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  • #44429
    bzo
    Participant

    chez mon bouquiniste,

    j’ai trouvé un livre sur le Qi Gong, cette gymnastique traditionnelle chinoise

    fondée sur la connaissance et la maîtrise du souffle

    qui associe mouvements lents, exercices respiratoires et concentration.

     

    Quand je parcours la quatrième de couverture,

    ils parlent de se connecter à son corps, de libérer les énergies,

    de les faire circuler.

    Ah, étonnant, à quel point, c’est similaire à ce qui fait les fondements de nos pratiques

    Ils m’enlèvent les mots de la bouche,

    j’écris ce genre de phrase

    #44430
    bzo
    Participant

    je suis assis à mon bureau, nu, bien sûr,

    les pieds sur la table,

    je passe et repasse, lentement, une jambe contre l’autre,

    les peaux et les poils qui  se frottent, qui s’entremêlent,

    qui semblent , de plus en plus,  de satin, à chaque passage,

    cela me donne des frissons partout

     

    je passe, aussi, avec ma main , sur un sein,

    je presse la pointe, je l’agace, la titille,

    mon sexe se durcit un peu,

    un peu, beaucoup, même un instant,

    il se dresse, prend de l’épaisseur

    mais déjà il se met à s’incliner, de plus en en plus,

    néanmoins, ce fut délicieux, ce brusque afflux de sang,

    il a provoqué comme des vibrations, dans tout mon membre

     

    je continue mon manège avec les gambettes,

    de temps à autre, je m’arrête

    et je serre assez fortement les muscles des fesses,

    tout en faisant monter une contraction,

    cela provoque directement comme un coup de boutoir,

    d’ondes de la prostate

    qui semble fendre le flot de mes entrailles, vers le haut

     

    comme j’aime cette sensation de pénétration

    qui soudainement, semble parer de mille couleurs,

    le yin, en moi,

    il semble se déployer de plus belle, partout en moi,

    je me sens pousser des ailes,

    des envies d’onduler, de me caresser,

    de me laisser aller toujours plus,

    de me donner au plaisir, sans rien retenir,

    oui, c’est bien mon état d’esprit,

    j’ai envie de m’offrir corps et âme, au plaisir,

    qu’il fasse de moi, sa chose

     

    je me cambre, rejette la tête en arrière,

    les reins se mettent à chalouper,

    je gémis de plus en plus fort,

    tandis que mes deux mains, maintenant,

    caressent un peu partout, plus rapidement,

    ma peau est, de plus en plus, en feu, sous mes doigts

     

    cela n’aura duré que 2, 3 minutes,

    pas besoin de faire durer plus,

    je peux recommencer autant que je veux,

    j’aime ces petites doses ultra-concentrées, à l’impromptu,

    un peu n’importe où, chez moi

    #44432
    bzo
    Participant

    honorer le moment,

    honorer le désir,

    honorer la chair

     

    bâtir avec les énergies,

    des châteaux de cartes

     

    légèreté affolante de l’ineffable,

    tellement fragile, tellement évanescent,

    tellement comme par miracle,

    en équilibre, un instant,

    tellement comme en suspens,

    miraculeux filigrane,

    qui se dessine dans la chair

     

    ce qui se consomme,

    se construit

     

     

     

     

    #44433
    bzo
    Participant

    j’ai mon corps

    et le désir, de plus en plus,

    a son corps à lui

     

    j’essaie le plus possible

    de n’être qu’un passager, un spectateur,

    quand le sien entre en action,

    goûter goulument à ce spectacle,

    n’en perdre aucune miette

     

    moments de chamanisme

    quand le désir s’exprime,

    sans entraves et sans retenue,

    ne fusse que pour quelques secondes,

    il  a le double sexe,

    le dialogue intime dans l’invisible,

    d’une fente ardente

    et d’un vit dressé,

    tout à son service

     

    comme j’aime le sentir,

    tout ce spectre, dans ma chair,

    c’est insoupçonnable, la plupart du temps,

    cette face cachée de la lune

    qui nous enveloppe de ses rayons

    pourtant, elle est continuellement là, en nous,

    nous attendant pour une réunion

     

