20 sujets de 101 à 120 (sur un total de 310)
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  • #29739
    bzobzo
    Participant

    été me promener dans le centre de Bruxelles, quelques courses,
    comme je me sentais bien, détendu,
    je sentais encore le féminin imprégner ma chair,
    je me sentais ouvert, tranquille, détendu, nonchalant,
    comme un roseau au vent

    je n’en finissais pas d’admirer les femmes au passage,
    leurs courbes qui m’affolent toujours autant,
    leurs seins nus sous la toile, on devine leurs mouvements,
    on les chérit à distance, on les couve des yeux

    je dois constamment me rappeler que j’ai presque 60 ans
    et que je ne peux plus sourire d’une certaine façon à des jeunes filles,
    tant pis je me contenterais de me poser comme une mouche discrète sur leur chute de hanche,
    me laisser bercer par le rythme nonchalant de leurs pas,
    avec un peu de chance, je pourrai même me glisser entre deux tissus,
    trouver une petite ouverture et goûter à leur peau discrètement

    #29740
    bzobzo
    Participant

    les hommes ne me font pas le même effet dans la rue, comment le pourraient-ils!

    néanmoins…
    je peux tout écrire ici, tous mes fantasmes, c’est mon journal après tout

    j’ai eu des expériences bisexuelles par le passé, je ne m’en suis jamais caché,
    cependant une chose que je n’ai jamais faite
    et qui est pourtant mon fantasme principal par rapport à un homme,
    c’est de faire une fellation,
    prendre dans ma bouche un sexe bien dressé, gorgé de sang,
    le lécher, le frotter, l’embrasser, l’adorer,
    le sentir contre ma joue, sa dureté, ses frissons,
    le gober, l’avaler, encore et encore,
    jusqu’à ce qu’il lâche son coup sur moi, m’en mette plein la figure

    #29762
    bzobzo
    Participant

    encore une séance délicieuse, tellement délicieuse!

    je me suis assis devant mon ordinateur pour faire ce petit récit
    et je sens encore couler en moi tout ce nectar,
    enfin plutôt ses traces sont encore tellement fortes
    que j’ai l’impression encore de le sentir

    sa densité de sirop chaud, onctueux (comme je l’aime ce mot ces derniers temps)
    coulant partout en moi en vagues lentes,
    je me suis jamais senti aussi bien dans ma vie,
    cette félicité, cet épanouissement sont en train de déborder dans mon quotidien,
    je regarde les autres, j’interagis avec eux, depuis ma chair comblée et heureuse

    j’ai écrit plus haut de cette faculté que j’ai à présent
    de lâcher les rennes, de les laisser à mon corps
    et de les reprendre selon mon envie,
    ce genre d’affirmation peut paraître mystérieuse

    j’ai fais tout une analyse technique assez détaillée plus haut,
    dans le message que @jieffe avait aimé
    mais on peut résumer cela,
    c’est une affaire d’attention essentiellement

    faire attention, c’est diriger les opérations,
    il faut apprendre à ne plus faire attention
    et ainsi le corps va pouvoir faire attention à votre place

    c’est un petit exercice mental, entraînez-vous à ne plus faire attention à rien
    mais continuez à être agissant, à être en action
    et le corps très rapidement va s’emparer de votre attention
    et c’est lui qui va mener les débats

    c’est votre corps qui va faire attention à votre place,
    vous, vous n’avez plus qu’à vous laisser aller confortablement
    et déguster tout ce qui arrive

    une fois qu’on a l’habitude, c’est un changement de relais
    qui se fait en une fraction de seconde

    aujourd’hui encore tellement de miel a coulé en moi,
    l’alternance moments yeux ouverts, moments yeux fermés
    est devenue tellement simple, tellement facile,
    m’apporte tellement de richesse

    c’est bien simple, ces derniers jours tout est nouveau constamment,
    chaque sensation éprouvée semble inconnue au bataillon jusqu’ici,
    je semble l’éprouver pour la première fois

    j’ai parlé de cette puissance supplémentaire qui a atterri sous mon capot
    et que j’avais encore du mal avec,
    qu’il fallait que je m’y habitue, que j’étais pas mal débordé par moments,
    cela commence à bien aller,
    vraiment bien

    allez, mes chéris, mes chéries,
    caressez-vous, embrassez-vous,
    soyez sage, enfin pas trop,
    pas du tout même

    #29766
    JieffeJieffe
    Participant

    Bonjour Bzo,

    faire attention, c’est diriger les opérations,
    il faut apprendre à ne plus faire attention

    Je suis d’accord avec toi, à un détail près; il faut être très attentif à ce que l’on ressent, sans être attentif à ce que l’on fait. Enfin, c’est ma façon de voir les choses. Passer en total pilotage automatique pour ne se concentrer plus que sur les sensations. Libérer son esprit des contractions, rectales, anales, des mouvements, des caresses…. le corps s’en charge très bien tout seul, et mieux que l’on ne pourrait le faire.
    Seul le ressenti doit avoir une importance, à mes yeux…

    Je voulais te dire également au sujet des yeux, que depuis peu, il m’arrive d’ouvrir les yeux, le plus souvent sur la poussée du plaisir. C’est assez nouveau, depuis quelques séances, alors que j’ai toujours les yeux fermés durant mes séances et mes orgasmes, il m’arrive aujourd’hui sous la poussée du plaisir d’ouvrir les yeux. C’est un acte totalement inconscient, ça vient comme ça, et c’est même assez perturbant. Certainement parce que c’est nouveaux. Mais la plupart du temps, cela empêche le plaisir de se développer plus encore.
    Voilà, c’est juste une constatation, rien de plus, et rien de bien gênant. Mais il se pourrait que ce phénomène modifie peut-être un peu mes séances, nous verrons bien.

