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20 sujets de 121 à 140 (sur un total de 179)
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  • en réponse à : L'orgasme total du corps #11364
    HyménéeHyménée
    Participant

    Bonsoir,

    Je poursuis ce travail, et vous partage la vidéo de cette fille faisant du yoga dénudée.

    http://www.youtube.com/watch?v=vGWDTo4ToA0

    Non seulement, la fille impudique est très belle de corps, de posture, de rayonnement, mais en plus, elle incarne à mes yeux la liberté corporelle. Et aussi paradoxal que cela puisse paraitre, cette liberté nécessite une réelle discipline.

    On sent des années de pratique derrière ces gestes gracieux, pleins, équilibrés, simples, harmonieux, précis, sans l’once d’une hésitation.

    Une présence au corps majestueuse. Un corps glorieux sans artifice, sans maître ni maîtresse.

    A mon sens, l’aboutissement de l’ascèse anérotique

    en réponse à : Vibrations les pour et les contre ? #11335
    HyménéeHyménée
    Participant

    Theghosssst, vous avez très bien résumé ce que je voulais dire, merci 🙂

    Vous décrivez une session comme une aventure magique avec son corps. Pour moi, c’est un voyage à la découverte de mon corps que je ne connaissais pas. Je m’aperçois peu à peu, grâce aux sessions Aneros et à la lecture des forums NXPL que notre corps recèle bien des secrets; des secrets merveilleux mais si bien cachés !

    Il faut écarter tous les voiles, les uns après les autres. Ne pas brûler les étapes, sous peine de se faire brûler sur place. Ne pas se violenter, se pardonner, rester exigeant, déterminé, follement désirant. Apprécier le plaisir que procure chaque étape. Oui : c’est de la pure folie. Mais quelle folie ! La folie d’être là, présent à soi, pour de vrai. Sans manque ni besoin. Sans appui extérieur. Sans culpabilité.

    Il est peut-être un dernier hymen à détendre, une fois les voiles écartés.

    Je vous dirai

    en réponse à : La Playlist idéale pour session anérosienne #11305
    HyménéeHyménée
    Participant

    Bonjour,

    Les amoureux de la musique de Chopin pourraient-ils nous guider dans l’oeuvre du compositeur ?

    Quelles sont les morceaux et interprétations qui vous émeuvent aux larmes, avec lesquels vous avez plaisir à pratiquer vos séances relaxantes et anérotiques ?

    Merci beaucoup 🙂

    en réponse à : Vibrations les pour et les contre ? #11304
    HyménéeHyménée
    Participant

    @Theghosssst, lors de votre prochaine session avec le Vice, je vous conseille d’augmenter progressivement la puissance plutôt que de vous finir en vous masturbant :

    Une éjac’ déclenchée intérieurement est un délice indescriptible. Il faut savoir la faire monter. Prendre le temps d’aller la chercher :

    Ma dernière séance s’est déroulée ainsi : une bonne heure (je crois, mais on s’en fiche) en position puissance faible, qui m’a amené à un pic orgasmique intérieur, qui m’a totalement mis à terre : le dernier orgasme a tenté de se frayer un chemin vers la sortie heureuse et éjaculatoire. Mais les muscles anaux et PC le maintenaient fermement. Lutte intérieur, tension indescriptible. Qui allait lacher ? Où ? Vers où ?

    Et puis, finalement, une espèce d’effondrement généralisé, où l’orgasme m’a fait lacher prise sur tout le corps, mais sans me répandre.

    Post coïtum animal triste. Tout comme lors d’une ejac’, plus besoin de rien. Plus de plaisir, plus de désir. On est satisfait, et non stimulable. On arrête. Je me suis touché

    J’ai attendu vingt minutes (je sais pas bien) que l’envie revienne, comme lorsqu’on souhaite recommencer à faire l’amour après une bonne éjac’.

    J’ai attendu d’avoir à nouveau vraiment envie de me faire prendre, de désirer l’amant.

    Pour être plus précis, j’essaie de trouver cet état d’être où l’alpha et l’omega s’embrassent : avant même de commencer, on s’est déjà projeté dans l’aboutissement du plaisir. On est déjà dans l’orgasme. Il est déjà bien présent, en germe. L’aneros n’est que souffle sur un feu qui a déjà pris.