    #44468
    bzo
    Participant

    le cul contre ma table,

    je déplace le plus lentement possible la main sur la peau,

    aussi, mes cuisses pressent tout doucement ce qu’ils ont à presser,

    les ondes semblent tout docilement suivre mon rythme,

    elles semblent là de l’autre côté de la peau,

    elles sont le fruit poussé sous mes doigts

    que je suis en train de croquer de tout mon être

     

    je commence à bouger les hanches, cela me démangeait,

    de sentir mon bassin chalouper lascivement,

    j’écarte les cuisses et je fais monter des contractions,

    là aussi, progression millimètre par millimètre,

    déguster, déguster, déguster, le plus longtemps possible,

    sentir l’ineffable en moi, m’emplir,

    baigner dedans, en être inondé,

    quel pur nectar, la soie ardente de la vie, frissons de cristal

     

    boire à cette source si totalement dépourvue d’impureté,

    dans le creuset de l’instant,

    sur l’autel sacré de la volupté, envahi d’une langueur sans bornes,

    je fête la vie qui coule en moi,

    incandescente fête de la chair

    qui se révèle soudainement, dans toute sa splendeur enfouie

    #44485
    bzo
    Participant

    je suis vraiment en mode dégustation, en ce début de nuit,

    mon corps est là comme une grosse friandise offerte,

    je le chipote, je le tapote, je le presse, je le frotte,

    je l’effleure

    mais pour l’instant, toujours du bout des doigts,

    avec des gestes très maniérés, très décadents,

    très efféminés, aussi, par longs moments

     

    le plaisir, que voulez-vous, m’entraîne, dans ces eaux-là,

    pas très catholiques,

    pas catholiques, du tout, en fait

    mais qu’est-ce que c’est bon,

    notre corps est magique, je vous dis,

    magique, il n’y a pas d’autre mot,

    pour décrire l’expérience que je suis en train de vivre

     

    mon corps,

    ma boîte à musique, chérie,

    comme j’aime notre complicité

    car c’est bien là , mon plus grand fait d’arme,

    d’avoir acquis cette complicité intime avec ma chair,

    je dialogue avec elle,

    notre conversation est faite de sensations, de volupté, de jouissance, d’extase

     

    il suffit de poser les bonnes questions,

    notre corps, lui,

    ne demande qu’à répondre,

    avec son langage à lui,

    le mystère est là,

    n’allez pas chercher plus loin,

    c’est que nous pouvons vibrer,

    vibrer toujours plus,

    nous mettre au diapason du monde,

    vibrer jusqu’au noyau de la terre,

    vibrer jusqu’au firmament,

    vibrer jusqu’à l’horizon,

    vibrer jusqu’à plus loin

    que le télescope de Hubble peut laisser  entrevoir

     

     

     

     

    #44486
    bzo
    Participant

    je ne vais plus essayer de donner des conseils,

    essayer d’expliquer, essayer de théoriser,

    cela donne juste des textes maladroits, souvent, à côté de la plaque

    ou alors, je me répète sans cesse, j’annone

     

    tout cela est trop fluctuant, trop intime, trop personnel,

    je suis dans ma galaxie, elle a ses règles, son principe de gravité,

    je suis à cent mille année-lumière, de la votre

    ou de la votre ou encore de la votre,

    je suis à cent mille année-lumière, de vos règles,

    de votre principe de gravité, à chacun

     

    nous sommes décidément trop éloignés

    pour que les mots puissent couvrir la distance comme il faut,

    ils subissent trop d’altération au passage,

    ils peuvent juste convoyer un peu de chaleur, un peu de sensualité,

    titiller un brin l’imagination

     

