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  • en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35409
    bzo
    bzo
    Participant

    ah ces premiers moments de retour à la maison après une journée au boulot
    où je me dénude et puis mes cuisses commencent leur manège avec mes bijoux de famille,
    toute cette ouate chaude, douce, caressante qui envahit mon bassin,
    comme c’est ineffablement bon, comme c’est irrésistiblement bon

    mourir de plaisir un jour, si c’était possible, je signerais tout de suite,
    quel autre manière de s’éteindre, de s’éloigner de ce corps,
    est plus digne d’un libertin?

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35408
    bzo
    bzo
    Participant

    il s’agit donc pas juste de se laisser porter par le désir dans sa chair
    mais de le faire en étroite complicité, en étroit dialogue
    avec les énergies montant de nos profondeurs

    le désir me bouge, les énergies dictent le rythme

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35407
    bzo
    bzo
    Participant

    et voilà les invités sont partis,
    passé l’après-midi et le début de soirée avec des gens,
    là tout seul, j’ai repris mes activités habituelles,
    comme c’est bon de voir que tout est encore là, que cela ne s’est pas enfui de moi,
    que ces moments si spéciaux, si précieux sont à ma portée instantanément,
    que je n’ai pas rêvé

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35406
    bzo
    bzo
    Participant

    il y a un point dans votre parcours
    où le sexe avec vous-même devient une réalité, où vous le vivez

    vous ne vous rendez plus compte que vous êtes tout seul,
    vous vous rendez compte juste que vous êtes en train de faire l’amour

    vous ne vous rendez plus compte que vous êtes un homme,
    vous n’avez plus de sexe, vous avez les deux,
    vous bougez comme si vous aviez les deux sexes,
    vous ressentez comme si vous aviez les deux sexes

    quelque chose en vous est en train de faire l’amour,
    votre corps est utilisé pour cela,
    tout votre être est utilisé pour cela,
    je l’appelle sexe tout seul
    mais on pourrait aussi qualifier ce que je vis
    d’expérience extrême de transcendance, de transe sexuelle, à caractère chamanique ,
    enfin quelque chose comme cela, chacun y mettra les mots qu’il veut
    je m’en fous au fond,
    l’important pour moi, c’est d’être capable de le vivre avec cette totale intensité
    où désormais toutes les forces au fond de moi, se libèrent,
    l’important pour moi, c’est d’être capable de vivre ces moments incroyables, cette expérience totale,
    avec cette sensation sublime de communion dans la chair

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35405
    bzo
    bzo
    Participant

    il n’y a rien de plus gracieux que la volupté,
    le visage d’une femme en train de jouir,
    c’est le visage d’une femme en état de grâce

    la grâce est le stade ultime de la volupté,
    c’est une soudaine libération de ce qu’il y a de plus pur en nous,
    de plus beau en nous,
    la chair s’épanouit un instant comme un bouquet géant
    avec nous au milieu, offert à un butinage généralisé

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35404
    bzo
    bzo
    Participant

    un simple mouvement, insignifiant en apparence,
    peut passer inaperçu, peut passer anonymement

    comme il peut éveiller une sensation délicieuse, ineffable
    qui vous émeut jusqu’au fond de l’âme, vous fait gémir, vous fait soupirer,
    de par sa grâce, sa volupté, sa finesse

    entre les deux, tout un apprentissage, tout un cheminement vers la qualité,
    toute une attention portée vers les détails,
    affinée, aiguisée

    entre les deux, toute une profondeur s’est ouverte en vous
    et par les caresses, vous cherchez la complicité de votre chair,
    des murmures montent en vous, des murmures et des vibrations,
    de plus en plus, vous vous élancez comme un danseur,
    de plus en plus vous êtes un musicien et son instrument, emmêlés
    de plus en plus les notes semblent monter toutes seules,
    semblent monter de partout

