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  • en réponse à : Journal du prostatomane #44486
    bzo
    Participant

    je ne vais plus essayer de donner des conseils,

    essayer d’expliquer, essayer de théoriser,

    cela donne juste des textes maladroits, souvent, à côté de la plaque

    ou alors, je me répète sans cesse, j’annone

     

    tout cela est trop fluctuant, trop intime, trop personnel,

    je suis dans ma galaxie, elle a ses règles, son principe de gravité,

    je suis à cent mille année-lumière, de la votre

    ou de la votre ou encore de la votre,

    je suis à cent mille année-lumière, de vos règles,

    de votre principe de gravité, à chacun

     

    nous sommes décidément trop éloignés

    pour que les mots puissent couvrir la distance comme il faut,

    ils subissent trop d’altération au passage,

    ils peuvent juste convoyer un peu de chaleur, un peu de sensualité,

    titiller un brin l’imagination

     

    ne pas essayer de péter plus haut que son cul,

    juste chantonner, juste siffloter,

    juste compléter mes moments de plaisir de la chair

    par quelques moments de plaisir d’écriture

    en réponse à : Journal du prostatomane #44485
    bzo
    Participant

    je suis vraiment en mode dégustation, en ce début de nuit,

    mon corps est là comme une grosse friandise offerte,

    je le chipote, je le tapote, je le presse, je le frotte,

    je l’effleure

    mais pour l’instant, toujours du bout des doigts,

    avec des gestes très maniérés, très décadents,

    très efféminés, aussi, par longs moments

     

    le plaisir, que voulez-vous, m’entraîne, dans ces eaux-là,

    pas très catholiques,

    pas catholiques, du tout, en fait

    mais qu’est-ce que c’est bon,

    notre corps est magique, je vous dis,

    magique, il n’y a pas d’autre mot,

    pour décrire l’expérience que je suis en train de vivre

     

    mon corps,

    ma boîte à musique, chérie,

    comme j’aime notre complicité

    car c’est bien là , mon plus grand fait d’arme,

    d’avoir acquis cette complicité intime avec ma chair,

    je dialogue avec elle,

    notre conversation est faite de sensations, de volupté, de jouissance, d’extase

     

    il suffit de poser les bonnes questions,

    notre corps, lui,

    ne demande qu’à répondre,

    avec son langage à lui,

    le mystère est là,

    n’allez pas chercher plus loin,

    c’est que nous pouvons vibrer,

    vibrer toujours plus,

    nous mettre au diapason du monde,

    vibrer jusqu’au noyau de la terre,

    vibrer jusqu’au firmament,

    vibrer jusqu’à l’horizon,

    vibrer jusqu’à plus loin

    que le télescope de Hubble peut laisser  entrevoir

     

     

     

     

    en réponse à : Journal du prostatomane #44468
    bzo
    Participant

    le cul contre ma table,

    je déplace le plus lentement possible la main sur la peau,

    aussi, mes cuisses pressent tout doucement ce qu’ils ont à presser,

    les ondes semblent tout docilement suivre mon rythme,

    elles semblent là de l’autre côté de la peau,

    elles sont le fruit poussé sous mes doigts

    que je suis en train de croquer de tout mon être

     

    je commence à bouger les hanches, cela me démangeait,

    de sentir mon bassin chalouper lascivement,

    j’écarte les cuisses et je fais monter des contractions,

    là aussi, progression millimètre par millimètre,

    déguster, déguster, déguster, le plus longtemps possible,

    sentir l’ineffable en moi, m’emplir,

    baigner dedans, en être inondé,

    quel pur nectar, la soie ardente de la vie, frissons de cristal

     

    boire à cette source si totalement dépourvue d’impureté,

    dans le creuset de l’instant,

    sur l’autel sacré de la volupté, envahi d’une langueur sans bornes,

    je fête la vie qui coule en moi,

    incandescente fête de la chair

    qui se révèle soudainement, dans toute sa splendeur enfouie

    en réponse à : Journal du prostatomane #44433
    bzo
    Participant

    j’ai mon corps

    et le désir, de plus en plus,

    a son corps à lui

     

    j’essaie le plus possible

    de n’être qu’un passager, un spectateur,

    quand le sien entre en action,

    goûter goulument à ce spectacle,

    n’en perdre aucune miette

     

    moments de chamanisme

    quand le désir s’exprime,

    sans entraves et sans retenue,

    ne fusse que pour quelques secondes,

    il  a le double sexe,

    le dialogue intime dans l’invisible,

    d’une fente ardente

    et d’un vit dressé,

    tout à son service

     