    ne pas essayer de péter plus haut que son cul,

    juste chantonner, juste siffloter,

    juste compléter mes moments de plaisir de la chair

    par quelques moments de plaisir d’écriture

    #44507
    bzo
    Participant

    avoir le yin et le yang, en action,

    s’entremêlant en nous,

    c’est sentir constamment, une part de sa chair,

    s’offrant sexuellement, à une autre,

    même si l’on sent surtout la première part, le yin,

    que c’est par lui qu’on vit surtout l’action,

    cependant l’on sent aussi que l’autre part, le yang, est là,

    s’activant, avec dévotion, ardeur et patience,

    entièrement au service du yin

     

    envahi du celui-ci, lui-même, envahi du yang,

    comme j’aime écarter mes cuisses,

    sentant entre elles, des coulées de chaleur,

    des lèvres murmurant déjà une éruption,

    prête à se répandre dans toute ma chair

     

    je les referme, je les rouvre,

    je joue avec les muscles de mon périnée, de mon anus,

    je bouge mon bassin,

    je sens le feu prendre de plus en plus,

    un feu de soie, avec des flammes dansantes,

    mes entrailles réagissent comme de la paille sèche, à leur contact

     

    oh, le rythme, tant de lascivité, dans le moindre mouvement,

    l’impression que toutes mes cellules font l’amour, les unes avec les autres,

    ça baise du fond de la cale, jusqu’à en haut du mât, chez moi,

    personne n’est laissé à la traîne, tout le monde participe

     

    je rassemble toutes les énergies ,

    arrivant de partout

    les cheveux m’en envoient, les doigts de pieds m’en envoient,

    les ongles m’en envoient,

    des délégations d’ondes, de tous les côtés, arrivent

     

    et ainsi, ma main semble envoyer des vibrations,

    de tous les côtés,

    cela se répand en vagues denses et douces, aux infinies nuances,

    lenteur, lenteur, lenteur,

    pour révéler tous les coloris de la soie,

    pour prolonger la douceur ineffable de son toucher

     

    onduler, aussi, lentement,

    serpent de lascivité, dans tous les membres, dans tout le tronc,

    dans le bassin, surtout,

    oh oui, cent mille serpents se tordent lascivement dans mon bassin

    et quand je contracte un muscle, là en bas,

    ils se mettent à remuer, de plus en plus, dans tous les sens,

    explosant peu à peu leur groupe,

    allant répandre la bonne parole de la volupté, de la jouissance et de l’extase

    #44508
    bzo
    Participant

    je viens à peine de me réveiller,

    j’ai encore le cerveau embrumé, les yeux lourds

    mais mon désir, déjà,  a de l’avance sur moi

    semble, lui, déjà, sorti des startings blocks, depuis quelque temps

    (peut-être qu’il est toujours comme cela, c’est dans sa nature,

    de ne jamais s’arrêter, d’être toujours comme en pleine effort déjà)

     

    je pose ma main quelque part, je presse dessus,

    comme c’est bon de sentir cette chair chaude sous la peau,

    imbibée de sang, de nerfs,

    tout cela semble former un matériau spongieux, tellement réactif, tellement vibrant,

    de la terre riche, fertile,

    prête à libérer dans l’instant, la végétation des sensations

     

    je sens le réseau des énergies circuler en moi,

    c’est comme une Venise dans l’obscurité de mes veines,

    avec ses innombrables canaux, ses palais,

    ses fêtes fastueuses,  costumées, son et lumière

     

    la vie vibre en moi, se consume en moi,

    flamboyance sans bornes,

    autel chéri du plaisir,

    être sans limites, un instant

    #44509
    bzo
    Participant

    aujourd’hui, dernier jour de canicule annoncée, ici à Bruxelles,

    je vais rester toute la journée chez moi,

    je ferme toutes les fenêtres, mets en route mon super climatiseur,

    me mets à poil et vais bricoler toute la journée

    pour peaufiner toujours plus mon appartement

     

    en toute modestie,

    c’est en train de devenir une oeuvre d’art en soi, mon appartement,

    tout mon argent y passe,

    cela aura pris des années mais il commence à ressembler

    à quelque chose issu entièrement de mon imagination,

    avec des tableaux, des sculptures, des vases, des masques ethniques,

    des meubles design, partout,

    le moindre détail pensé, le moindre petit objet choisi, élu, coopté

     