    Je suis toujours ton évolution et je suis content de lire que tu continues ta progression, que tu découvres de nouvelles choses, de nouveaux plaisirs qui te comblent. Je me rends compte à te lire que j’ai encore tellement de choses à découvrir…

    Bon cheminement Bzo, je t’embrasse.

    Une bonne journée sous le soleil Bruxellois, et certainement de nombreux orgasmes 🙂

    #29767
    bzobzo
    Participant

    je suis d’accord avec toi, à un détail près; il faut être très attentif à ce que l’on ressent, sans être attentif à ce que l’on fait. Enfin, c’est ma façon de voir les choses.

    c’est difficile, c’est une question d’interprétation.
    Moi je n’ai pas la sensation d’avoir besoin de faire attention à ce que je ressens,
    cela se fait tout seul,
    à partir du moment où je me « découple » , c’est-à-dire que je vide ma tête,
    que je laisse mon corps s’emparer de mon attention,
    j’ai l’impression, ce que j’ai décrit longuement avant,
    qu’une place se vide complètement, qu’un terrain où habituellement il y a les pensées, une partie de l’attention,
    se retrouve vide, désertée,
    ça et le fait d’être en action mû par le corps,
    cette place va automatiquement être emplie partout ce qui monte,
    toutes les sensations, tous les signaux

    tu fais attention à tes sensations, tu tiens encore toujours les rennes de ta séance,
    stoppe complètement le focus, tue-le,
    donne une chance à ton corps de s’en emparer
    et à ce moment tu vas te découpler totalement de ton corps en action,
    c’est lui qui va te mener à 100%
    et toutes les sensations vont radicalement changer d’un instant à l’autre

    e voulais te dire également au sujet des yeux, que depuis peu, il m’arrive d’ouvrir les yeux, le plus souvent sur la poussée du plaisir. C’est assez nouveau, depuis quelques séances, alors que j’ai toujours les yeux fermés durant mes séances et mes orgasmes, il m’arrive aujourd’hui sous la poussée du plaisir d’ouvrir les yeux. C’est un acte totalement inconscient, ça vient comme ça, et c’est même assez perturbant. Certainement parce que c’est nouveaux. Mais la plupart du temps, cela empêche le plaisir de se développer plus encore.

    c’est parce que tu n’as pas l’habitude

    j’ai déjà longuement parlé de cette alternance, ce n’est pas évident à mettre en oeuvre,
    la première fois que j’en ai parlé , c’est plus d’un an,
    une longue suite de récits enthousiastes suivis de lendemains où je déchantais

    mais là, c’est maîtrisé et c’est un outil majeur,
    le plaisir est tellement différent,
    enfin j’ai longuement décrit cela plus haut,
    à quel point les sensations étaient différents
    et que si on alternais à fréquence serrée,
    comment les sensations commençaient à amalgamer, à fusionner
    et finissaient même par produire quelque chose de nouveau, de totalement différent
    à partir des caractéristiques et des spécificités de l’un et de l’autre

    tu n’y es pas habitué, tu es encore trop à la merci de tes sensations,
    il faut imposer ta volonté animale, ta volonté d’aller en avant dans le plaisir,
    tes yeux s’ouvrent, tu es décontenancé,
    essaie de garder les yeux ouverts et faire comme si de rien n’était,
    continuer comme si de rien n’était,
    c’est un mécanisme que j’ai décrit,
    il est essentiel pour parvenir à « découpler » son corps,
    des pensées viennent, une crainte vient, quelque chose de nouveau qui te surprend désagréablement,
    il ne faut pas réagir, fais comme si de rien n’était
    même si les sensations se sont éteintes,
    tu continues l’action comme si de rien ne s’était passé,
    en imposant ainsi ta volonté, les sensations vont revenir,
    au bout de quelques secondes ou quelques minutes,
    elles vont revenir
    et au bout d’un certain temps, tu pourras faire face à ce genre de contrariété
    en balayant en une fraction de seconde, la pensée paralysante,
    l’impression tétanisante que cela ne va plus

    bien sûr cela ne marche pas avec tout
    mais à priori si c’est quelque chose qui peut devenir très positif pour ta pratique
    comme par exemple, cette alternance de moment passés yeux ouverts et de moments passés yeux fermés,
    c’est comme cela qu’il y a moyen de vaincre , de faire rentrer cela dans ta pratique

    mais va-s-y à ton rythme,
    si tu ne te sens pas prêt, ne te force pas,
    tu as tout le temps

    et certainement de nombreux orgasmes

    pas beaucoup d’orgasmes pour l’instant
    mais cela n’a pas d’importance,
    les orgasmes sont la cerise sur le gâteau
    mais j’ai déjà le gâteau, c’est ce qui compte

    on peut parfois arriver un peu par hasard à des résultats étonnants, sensationnels
    mais après pour les reproduire,
    c’est une autre histoire

    non, le plaisir prostatique, c’est comme une formule 1,
    c’est beaucoup de réglages fins, une mécanique puissante mais fragile,
    alors quand on introduit quelque chose de nouveau là-dedans,
    il faut à nouveau tout recalibrer, tout faire fonctionner ensemble

    j’ai introduis dans ma pratique le découplage total du corps menant l’action
    et puis l’alternance yeux ouverts-yeux fermés,
    je suis en train de tout recalibrer, de tout régler à nouveau

    mais ce n’est vraiment pas un problème quand le plaisir est si riche, si dense à chaque instant,
    tellement neuf aussi désormais,
    sur une séance, la palette de mes sensations s’est tellement enrichie,
    j’ai l’impression désormais d’avoir un spectre tellement large de sensations,
    vraiment comme si à chaque instant je ressentais quelque chose que je n’avais jamais senti avant

    je t’embrasse aussi cher @jieffe
    plein de choses agréables à toi aussi

    #29803
    JieffeJieffe
    Participant

    Bonjour Bzo,

    Moi je n’ai pas la sensation d’avoir besoin de faire attention à ce que je ressens,
    cela se fait tout seul,

