20 sujets de 761 à 780 (sur un total de 808)
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  • #44183
    bzo
    Participant

    l’art de ressentir

    #44184
    bzo
    Participant

    la lenteur est tellement bonne conseillère,

    dans nos pratiques

     

    ralentissez au maximum vos mains

    pour que le grain des peaux, puissent s’épouser

    ralentissez vos gestes, vos mouvements, vos contractions,

    pour qu’ils puissent libérer au maximum,

    l’arôme des sensations

     

    ralentissez la vitesse de vos va et vient,

    vous étirez  la trajectoire,

    vous en dégustez chaque millimètre,

    avec plus d’acuité

    #44187
    bzo
    Participant

    assis dans mon fauteuil, face à l’écran,

    je laisse négligemment courir un doigt,

    à gauche, à droite,

    sur mes seins, mon torse, mes flancs

    tandis que mes cuisses font un petit nid chaud, enveloppant, malaxant,

    à mes couilles, à mon sexe,

    synchronisé à de lentes contractions

    qui font sonner le tocsin à ma prostate

     

    oh, comme je suis traversé d’ondes voluptueuses,

    quelle ineffable circulation dans ma chair,

    comme il est bon de se laisser emporter

     

    je sens mon corps réagir,

    au masculin comme au féminin,

    je sens une telle fluidité en moi,

    tellement plus aucune frontière, tellement plus aucun tabou,

    juste le désir qui s’exprime, en toute liberté

     

    #44194
    bzo
    Participant

    ma seule technique, de plus en plus,

    c’est être juste une éponge, dans l’instant,

    de tout mon être

     

    pour le reste, je laisse venir,

    c’est la grande improvisation,

    tout est, de plus en plus, prétexte à me laisser imbiber

     

    la richesse, la variété, des sensations,

    me ravit, m’éblouit,

    cela se sculpte dans l’instant,

    une sculpture de satin, de soie, mouvante,

    dans notre chair,

    déployant ses tentacules ineffables

     

    cela se déguste,

    à chaque jour, ses millésimés,

    lent nectar dans mon gosier,

    papillons d’arômes,

    tourbillonnant jusqu’à dans mon âme

     

    le plaisir, au féminin, comme au masculin,

    comme j’aime cette sensation de pénétration,

    vécue par les deux bouts,

    plénitude de l’instant, on se sent complet,

    avec tout le spectre du prisme de l’arc en ciel,

    déployé dans sa chair

    #44196
    bzo
    Participant

    à chaque moment de la journée,

    quelque soit mon activité,

    il y a sa petite prolongation, sa petite décoration,

    de plaisir ineffable,

    possible

     

    ainsi, quand j’ai les mains occupées,

    debout, affairé, dans la cuisine, par exemple,

    ce que j’aime tout particulièrement,  aussi, en même temps,

    c’est juste serrer les cuisses, autour de mes bijoux de famille,

    leur faisant comme un écrin de velours enveloppant, pressant

     

    les mollets entrent en contact,

    commencent à se frotter, lentement, l’un contre l’autre,

    les poils et les peaux, de mes bas de jambes, s’entremêlent,

    semblent s’électrifier, former comme un essaim vibrant,

    un tapis  frissonnant, en mouvement

     

    prenant appui, nonchalamment,

    sur le bas de mon corps, pareillement en activité,

    je laisse mon bassin basculer,

    lentement, vers le côté,

    comme dérivant lascivement,

    très peu masculinement, en l’air

     

    ma prostate bourdonne, depuis le début,  en arrière-plan,

    ajoutant son grain de sel à la fête,

    dès que je contracte quoi que ce soit, là, en bas,

    elle se met à émettre, ses délicieuses ondes

     

    comme une lente, très lente, vague ,

    dense, sirupeuse , d’ineffable

    semble se lever dans mon bassin,

    semble grimper, centimètre par centimètre

     

    je m’offre de plus en plus au plaisir,

    me laisse envahir,

    je garde les yeux bien ouverts, cependant,

    j’ai remarqué qu’ainsi, c’était mieux,

    qu’on percevait mieux, chaque détail,

    qu’ils ressortaient mieux,

    que c’était plus acéré,

    qu’on galopait avec plus de puissance

     

    bien que mes paupières se referment de temps à autre,

    tellement le plaisir  presse irrésistiblement dessus

    comme s’il voulait refermer les volets du magasin

    mais je les rouvre à chaque fois,

    bref moment d’intervention, avec insistance et fermeté,

    de ma part

     