    rien de trivial, nulle part,

    des centaines d’heures de travail,

    de recherches patientes pour trouver l’oiseau rare qui va aller dans un coin,

    des erreurs, plein d’erreur

    mais voilà, le résultat est là

    et avec le plus de confort possible, aussi,

    que cela reste pratique, tout le temps, rende ma vie plus facile,

    le plus agréable à vivre possible,

    pas seulement un  plaisir de l’oeil et de l’imagination,

    tout pensé jusque dans le moindre détail

     

    ne pas oublier , bien sûr, cette autre activité qui va m’accompagner

    qui accompagne à peu près toutes mes activités à mon domicile,

    quand je suis seul,

    le dialogue intime avec ma chair,

    le bricolage s’y prête tellement bien,

    on est en mouvement, on se penche de tous les côtés,

    on s’accroupit, on se relève, on se contorsionne parfois,

    on bouge beaucoup, on entre en contact avec des tas d’objets,

    prend toutes sortes de poses, on se frotte, on se presse à divers matériaux bruts,

    tout cela favorise, chez moi, aussi, constamment,

    les moments ardents avec mon corps

     

    j’entremêle tout cela, parfaitement, c’est parfaitement au point comme mécanisme,

    je prolonge un geste de bricolage par quelques secondes de volupté ineffable,

    ce sont deux mondes parallèles superposés

    qui sont tellement bien rodés chez moi,

    je les fais se joindre quand je veux, comme je veux, où je veux,

    tant qu’il n’y a personne

    car mon corps est mon complice sans faille

    et on est parfaitement d’accord sur tout cela

    et le désir est là, splendidement développé, entre nous,

    comme une magnifique plante verte bien entretenue,

    qui a poussé au-delà de tous les espoirs

     

    la laisser ainsi prendre toute la place, entre mon corps et moi,

    c’est nous assurer tout un monde de feuilles qui bruissent , qui tremblent , constamment,

    c’est là-dedans que baignent, aussi, mes sens, en même temps que dans le monde réel,

    c’est là-dedans que baigne mon sang et mes nerfs,

    la soupe à la lumière et le vent

    et aux feuilles frémissantes à l’unisson, dans l’invisible de ma chair

     

    sans rien retenir, sans aucun tabou,

    je suis seul, je fais ce que je veux,

    j’extrais de moi un plaisir sans concession, sans limites

    et je vais le chercher dans des zones, au-delà des frontières de mon identité sexuelle,

    laissant mes gestes, mes mouvements, mes postures, mes gémissements,

    se féminiser, au passage,

    si le désir m’emmène par là

     

    #44518
    bzo
    Participant

    à la maison, désormais,

    le plaisir ne me quitte vraiment pas un seul instant

     

    non, pas que je sois débordé, que je ne contrôle plus,

    non, pas du tout,

    c’est comme si j’avais un interrupteur

    et quand je rentre, après m’être déshabillé, pris ma douche,

    j’appuie dessus

    et cela ne s’arrête plus

     

    je l’ai depuis longtemps cet interrupteur

    mais plus ou moins régulièrement, il s’éteignait tout seul,

    alors que là, désormais, non,

    j’appuie dessus et cela reste allumé

     

    et pourquoi je réappuierai dessus pour l’éteindre,

    je vous parle d’un plaisir à vous faire grimper au plafond à chaque instant,

    pourquoi je m’en priverais?

    est-ce que cela empiète sur mes autres activités,

    je mentirais si je disais que ce n’est pas le cas

     

    cependant, cependant,

    je parviens à splendidement entremêler les deux mondes,

    ma galaxie portable de volupté et de jouissance

    qui ne me quitte pas

    et le reste

     

    il faut me voir faire le thé, c’est quelque chose,

    tout un spectacle

    que je déguste de l’intérieur,

    oh quel royaume,

    sous le soleil resplendissant du désir

     

    jusqu’ici, dans ma pratique, la proportion était, à la louche,

    de 75% d’ondes génitales et 25% de prostatiques,

    avec selon les jours, aussi, des ondes anales, parfois jusqu’à 10%,

    mais donc prédominance , tout de même, des ondes génitales

     

    eh bien cela a changé depuis quelques heures,

    pour mon plus grand bonheur,

    désormais les ondes prostatiques sont majoritaires,

    je dirai 65% et 35% pour les génitales

     

    comment cela se fait?