    Oui, tu as raison finalement. Moi non plus aujourd’hui je n’y prête plus l’attention que j’y portais il y a peu encore. Mais je pense cependant que c’est très important dans les premiers temps, primordial même.

    c’est parce que tu n’as pas l’habitude

    Oui, je pense aussi. Hier soir par exemple, ça a été moins gênant. Naturellement j’y ai accordé moins d’attention, ce qui a eu pour incidence de rendre le phénomène moins perturbant. Mais ce n’est pas quelque chose que je recherche, c’est venu naturellement, et ça se fait naturellement également. C’est comme un besoin, une nécessité. Un peu comme les cris, ça me libère de cette énergie qui me submerge.

    j’ai l’impression désormais d’avoir un spectre tellement large de sensations, vraiment comme si à chaque instant je ressentais quelque chose que je n’avais jamais senti avant

    C’est génial Bzo, ça se ressent dans tes écrits. J’espère arriver à ce stade, mais je suis vraiment très satisfait de celui que j’ai atteint. Ça fait plaisir de lire ce genre de phrase, et c’est très motivant.

    Merci pour tout ce partage Bzo.

    #29809
    EpictureEpicture
    Participant

    @Bzo a ecrit :
    Moi je n’ai pas la sensation d’avoir besoin de faire attention à ce que je ressens,
    cela se fait tout seul,
    à partir du moment où je me « découple » , c’est-à-dire que je vide ma tête,
    que je laisse mon corps s’emparer de mon attention,
    j’ai l’impression, ce que j’ai décrit longuement avant,
    qu’une place se vide complètement, qu’un terrain où habituellement il y a les pensées, une partie de l’attention,
    se retrouve vide, désertée,
    ça et le fait d’être en action mû par le corps,
    cette place va automatiquement être emplie partout ce qui monte,
    toutes les sensations, tous les signaux

    tu fais attention à tes sensations, tu tiens encore toujours les rennes de ta séance,
    stoppe complètement le focus, tue-le,
    don ne une chance à ton corps de s’en emparer
    et à ce moment tu vas te découpler totalement de ton corps en action,
    c’est lui qui va te mener à 100%
    et toutes les sensations vont radicalement changer d’un instant à l’autre

    Alors là, je dois dire que tu touche ici a ce qu’il me semble, le point essentiel de la pratique : ce que tu nommes le « decouplage »
    C’est tres subtil n’est ce pas ?
    Je dis souvent : « être concentré sur ses sensations », mais j’ai l’impression que ca bloque leur progression. Si on y pense au sens de se les raconter avec des mots au moment ou on les vit, ca les bloque. Si on se concentre dessus, sans blabla, ça les bloque aussi. Il y a un troisième stade : ni concentration, ni blabla : juste vecu du vivant en cours.
    Est ce que la reformulation (en toute humilité) a partir de ma compréhension de ce que tu nommes « decouplage » te sembles correcte ?
    Mais en pratique c’est une autre histoire.
    Pourrais tu dire qu’à un moment donné l’esprit désarme, ou qu’il reste toujours en embuscade, pour reprendre le contrôle ?
    Ces réglages subtils sont ils justement un jeu subtil dans lequel le corps laisse l’esprit en suspension, ou légèrement en décalé, d’où decouplage ?
    Excuse moi de toutes ces questions, j’essaye de mieux saisir ce terme découplage qui me semble etre la clef. En tout cas pour moi.

    Bise à vous deux @bzo et @Jieffe , dont la discussion est fort intéressante

    #29820
    JieffeJieffe
    Participant

    Epicture

    Je ne veux pas répondre à la place de Bzo, mais je pense que dans les débuts, il faut rester concentré sur ce que l’on ressent, et lâcher cette concentration au fil du temps.
    En fait, et je ne suis pas de loin aussi avancé que Bzo, mais je le conçoit un peu comme lors de l’éjaculation. Lorsque tu jouis, que tu éjacules, tu n’es pas concentré sur ton plaisir, tu n’y prêtes pas attention et pourtant il t’envahit, t’occupe à 100%. Et bien je dirais que c’est pareil dans ce cas.
    Bzo te fera très certainement une réponse plus claire et plus complète que la mienne, mais oui, je pense aussi que c’est une des clés majeures. Mais je pense que ça ne peut se faire qu’à partir d’un certain moment, mais quand, ça je ne sais pas.