    comme j’aime le sentir,

    tout ce spectre, dans ma chair,

    c’est insoupçonnable, la plupart du temps,

    cette face cachée de la lune

    qui nous enveloppe de ses rayons

    pourtant, elle est continuellement là, en nous,

    nous attendant pour une réunion

     

    en réponse à : Journal du prostatomane #44432
    bzo
    Participant

    honorer le moment,

    honorer le désir,

    honorer la chair

     

    bâtir avec les énergies,

    des châteaux de cartes

     

    légèreté affolante de l’ineffable,

    tellement fragile, tellement évanescent,

    tellement comme par miracle,

    en équilibre, un instant,

    tellement comme en suspens,

    miraculeux filigrane,

    qui se dessine dans la chair

     

    ce qui se consomme,

    se construit

     

     

     

     

    en réponse à : Journal du prostatomane #44430
    bzo
    Participant

    je suis assis à mon bureau, nu, bien sûr,

    les pieds sur la table,

    je passe et repasse, lentement, une jambe contre l’autre,

    les peaux et les poils qui  se frottent, qui s’entremêlent,

    qui semblent , de plus en plus,  de satin, à chaque passage,

    cela me donne des frissons partout

     

    je passe, aussi, avec ma main , sur un sein,

    je presse la pointe, je l’agace, la titille,

    mon sexe se durcit un peu,

    un peu, beaucoup, même un instant,

    il se dresse, prend de l’épaisseur

    mais déjà il se met à s’incliner, de plus en en plus,

    néanmoins, ce fut délicieux, ce brusque afflux de sang,

    il a provoqué comme des vibrations, dans tout mon membre

     

    je continue mon manège avec les gambettes,

    de temps à autre, je m’arrête

    et je serre assez fortement les muscles des fesses,

    tout en faisant monter une contraction,

    cela provoque directement comme un coup de boutoir,

    d’ondes de la prostate

    qui semble fendre le flot de mes entrailles, vers le haut

     

    comme j’aime cette sensation de pénétration

    qui soudainement, semble parer de mille couleurs,

    le yin, en moi,

    il semble se déployer de plus belle, partout en moi,

    je me sens pousser des ailes,

    des envies d’onduler, de me caresser,

    de me laisser aller toujours plus,

    de me donner au plaisir, sans rien retenir,

    oui, c’est bien mon état d’esprit,

    j’ai envie de m’offrir corps et âme, au plaisir,

    qu’il fasse de moi, sa chose

     

    je me cambre, rejette la tête en arrière,

    les reins se mettent à chalouper,

    je gémis de plus en plus fort,

    tandis que mes deux mains, maintenant,

    caressent un peu partout, plus rapidement,

    ma peau est, de plus en plus, en feu, sous mes doigts

     

    cela n’aura duré que 2, 3 minutes,

    pas besoin de faire durer plus,

    je peux recommencer autant que je veux,

    j’aime ces petites doses ultra-concentrées, à l’impromptu,

    un peu n’importe où, chez moi

    en réponse à : Journal du prostatomane #44429
    bzo
    Participant

    chez mon bouquiniste,

    j’ai trouvé un livre sur le Qi Gong, cette gymnastique traditionnelle chinoise

    fondée sur la connaissance et la maîtrise du souffle

    qui associe mouvements lents, exercices respiratoires et concentration.

     

    Quand je parcours la quatrième de couverture,

    ils parlent de se connecter à son corps, de libérer les énergies,

    de les faire circuler.

    Ah, étonnant, à quel point, c’est similaire à ce qui fait les fondements de nos pratiques

    Ils m’enlèvent les mots de la bouche,

    j’écris ce genre de phrase

    en réponse à : Journal du prostatomane #44424
    bzo
    Participant

    j’avais évoqué , il y a quelque temps,

    à quel point, l’imagination jouait un rôle important dans ma pratique

     

    par imagination, il ne faut pas comprendre une rêvasserie depuis notre conscience,

    on se laisse entraîner par des pensées, des idées, des situations, des faits, des souvenirs, des fantasmes

    qui pourraient exister , qui ont peut-être existé

    qu’on voudrait qu’ils existent ou qu’ils n’existent pas,

    juste, on divague par la pensée,

    on se laisse dériver

     