    j’ai trouvé un nouveau rythme de contraction, de synchronisation , aussi,

    avec les pressions et les frottements de mes cuisses sur les génitaux,

    cela fonctionne splendidement,

    la puissance de la prostate est beaucoup plus présente

    et j’en suis bien content, bien sûr

     

    jusqu’ici , j’accomplissais les contractions d’une façon assez erratique,

    j’ai introduit un systématisme, elles reviennent très très régulièrement,

    vraiment couplé aux mouvements des cuisses sur les génitaux,

    cela forme un, bloc compact avec de multiples strates

    qui dégagent une telle diversité de nuances,

    c’est confondant

     

    j’atteins ainsi, des positions extraordinaires,

    avec mon bassin, mes cuisses, mes fesses

    qui partent dans tous les sens, sous l’intensité du plaisir,

    je me contorsionne, pas mal

    tellement les sensations semblent comme m’entraîner dans des surfs, constamment

     

    j’arrive à me lâcher et en même temps à faire monter les énergies, encore plus,

    il y a une sorte d’émulation,

    avec la puissance de la technique, qui s’est accrue

     

    quel volcan en action, mes amis,

    oh comme c’est bon, comme c’est irrésistible,

    sur mon tapis de yoga où je faisais aussi ma gymnastique et quelques postures,

    je n’en pouvais plus,

    des explosions de douceur, d’une puissance galactique

    qui éparpillaient en moi, à chaque instant,

    des millions d’étoiles qui allaient briller un court moment

    et fondre soyeusement,

    dans tous les coins de mon corps

     

     

     

    #44521
    bzo
    Participant

    toujours la même histoire,

    jamais la même histoire

    on ne s’en lasse pas

     

    j’ai beau guetté le moindre soupçon de lassitude,

    au fil des jours,

    la moindre sensation de déjà-vu, de routine

     

    pourtant, si je me filmais, un peu, au fil des semaines,

    je verrai que ce sont toujours, plus ou moins,

    les mêmes gestes, les mêmes mouvements, les mêmes postures

     

    oh, il y a bien une évolution, des variations,

    ma technique s’affine, s’enrichit,

    est toujours plus puissante, précise, efficace

    mais fondamentalement,

    c’est toujours plus ou moins, la même chose ,

    depuis pas mal de temps

     

    mais viendrait-il  l’idée à quelqu’un de demander à un pianiste,

    vous ne vous ennuyez pas à taper toujours sur les mêmes 88 touches du clavier,

    avec lesquels, vous obtenez toujours les mêmes notes?

     

    la volupté est la musique intérieure

    qui  s’écoute dans la chair

    et je suis un musicien en plaisir solitaire,

    j’affine, jour après jour, mon art,

    en explorant les combinaisons infinies de notes

    dont est capable mon corps

     

     

    #44528
    bzo
    Participant

    il y a tellement moyen de faire chanter son corps,

    splendide sensation, tellement épanouissante

     

    vous vous caressez, vous bougez lentement vos hanches,

    des contractions montent,

    les cuisses pressent un peu les bijoux de famille

    et cela se met à chanter de partout,

    inouïe sensation,

    comme si votre corps était visité par une pieuvre de soie

    aux innombrables tentacules flottantes,  glissantes, dérivantes

     

    oh, n’être plus qu’un flux, un flot, de notes voluptueuses,

    une langueur ineffable , irrésistiblement, jusqu’au fond de l’âme,

    vous flottez, tant de limpidité cristalline,

    pure émotion de se sentir,

    tellement intégralement incandescent, vibrant

     