    #29828
    bzobzo
    Participant

    Alors là, je dois dire que tu touche ici a ce qu’il me semble, le point essentiel de la pratique : ce que tu nommes le « decouplage »
    C’est tres subtil n’est ce pas ?

    subtil mais en même temps assez simple finalement

    Je dis souvent : « être concentré sur ses sensations », mais j’ai l’impression que ca bloque leur progression. Si on y pense au sens de se les raconter avec des mots au moment ou on les vit, ca les bloque. Si on se concentre dessus, sans blabla, ça les bloque aussi. Il y a un troisième stade : ni concentration, ni blabla : juste vecu du vivant en cours.
    Est ce que la reformulation (en toute humilité) a partir de ma compréhension de ce que tu nommes

    c’est tout à fait correct, c’est très exactement cela

    Pourrais tu dire qu’à un moment donné l’esprit désarme, ou qu’il reste toujours en embuscade, pour reprendre le contrôle ?

    il y a des moments où il désarme complètement mais jamais plus de quelques minutes,
    dans les moments paroxystiques

    la plupart du temps, il reste en embuscade pour reprendre ta terminologie
    mais ce n’est pas un problème, plus chez moi en tout cas

    c’est un peu comme un ciel qui serait traversé de météores,
    une pensée passe parmi les sensations qui occupent l’essentiel de la place,
    elle peut être triviale, genre « qu’est-ce que je vais manger ce soir? »
    ou plus concernant ce qui se passe, des espèces de suggestions,
    genre « tiens, ce serait mieux de faire cela comme ceci »

    c’est donc juste une question de continuer à la laisser filer,
    elle va ainsi disparaître en une fraction de seconde

    mais toutes ces manifestations de notre esprit, de notre intellect
    prennent toutes sortes de formes, pas seulement des pensées clairement émises,
    ce peut être juste des impressions ou un sentiment de découragement
    ou face à quelque chose de nouveau, une crainte ou l’impression tétanisante
    que notre plaisir est en train de disparaître ou va disparaître

    en fait, c’est simple, tout ce qui n’est pas sensations émanant de notre pratique,
    ne devrait pas être là,
    doivent être traités comme des météores qui doivent disparaître aussi vite que possible,
    ne rien faire donc, juste les laisse filer

    concrètement, il ne faut se concentrer sur rien, penser à rien,
    juste se laisser aller comme un mollusque avec son esprit
    et laisser faire notre corps en action,
    une fois qu’on a l’habitude,
    on sent en nous ce que j’ai appelé dans ce fil ou un autre,
    une volonté animale,
    une volonté animale qui veut rester au plus près du plaisir,
    c’est notre corps par le truchement de notre instinct, notre moi reptilien,
    je ne suis pas sûr, il me semble que cela correspond assez bien

    dès que je sens que quelque chose essaie d’affaiblir les sensations en moi,
    il ne faut pas se fatiguer à essayer d’extraire la pensée ou autre intrus,
    il ne faut s’en occuper d’aucune autre manière
    que juste la laisser filer, continuer son chemin

    avec l’habitude, je donne un coup d’accélérateur à l’intrus,
    j’applique une sorte de coup de balai quasi automatiquement en moi,
    ce qui obscurcissaient mes sensations avec tout le reste,
    est évacué en une fraction de seconde,
    la place est vidée et peut être envahi quasi instantanément dans la foulée
    par des fraîches sensations qui montent de toutes parts en moi

    c’est un mécanisme qui s’est mis peu à peu en place,
    je laisse faire en fait cette volonté animale en moi,
    elle est implacable, elle est impitoyable quand je suis en forme,
    elle pourfend tout ce qui bouge et qui peut entraver les sensations,
    le corps doit exulter, le corps doit délirer, je la laisse faire ce qu’il faut,
    je la laisse chasser de la place tout ce qui vient entraver cette quête

    Ces réglages subtils sont ils justement un jeu subtil dans lequel le corps laisse l’esprit en suspension, ou légèrement en décalé, d’où decouplage ?

    hum, je ne sais pas vraiment la nuance,
    je ne vois pas vraiment de différences entre tes deux propositions,
    effectivement il s’agit de moucher l’esprit,
    suspension ou décalage? je ne saisis pas vraiment la nuance

    peut-être veux-tu dire que le décalage serait plus accentué,
    l’esprit plus en sommeil?
    si c’est ce que tu veux dire, c’est progressif, dans les meilleurs moments,
    l’esprit n’existe pour ainsi dire plus du tout,
    je ne suis plus qu’une éponge imbibé de sensations,
    toute pensée semble s’être éteinte en moi, là je suis complètement décalé?

    mais en fait je ne vois pas vraiment de différence entre tes deux propositions,
    disons plutôt que je mets l’esprit en suspension plus ou moins fortement

    mais je pense que dans les débuts, il faut rester concentré sur ce que l’on ressent, et lâcher cette concentration au fil du temps.

    chez moi c’est variable,
    parfois directement je ne suis pas du tout là
    et c’est mon corps qui fait tout
    puis après quelques minutes ou quelques secondes, je reprends les rennes
    parce que une pensée m’a proposé quelque chose
    et cela m’a plu donc j’obtempère,
    j’applique la suggestion,
    donc c’est de nouveau moi qui me concentre, moi qui fais attention sur quelque chose en moi

    mais l’idée toujours, c’est quand même de laisser mon corps
    reprendre la direction des opérations aussi vite que possible

    par contre je crois que quand on est débutant,
    il vaut mieux prendre son temps et se concentrer sur ses sensations,
    ne pas essayer d’appliquer tout ce que j’ai décrit,
    il faut avoir un certain niveau technique,
    acquis un niveau technique certain
    et être capable aussi de se libérer de la technique

    la technique libère à condition de se libérer de la technique,
    à partir de ce moment le corps peut utiliser sans nous,
    une fois qu’une technique base est là, est bien rentré en nous,
    le corps peut s’en servir, le corps peut s’en servir sans nous,
    c’est le bon moment pour lui donner les pleins pouvoirs
    mais si une technique de base n’est pas encore là,
    ce qui risque d’arriver plus qu’autre chose, c’est de la confusion,
    ce n’est pas une spontanéité irréfléchie que je prône
    mais laisser faire le corps, ce n’est pas la même chose,
    le corps réfléchit à notre place les gestes, les mouvements,
    ce n’est pas vraiment spontané,
    j’assiste en tant que spectateur le plus neutre possible
    aux gestes, aux mouvements qui sont en train de se faire

    je ne suis pas sûr que mes explications soient très claires,
    j’espère que je n’embrouille pas plus que j’apporte des réponses