    #44213
    bzo
    Participant

    cela fait maintenant à nouveau quelques jours

    que je ne suis plus intéressé que par des micro-séances, extrêmement courtes,

    une à deux minutes maximum

    mais plutôt de quinze à une trentaine de secondes, en moyenne

     

    des séances aussi courtes, n’ont pas pour objectif d’atteindre un orgasme,

    juste de déguster des sensations,

    goûter à l’infinie palette des nuances de sensations

    qu’il y a moyen d’éveiller dans son corps

     

    ne sous-estimez , cependant pas, la puissance de ce qu’il y a moyen d’obtenir ainsi

    comme moments ardents, comme moments de communion, avec son corps,

    ce sont comme des plongeons soudains,

    des plongeons à froid , depuis un ponton, dans une eau profonde et mystérieuse,

    on s’engouffre dans un tout autre univers, l’espace de quelques instants

     

    ils viennent entrecouper mes faits et gestes du quotidien,

    quoi qu’ils soient,

    en train de cuisiner, me faire un thé, pendre mon linge à sécher, etc

    debout, assis, couché,

    cela peut ne pas se produire pendant plusieurs heures

    et puis soudainement, je les enchaîne

    comme les perles d’un magnifique collier

     

    ne vous y trompez pas, ce sont bien des moments magiques,

    à l’intensité tellement particulière,

    leur brièveté est presque une condition

    pour qu’ils puissent avoir lieu,

    on ne peut garder pareille intensité, pareille singularité, bien longtemps,

    comme quand on plonge d’un ponton,

    sans équipement, sans rien,

    on s’enfonce dans la masse liquide

    que le temps qu’on peut retenir son souffle,

    il faut remonter après quelques longues secondes d’immersion,

    de total dépaysement, de total déconnexion, de ce monde

     

    il n’y a aucune tension sexuelle,

    on passe instantanément d’un corps, juste véhicule au quotidien,

    chair anonyme et muette,

    à un corps qui se livre, qui ouvre toutes ses portes les plus secrètes,

    à un corps complice,

    à un corps monture, avec lequel on galope follement réunis

     

    la richesse des sensations qu’on peut obtenir , en un si court laps de temps,

    est confondante,

    le corps, instrument de musique,

    le corps, envolée de notes,

    le corps, participant de toutes ses fibres,

    le corps communion, le corps fusion,

    le corps transe instantanée,

    le corps vécu, en même temps,

    au masculin, comme au féminin

    #44214
    bzo
    Participant

    la qualité des sensations est un moteur,

    est le moteur,

    pour toujours plus s’élever

     

    il y des moments où il y a comme un accord,

    dans l’instant,

    une sorte de parfait équilibre,

    entre des forces en nous,

    entre les énergies qui se libèrent

     

    la volupté, alors,

    atteint une telle fluidité cristalline,

    une vibrante limpidité semble s’emparer,

    de toute notre chair,

    une très brève forme d’aboutissement

     

    la bouche du volcan,

    parfois,

    est d’une telle douceur,

    semble un baiser,

    indéfiniment

    #44217
    bzo
    Participant

    la qualité,

    c’est faire attention au détail,

    c’est pouvoir faire, de plus en plus attention,

    au détail

     

    c’est vivre dans sa chair, la vague,

    son élan, en tant qu’ensemble,

    mais aussi, en même temps,

    percevoir la myriade de gouttes

    qui la forme,

    percevoir leur danse,

    les unes vis à vis des autres,

    percevoir le kaléidoscope, sans cesse changeant,

    de leurs singularités

     

    c’est pouvoir braquer, un instant, son focus,

    sur une seule goutte,

    en déguster  toute la nuance,

    puis la replacer dans sa tapisserie mouvante,

    sans y avoir causé un seul faux pli

    #44223
    bzo
    Participant

    cela fait maintenant, à nouveau, quelques semaines

    que je n’ai plus éjaculé,

    ça va par périodes chez moi,

    je ne vais pas dire que c’est mieux ainsi, que c’est plus intense,

    j’apprends à être plus mesuré,

    juste que c’est différent

     

    comme je l’ai déjà écrit plusieurs fois,

    mon corps devient incroyablement réactif,

    au fur et à mesure que les jours passent ainsi,

    le moindre contact me fait hurler, quasiment, désormais

    et les sensations deviennent comme,

    de plus en plus précises, fines, acérées

     