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35403
    bzo
    bzo
    Participant

    tout à l’heure, je me suis essayé à nouveau à faire quelques mouvements
    façon danse de tandava mais avec ma variante où je rajoute régulièrement des contractions,
    pas une contraction à caractère sexuel,
    donc effectuée lascivement, un mouvement qui évoque le va et vient de la pénétration,
    non une contraction neutre, je dirai, la plus lente et la plus régulière possible,
    un mouvement de piston pour bien faire monter des énergies
    et qui ne seront pas « traitées » de manière à se transformer en sensations sexuelles

    je suis toujours frappé à quel point j’obtiens des résultats intéressants quand je m’y remets,
    il faudrait vraiment que je persévère

    il y eut un moment particulièrement frappant,
    une contraction particulièrement réussie, puissante mais calme,
    j’ai senti une grosse vague d’énergie arriver,
    ce fut tellement saisissant que je me suis arrêté de bouger, paralysé par ce qui m’arrivait

    c’était comme si j’avais des mustangs sauvages qui galopaient dans mon sang,
    cela vibrait, cela résonnait de tous les côtés en moi de leur galop,
    de l’énergie pure qui a tourné quelques instants dans ma chair
    comme cherchant par où s’élancer, par où se ruer

    une fois qu’on a accès à ses énergies les plus secrètes,
    il y a la possibilité d’ouvrir des tas de portes,
    des tas de pratiques s’offrent à nous
    à condition d’investir un peu de temps et de patience

    je veux explorer tout cela,
    gravir la montagne par d’autres versants aussi que le versant sexuel

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35402
    bzo
    bzo
    Participant

    le fait est que chez moi,
    je n’ai qu’une seule envie, un seul désir,
    c’est de me vautrer dans la luxure, d’être envahi de volupté de la tête aux pieds,
    de vivre des jouissances interminables,
    d’explorer mes confins,
    de découvrir grâce à la transe sexuelle toujours des nouvels états transitoires de mon être

    cette envie principale est entrecoupée par des envies de voir du cinéma, des séries,
    de lire, d’écouter de la musique, de consulter des livres d’art
    et puis aussi des tâches plus liées aux obligations diverses et variées qui nous incombent,
    se restaurer, se laver, ranger
    et puis mes interminables travaux qui n’en finissent pas

    ah mes travaux…
    je m’en veux, ces travaux si je m’y mettais sérieusement, ne prendraient pas plus d’une semaine, 10 jours
    et alors mon appartement trouverait son aspect final,
    une vraie bonbonnière moderne
    avec toutes les statuettes, vases et autres décorations en place,
    meubles design splendides accumulées au fil des années,
    ma nouvelle bibliothèque fixée au plafond au lieu d’être simplement fixée avec des cales disgracieuses,
    ainsi que tout le travail de finition sur cette bibliothèque,
    faire disparaître les vis avec de la pâte à bois, quelques coups de papier ponce,etc

    comment faire alors que ce corps n’arrête pas de m’envoyer des signaux?
    je l’ai habitué dès que je suis à la maison,
    à être en roue libre sexuellement, avec du plaisir à la pelle à la moindre démangeaison,
    dès que je reste un peu plus d’un quart d’heure sans ma petite gymnastique
    qui m’emplit si vite de nectar ineffable,
    mon corps commence à donner des signes de mécontentement, me fait savoir que cela lui manque

    en même temps ces dernières semaines,
    j’ai rajouté une série de travaux au fur et à mesure que des idées me venaient
    pour améliorer mon intérieur,
    par exemple, j’ai décidé de mettre des films d’intimité décoratifs aux fenêtres,
    je suis au troisième avec des bureaux en vis à vis, pas grand à voir dehors,
    donc j’ai décidé de mettre ce type de film qui me permettront d’enlever les voilages,
    tout en préservant une intimité totale, j’en ai besoin puisque je me déplace tout le temps nu chez moi
    et que je m’adonne à tout bout de champs à ma pratique, debout, couché, assis

    ces films laissent bien passer la lumière, ainsi mon palmier sera content aussi,
    bah et s’il y a quelque chose à voir dehors, je n’aurai qu’à ouvrir une fenêtre,
    en plus ces films peuvent être très décoratifs,
    celui que j’ai choisi , par exemple, assez opaque avec des motifs en étoiles,
    cela donne vraiment bien avec la lumière qui passe à travers
    mais c’est encore du travail en plus, du travail qui s’ajoute à chacun de mes idées
    et cela s’accumule, s’accumule

    un petit point par rapport à mes dernières avancées dans ma pratique,
    le rythme s’est ralenti, définitivement ralenti,
    je suis à l’écoute plus que jamais de la montée des énergies en moi,
    j’épouse le rythme de leurs flots,
    cela a pas mal changé ma gestuelle,
    je me sens mené désormais en même temps par le désir dans ma chair
    et par la montée de mes énergies intimes, mes énergies vitales,
    cela crée des gestes nouveaux, des mouvements inédits jusqu’ici,
    des transformations des plus anciens