    #29833
    bzobzo
    Participant

    le mot plaisir semble presque trop étroit
    pour exprimer ce bonheur inondant ma chair,
    ce bonheur faisant fleurir ma chair,
    je me sens en fleur, ouvert vers la vastitude

    cette félicité qui me fait gémir, qui me fait crier,
    qui dois-je remercier?
    je ne suis que reconnaissance pour l’instant

    j’ai partagé,
    j’ai partagé en moi,
    j’ai vécu quelques instants dans un moment de partage absolu,
    c’est un feu tellement intense et tellement aimable
    qui m’unissait dans ma chair, qui me faisait flamboyer dans ma chair,
    je pleurai de bonheur d’une telle intensité si douce, si rayonnante
    qui emplissait ma chair,
    d’une main si chaude, si enveloppante qui m’enlaçait inlassablement

    je n’étais plus que courbes soyeuses, dansantes,
    une farandole de mains qui se caressaient tendrement

    qui dois-je remercier?
    dans ma chair, la vie était concentré à un tel point,
    qu’on aurait dit que j’étais disloqué d’amour,
    fusionné au noyau de la terre

    mon amour, qui dois-je remercier?
    je dis mon amour, comme cela, sans penser à personne, ni à rien
    juste à mon amour,
    juste à mon amour qui fleurit, qui explose en rires joyeux dans mon sang

    #29902
    bzobzo
    Participant

    à quel point aussi mes séances sont une fête des sens

    l’ivresse est partout,
    le plaisir me pénètre de partout,
    il y a bien sûr avant tout la chair envahie par les vagues, par les frissons,
    par cette onctuosité suprêmement douce, riche, épanouissante

    cette chair bat des ailes, cette chair pépie,
    cette chair pépie grassement, volubilement,
    quel concert, gémissements, râles, cris montent de mes entrailles,
    sortent par ma bouche,
    j’ai du plaisir plein la bouche,
    des gros morceaux bien juteux de plaisir qui nagent dans ma bouche,
    se frottent les uns aux autres quelques instants avant de prendre leur envol

    les voilà déjà ces aéronautes lascifs qui me pénètrent par les oreilles,
    ils vont et viennent dans mes canaux auditifs,
    comme ils me frottent langoureusement le cerveau par les oreilles,
    ce sont mes entrailles qui me pénètrent le cerveau auditivement,
    un gros râle bien raide qui s’enfonce d’un coup sec dans mon cervelet,
    il reste enfoncé là quelques instants

    quand j’ouvre les yeux, je vois ces mains, je vois ce corps,
    je vois ces mouvements lascifs,
    je vois ces seins malaxés, triturés, je vois tous ces frottements sur ma peau,
    je vois ces hanches ondulant, invitant,
    je vois ce sexe raide vers l’intérieur,
    bombardant mon anus-pussy de délicieuses ondes mâles,
    ils me remontent par en-bas à contre-courant comme de jeunes saumons vigoureux,
    viennent se frotter contre ma prostate

    je me sens pénétré par tous les sens,
    cela monte de mes abysses aussi,
    le plaisir est vraiment partout pour l’instant,
    sauf l’odorat,
    sans doute pour cela, il faut être à deux,
    deux chairs différentes se respirant, collés l’un à l’autre,
    s’enivrant de leurs odeurs corporelles aussi

    #29914
    bzobzo
    Participant

    deux jeunes amants sur les bancs de l’amour,
    ils sont émus,
    émus de se trouver l’un à côté de l’autre,
    émus de se trouver l’un tout contre l’autre,
    ils se tiennent la main, ils se caressent,
    ils se caressent avec étonnement, avec émerveillement

    ils sont émus d’être à la fois si proche et si différent l’un de l’autre,
    ils frissonnent au moindre contact, ils se découvrent,
    ils se découvrent sans cesse,
    ils se découvrent et se redécouvrent sans cesse avec émerveillement,
    le moindre contact les fait frissonner,
    ce sont des amants,
    des jeunes amants ardents,
    deux, jeunes, ardents et amants pour toujours

    ils sont les fruits de mon amour,
    mon amour est devenu immense, mon amour a bourgeonné, mon amour porte fruits,
    mon amour a deux élèves sur ses bancs ,
    deux élèves ardents, passionnés, frissonnant, émus,
    ils sont nus, ils sont l’un à côté de l’autre,
    ils frissonnent sans cesse de se découvrir, de se toucher,
    ils rient, comme ils rient,
    mon sang est en fête, ma chair a des ailes,
    je m’envole, mon ego est au loin,
    je ne suis plus pour l’instant que deux jeunes amants ardents
    apprenant à se découvrir, apprenant à s’aimer

    sur les bancs de l’école de l’amour
    on reste jeune éternellement,
    sur les bancs de l’école de l’amour,
    l’infini est à portée de main,
    sur les bancs de l’école de l’amour,
    la chair est en fleur, le sang chante, le ciel est en soi

    je vous embrasse, mes amis,
    j’ai commencé cette journée d’une façon tellement merveilleuse,
    il fallait que je témoigne de ce flot de bonheur en moi
    qui semble ne plus avoir aucune limite,
    qui semble avoir brisé toutes les digues

    #29920
    JieffeJieffe
    Participant

    Merci Bzo pour ce joli texte.
    J’ai beaucoup apprécié, moi qui ne suis pas forcément sensible à la poésie.
    Mais ton texte me parle, il m’a touché.
    Il n’a pu être écrit que par quelqu’un empli d’un immense amour.
    Merci.