    non,

    rien à voir, absolument rien,

    par imagination, il faut plutôt voir un processus dans l’instant

    qui nous saisit irrésistiblement , à notre insu

    et qui nous fait vivre des choses

    qu’on a beau savoir qu’elles ne sont pas réelles,

    on les perçoit malgré tout, on les ressent,

    elles sont là, dans notre réalité, un moment

     

    cela peut être subi,

    comme par exemple,

    si l’obscurité nous attrape lors d’une balade en forêt,

    on se retrouve au milieu des grands arbres, des feuillages qui bruissent,

    totalement dans le noir,

    notre imagination, malgré nous,

    se met à travailler et nous fait vivre des choses,

    souvent pas très agréables,

    même assez effrayantes,

    on se force à garder son sang froid, ne pas paniquer,

    on essaie de se raisonner

    mais rien n’y fait

    car la réalité semble trop menaçante, pour l’instant

     

    dans cet exemple, on subit les effets de notre imagination

    qui s’est mise à travailler contre nous,

    on a beau essayer de se rassurer, de se dire que notre peur est irrationnelle,

    les effets de notre imagination, sont vécus, bien réellement

     

    face à une réalité inhabituelle qui semble, à première abord, hostile,

    totalement inhabituelle, inconnue ,

    les effets de notre imagination, sont vécus, sont puissants,

    nous débordent complètement par moments, malgré nous

     

    eh bien, notre imagination peut aussi travailler, de la même façon,  dans l’autre sens,

    totalement pour nous,

    pour nous offrir ce qu’il y a de plus délicieux, de plus jouissif, en ce bas monde,

    se mettre en route,

    dans des circonstances, toutes autres,

    nous faire vivre des choses tellement  agréables, délicieuses, paradisiaques

    et on va vraiment les vivre,

    même si on sait parfaitement qu’elles ne sont pas réelles

     

    mais notre imagination a ses racines, tellement dans nos profondeurs,

    elle est tellement connectée au corps, aux sens, aux sensations,

    que si je vous dis que j’ai un couple intérieur

    qui commence à s’entremêler, le yin et le yang ,

    dès que moi-même, je suis en action

    et ainsi me faire vivre des moments superbes

     

    alors quand j’écris que je suis envahi de la tête aux pieds

    et jusqu’au fond de l’âme, par le yin,

    qu’il a pris les commandes de ma chair,

    c’est quelque chose que je vis réellement,

    vous pouvez me croire

    et ce sont des moments fabuleux, miraculeux, à vivre

     

    c’est cette imagination que vous devez parvenir à éveiller,

    associée à vos sens, associée à votre chair, à votre sang, à vos nerfs,

    elle a un pouvoir sans limites

    et vous permettra de vivre des expériences sans limites,

    à condition que vous ayez su obtenir l’accord de votre corps,

    sa complicité, sans restrictions

     

    en réponse à : Journal du prostatomane #44407
    bzo
    Participant

    je me force toujours à garder les yeux bien ouverts durant l’action,

    je prête une attention toute particulière à cela

    et dès que je me rends compte

    que sous la pression de sensations plus intenses,

    mes paupières se sont refermées,

    je les rouvre directement

     

    ainsi, non, seulement, j’entends mon plaisir

    mais aussi, je le vois

    ainsi il devient encore plus détaillé, plus puissant

    car non seulement,

    je le ressens directement dans ma chair

    mais il semble aussi me parvenir par les oreilles et par les yeux

     

    ces deux sens, ainsi, semblent participer pleinement à l’action,

    je ressens les caresses par les yeux,

    la lascivité de mes gestes, de mes mouvements, de mes postures,

    semblent me pénétrer par le regard,

    se faire encore plus caressant, encore plus soyeux, ainsi

    en réponse à : Journal du prostatomane #44406
    bzo
    Participant

    comme c’est agréable de sortir d’une posture de yoga

    et de la conclure par quelques notes de plaisir

    comme transition vers un exercice pour les abdominaux

     

    mon instrument est accordé,

    mon instrument est prêt à en être joué,

    il n’attend que mes doigts, mes contractions, mes mouvements, mes gestes,

    il est une invitation constante, à vivre la joie du moment,

    à me laisser envahir par la volupté,

    à vivre des moments de grâce dans la chair

     

    comme tes notes sont limpides, sont cristallines,

    ô, mon corps,

    comme elles roulent facilement,

    montant de tous les côtés

    nous explorons l’infinité des accords possible, ensemble,

    je ne me lasse pas de ton intimité miraculeuse,

    tellement foisonnante, tellement fertile

     