    les énergies me font tout ralentir constamment,
    leur écoute constante dans la chair, freine, parfois à l’extrême, jusqu’à l’arrêt
    pour bien entendre leur montée
    et parvenir à bien les intégrer dans mes gestes, dans mes mouvements,
    je dois avoir une sensation de continuité,
    je sens sourdre en moi ce flux de mes abysses
    et c’est comme s’ils devenaient les mouvements, devenaient les gestes

    ainsi la sensation d’harmonie est incroyable,
    la sensation d’être en communication directe avec mes abysses, plus présente que jamais,
    par moments c’est animal, par moments, très raffiné

    les micro-séances debout se rallongent de plus en plus,
    plus rare du tout qu’elles durent jusqu’à 10 à 15 mn,
    je vais me coucher, continue ainsi, me relève, , continue debout,
    va contre mon armoire en hêtre, vais me frotter contre comme un animal en chaleur,
    retourne au milieu de la pièce,
    va m’asseoir, me relève, va m’asseoir cette fois sur mon coin de table favori
    que je chevauche comme une walkyrie les yeux fermés pendant quelques instants

    ah , vive la luxure, tout seul, à deux, à trois, à dix,
    à deux cents…
    que cela gémisse de tous côtés, que cela fusionne, que cela communie, dans la chair, par la chair,
    que cela fornique jusqu’au ciel
    et au-delà

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35401
    bzo
    bzo
    Participant

    pas facile même avec ce collant qui m’a couvert toute la journée de bien rester concentré,
    je me déculottais régulièrement, commençais à onduler
    tandis que mes cuisses et mes bijoux de famille se retrouvaient avec une joie non dissimulée,
    se pressaient les uns contre les autres, comme cela se met à frotter en bas,
    me caressais sous la toile du collant,
    introduisais deux, trois doigts dans ma crevasse derrière,
    y faisais quelques va et vient,
    le plaisir monte si facilement,
    tout est tellement délié désormais en moi

    nu, cela devient vertigineux,
    dès que je me déshabille, au premier contact de mes cuisses avec mes couilles et mon petit tuyau d’arrosage,
    des ondes délicieuses se répandent puissamment dans mon bassin,
    en quelques secondes même sans faire grand chose, je suis dans un état d’excitation avancé

    très bien tout cela, sauf pour travailler à la maison , accomplir mes tâches,
    on ne va pas se plaindre, les choses se font quand même, beaucoup plus lentement que je le voudrais
    mais elles se font,
    il y a d’autres critères qui rentrent en ligne de compte aussi qui expliquent la lenteur,
    je n’aime plus du tout travailler de mes mains,
    vu ma mauvaise condition physique et mon âge qui commence tout de même à peser,
    je me fatigue aussi beaucoup plus vite
    et puis mes divers problèmes articulaires tout de même assez sérieux, hélas,
    genou, dos, cheville,
    bref mes divers travaux à la maison avancent à la vitesse d’un escargot cul de jatte

    mais question plaisir, là je ne traîne pas, oh que non,
    le rythme de ma pratique que j’ai beaucoup travaillé ces derniers jours, se met bien en place,
    comme il est extraordinaire à percevoir,
    on dirait un prolongement des énergies qui montent en moi,
    le moindre mouvement, semble désormais naître dans la parfaire continuité et synchronisation
    de ces énergies qui montent de mes abysses,
    ils sont dans le même élan,
    quelle sensation en même temps d’harmonie et de volupté

    je ne suis même pas sûr que je dois parler ici juste de plaisir sexuel,
    tellement ce que je ressens, s’est affiné et devenu global dans tout mon être,
    des vagues qui semblent naître dans mes tréfonds,
    qui montent, qui montent
    et qui dans la plus parfaite continuité, viennent dans mes mouvements, mes gestes,
    tout devient tellement caressant, voluptueux et harmonieux

    cette continuité du rythme donne aux sensations une qualité tellement particulière,
    l’impression d’avoir des racines qui plongent à perte de vue en moi,
    d’immenses ailes qui battent à tout instant dans ma chair,
    la chaleur est tellement ineffable, tellement caressante, tellement omniprésente
    que j’ai l’impression à tout instant que je vais me dissoudre de bonheur,
    que ma chair va fondre,
    tellement chaque instant semble une jouissance extatique qui me relie à mes abysses
    tout en étant d’un érotisme torride, animal