    en route vers les toilettes,

    avant de m’assoir sur la lunette

    (je m’assieds toujours, même pour pisser,

    c’est tellement plus facile, plus hygiénique,

    plus besoin de viser, plus de gouttes à côté,

    relax, détendu, je ne laisse plus les lieux

    avec une petite flaque derrière moi

    car je suis quelqu’un de très distrait, de très rêveur,

    habituellement, il y aura toujours un moment

    où le jet va dériver car j’aurai oublié de viser)

    je m’arrête un instant,

    ma main passe sur mon torse, sur mon sein, doucement,

    je sursaute, je suis envahi de frissons, je gémis,

    je serre les cuisses, autour de mes bijoux de famille

    et je me mets à bouger les hanches,

    lentement,  très lentement

     

    immédiatement,

    je suis envahi, de la tête aux pieds, de vagues,

    un océan de chaleur ineffable, soyeuse,

    mes yeux se referment malgré moi, un instant

     

    je ne suis plus qu’un fétu de paille, entraîné,

    je dérive déjà à des années-lumière,

    du petit cagibi des murs des toilettes,

    le soleil brille dans ma chair,

    le sable est chaud, le sable est caressant,

    des vagues bleues, gorgées de lumière,

    entourent mon corps,

    dansent autour de lui,

    le frottent de toutes parts avec leurs particules soyeuses

     

    je fais monter une contraction, en même temps

    que je presse mes couilles, mon pénis, avec mes cuisses,

    oh le gentil coup de canon qui monte en moi,

    je me sens transpercé, je me sens chevauchant,

    je me sens un guerrier et une guerrière,

    montant au front du plaisir, ensemble,

    inextricablement, emmêlés

     

    je la sens en moi,

    j’ai envie de la laisser diriger mon corps,

    mes mouvements se font de plus en plus ondulants, languissants,

    comme c’est bon,

    elle m’envahit de plus en plus,

    elle est de plus en plus, envahie par lui,

    je le sens aussi, en elle,

    je les sens unis, je les sens s’entremêlant divinement,

    je les sens à deux, dans ma chair,

    je les sens, de plus en plus à deux, dans ma chair,

    de plus en plus entremêlés,

    je la sens tellement en elle,

    je la sens tellement en moi,

    je le sens en moi, en elle,

    je la sens en moi, avec lui, tellement, en elle,

    tellement en moi

     

    #44224
    bzo
    Participant

    parvenir totalement à s’ouvrir,

    à se laisser entraîner par son désir

    à se mettre à l’écoute de son corps,

    à suivre entièrement son instinct, ses pulsions,

    à se laisser guider , au fil des instants, par son ressenti

     

    tout cela finit par devenir,

    comme une entité de pilotage,

    indépendante de notre intellect,

    de notre habituelle intelligence,

    enfermée entre les quatre murs de notre crane,

    formant comme une autre entité,

    capable de réflexions, d’idées, de perceptions, de décisions,

    pour nous mener au fil des instants,

    capable de mener le navire, entièrement, lors de l’action,

    sans être dépendant, en quoique ce soit, de notre habituel intellect

    qui nous mène, au quotidien, dans la plupart de nos actes

     

    on réfléchit avec son corps,

    on pense avec lui, on perçoit avec lui, on imagine avec lui,

    il prend part à toute les décisions, à tous les questionnements,

    l’esprit lui, enfin la meilleure part en lui,

    celle qui est capable de collaborer en toute humilité,

    capable de fructifier et de faire fructifier,

    sans chercher à dominer, à devenir hégémonique,

    s’est fondue à la chair,

    collabore totalement avec elle,

    avide de cette complicité de tout instant,

    pour faire naître cette sensation de communion,

    cette sensation divine d’acte sexuel avec soi-même,

    cette sensation de vivre des moments de liberté complète,

    grâce au désir

    #44232
    bzo
    Participant

    oh, je n’ai qu’à être nu dans mon appartement,

    le plaisir me rejoint immédiatement,

    m’accompagne joyeusement,

    il est comme un grand oiseau dans ma chair,

    je sens ses plumes frémissantes, je sens son duvet chaud,

    je sens ses ailes s’ouvrir, dans la moindre de mes cellules,

    je sens son vol, de tout mon être

     