    Voilà, c’est ça ! Il faut déjà avoir allumé son corps, l’aneros n’étant que caresses stimulantes et bienfaisantes. 🙂

    Position puissance faible à l’identique pendant un peu moins d’une heure. Et puis, à un moment, le corps est mûr pour monter en puissance. On le sent. Ce n’est pas la volonté qui exige, c’est le corps qui dicte la montée en puissance. Extase incroyable, car l’intimité réagit différemment à ces nouvelles vibrations. Le corps est pris autrement. Les jambes se lèvent pour accueillir. Le bassin est large ouvert.

    A chaque fois, des muscles intérieurs qui refusent de se laisser faire, résistent, résistent, résistent, ne veulent pas, résistent, … et finissent par lâcher, constatant leur impuissance face à la constance de l’amant de plastique.

    Et c’est à ce moment-là ù il faut avoir un esprit fort : rester ouvert, ne penser à rien, laisser les vibrations reprendre le dessus et prendre possession des muscles qui précédemment étaient en résistance.

    Orgasmes encore plus profonds : nos chairs sont en tension sans même le savoir et ne peuvent s’envoler avec l’orgasme, réduisant ce dernier à une simple génitalité.

    Petit à petit, l’intériorité s’ouvre totalement, sous la puissance du foret imperturbable.

    Tout au fond de ce processus, l’orgasme éjaculatoire incontrolable.

    C’est terrible, car à chaque nouvel émergence d’un orgasme, on ne sait pas si on va éjaculer ou pas. La situation est dramatique, totalement instable.

    J’aime

    en réponse à : Orgasme du Coccyx #11293
    HyménéeHyménée
    Participant

    Bonsoir,

    Je me souviens de la première fois avec une ex : la douce était tellement excitée avant de m’enfourner, qu’elle en goutait littéralement. Des expériences comme celle-ci ouvrent les océans en deux.

    Les femmes se suffisent du désir prégnant d’être pénétrées, pour être abondemment lubrifiées. Pourquoi ne pas entamer une séance anérotique de la sorte, et ne passer à l’acte que sous la volonté d’Eros lui-même ?

    Lors de ma dernière séance, l’envie me tenait tellement le corps et l’esprit, que je me suis surpris à engloutir l’aneros jusqu’à la gorge. Je ne sais pas ce qui m’a poussé à faire cela. Peut-être par bête mimétisme ? Peut-être le souvenir de la séance relatée ci-dessus où j’ai découvert en moi-même l’essence de la lubrification ?

    Même si la salive a eu beaucoup moins d’effet sur la glisse que les deux doses de Marksman injectées, l’accueil de l’amant de plastique dans mon gosier m’a fait passer un point de non retour, récompensé au-delà de ce qu’un ego masculin peut appréhender.

    Je vous recommande vivement d’expérimenter autour de la lubrification, et ne pas hésiter à en remettre au cours de la séance. C’est tellement sensuel. L’orgasme du coccyx n’en ait que magnifié. Il faut savoir être généreux avec soi-même, autant qu’une femme peut l’être naturellement, lorsqu’elle est transie du désir de jouir par l’autre.

    Voici ma nouvelle intuition concernant l’orgasme du coccyx : je crois qu’une fois maîtrisé, il est un destrier redoutable pour partir délivrer les Muses.

    Les préparatifs de ce dernier voyage ont pour ma part commencé.

    Bonne nuit

    Hyménée

    en réponse à : La meilleure position pour atteindre l'orgasme ? #11292
    HyménéeHyménée
    Participant

    Bonsoir,

    Et bien moi désormais, c’est celle de la femme en missionnaire ! 😀

    C’est très étrange à vivre, car c’est venu tout seul, petit à petit, sans crier gare : auparavant, la position pratiquée était celle de Modjo. Mais sous la stimulation du Vice, j’arrive à un premier plateau orgasmique, où naturellement, le lacher prise total que les orgasmes occasionnent, amène mes jambes à se recroqueviller, mettant tout mon poids sur le dos. C’est assez génial, car cela libère le bassin et permet l’ondulation de la colonne vertébrale.