    #29933
    bzobzo
    Participant

    les séances se suivent mais ne se décidément ressemblent pas

    aujourd’hui j’ai laissé faire le corps totalement,
    je n’ai quasi jamais interféré
    je me suis mis en veilleuse quelque part dans un coin

    je me laissais aller donc, je me suis laissé emporter,
    c’était vraiment étonnant comme cela a bien fonctionné aujourd’hui,
    ma tête allait sans cesse de gauche à droite, rythmiquement, inlassablement,
    mes jambes aussi, un peu repliées, s’abaissaient vers les côtés puis revenaient l’une vers l’autre
    comme deux ailes qui battaient

    tout bougeait en fait,
    mon corps en action tout seul aujourd’hui, c’était comme si l’anarchie régnait,
    cela bougeait dans tous les sens,
    tous mes membres, toutes les différentes parties de mon corps
    semblaient avoir acquis leur indépendance

    je me sentais comme au milieu d’un carrousel déchaîné, hors de contrôle,
    qui tournait de plus en plus vite,
    installé sur des coussins au milieu de tout cela,
    de toute cette luxuriance, pâmé, extatique, délirant,
    tiré à hue et à dia par le plaisir, gémissant, couinant, criant, râlant,
    possédé de toutes parts,
    possédé, mais vraiment possédé, dans tous les sens du terme,
    c’était épique, c’était la samba de Rio, le carnaval dans toutes mes cellules

    prémices d’orgasme sans bornes,
    plusieurs fois mes yeux se sont emplis de larmes brusquement,
    cela a coulé comme deux fontaines pendant quelques secondes,
    quelque chose d’énorme, quelque chose de massif, semblait se rapprocher,
    je me sentais déjà être soulevé comme une plume lentement,
    je sentais tout se déchirer, tout s’éparpiller, tout se volatiliser,
    tellement une puissance sans bornes semblaient sur le point de m’envahir

    mais finalement non,
    avec ce pôle masculin qui m’envoie tant de délicieuses ondes sexuelles mâles désormais
    avec mon sexe tout flasque, totalement au repos en apparence
    mais dressé vers l’intérieur, mon petit braquemart bien dur dressé vers l’intérieur,
    allant et venant, me fouillant au rythme des contractions et des mouvements du bassin,
    je suis encore en rodage quelque part

    #29972
    bzobzo
    Participant

    j’écrivais encore hier que l’utilisation de ce pôle masculin
    était encore pas tout à fait maîtrisé,
    ce que j’aurai du écrire en fait,
    c’est qu’il manquait quelque chose,
    c’est désormais reparé

    depuis l’utilisation de mes parties génitales quasi constamment durant la séance,
    j’appliquais les contractions toujours de la même manière
    avec mille et une variantes
    mais toujours selon le même principe,
    des pressions constantes sur la prostate plus ou moins longues, plus ou moins fortes

    ainsi j’avais cette extraordinaire sensation d’onctuosité coulant en moi,
    cette sensation de félicité peu à peu, d’épanouissement,
    c’était nouveau pour moi de sentir le féminin ainsi
    prenant une telle envergure,
    fleurissant à ce point avec une telle richesse et une telle qualité

    aussi j’ai utilisé cette manière exclusivement depuis un certain temps,
    oubliant complètement le type de mouvement qui était le mien depuis toujours
    avec lequel j’ai commencé à prendre du plaisir, avec lequel j’ai progressé
    jusqu’à pouvoir enchaîner parfois des dizaines d’orgasmes sur une séance,
    ai connu avec des super O, etc,
    à savoir les va et vient,
    un mouvement qui essaie de reproduire la pénétration d’un sexe dans un vagin,
    j’y réussissais pas mal du tout
    mais là j’ai abandonné ce mouvement complètement depuis quelque temps,
    l’avais même complètement oublié
    tel avait été mon enchantement avec cette onctuosité, cette félicité qui envahissait mon corps,
    avec ce plaisir qui semblait si riche, si rayonnant, si paradisiaque

    hier soir, je l’ai redécouvert ce mouvement qui m’a accompagné tout le long de mon parcours
    et désormais je l’alterne avec l’autre,
    c’est d’une puissance ainsi, j’en suis tout chose rien que d’y penser

    aujourd’hui au boulot, j’ai pas arrêté d’aller aux toilettes
    tellement c’est devenu irrésistible,
    tellement c’est devenu bon,
    je n’en pouvais plus,
    à peine rassis à ma place au boulot,
    je ne pensais plus qu’à cela, il fallait que j’y retourne,
    que je sente ces sensations si riches, si puissantes en moi, m’emplir

    je constatai aussi
    que les lentes pressions insistantes
    allaient mieux, en pratiquant les yeux fermés,
    sensation incroyable de plonger en soi-même,
    toujours plus profondément comme un plongeur descendant dans les abysses,
    enveloppé par la caresse constante de toute cette onctuosité,
    de toute cette chaleur, de toute cette douceur frémissante,
    d’une paix intérieur souveraine

    alors que les mouvements de va et vient, de pénétration
    allaient mieux en gardant les yeux ouverts,
    le caractère extériorisé du plaisir, son animalité exacerbée,
    cette sensation de se faire prendre, de se faire baiser,
    allaient pile poil avec