    quelle fête de tous les instants,

    il n’y a qu’à laisser parler mon désir,  laisser courir mon imagination,

    mon corps, lui, se tient prêt à me répondre,

    à soutenir le challenge,

    où que je sois, dans n’importe quelle position que je sois,  quoique je fasse,

    parfaite complicité, totale complicité,

    il y a toujours un petit quelque chose, en plus, à faire,

    pour que n’importe quel geste, n’importe quel mouvement,

    n’importe quelle positionnement dans l’espace,

    n’importe quelle activité du quotidien,

    se transforment en un réservoir de sensations ineffables,

    nageant dans tous les sens,

    comme des myriades de poissons, dans une nasse

     

    courez mes doigts,

    montrez de la curiosité pour chaque centimètre carré de peau,

    allez visiter les recoins les plus lointains,

    le plaisir s’est implanté partout, a envahi tous les territoires,

    est prêt à jaillir de partout

     

    cette peau est  vibrante, résonnante,

    comme celle d’un tambour,

    au moindre contact, au moindre effleurement,

    même il suffit de souffler dessus,

    pour que cela mette en mouvement,

    de grands courants vibratoires,

    sous elle

    #44233
    bzo
    Participant

    un ou deux, doigts, dans le cul,

    comme c’est délicieux,

    je m’invente le plug de bout de chair vivante, le plug humain,

    je me promène dans mon appartement,

    avec le doigt planté dans le cul

     

    je le bouge volontairement un peu, pas du tout, à la folie,

    il bouge, de toutes façons, tout seul, avec mes mouvements, mes déplacements,

    petite ogive bien chaude,

    comme ta présence est stimulante, revigorante

     

    oh comme tes frottements,

    comme tes va et vient,

    dans mon canal, encore lubrifié du beurre de karité

    dont je t’enduis l’intérieur de l’anus, chaque nuit, avant de m’endormir,

    me font gémir,

    me font râler sans discontinuité,

    pleurer, même, en fait, il faut bien le dire,

    je pleure de plaisir quand je te s’enfoncer toujours plus loin,

    remonter, redescendre, frotter, frotter, ah oui, frotter!

     

    je serre, je desserre, le sphincter, tantôt tout en délicatesse, tantôt tout en force

    et je bouge le doigt en même temps,

    cela fait pop, pop, pop, en bas, entre mes fesses

    j’ai des goutes qui sortent de mon pénis,  sans discontinuité,

    il pleure aussi, de bonheur, le bougre,

    il se raidit, il me salue, a des soubresauts, se dégonfle, se raidit à nouveau,

    mon petit robinet qui fuit, qui fuit, qui fuit,

    des gouttes jusqu’au ciel

    #44234
    bzo
    Participant

    quand je ne retiens pas mes caresses,

    qu’elles se font sur la peau, comme elles viennent,

    le désir lâche de plus en plus ses chevaux,

    l’imagination fait courir les doigts, librement, ardemment,

    la tension sexuelle augmente rapidement, ainsi,

    cela devient un galop, un corps à corps, de plus en plus,

    le cavalier fait corps avec sa monture,

    leurs souffles semblent ne plus former qu’un seul souffle

     

    alors que quand je suis en mode dégustation, comme ce soir,

    c’est-à-dire, rien que les bouts de doigt, en contact avec la peau

    ou si un peu plus que les bouts,

    alors ce sont des effleurements, toujours,

    le rythme est contrôlé,

    le rythme de toute la machinerie, de la tête aux pieds,

    est contrôlé entièrement par les doigts qui errent sur la peau

    et ceux-ci ont tendance à se déplacer lentement, très lentement

    pour que les sensations éveillées,

    révèlent le plus possible, leurs effluves les plus secrètes

     

    les doigts effectuent une chorégraphie improvisée sur la peau,

    très tranquillement, très systématiquement,

    visant la plus grande richesse et la plus grande variété, possible, de nuances

    et  la masse des ondes montant du bassin,

    pourtant tellement plus énorme, tellement plus puissante,

    se laisser mener, par le bout du nez, pour ainsi dire,

    accepte le rythme dicté , sans rechigner

     

    le mode dégustation, c’est la forme la plus aboutie de dialogue,

    dans ma pratique, au stade où elle est,

    entre les ondes montant du bassin,

    celles générées par les doigts et par le reste du corps

    mais encore une fois,

    ce sont les doigts qui impriment constamment le rythme,

    ils sont les petits lutins, en tête de cortège,

    qui dictent la cadence

     

