,
    puis cela allait en s’agrandissant, se renforçant,
    je gémissais par moments car cela devenait vraiment agréable,
    de plus en plus d’étincelles, même quelques brèves flammèches,
    le feu a failli plusieurs fois prendre

    il me faut encore juste plus de patience,
    je suis trop habitué au mode yin et sa magique instantanéité,
    la volupté, les sensations qui m’envahissent directement dès le premier instant,
    de la tête aux pieds, jusqu’au fond de l’âme

    je dois encore travailler là-dessus pour que le feu prostatique prenne,
    il ne viendra que si le terrain est totalement favorable,
    c’est-à-dire totalement inflammable,
    être patient, c’est avoir une acceptation généralisée, une détente dans la chair
    qui ne se passe que si on n’attend vraiment rien,
    qu’on vit juste l’instant, comme il vient,
    qu’il n’y a plus rien d’autre qui existe

    or, je n’y suis pas encore en mode massage prostatique,
    il y a une impatience qui couve en moi, malgré moi,
    ma chair est trop habituée au mode yin et à ses immédiats délices,
    il faut que je lui fasse accepter ce temps d’attente, ce temps de gestation,
    cette progression de la tension, différente, fondamentalement

    en mode massage prostatique, a-less,
    je dois mettre au point une nouvelle technique
    que celle que j’avais peu à peu mise en place, durant mes deux années avec masseur
    car c’est celle-là que j’ai fait évoluer vers mon mode yin actuel,
    je ne peux plus l’utiliser, faire marche arrière avec
    et me retrouver en mode yang, en massage prostatique, comme avant,
    non dès que j’essaie ainsi, je bascule automatiquement en mode yin

    c’est fini cette façon de faire pour faire du pur massage protatique, en mode yang,
    il me fallait mettre au point quelque chose de nouveau
    et c’est fait, ce matin, j’y suis arrivé, j’ai mis en place les fondements solidement
    pour une nouvelle manière, enfin pour moi, d’aller taquiner ma prostate

    j’ai bien senti que c’était bien en place, que cela fonctionnait comme il faut,
    que la prostate était sollicitée, rien qu’elle,
    que je pouvais bien me concentrer dessus, uniquement sur elle,
    que plus rien n’interférait dans le dialogue avec elle
    et qu’il y avait un crescendo, que cela montait en puissance,
    donc en principe, cela devrait aller, ça va fonctionner, arriver jusqu’aux orgasmes

    il faut juste encore de la patience,
    de l’acceptation de cette façon différente et moins immédiate du massage prostatique
    d’éveiller du plaisir en moi

    #42542
    bzo
    Participant

    mon corps nu est un aphrodisiaque redoutable,
    il me suffit de l’effleurer, de l’entrevoir dans un miroir
    ou même juste, de prendre conscience de sa présence,
    pour qu’immédiatement, j’en ai des frissons le long de la colonne vertébrale

    mes génitaux vibrent désormais quasi constamment,
    comme un chat ronronnant doucement,
    comme j’ai envie de les frotter, de les presser, avec mes cuisses,
    de leur tenir compagnie, de jouer avec eux,
    de sentir leurs ondes voluptueuses se répandre

    et puis mon bassin, mes amis, ah mon bassin,
    on dirait qu’il est rempli d’une sorte de nectar ineffable,
    au repos, je sens sa présence bien sage mais tellement prête,
    tellement prête à m’emplir d’ivresse,
    dès que j’effectue un mouvement expressément des hanches,
    cela se met à bouger, oh comme cela se met à bouger,
    c’est une sorte de danse de vagues d’une douceur érotique, d’une lascivité,
    cela dégage des ondes dans toutes les directions,
    mon anus se met à picoter et à picoter encore,
    cela s’enchaîne, les dominos tombent les uns après les autres,
    j’ai envie d’y mettre un doigt ou deux, dans mon anus-vagin,
    j’ai envie d’y touiller, d’y farfouiller,
    même juste d’y laisser les doigts passivement
    qui y auraient trouver leur nid douillet où séjourner,
    juste les sentir en moi, leur masse, leur chaleur,
    qui semblent comme des bâtons de dynamite de douceur,
    explosant encore et encore, entre mes reins

    et puis mes seins, oh mes amis, mes seins,
    on dirait deux peaux de tambours extra-tendues,
    je passe le doigt dessus, je le glisse dessus,
    cela se met à vibrer, comme cela se met à vibrer,
    j’ai l’impression de sentir ces vibrations jusqu’à dans mes os,
    cela se répand jusqu’à dans mon âme

    quand je chipote un téton, j’ai l’impression de me chipoter l’âme,
    de faire du patinage artistique dessus,
    des pirouettes, des sauts, des ronds

    mon corps, mon cher complice, mon sexe, mon destrier,
    mon trampoline de volupté,
    vers de l’inconnu, vers de l’ineffable

    #42543
    bzo
    Participant

    j’ai fait un premier pas très important vers un orgasme prostatique plus traditionnel

    en fait, il a démarré, toute en puissance, entre mes reins
    mais je n’ai pas encore su bien le canaliser,
    mon corps s’est mis à trembler, à se convulsionner dans toutes les directions

    extraordinaire séisme
    mais je n’ai pas réussir à maintenir le cap,
    comme disent les marins, mon bateau a chaviré, je me suis retrouvé à l’eau
    au lieu de filer à toute vitesse, toujours plus loin dans l’orgasme

    je suis trop mis en mode observation de ce qui se passait,
    au lieu juste de me laisser aller, de me laisser emporter, sans réfléchir à rien
    mais la puissance du phénomène était assez incroyable,
    mon corps semblait exploser, être tiré de tous les côtés jusqu’à la déchirure,
    c’était très violent
    mais cela ne me fait pas peur, j’aime tout cela, moi,
    sans réserves

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