    il y a comme un diapason au milieu de la terre

    et j’y suis accordé pour l’instant,

    ma chair est en fleur, ma chair est en flamme,

    la vie, ce sublime torrent

    dont on fait partie, un instant,

    soudainement, se découvre  dans ma chair,

    dans toute sa splendeur festive et jouissive

    #44529
    bzo
    Participant

    il y a des moments chez soi

    où il faut attendre,

    par exemple, vous devez remplir une grosse carafe d’eau

    mais votre robinet d’eau filtrée, a un débit très faible,

    alors, vous avez 2, 3 minutes devant vous,

    vous semblez programmé, pour 2, 3, longues minutes de désœuvrement

    à observer bêtement le filet d’eau s’écouler,

    disparaitre dans votre carafe

     

    que nenni,

    mon corps et moi, nous raffolons de ces moments,

    nous engageons directement la conversation, là où l’on l’avait laissée,

    nous en avons une , toujours en cours,

    la moindre occasion, même pour quelques secondes,

    est bonne pour cela

     

    ma peau est tellement chaude, vibrante,

    aime tellement quand mes doigts se posent sur elle,

    n’importe où,

    mes petits lutins, allez, je vous lâche,

    allez jouer, allez vous amuser,

    allez foutre votre adorable bordel tout en cheptel d’ondes

    qui se réveillent de tous les côtés

     

    oh ma chair, comme tu t’enflammes directement,

    comme j’aime te sentir ainsi, comme de miel chaud s’écoulant,

    comme fondant encore et encore, sur place

     

    ta densité semble en même temps,

    d’une légèreté confondante, comme si tu devenais immatérielle,

    pesant une plume

    mais en même temps, tu sembles compacte, lourde, très lourde,

    pesant une tonne de délice, en flammes,

    comme de la lave qui se fraie, lentement, très lentement, son chemin

     

    oh ma chair, comme nous avons fait du chemin, ensemble,

    j’ai appris à te reconnaitre, à me rapprocher de toi,

    à me serrer contre toi, à me fondre à toi

    et comme tu m’as récompensé,

    le ciel semble s’être installé avec nous,

    ton ciel, mon ciel, notre ciel,

    à portée de main

     

    notre réunion,

    comme ces mots chantent,

    comme ces mots enchantent,

    me réunir et encore me réunir, avec toi,

    je sens l’origine du feu,

    je le sens dans son berceau, entre nous,

    je le sens tellement capable , tellement infini,

    quand je me rapproche de toi, quand  je me colle à toi,

    quand nous sommes unis de plus en plus,

    ensemble, ne formant plus qu’un,

    filant comme un divin bolide,

    fendant l’azur de la volupté et de la jouissance

     

    notre réunion est une galaxie intime,

    sans frontières

    et nous la sillonnons,

    dans tous les sens,

    ivre d’espace libre, sans limites

     

    #44543
    bzo
    Participant

    mon corps et moi,

    épisode 15, saison 4,

    la chaleur de la chair,

    encore et toujours,

    la chaleur de la chair crue,

    odeur de sang, odeur de nerfs

    la chaleur de la chair,

    vibrante, emplie d’énergie,

    emplie de vie, emplie de foutre,

    emplie des extases à venir

    et des extases du passé

     

    assis à mon bureau, les pieds sur la table,

    je frotte lentement un mollet contre l’autre,

    je sens ainsi, aussi,  mon sexe qui est pressé contre une cuisse,

    l’autre vient le serrer, aussi, un peu, par moments, régulièrement,

    je sens le nuage de volupté, ainsi qui se forme dans la zone,

    qui gonfle , qui se répand

     

    ma main monte, sur ma poitrine,

    les doigts frottent, au passage, la peau, méticuleusement, progressivement,

    je sens mon anus,

    je contracte autour,

    cela provoque une sensation de pénétration,

    je m’ouvre,

    je me laisse envahir, je m’ouvre,

    mon sexe se raidit encore,

    dommage que ce soit mon sexe à moi,

    j’ai tellement envie de le prendre dans ma bouche, pour l’instant,

    de le lécher, de sentir le gland entre mes lèvres,

    il se raidit, encore plus,

    je sens ma gorge, maintenant,

    emplie de mon sperme chaud

    #44588
    bzo
    Participant

    mon corps,

    des pieds à la tête,

    mon sexe,

    comme en érection perpétuelle

     