    de ce fait, la tension sexuelle augmente peu,

    elle reste constamment à un niveau

    permettant d’éveiller et de décliner les sensations,

    en mode thème et variations

     

    tout le corps participe,

    chaque partie à son tour, entrant, à un moment donné,

    dans la danse,

    pour un temps plus ou moins long,

    ainsi, il réagit tellement comme un instrument de musique,

    c’est de l’exploration, constamment,

    à la recherche de nouvelles notes, de nouveaux accords

     

    comme j’aime sentir mes hanches danser,

    comme j’aime sentir mes mains parcourir le corps,

    tout devient tellement fluide,  à l’intérieur, tellement ondulant,

    tout mon être semble envahi d’une incandescence douce, omniprésente,

    un équilibre sophistiqué s’établit,

    avec des sensations fines, variées, suaves,

    constamment changeantes

     

    mais sous-jacente, tout de même,

    une harmonie sauvage , animale, au fond de mes reins

    qui ne demande qu’à se mêler à la fête,

    à y mettre son grain de sel,

    mes râles s’accentuent alors, cela devient plus volcanique pour quelque moment,

    mes hanches passent en mode rut effréné rapidement,

    cependant mes doigts en continuant leurs pérégrinations calmes, méthodiques,

    mon bassin se calme rapidement,

    la houle s’y fait plus docile, plus mesurée, à nouveau,

    venant avec ses ondes, sans chercher à s’imposer,

    calmement dialoguer avec mes doigts,

    avec mes mouvements, avec mes gestes, avec mes postures

     

    cela dialogue tranquillement dans tout mon corps

    et des ondes s’élancent de toutes parts,

    instants chatoyant, instants de soie,

    ineffable fleuve, de tout mon être

    #44236
    bzo
    Participant

    j’adore tellement ce moment,

    après être rentré chez moi,

    où cette chair,

    depuis quelques heures, tout entièrement véhicule banalisé,

    oublieux que j’étais totalement d’elle,

    juste, mon moyen de transport dans la ville,

    mon attention, tout entièrement tournée vers le spectacle de l’agitation urbaine

     

    ce moment donc,

    où cette chair devient complice ardent

    qui a toute mon attention,

    enfin au moins une partie, toujours tournée vers elle,

    cette chair prête à s’émouvoir et à émouvoir,

    cette chair regorgeant et dégorgeant, de mystères délicieux et sensuels,

    cette chair, tellement prête à vibrer, à m’emporter

     

    c’est bien simple, à la maison,

    je suis tout au dialogue avec elle,

    en tout cas, c’est ma principale occupation quand je suis seul chez moi,

    quand il y a du monde, elle redevient muette, distante, utilitaire

     

    mais comme j’aime être à l’écoute,

    de ce corps,

    il faut le dire,

    ils n’attendent que cela,

    nos corps,

    qu’on se mette à leur écoute,

    c’est le dialogue ultime qu’on peut avoir ici-bas

    qui se décline sous bien des formes,

    mon cher yoga que j’aime tellement aussi,

    est une autre façon merveilleuse de dialoguer avec lui

     

     

    #44237
    bzo
    Participant

    mon corps en mode instrument de musique,

    n’est pas une machine à jouir,

    non, non, non

     

    quand je me mets à me caresser,

    et que mes cuisses viennent envelopper mes génitaux

    leur formant un nid chaud, pressant,

    que mes hanches se mettent à onduler,

    tandis que j’invite ma prostate,

    à coups de lentes contractions

    cordonnées avec les mouvements de mon bassin,

    c’est une petite boîte à musique que j’ouvre,

    avec plein de figurines charmantes

    qui se mettent à se bouger

    et puis des notes, plein de notes

    qui s’élèvent

     

    oh mais c’est une boîte à musique

    qui a plus d’un tour dans son sac,

    elle a, en fait, une infinité de tours dans son sac,

    c’est un carrousel, un manège, sans fin,

    un kaléidoscope de nuances

    qui tourne sans discontinuité

     