    bien sûr je n’en tire pas une règle, pour l’instant du moins,
    je constate cependant
    et je continue à explorer avec gourmandise,
    avec tout mon amour à la manœuvre

    je vous embrasse

    #29975
    bzobzo
    Participant

    j’ai tellement de choses à écrire, tellement de choses à relater,
    tellement de choses se passent durant mes séances, tellement de choses excitantes,
    tellement de choses nouvelles, tellement de choses enivrantes, passionnantes

    mais il est tard, ce sera pour demain,
    je dois aller dormir

    #29982
    bzobzo
    Participant

    « quel explorateur du corps et de la sexualité, je suis! »
    je me suis fait la réflexion il y a quelques heures,
    me suis fait l’effet d’être un explorateur de l’extrême,
    avançant en quelque contrée lointaine, inconnue,
    aussi à l’aise que si je me déplaçais dans mon salon en une banlieue tranquille

    que se passait-il?
    j’étais assis sur la lunette d’une des toilettes sur mon lieu de travail,
    j’avais glissé la main droite entre mes jambes, enveloppé mes couilles avec
    puis resserré mes cuisses
    tandis que l’autre main caressait lentement mon sein gauche
    et que j’alternais des contractions maintenues de longues secondes
    variant un peu la pression de temps à autre
    avec des mouvements de tout le bassin reproduisant une pénétration,
    les reins, les fesses, tous les muscles de la région
    dans un mouvement rythmique et langoureux,
    semblaient enfoncer en moi un sexe dur, un sexe gorgé de sang
    qui allait et venait

    presque instantanément tout mon corps avait été envahi
    par de la chaleur et des frémissements,
    quand je pressai avec une contraction insistante,
    un océan d’onctuosité semblait m’envelopper,
    je plongeais, descendais toujours plus profondément,
    sensation de félicité, d’épanouissement généralisé jusqu’à plus intime de mon être

    puis quand je reprenais les allers et venues, rouvrant la plupart du temps les yeux,
    tout mon bassin comme engagé dans une lente danse sensuelle,
    poussant encore et encore, enfonçant un sexe en moi, remontant dans mon anus-pussy,
    fou de plaisir, chaque centimètre d’avancée semblant provoquer
    une lente explosion de chaleur, de frissons, de nectar se répandant dans mes entrailles,
    se disséminant dans tout mon corps

    merde mais je suis dans les toilettes sur mon lieu de travail
    et en même temps je ressens tout cela,
    même si j’avais une femme me chevauchant plutôt en ce moment
    ou si elle avait englouti mon dard
    et jouait avec sa langue sur mon gland dans sa bouche,
    je n’arriverai pas à éprouver le quart du dixième de ce que j’éprouve en cet instant,
    je me suis fait la réflexion,
    puis mes yeux se remplirent d’étoiles et de fleuves de lumière
    derrière mes paupières fermées,
    je venais de jouir sans un gémissement, sans un cri,
    avec le dernier coup de rein particulièrement bien placé
    qui avait divinement frotté en moi
    qui avait fait exploser dans mes entrailles sa grenade d’amour
    répandant dans tout mon être du soleil liquide quelques instants

    #29983
    bzobzo
    Participant

    quelle soirée

    depuis 21h jusqu’à 1h du matin,
    pratiquement sans discontinuer , je me suis donné du plaisir
    sauf pour 10mn, où je me suis levé pour aller traquer un moustique
    qui m’emmerdait royalement

    à 1h, j’ai fais une bonne demie heure de yoga,
    là je tape mon petit texte
    et après j’y retourne, je ne peux plus m’en passer,
    ce plaisir est devenu tellement..
    tellement… tellement…
    tellement tellement que je ne peux plus m’en passer

    je reprends une image que j’ai utilisée il y a pas longtemps,
    sur les bancs de l’école de l’amour,
    je suis sur les bancs de l’école de l’amour,
    cela me rappelle ce que me disait un professeur il y a bien des années,
    si on veut que les enfants apprennent,
    ils faut qu’ils aient du plaisir en étudiant

    voilà, voilà, j’applique ce bon vieux principe,

    apprendre en ayant du plaisir, avoir du plaisir en apprenant

    j’ai désormais cette sublime alternance,
    moment yeux fermés avec des pressions plus insistantes des contractions
    et puis yeux ouverts avec des mouvements qui reproduisent plus la pénétration, les va et vient

    tout cela est simplement divin, mon corps a définitivement adopté en un temps record,
    cependant il manque encore des choses,
    je sens bien que je n’ai pas encore toute la fluidité dans l’action,
    depuis que j’ai intégré mes parties génitales dans mes séances,
    je n’ose pas m’éloigner trop longtemps d’eux ma main droite
    ou mes cuisses aux capacités aussi de les frotter, de les presser, de les malaxer

    alors qu’en fait, je me rends compte,
    le seul qui soit indispensable à peu près constamment,
    ce sont les contractions, la prostate donc

    dans cette longue séance depuis 21 h jusqu’à 1h du matin,
    j’ai beaucoup expérimenté, beaucoup essayé,
    vers la fin j’avais comme cela des plages de plusieurs dizaines de secondes
    où je ne touchais plus du tout à mes parties génitales,
    j’ai été très surpris au début de me rendre compte
    qu’ils étaient moins nécessaires que les contractions
    et ainsi je gagne en variété, en liberté,
    j’ai comme cela des moments où les mains caressent en stéréo
    et où en bas il y a juste les contractions
    ou les mouvements du bassin

    j’ai besoin d’avancer tous les jours,
    même si ce plaisir est déjà extraordinaire,
    j’en veux toujours plus, je suis un perpétuel affamé d’amour,