    me caresser,

    sentir la raideur vibrante,

    ma chair,

    instantanément,

    envahie du désir

     

    les canaux de Venise,

    illuminés pour la fête,

    les gondoles qui flottent,

    au fil de l’onde,

    les palais mystérieux,

    tapis dans l’ombre

     

    la miraculeuse circulation,

    des énergies

    qui semblent monter,

    de nulle part,

    jaillir de toutes parts,

    tels des feux d’artifice,

    illuminant, un instant,

    les veines

     

     

     

    #44589
    bzo
    Participant

    je bande un peu,

    je presse de temps à autre, je frotte, avec mes cuisses,

    les ondes semblent se répandre, de plus en plus,

    meute joyeuse

     

    envie irrésistible, du coup, de me caresser,

    ma peau, comme un aimant,

    attire les doigts

     

    brûlant premier contact du jour,

    je commence à tournicoter,

    autour de la pointe d’un sein,

    presse plus fort contre ma cuisse, mon sexe,

    toujours en érection,

    je maintiens la pression, ainsi,

    tout en faisant monter une contraction,

    que je maintiens bien fort, aussi,

    tandis que mes doigts continuent leur solo,

    autour du téton

     

    des ondes sont générées, de plus en plus fort,

    j’ai l’impression, comme avec des curseurs,

    constamment de commander les proportions à mélanger,

    venant du sein, venant du bassin,

    venant d’un peu partout, maintenant,

    par moments j’accentue le jeu des doigts,

    par moments j’accentue la contraction,

    je la relâche, je la resserre

     

    mon coude est contre ma poitrine,

    je le frotte contre, plus fort, moins fort,

    je le déplace un peu,

    tout cela se coordonne,

    tout cela danse ensemble

     

    les nuances, ainsi,

    changent constamment,

    quel carrousel, quel feu d’artifice,

    mon sexe, entre mes cuisses,

    sa tête violacée,

    semble de plus en plus chaude, brûlante,

    gland explosif, je le frotte, je le presse,

    intérieurement, il semble une girouette tournant follement,

    libérant des brassées d’ondes à la ronde,

    se dispersant dans ma chair,

    celle-ci se mettant à fondre de plus en plus

     

    #44590
    bzo
    Participant

    le plaisir au féminin,

    semble tellement couler de source,

    je laisse le yin entièrement s’emparer de moi

    et les caresses, les mouvements, les gestes, les postures,

    tout ce qu’il faut faire,

    semblent tellement venir tout seuls, tellement naturellement,

    éveillant, sans discontinuité,

    des flots soyeux de volupté et de jouissance,

    quel cortège

     

    le secret , c’est de se donner au plaisir,

    de s’offrir sur un plateau, sans aucune résistance

    il est mon maître, je lui appartiens pour l’instant,

    pas lui, le porteur de bite,

    pas le yang en nous ou hors de nous,

    lui, c’est juste un intermédiaire,

    la bougie qui délivre les étincelles

     

    non,

    le plaisir,

    c’est lui qui commande , pour l’instant, ma chair,

    il en fait ce qu’il veut,

    je le laisse entièrement faire,

    ainsi, on devient tellement totalement comme de la paille sèche

    et la moindre étincelle là-dedans

    a de sublimes cataclysmiques conséquences

     

    cela s’allume par vagues, continuellement, de tous les côtés,

    je résiste toujours moins,

    je parviens toujours moins à résister, à toujours plus me laisser faire,

    à me laisser emporter, rouler, chambouler, dérégler,  désenclaver

     

    se sentir ainsi, s’enflammer intérieurement, de toutes parts,

    c’est juste magique,

    mon corps se met à onduler,

    c’est le plaisir qui danse en moi,

    qui remplace par des vagues dans l’invisible,  ma chair

     