     

    ma chair, tu es comme une coupe de très vieux vin

    qui a splendidement maturé,

    à déguster lentement, très lentement,

    j’apprends à libérer toujours mieux, tes arômes,

    à en apprécier la plus infime variation sur mon palais

     

    terroir ancestral, mystérieux, sans âge,

    à l’origine  indéfinie,

    coteaux de vigne, à flanc de colline, à perte de vue,

    vieillissement en fût,

    dans les caves du château familial,

    aucun additif, aucun ajout d’aucune sorte,

    rien que le raisin dans mes reins,

    vendangé, par mes soins,

    sans aucun instrument,

    rien que toi, mon corps,

    toi et moi, en dialogue ardent

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 mois par bzo.
    #44241
    bzo
    Participant

    cela faisait une demi-heure que j’étais réveillé,

    une demi-heure que je n’arrêtais pas de jouir,

    j’utilise ce mot de “jouir”

    car c’est celui qui convient le mieux

    pour décrire cette sensation d’ineffable  dans ma chair

     

    une sensation, en même temps, extrêmement localisée

    et qui, instantanément, semble se répandre, à tout mon être,

    de fond en comble, jusqu’au fin fond de mon âme,

    de l’ineffable, du soyeux, qui nage de tous les côtés,

    une sorte de caresse intérieure, chaude, douce, légère

    mais en même temps, tellement dense,

    densément douce, doucement dense,

    semblant tellement pénétrer partout et nulle part

     

    chacun de mes gestes, de mes mouvements,

    la moindre contraction, le moindre effleurement,

    le moindre changement de position,

    provoque un lent tournoiement de milliers de micro-tentacules soyeuses,

    un mouvement dans un mouvement qui déclenche un autre mouvement,

    un double, un triple, un quadruple, mouvement,

    une myriade de mouvements

     

    le yin, tellement envahissant et tellement envahi du yang,

    lui bouge en elle,

    ils bougent ensemble, en moi,

    sans se préoccuper le moins du monde, de moi,

    ils forment une cellule indivisible, frémissante,

    pour l’instant, indépendante,

    en mouvement en moi

    qui déclenche une réaction en chaîne, de la part de ma chair

    qui lui-même provoque une réaction en chaîne, de leur part,

    ma chair interagit avec eux,

    tellement de flux de vibrations, en mouvement,

    ressentis

     

    suis-je en train de jouir?

    des mots, des mots, rien que des mots, des coquilles vides

    mais le pouvoir suggestif, est là, j’espère

    pour quelques instants, pour vous,

    en vous

     

    quoiqu’il en soit, me voilà dans l’obscurité, sur mon matelas,

    me tordant doucement sur place,

    me caressant, gémissant, râlant

     

    le matériau que je caresse,

    est tellement différent de ma chair, soudainement,

    je me suis mis à caresser le matelas,

    mais, en même temps, c’est comme si je continuais à me caresser, moi,

    moi mais d’un matériau différent,

    toujours moi, cependant,

    moi, incandescent,

    le matelas, semble une prolongation incandescente,

    fait d’un autre matériau,

    de moi-même,

     

    désormais, j’étreins avec passion, le coussin,

    je le presse, je le tords,

    vous m’avez bien lu,

    c’est plus fort que moi,

    j’ai commencé à étreindre avec passion, le coussin

    mais en même temps, c’est toujours moi,

    un moi prolongé dans un autre matériau,

    oh comme c’est ineffablement jouissif, ce moi qui semble se répandre,

    me voilà de coton dense, trituré, malaxé, palpé,

    ma viande, mon sang, mes nerfs,

    sont de coton, trituré, malaxé, palpé, pour l’instant

     

     

     

    #44261
    bzo
    Participant

    les alchimistes transforment le plomb en or,

    moi, je transforme les gestes, les mouvements,

    le moindre contact, le moindre changement de position,

    en sensations

     

    c’est ce que j’appelle , déjà au-dessus,

    ma petite boîte à musique, à moi,

    pas chercher à jouir,

    pas rechercher le septième ciel,

    juste déguster, bien tranquillement,

    l’infini variété des sensations

    dont  ce corps est capable

     

    mais j’ai une autre façon de pratiquer, aussi, bien sûr,

    où je cherche à percer le plafond,

    où les chevaux sont lancés à toute allure,

    cependant, ces derniers temps,

    j’y ai assez rarement recours,

    la sensation de complicité absolue avec mon corps,

    d’épanouissement instantané, d’une communion, sans limites,

    de faire avec lui,

    tout en dégustant le carrousel des nuances de sensations,

    me suffit

    #44263
    bzo
    Participant

    je dois vraiment faire attention pour ne pas me doigter, m’explorer le fion,

    sans qu’il soit préalablement lubrifié ,

    en effet, c’est chercher les problèmes qui auraient pu être facilement évités

    la voie express ouverte à ce locataire indésirable,

    j’ai nommé les tristement célèbres, hémorroïdes

     