    Là, je n’ai plus qu’à m’ouvrir (tout : l’esprit, les jambes, les bras, la poitrine, le crâne), ne penser à rien, et laisser l’amant m’assaillir. Exactement comme ma compagne dans la même situation : le bassin se gorge de sang, et les orgasmes partent dans tous les sens. C’est à hurler de plaisir. Y’a rien à faire d’autre que de laisser le champs libre à l’amant en plastique et laisser les contractions involontaires faire leur oeuvre.

    Ouah ! Allez-y, c’est extra ! Moi, j’y retourne !

    Pour y parvenir, un seul chemin : il faut le désirer ardemment.

    Désir, Ô mon désir, où me mènes-tu ?

    en réponse à : Conseils pour les débutants laborieux #11291
    HyménéeHyménée
    Participant

    C’est extra Nicolas, bienvenue en vous 🙂

    Et en plus d’avoir goûté un nouveau plaisir, vous avez laissé émerger un nouveau désir : la poésie 🙂

    Le désir guide, le plaisir submerge.

    En vous répondant, je regarde droit dans les yeux cette sensuelle
    Muse
    et lui reconnais cette évidence : mon aventure anérotique aura été une entreprise désespérée pour trouver en moi cette solution :

    Je ne les aurai jamais possédées toutes. Je les aurais toutes aimées. En moi.

    en réponse à : Massage de l'Aneros sur la prostate #11230
    HyménéeHyménée
    Participant

    Bonsoir,

    Pour ma part, les vibrations m’empêchent de ressentir ces différences. Ca doit varier.

    Je me demande si le fait de se cambrer n’amène pas le Vice à appuyer plutot que glisser

    en réponse à : Orgasme du Coccyx #11209
    HyménéeHyménée
    Participant

    Bonsoir Tortuegénitale,

    C’est chouette, on discute entre nous ! 😀 Je vous remercie de votre présence. Je n’avancerai pas sans elle.

    N’oubliez pas cependant de mettre toutes vos forces dans l’obtention de vos concours : concentration et ambition.

    Vous me rappelez que je ne pleure jamais. Même si je ne vis pas la délivrance ainsi, je la comprends. Et au risque de me répéter, je lis dans vos mots que vous avez déjà en vous la panoplie orgasmique complète. Il ne vous restera plus qu’à les vivre, quand votre cerveau ne sera plus pris par vos obligations. Patience et longueur de temps. Il n’existe pas de raccourci. Seuls les coeurs purs se libèrent d’eux-mêmes.

    De mon côté, je progresse chaque nuit, et je voulais vous partager mes dernières découvertes :

    Tout comme il est un espace infini entre les mots, plus expressif que les mots eux-mêmes, il est un espace infini entre le corps et l’amant de plastique. Il réside dans la glisse, sertie par le lubrifiant :

    Je ne me soucie plus de mon corps, je ne me soucie plus de l’aneros. Je suis pure conscience du mouvement, qui a émergé entre eux deux.

    Déflagrant le corps à sa convenance, déflagrant le corps à ma convenance. Libérant l’esprit. Libérant le corps. Libérant le JE.

    Je vous souhaite de vivre cela, et vous embrasse.

    Bonne nuit

    PS : Durant la journée, je travaille dur, et finalement pour servir le même but que mes nuits. Vous aurez compris pourquoi je me dois de vous le préciser à nouveau.

    en réponse à : Orgasme du Coccyx #11200
    HyménéeHyménée
    Participant

    Tortuegénitale, j’aurais pas dit mieux ! 😀

    Faut vraiment se rendre compte que le corps est tel un instrument de musique : plus on le pratique, plus on fait ses gammes, plus on le bichonne, plus on l’interroge, plus on en prend soin, et plus on l’apprivoise, mieux il répond à nos sollicitations.

    La glisse de l’aneros n’a qu’un aboutissement : soudain, l’orgasme doit prendre son essor, s’envoler.

    Tentez d’appliquer le conseil de Benjamin Zander, qu’il donne aux interprètes musiciens : jouez de l’aneros sur une seule fesse ! 😀

    http://www.ted.com/talks/benjamin_zander_on_music_and_passion?language=fr

    Bonne nuit

    en réponse à : Orgasme du Coccyx #11124
    HyménéeHyménée
    Participant

    Bonsoir,

    Pour revenir aux fondamentaux, je commence à apprécier grandement les apports d’une dose de lubrifiant Marksman. Je n’en ressentai pas vraiment l’intérêt auparavant, mais ce soir, c’était top !