    mes doigts affolent ma peau,

    ils se fondent ensemble, dans un bouquet,

    je suis parcouru par un déluge de fleurs qui traversent tout mon être,

    comme jetées en désordre de tous les côtés,

    au fur et à mesure des caresses

     

    les ondes prostatiques montent depuis mon bassin

    comme un tronc puissant, immense, avec ses branches,

    ses feuilles bruissent de tous les côtés

    et la lumière danse partout,

    oh comme elle danse,

    en couple avec le vent,

    jouant à cache cache parmi les branchages

     

    la volupté est tellement forte,

    tellement ineffablement partout,

    je râle, je gémis,

    je pleure par moments,

    il faut qu’il y ait des gouttes qui sortent de mes yeux,

    c’est trop fort, trop beau, trop irrésistible,

    il faut que les meubles autour le sachent, que les murs le sachent,

    que la terre sous le béton, le sache

    la  volupté fait de moi un être possédé, un être chamanisé,

    un pantin agité, dansé, par le désir

    #44592
    bzo
    Participant

    brusques éclairs de volupté,

    de velours, de soie,

    je laisse mon ciel se strier de quelques éclairs de volupté,

    entre deux postures de yoga,

    entre deux mouvements de gymnastique

     

    rompre ainsi, soudainement,

    le flux de gestes, de mouvements, de positions, diverses et variées,

    de mon corps de tous les jours, de mon corps d’homme,

    me laissant envahir pour quelques instants,

    par l’homme-femme qui est en moi, aussi, désormais

    dont les gestes, les mouvements, les positions,

    sont tellement différents,

    qui peut prendre possession, instantanément de mon corps

    et en faire ce qu’il veut, comme il veut,

    sans aucun tabou, sans aucune limite

     

    sentir mon bassin se mettre à danser,

    sentir la langueur inonder mes hanches,

    l’envie d’écarter les cuisses, l’envie de me sentir pénétrer,

    sentir mes seins, ma peau, tellement m’appelant,

    tellement prêts à s’enflammer

     

    sentir cette langueur généralisée, partout en moi,

    commencer ainsi, juste à bouger un peu

    et directement me sentir,

    envahi de la tête aux pieds, de volupté

     

    quelques secondes ainsi

    et déjà reprendre le cours du quotidien,

    ni vu, ni connu,

    j’ai ouvert un instant,

    ma divine boîte à musique,

    ma boîte à trésor,

    j’ai laissé s’échapper dans ma chair,

    quelques  notes de cristal, quelques notes de velours,

    leur flot généreux, leur flot ineffable,

    a couru en moi,

    j’ai vibré,

    oh comme j’ai vibré,

    corps et esprit , un instant, unis,

    communion épanouissante

    sur fond de jouissance et de volupté

    #44593
    bzo
    Participant

    de retour chez moi, à peine déshabillé,

    très rapidement, est arrivé un moment

    où les cuisses ont effleuré les couilles,

    comme un petit nuage de volupté,

    s’est immédiatement répandu aux alentours

     

    douceur exquise, douceur ineffable

    qui a nagé quelques secondes dans ma cuisse, dans mon bassin,

    immédiatement,  le yin a commencé à s’inviter

     

    j’ai tellement senti ce mécanisme,

    ce fut, à la fois,  très éclairant et tellement délicieux,

    au moment du bref contact,

    ce instantané nuage de douceur ineffable,

    et dans le même instant ,

    j’ai senti, aussi, le yin m’envahir quelque peu, en bas,

    le mouvement semblait s’enrouler de soie,

    mon bassin s’est alangui, aussi,

    une vague envie d’onduler,

    de me sentir de plus en plus lascif

     

    cela n’a duré qu’une fraction de seconde

    car j’étais encore dans mon atterrissage, chez moi,

    de retour d’une journée de travail, sur les lieux-même,

    en présentiel, comme c’est à la mode de dire , de nos jours

     

    revenu, chargé comme une mule,

    les courses dans un cabas,

    une bouteille de champagne et des poireaux en dépassant,

    dans l’autre main,

    un très gros livre, mais alors très très gros,

    déniché chez un bouquiniste

     

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