    car alors, je peux dire adieu à cet exercice délicieux pour quelque temps,

    le temps qu’ils retournent se coucher,

    alors qu’il aurait pu être si facile de ne pas retrouver avec ce passager indélicat

    qui encombre ma petita cavité anale chérie

     

    dans le feu de l’action? il est hors de question, c’est trop tard,

    en admettant que je trouve la volonté de stopper

    et aller prendre une noisette de beurre de karité

    pour m’en enduire le canal,

    cela éteindrait le désir, l’élan serait retombé,

    non, très certainement, non merci, en aucune façon

     

    la solution serait, en journée ou en soirée,

    quand je suis seul chez moi

    et donc forcément qu’il y aura tout un chapelet de moments intimes, de moments ardents,

    certains, pas forcément tous les jours,

    où l’envie me sera venue, d’aller farfouiller avec un doigt ou deux,

    ma petite fente,

    la solution serait, donc, je disais,

    c’est dès le départ de m’enduire avec un peu de beurre de karité

     

    ainsi, jamais pris au dépourvu, si farfouillage anal, il y a,

    ce ne sera jamais à sec

    mais cela glissera, cela patinera, comme il faut

     

    et ainsi, je peux dire adieu définitivement à monsieur Hémorroïdes,

    aucun risque qu’il refasse son apparition soudainement,

    après une soirée où j’aurai eu, même que quelques minutes

    où mes doigts, comme des petites souris curieuses,

    auront parcouru dans tous les sens et frotter de leur museau, la cavité

     

    aussitôt dit, aussitôt fait,

    je termine ce texte et je me lève

    pour me diriger vers le lit

    et sortir de la table de nuit, le pot de beurre de Karité

    pour en extraire une petite noix

    et m’en enduire l’intérieur du fion, consciencieusement

    #44264
    bzo
    Participant

    voilà c’est fait,

    ce fut l’occasion  de passer un court mais tellement bon moment, d’ailleurs,

    jeté de travers sur le lit,

    j’avais un doigt introduit avec le beurre de karité, au bout

    qui allait et venait, ralentissant, accélérant,

    tandis que je serrais et desserrais le sphincter

     

    oh comme c’était bon, comme c’est bon de s’entendre gémir ainsi,

    les sons qui montraient de mes entrailles,

    qui pénétraient dans mes oreilles,

    étaient un bon crû,

    un plaisir bien gras, bien plein, bien puissant

     

    bonne idée que j’ai eu,

    je vais placer plus souvent au programme

    de mes jours et de mes nuits,

    hors du lit, dans le lit,

    des moments ardents de dialogue

    entre mes doigts et puis mon anus chéri

     

    mes petites souris curieuses,

    mes petits pals portatifs,

    mes doigts,

    je vous assigne la mission d’aller plus souvent

    farfouiller là-dedans, là derrière,

    allez, mes agneaux, volez à votre tâche,

    la nation compte sur vous,

    vamos à la playa,

    mon fondement vous appartient pour quelques instants

     

     

    #44265
    bzo
    Participant

    j’ai passé quelques minutes absolument délicieuses,

    tout en frotti-frotta, de tous les côtés

     

    nu, je me suis mis le dos,

    contre ma grande commode en hêtre massif

    et puis là, j’ai mis toute la machinerie en route,

    je me frottais avec  d’espèces de mouvements circulaires,

    contre le bois,

    mes cuisses étaient engagées dans un tango lascif, avec mes génitaux,

    tandis que mes mains, telle la cavalerie légère,

    chargeaient  sur mon torse, mes flancs, mes seins

     

    je frottais aussi mes jambes,

    l’une contre l’autre, lentement, très lentement,

    toujours la même histoire,

    peaux et poils qui s’entremêlent, qui se pressent,

    j’adore tellement cela

     

    et puis ma prostate rayonnait de toute sa puissance solaire,

    avec les muscles du périnée et de l’anus

    qui venaient la titiller constamment

     

    tout cela formait comme un tapis,

    en mouvement,  dans ma chair,

    sensation de chorégraphie,

    d’harmonie sauvage,

    je me sentais comme une liane lascive

    dansant contre le bois

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