    ma sexualité est devenue comme un bac à sable

    où je joue et encore je joue,

    ultime liberté,

    se défaire de tous les carcans, de tous les tabous

    et juste laisser le désir,

    s’exprimer le plus librement possible

    en réponse à : A l’ écoute de mon corps #44400
    bzo
    Participant

    bravo, je vois très bien ce que tu veux dire,

    ce sont des moments tellement émouvants, tellement intenses,

    ce corps quand il est ainsi tout entièrement habité par le yin et le yang,

    à l’oeuvre ensemble

     

    c’est splendide aussi de découvrir

    que rien n’est cloisonné, que rien n’est figé, en fait,

    malgré les apparences,

    on est dans un corps d’homme

    mais que cela ne veut pas dire grand chose

    car le féminin est en nous aussi

    et très bien capable de prendre les commandes de ce corps

    et alors on vit des moments vraiment très spéciaux

    de complicité avec celui-ci

    en réponse à : Besoin de conseils #44360
    bzo
    Participant

    c’est ce dont je parle régulièrement,

    il s’agit de trouver “son truc” qui provoque le déclic,

    quelque chose qui nous est imminemment personnel,

    une intuition qu’on sera parvenu à déchiffrer

     

    le corps nous murmure tant de choses,

    il suffit parfois, une fois, d’être parvenu à l’entendre,

    une fois d’être parvenu à dialoguer avec lui,

    même pour quelques instants

     

    et on est en selle,

    roulant, avançant,

    ayant saisi la façon

    de se connecter à son corps

     

     

    en réponse à : Débutant qui ne demande qu’à apprendre #44356
    bzo
    Participant

    aucune limite, bien veiller cependant à rester bien lubrifié, je dirai

     

     

    en réponse à : Journal du prostatomane #44355
    bzo
    Participant

    oh comme je me sens décadent, dépravé, lascif

    je suis assis nu à mon bureau, les pieds sur la table,

    une coupe de champagne dans une main,

    l’autre caressant lentement un sein

    et puis mes cuisses qui font frotti frotta,

    lentement, avec mes bijoux de famille

     

    délicieux,

    la décadence,

    délicieux,

    la dépravation

    et puis surtout,

    délicieux,  la lascivité

     

    capiteux,

    je me sens capiteux,

    prêt à être cueilli,

    en pleine floraison intérieure

    et puis les petites bulles font leur effet,

    c’est l’avantage de ne pas boire beaucoup d’alcool,

    on attrape vite le tournis,

    avec le champagne, c’est tellement léger

     

    du coup, ma main s’aventure,

    avec de plus en plus d’insistance,

    à gauche, à droite,

    je sens mon sexe, entre mes cuisses,

    comme il est chaud, comme il est doux,

    les frottements dessus, font leur effet,

    il s’épaissit un peu,

    il se met comme à vibrer, par moments

     

    je fais monter une contraction,

    à partir du périnée,

    la sensation de pénétration, dans mes boyaux,

    est incroyable,

    l’impression qu’ils se mettent à fondre

    et encore à fondre,

    l’impression que mon cerveau est envahi d’étoiles de soie

    qui se mettent aussi, à fondre

    et encore à fondre

     

    oh comme j’aime bouger

    quand je suis dans cet état d’excitation,

    le moindre mouvement génère tellement de vagues de plaisir, en moi,

    tout ondule, encore plus fort grâce au champagne,

    je reprends une gorgée,

    tout en pressant bien fort mes génitaux, entre mes cuisses,

    je mes frotte, je les récure un peu,

    les sensations qui en naissent, m’emplissent délicieusement

     

    c’est tellement fin, tellement soyeux,

    lumineux, est le qualificatif, peut-être, le plus approprié,

    les sensation sont lumineuses en moi,

    du cristal qui brille, qui vibre

     

    oh mon corps,

    nous avons fait une belle promenade dans la forêt,

    ce temple mystérieux, tellement émouvant par moments,

    tellement de choses s’éveillent en moi, par là-bas,

    dans l’épaisseur du silence

     

    et maintenant, mon cher corps,

    nous dialoguons dans les flots de  la volupté,

    tandis qu’en même temps,

    je m’offre quelques gorgées de champagne

     

    en réponse à : Journal du prostatomane #44353
    bzo
    Participant

    ma sensibilité aux caresses, aux contacts

    mais aussi aux contractions de muscle,

    pas seulement du côté du périnée, de l’anus,

    aux changements de posture,

    au moindre déplacement de mon corps,

    aux postures, elles-mêmes,

    augmente de jour en jour

     