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35397
    bzo
    bzo
    Participant

    comme c’est frustrant d’être à la maison en ce jour de congé
    et ne pas pouvoir m’adonner à mon occupation favorite,
    me vautrer dans la luxure,
    me laisser envahir de la soie chaude de la volupté, à tout bout de champ

    j’ai mis ce collant dont j’ai découvert les vertus anti-aphrodisiaques,
    sous-vêtement tenant bien au chaud, en deux pièces
    qui me collent à la peau des pieds jusqu’au cou,
    les sensations avec sont atténuées,
    mes parties génitales et mes cuisses ne peuvent pas se joindre,
    ma peau n’est pas à la portée de mes mains baladeuses,
    il n’y a pas de frottement sensuel avec le tissu quand j’ondule,
    quand je me frotte contre un meuble en bois

    mais ainsi mon corps me fait sentir sa frustration, j’ai des signaux constamment,
    « viens jouer avec moi, allumons le moteur »
    ce collant a l’effet sur moi d’une cage de chasteté
    car ce n’est pas assez d’avoir une cage de chasteté qui engaine le sexe,
    c’est tout mon corps que je dois enfermer dans une pareille gaine
    pour me couper la possibilité de plonger dans la luxure trop facilement

    il faudrait pouvoir fermer à clef avec un cadenas ce collant deux pièces,
    il se descend trop facilement, alors mes cuisses peuvent aller se frotter à nouveau à mes couilles
    et la machinerie se met directement en route

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35396
    bzo
    bzo
    Participant

    se lâcher,
    quel geste magnifique
    car c’est véritablement un geste, un mouvement
    mais vers l’intérieur
    et dans l’invisible
    bien qu’il affecte tous les organes
    en qui on ressent comme un frémissement, comme des vibrations,
    quand on l’effectue

    je m’ouvre vers l’intérieur, je crée un canal de communication privilégié avec mes abysses
    par lequel vont monter mes énergies les plus intimes
    pour inonder ma chair,
    se transformer en sensations

    envahissement bien-aimé, envahissement chéri,
    que mes abysses me pénètrent, m’éjaculent dans la chair leurs flots ineffables,
    que je sente le masculin et le féminin en moi,
    entremêlés, se frottant l’un contre l’autre dans mon corps

    oh comme ils s’entremêlent grâce à cette fontaine montant des profondeurs,
    ma chair est un lit, le lit d’un torrent, le lit de leurs ébats
    et moi, je suis aux premières loges,
    m’imbibant de tout cela,
    vivant ce délire magique qui me donne des ailes

    je suis un tapis de prière sexuel
    sur lequel toutes mes cellules célèbrent la vie,
    la belle flamme dansante dans mes entrailles

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35395
    bzo
    bzo
    Participant

    il y a quelque temps je découvrais l’extraordinaire liberté de la station debout pour pratiquer,
    les gestes, les mouvements sans freins et sans restrictions, dans toutes les directions
    comme si le désir nous entraînait dans une danse érotique à la sensualité débridée

    cependant depuis, je me suis rendu compte que ce n’était qu’une première étape
    que la liberté ne devenait vraiment complète, vraiment totale
    que si on effectue aussi un travail en profondeur sur le rythme de l’action

    non, celui-ci n’est pas inhérent, il n’y a pas qu’à se laisser entraîner
    le rythme du désir, c’est le rythme des profondeurs,
    les gestes, les mouvements, doivent comme monter des profondeurs,
    doivent être coordonnés à nos énergies,
    une certain façon de se synchroniser, de se synchroniser à ses abysses,
    j’ai la sensation au fil des instants de prendre racine en moi,
    de boire au plus profond de moi-même

    s’accorder à l’instant, s’accorder à ses énergies,
    se retrouver,
    se retrouver dans la grâce du moment,
    éclore,
    être un instant, parfait comme une feuille, parfait comme une fleur,
    juste là,
    empli par la sève,
    empli par la richesse de vivre,
    dévoilée, la face cachée de la chair,
    contemplée dans toute sa splendeur vibrante,
    réuni dans la gloire de l’instant,
    homme et femme en même temps