    @ch313
    me montre la voie,
    oh pas sa méthode
    qui n’appartient qu’à lui, je ne m’y risquerait pas,
    j’ai ma technique, ma façon à moi,
    elle est à mon image, je suis un affamé d’amour,
    alors je me fais l’amour, je m’enlace, je me caresse, je me baise,,
    j’ai besoin de sentir des mains sur la peau,
    j’ai aussi besoin désormais de sentir ce féminin m’emplir,
    prendre les commandes,
    il faut l’avoir vécu pour réaliser à quel point c’est sublime,
    à quel point c’est divin,
    j’aime tous ces contacts, j’aime toute cette physicalité,
    la méthode de @ch313 avec des déclencheurs uniquement mentaux, uniquement des fantasmes,
    elle a mon admiration et ma curiosité
    mais je crois qu’elle ne me conviendrait pas

    cependant à travers les mots de @ch313, je perçois que le féminin chez lui
    est totalement délié, totalement libéré, en totalité là dans l’instant quand il pratique,
    ça c’est très tentant, c’est déjà tellement puissant chez moi,
    tellement incroyablement puissant,
    je n’ose imaginer ce que cela doit être chez lui,
    chaque jour je progresse, avec cette idée qu’un jour chez moi aussi,
    elle sera là à 100%, à pleine puissance,
    c’est réalisable, je le sens, mon intuition me le dit

    je vous embrasse

    #29984
    bzobzo
    Participant

    hier ces quatre heures pratiquement en continu ont été une expérience superbe

    le flot de plaisir semblait devenu l’accomplissement d’une fonction naturelle,
    je respirais, je regardais, j’ais et puis j’avais du plaisir qui coulait en moi un peu partout

    ce matin, réveil vers 7h, mon corps a immédiatement manifesté l’envie de recommencer,
    je ne me suis pas fait prier,
    un peu moins longue que hier, trois heures tout de même

    spécificité aujourd’hui, je n’ai plus touché mes parties génitales avec les mains,
    l’activation de mon pôle masculin,
    s’est fait avec les cuisses,
    je bougeais beaucoup du bassin, les cuisses venaient frotter,
    comme c’était délicieux, l’effet liane lascive plus omniprésent que jamais

    mes hanches, mes cuisses bougeaient vraiment beaucoup, ondulaient,
    mes deux mains à présent libres allaient et venaient joyeusement,
    caressaient en stéréo,
    je n’arrêtais pas de cambrer ma croupe, j’écartais bien les cuisses par moments
    pour sentir bailler mon pussy
    et les refermer soudainement en faisant remonter une contraction,
    quel explosion à chaque fois dans mon ventre,
    un petit séisme de plaisir de sentir monter en mes entrailles cette fusée
    qui frottait tellement bien, qui me raclait sans ménagement

    c’était remarquable ainsi sans les mains,
    mon bassin bougeait tellement, ondulait tellement, quelle danse langoureuse,
    je n’en pouvais plus,
    j’avais le souffle court, je n’arrêtais pas d’ahaner
    et j’ai été stupéfait à un point tel à un moment donné de me rendre compte
    que mes gémissements, mes râles semblaient former un chant,
    je chantais, le plaisir faisait chanter mes entrailles

    le féminin m’habitait à un point,
    j’ai été très étonné , émerveillé en fait de me rendre compte
    qu’il n’était pas du tout nécessaire de faire des contractions à un rythme aussi régulier
    que celui qui a été toujours le mien,
    avec les mouvements des cuisses, des hanches, cet effet liane lascive si omniprésent, si délicieux,
    la femme semblait danser, chanter, courir, rire,
    je sentais une telle joie , une telle liberté en moi,
    j’en étais étourdi, j’en étais ému aux larmes

    je me sentais amant, je me sentais amante,
    je me sentais habité par l’amour
    et même mes gémissements semblaient former un chant, c’était extraordinaire
    et mon corps dansait sur les draps, délié, souple,
    sans aucun frein, librement

    #29985
    bzobzo
    Participant

    entendu il y a quelques minutes à peine
    dans la superbe émission sur France-Inter de Jean Claude Ameisen ,
    une citation d’un scientifique dont je ne parviens pas à retrouver le nom:
    « une perception est en partie un acte de création »

    cela me parle, o combien!
    une perception est en partie un acte de création,
    nous sommes les créateurs de notre plaisir,
    nous le générons et lui donnons forme
    de toutes nos forces, de tout notre désir, de tout notre amour

    enfanter dans ma chair,
    enfants de mon désir,
    mes sensations

    mes mains, vous m’avez révélé l’activation d’ondes sexuelles mâles en moi
    pour vivre plus pleinement, plus puissamment mon plaisir,
    pour faire s’épanouir, pour faire fleurir, pour faire rire,
    mon sang, mes ténèbres,
    il est temps désormais de vous libérer,
    de vous rendre à votre tache initiale, prioritaire,
    de vous laisser à nouveau courir librement,
    faire frissonner ma peau, palper mes formes, palper ses formes, éveiller la fièvre

    mes cuisses, mes mouvements des hanches, mes reins,
    se chargeront désormais de cette tache ,
    tant d’effleurements délicieux en perspective,
    j’en ai des frissons partout dans le corps rien que d’y penser
    à tous ces délicieux effleurements, à tous ces délicieux frottements,
    à toutes ces délicieuses petites pressions
    qui vont éveiller en moi le chant des abysses

    une terre riche, arable en moi
    j’ai passé la charrue, j’ai semé et je récolte,
    j’aime

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