    je n’ose même pas penser

    si c’est quelqu’un d’autre qui s’y mettait,

    à explorer ma peau, à la toucher de tous les côtés,

    ce que cela donnerait,

    quand je vois déjà quand c’est moi-même

     

    cela plus la capacité à faire monter les énergies en soi,

    il ne faut pas aller chercher plus loin,

    les fondements de ma pratique

     

    je crois que c’est avant tout, une question d’entraînement,

    preuve en est,

    des années durant, des décennies même,

    quotidiennement mes cuisses allaient se frotter contre mes génitaux

    et je ne m’en rendais même pas compte,

    alors qu’à présent,

    cela provoque en moi, des vagues lentes de soie,

    au moindre effleurement,

    nu, chez moi

     

    question d’entraînement, au quotidien, donc,

    s’observer, se caresser,

    prodiguer de l’attention, à ce corps,

    à ce qui se passe au niveau de la peau, de la chair,

    porter notre loupe, notre télescope, vers l’intérieur,

    défier l’inertie, l’insensibilité, la non réponse apparente,

    insister, faire comprendre à ce corps,

    ce qu’on attend de lui,

    s’engager entièrement, sans se retenir,

    dans le moindre geste, la moindre caresse

    et ainsi, lui faire comprendre qu’on est sérieux ,

    qu’on est près à faire ce qu’il faut

    pour nous rapprocher de lui,

    dialoguer intimement

     

    on sera de plus en plus récompensé,

    les sensations vont bourgeonner, éclore, de tous les côtés,

    tous ces petits détails, ces nuances, fines, colorées,

    délicieuses, une fois qu’on parvient à les apprécier à leur juste valeur,

    vont finir par se tisser ensemble,

    former comme une tapisserie mouvante,

    c’est la mer intérieure

    en réponse à : Journal du prostatomane #44352
    bzo
    Participant

    ma plus grande récompense,

    ce ne sont pas,

    la jouissance, les orgasmes,

    tout cela,

    c’est la cerise sur le gâteau

     

    mais le gâteau, lui-même,

    c’est ce corps qui réagit, au quart de tour,

    à la moindre de mes sollicitations

     

    c’est ce corps qui semble un instrument de musique

    le moindre geste, avec,

    le moindre mouvement, la moindre contraction,

    le moindre changement de position,

    enfin tout,

    semblent produire une note

    et elles accourent de toutes parts

    quand je me mets en action

     

    c’est ce corps qui est disponible à tout instant,

    quoi que je fasse

    pour un petit interlude,

    même juste de quelques secondes

    et immédiatement,

    avec une intensité splendide

     

    je n’enchaîne, peut-être plus, comme avant,

    avec ma pratique prostatique,

    les orgasmes à la queue leu leu

    mais tout mon corps me répond présent, immédiatement,

    dès le premier instant,

    et les sensations viennent de partout,

    tout participe, tout collabore, en moi,

    la sensation de se faire l’amour, est constante

     

    et la sensation de complicité,

    de communion,

    avec mon corps,

    totale,

    absolue

     

    une limpidité cristalline,

    un sentiment d’épanouissement,

    jusqu’au fond de l’âme,

    des moments pleins, aboutis,

    d’exploration radieuse, solaire,

    de moi-même

     

    en réponse à : Journal du prostatomane #44292
    bzo
    Participant

    sors du lit,

    le sperme a fini par couler

    mais que ce fut bon avant,

    quelle séance

     

    je commence à sacrément bien maîtriser mon sujet,

    alors j’étire, j’étire, l’élastique,

    des dizaines de minutes de jouissance, non stop

     

    ne me conseillez pas de me mettre un doigt dans le cul,

    j’ai cru que j’allais m’évanouir à chaque fois,

    tellement l’onde de choc était intense

     

    mes couilles sont propres, mon sexe est propre,

    tellement je les frotte, tellement je les presse,

    c’est étonnant tout ce qu’il y a moyen d’en tirer comme sensations,

    avant qu’il  lâche son petit jet laiteux

     

    mais toutes ces ondes que me fournissent mes génitaux,  ma prostate, ma peau,

    mes muscles,

    enfin tout mon corps,

    elles sont retraitées par le yin et le yang, en action, en moi

     

    non, je ne sens pas des couilles et un pénis, pressés par des cuisses,

    c’est tout autre chose que je ressens,

    tout autre chose,

    ils me fournissent la sève d’un arbre qui a poussé partout,

    ses branches et ses feuilles, en moi

     

    j’effleure, avec ma cuisses, un peu mon sexe, une couille

    et directement tout l’arbre est alimenté,

    ses feuilles se mettent à frissonner

     

    avez-vous déjà senti cent mille millions de feuilles

    se mettre à frissonner, en même temps, dans vos veines?