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35391
    bzo
    bzo
    Participant

    hum, pas très lisible pour l’instant, ce que j’écris,
    je suis en train de faire éclore quelque chose en moi, dans ma chair,
    épouser le rythme des énergies des profondeurs,
    épouser la progression de leur flot,
    fonctionner à leur rythme

    c’est plus clair en fait quand je suis en action,
    cela deviendra plus clair dans les mots aussi dans quelques jours
    quand ce sera plus au point

    ah j’ai une espèce de collant sous-vêtement chauffant qui colle à la peau,
    avec cela j’arrive vraiment à aucun résultat,
    c’est cela que je devrais porter chez moi
    si je veux avancer dans des travaux et que je ne veux pas être distrait pas le plaisir à tout bout de champ

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35390
    bzo
    bzo
    Participant

    en fait ce qui se joue ici, maintenant je me rends compte,
    c’est le rythme, la vitesse, la tension de ma pratique en station debout

    ne pratiquant plus qu’ainsi quasiment ces dernières semaines,
    après avoir découvert l’incroyable liberté de gestes, de mouvements que cette manière offrait,
    que le désir pouvait nous entraîner comme il voulait,
    je me suis rendu compte que ce que j’avais saisi déjà,
    c’est cette liberté totale de se laisser entraîner par le désir
    mais qu’il fallait encore creuser plus loin

    que le rythme du désir, la tension, n’y était encore pas,
    qu’il fallait aller plus loin,
    qu’il y avait donc une façon de bouger, de se mouvoir tout en restant à l’écoute à 100% de ce qui se passe,
    ralentissement, accélération, c’est le rythme de la vague, le rythme du désir, le rythme de l’océan,
    cela doit devenir mon rythme,
    sentir les flots d’énergie bouger et épouser leur mouvement, les accompagner,
    pas juste se contenter de les injecter dans mes membres, dans ma chair
    puis de se laisser entraîner n’importe comment

    la liberté totale du désir a un rythme
    et je dois encore m’y habituer, ralentissements, accélérations,
    épouser les vagues intérieures comme une danse, se mettre au diapason,
    se laisser s’envoler tout en restant collé à la pulsation des abysses,
    il n’y a plus à réfléchir au geste, il est totalement improvisé par le désir
    mais pour la vitesse, pour le rythme,
    il faut aller chercher l’inspiration à l’intérieur, au plus profond de soi,
    pas juste se laisser emporter par une cadence improvisée

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35389
    bzo
    bzo
    Participant

    s’immobiliser, ralentir,
    permet d’écouter le corps, l’entendre,
    comme si c’était un hangar immense où le moindre son résonnerait

    alors @bzo, tu te convertis au « do nothing » sur le tard?
    en aucune manière, toujours pas ma tasse de thé pour un sou,
    non, ce que je prône, c’est l’alternance de moments d’action et de moments d’immobilité ou de quasi immobilité
    pour ressentir pleinement les effets obtenus par l’action,
    ne pas en rater une goutte

    c’est ce que j’ai redécouvert hier et je ne vais plus le lâcher,
    je suis prêt, je suis équipé désormais pour vivre cela pleinement,
    surtout les énergies, je suis tellement capable de les faire monter,
    giclée sur giclée, à pleine puissance ou par filets calmes,
    je crois que c’est cela qui fait vraiment la différence,
    ma pompe à énergies des profondeurs,
    elle s’est tellement développée ces dernières semaines,
    son débit est devenu tellement important,
    j’en maîtrise en fait le mécanisme totalement,
    ainsi une part de moi bouge, remue, caresse,
    une autre se laisse aller, déguste, se laisse envahir
    et une autre a la main sur la pompe des énergies des profondeurs,
    c’est tellement excitant d’en être arrivé à ce stade
    où votre plaisir dépend entièrement de vous dans l’instant

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35383
    bzo
    bzo
    Participant

    hum, j’étais un peu grandiloquent hier soir,
    je me suis laissé emporter,
    cela m’arrive quand je vis des moments exceptionnels,
    quelle fête grandiose dans la chair