    NXPL a raison d’insister sur l’importance du lubrifiant dans le traité :

    Vous allez littéralement vous faire l’amour à vous même, chaque spasme massant la prostate en faisant glisser l’Aneros et déclenchant un nouveau spasme.

    Le mot glisser est vraiment très bien choisi, et la glisse peut se vivre, se comprendre et être perçu avec différents degrés d’intensité.

    Ce soir, j’ai lubrifié plus qu’à l’habitude : une dose de Marksman doublée d’une bonne dose de crème émoliente en entrée et sur l’aneros, … doublée d’une bonne dose de lubrifiant à eau Toko.

    Autant dire que ça glissait ! 😀

    Et bien vraiment, c’est top ! Les orgasmes ont été plus denses, car je ressentai vraiment très intensément le frottement de l’aneros et son mouvement … et par là-même mon corps.

    Une sensation de pur régal, car l’aneros avait la possibilité de se mouvoir plus que d’habitude (ou alors, je suis particulièrement chaud ce soir, … ce qui en fait est le cas) : une situation qui m’a mené proche de la folie, où l’on se sent vulnérable, dépendant d’une instabilité incontrôlable … Et c’est ça qui est bon :

    L’aneros était sur le point de sortir, alors que l’orgasme battait à plein. Tout pouvait basculer, l’orgasme étant accompagné par la peur que l’aneros ne sorte et que les stimulations ne cessent par là-même …

    Pas loin de la sortie de route, on s’en remet aux talents des concepteurs de l’aneros … et c’est du bon boulot, car le Vice n’est pas sorti, et est même reparti à la charge, en s’enfonçant en profondeur.

    Waw !

    La crème émoliente est un très bon remplaçant des gels silicones.

    Bonne nuit

    en réponse à : Expérience et questions… #11104
    HyménéeHyménée
    Participant

    Oui 🙂

    Pour ma part, pendant des années, ma souffrance a été double : l’isolement dans ma quête, et l’incertitude de ma quête : je ne savais pas ce que je cherchais. Mais pourtant, quelque chose d’extrêmement fort m’appelait. Quelque chose qui ne pouvait être éludé. J’étais déterminé (dans tous les sens du terme) à y aller, contrairement à ceux qui m’entouraient et qui restaient « là », tout en parlant de « là-bas ».

    Aujourd’hui, je cherche encore ma Muse, l’Inspiratrice, et je ne sais si elle est à l’intérieur de moi ou à l’extérieur, si elle est chimère ou réelle. Ou les deux ? Conjonction

    Je ne sais pas, mais je reste ouvert, chaque instant, depuis vingt ans, prêt à l’accueillir à jamais. Je t’attends.

    Et curieusement, tout comme j’ai reconnu immédiatement le super O’ en le vivant (« je le savais ! » ai-je jubilé, « Je t’ai enfin retrouvé ! »), je reconnaitrai ma Muse dans l’instant. Foudroyé

    « Tu es là ! »

    Je vous embrasse

    en réponse à : Orgasme du Coccyx #11096
    HyménéeHyménée
    Participant

    Bonsoir,

    En parlant d’abandon de soi et d’homosexualité : j’aime aussi me baigner dans le fantasme lesbien. Je dis fantasme, parce que cela restera un fantasme. Je ne le vivrai jamais. Quoique …

    Il m’arrive en pleine fournaise, de faire s’aimer cette femme image-fantasme avec cette femme sacrée que j’incarne alors corporellement.

    Une espèce d’expérience ultime parmi d’autres, où le masculin n’est plus, s’est dissous, et où le couple pénétrant / pénétré se conjugue au féminin.

    Vous l’avez compris : la mécanique est toujours la même : visiter ses fantasmes et s’en aider pour dissoudre ce complexe MOI réducteur de plaisir.

    L’idée est de se baigner entièrement nu dans le principe féminin, de l’habiter totalement. Le principe féminin est vaste, et ne cesse de m’étonner par son évidence incontrôlable.