    oh l’extase, oh la volupté généralisée,

    à chaque instant

     

    quelle torture, que le plaisir,

    quand il est si changeant, en plus,

    vous avez eu une sensation d’un certain coloris

    qui est passé en vous

    et l’instant d’après,

    c’est une autre d’une toute autre couleur qui vous envahit,

    vous ne savez plus à quel sein vous vouez,

    vous neurones deviennent folles de surexcitation,

    vous miaulez, vous couinez, vous haletez comme une locomotive

     

    et quand le sperme finit par venir,

    ah la la la la,

    accrochez votre ceinture

    ou plutôt non, détachez-la bien,

    laissez-vous rouler sur cette pente d’enfer,

    ce sont des montagnes russes, dans tous mes muscles

    et mon cerveau semble dévaler un tobogan

     

    après, c’est le silence , soudainement,

    une sensation de reflux généralisé,

    mon souffle est encore emballé un peu

    mais quel apaisement de tous les côtés,

    quelle splendide lutte

    en réponse à : Journal du prostatomane #44290
    bzo
    Participant

    il y a un équilibre général et un épanouissement sexuel,

    pour les gens comme moi,

    sans aucun partenaire, depuis longtemps,

    possible aussi

     

    un autre individu nous offre l’altérité,

    la possibilité de découvrir un tout autre univers,

    à la fois si similaire et si différent,

    du notre,

    la possibilité de découvrir une autre chair

    que la notre

     

    cependant, en soi,

    nous avons aussi toute une altérité,

    avec laquelle on peut entrer  en contact,

    laquelle on peut explorer,

    inlassablement

     

    nous avons le yin et le yang,

    pôles indépendants dans notre chair

    qui peuvent interagir, entre eux,

    tout en interagissant avec elle

     

    bon,

    il faut être prêt à aller loin, très loin,

    prêt à briser beaucoup de frontières et de tabous,

    en nous

    mais  nous avons la possibilité d’éveiller,

    un soi agissant, ressentant, percevant,

    tellement totalement différent,

    un soi enrichi,

    de tout le féminin et du masculin

    que nous portons en nous

     

    nous utilisons de notre corps,

    comme de notre cerveau,

    qu’une toute petite partie,

    finalement, aussi bien pour l’un comme pour l’autre,

    c’est comme si nous étions installé sur un tout petit bout de territoire

    planté au bord  d’un immense continent, sans limites,

    territoire inexploré, essentiellement,

    terra incognita

     

    il s’agit donc, grâce au désir,

    grâce aux ressources infinies de celui-ci,

    grâce à ce moteur

    qui peut tout traverser, tout briser, tout révéler,

    quelques instants, en nous

    de se découvrir un tout autre, un instant,

    de se découvrir être un tout autre et une toute autre, entremêlés,

    de révéler ce que la toute puissance du désir,

    quand il est lâché, sans aucun tabou,

    peut en nous

     

    en réponse à : Journal du prostatomane #44289
    bzo
    Participant

    en réponse à : Journal du prostatomane #44288
    bzo
    Participant

    j’adore ces éjaculations en mode couple intérieur, en mode yin-yang,

    la sensation est exactement la même que lors d’une éjaculation normale

    mais à la puissance dix

    et puis l’orgasme qui l’accompagne,

    a commencé bien , bien, avant

    il semble s’étirer indéfiniment,

    je tire dessus comme sur un élastique

    jusque ce que tout à coup,

    mon corps soit envahi de soubresauts, se contorsionne dans tous les sens,

    une danse de saint-guy, absolument extraordinaire,

    tellement puissante,

    j’ai l’impression de me vider de toutes mes énergies

     

    l’orgasme me lance comme un chiffon désarticulé, à gauche, à droite,

    c’est d’une brutalité absolue, tellement délicieuse,

    je me laisse bien aller, n’oppose aucune résistance,

    la subtilité, ce sera pour plus part,

    là, il s’agit de jouir au maximum,

    mon corps se dérègle complètement,

    c’est comme si un géant m’avait attrapé par un pied

    et rageusement me secoue et m’envoie dans toutes les directions

     

    déchiquetage en règle

    mais la lave est ineffable

    et est ma chair pour l’instant

    et je veux la sentir au maximum

    et le plus longtemps possible

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