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35382
    bzo
    bzo
    Participant

    plusieurs fois j’étais déjà tombé sur ce rythme extrêmement lent,
    comme au ralenti,
    je m’étais extasié dessus, je l’ai signalé dans mon fil
    puis je l’avais perdu,
    je n’étais pas encore suffisamment outillé
    pour le garder, pour l’exploiter

    là, c’est différent, j’ai tout ce qu’il faut désormais en moi,
    il ne me manquait plus que cette rencontre,
    la rencontre du rythme qui permet une écoute totale
    tout en déroulant une action

    c’est chose faite,
    là peut-être j’entre vraiment dans mon âge d’or

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35381
    bzo
    bzo
    Participant

    tout est délié, les perspectives sont devenues infinies en moi,
    comme la lenteur accélère les énergies, les intensifie,
    l’ac en ciel est permanent dans ma chair,
    quel chant, mes amis, quel chant

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35380
    bzo
    bzo
    Participant

    il y a un accord à trouver dans l’instant,
    les énergies montent, se répandent,
    notre technique mue par l’inspiration sexuelle
    les transforment en quelque chose de perceptible dans la chair

    une espèce de synergie à l’oeuvre,
    un équilibre à percevoir dans cette éclosion,
    un geste à exécuter de tout son être,
    pointer dans une seule et même direction,
    jusqu’aux moments de cristal,
    moments de transcendance, d’incandescence, partagés

    comme je suis loin par moments,
    c’est inouï ce qu’il y a moyen de faire avec soi-même,
    on peut devenir une sorte de rampe de lancement
    où l’on se catapulte soi-même dans l’inconnu
    avec toutes les énergies les plus secrètes de son corps mobilisées

    la sexualité alors devient une dégustation ineffable
    et en même temps un moyen pour atteindre des états de conscience supérieure
    où l’on est plus entier, plus complet, plus riche,
    plus en accord avec ce monde qui perd un instant de sa froideur cadavérique gigantesque
    et laisse échapper comme des signaux complices
    qui nous touchent jusqu’au plus profond de notre être

    en réponse à : Journal d'un Prostatomane V (aneroless, âge d'or) #35379
    bzo
    bzo
    Participant

    c’est vraiment étonnant,
    ma pratique en aneroless est désormais totalement consistante depuis un certain temps,
    le plaisir est là dès le premier instant et il ne faiblit pas,
    que je sois fatigué, pas en forme, énervé, abattu,
    s’il est bien une constante dans ma vie,
    c’est ce que je peux attendre de mes séances,
    c’est un nid chaud dans ma chair vers lequel affluent des sensations ineffables,
    des moments de communion sublime, une volupté délicieuse dans la chair, omniprésente,
    tout mon corps par moments, semblant devenir un estuaire ouvert sur le grand océan

    je m’y requinque, retrouve goût en la vie, confiance en moi-même
    mon corps se rassasie, fait le plein,
    ressourcement baignant dans l’énergie de mes abysses, comme dans une source de haute montagne

    cependant, étonnant écrivais-je dans ma première phrase de ce message,
    étonnant car au plus je sens ma pratique consistante,
    de plus en plus à l’abri de toute saute de la qualité, de défaillance,
    au plus ma technique semble changeante,
    s’il y a une base solide sur laquelle je m’appuie,
    il y a aussi toute une partie de ma technique qui ne semble pas figée,
    qui semble changeante comme de l’eau qui court,
    d’un jour à l’autre parfois partant dans des directions totalement différentes

    **************

    au boulot aujourd’hui je me suis offert plusieurs moments de détente érotique aux toilettes,
    je restais habillé, ne déboutonnant même pas ma chemise,
    juste me caressant à travers la toile,
    bougeant mon bassin lascivement, faisant montant lentement des contractions,
    le couple en moi se mettait directement en route,
    je me sentais comme le théâtre d’une copulation lente, torride

    le fait de ne pas avoir de contact direct avec la peau,
    changeait complètement les sensations,
    la toile servait d’intermédiaire,
    même mes cuisses n’avaient pas de contact direct avec mes couilles, mon sexe,
    juste il y avait du malaxage et puis les frottements par l’intermédiaire du slip,
    c’était tellement érotique, excitant

    je me sentais envahi d’ondes chaudes dans tout le bassin,
    comme j’avais envie de gémir, de me caresser
    mais il fallait faire attention,
    pas me faire repérer sur mon lieu de travail

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