    Je suis en fait très excité à l’idée de le pénétrer, en incarnant deux lesbiennes : l’une, mon corps accueillant, et l’autre, mon esprit pénétrant (c’est une façon vraiment très approximative de transmettre l’expérience. En réalité, cela ne se vit pas de façon aussi tranchée, car tout est fournaise. Tout devient fusion).

    Regardez deux lesbiennes se faire l’amour : Quelle beauté !

    Mais si je m’observe, moi, alors que je contemple la scène, je réalise que mon désir est de pénétrer ces femmes, moi, homme. Elles m’excitent. C’est automatique : je les veux.

    Avec l’aneros, l’exercice est plus délicat : le décentrement de soi peut se vivre avec force d’évidence une fois qu’on y est, même s’il n’est pas évident de l’atteindre.

    Imaginez-vous ainsi : alors que l’aneros est désormais vibrant en vous, que le corps s’est relaché, vous êtes devenu féminin. Vous accueillez votre amant.

    Décentrez-vous légérement, et fantasmez (comme vous le pouvez 😀 mais en fait, c’est pas si compliqué 😀 ), que l’amant devient maîtresse. Vous savez, cette maitresse, cette femme idéale dont vous avez construit l’essence en vous tout au long de ces dernières années : ses cheveux (parfaits), ses doigts (parfaits), ses caresses (parfaites), son souffle (parfait), sa peau (parfaite), son sourire (sublime), ses soupirs, ses baisers, sa langue …

    Ainsi, vous, corps glorieux féminin, vous êtes offrande à la plus envouante des femmes, que vous attendiez depuis la nuit des temps, que vous désirez depuis le premier regard, et qui est là maintenant à vos côtés, nue, chaude comme vous l’êtes, qui se darde de vous, vous cajole, vous aime comme vous l’aimez, et vous baise désormais.

    Tendresse de l’aneros dans vos entrailles, fais ton ouvrage

    en réponse à : Expérience et questions… #11095
    HyménéeHyménée
    Participant

    Génial 🙂 Un espace intérieur incroyable s’ouvre ainsi à qui veut bien s’y engouffrer.

    Je ne crois pas que Jung ait eu vent des orgasmes prostatiques. Enfin peut-être ?

    en réponse à : Orgasme du Coccyx #11088
    HyménéeHyménée
    Participant

    Voilà Tortuegénitale, je suis arrivé à la même conclusion que vous : les fantasmes n’ont pas de limite. Au fin fond de mes séances, quand je ne suis plus que braises et que j’appelle à l’abandon total, je ne sais plus bien dans ce rapport au corps, si c’est moi qui embroche ou moi qui suis embroché. Ca alterne. Ce n’est pas bien important. Mais je suis femme dans les moments les plus langoureux. C’est absolument fantastique ! A partir de stade, j’alterne entre le mode projectif et le non-projectif : par moments, c’est l’image mentale fantasmée de la femme qui me pénètre et qui m’aime … et que j’aime. Par d’autres, je suis l’incarnation de la femme sacrée, qui se fait culbuter. Il ne m’arrive pas (ou peu ?) d’imaginer un homme me prendre. Mais peut-être que je refoule 😀

    Je ressens désormais de plus en plus les orgasmes me prendre les jambes par l’intérieur. La vie pulse en moi, irradié du bassin jusqu’aux pieds. L’écartement des jambes se fait naturellement pour ouvrir le bassin et accueillir. Vraiment comme une femme dont la vulve et le vagin sont gorgés de sang. c’est naturel, mécanique. Faut juste se laisser s’ouvrir. C’est vraiment délicieux 🙂

    C’est dingue de réaliser à quel point la position debout nous fait contracter les muscles des jambes. On n’a même pas conscience d’avoir perdu son élasticité. L’énergie sexuelle va balayer tout cela, oblige à l’étirement des membres inférieurs et leur redonne goût à la vitalité. La sensation de douleur liée à l’étirement fait place à un plaisir auparavant inaccessible

    Tortuegénitale, si vous pleurez en écoutant Chopin, je vous invite à écouter la conférence du Maestro Benjamin Zander (20 minutes) 🙂

    http://www.ted.com/talks/benjamin_zander_on_music_and_passion?language=fr

    en réponse à : Sexualité sacrée, transe et couple multi-orgasmique #11084
    HyménéeHyménée
    Participant

    Bonsoir,

    J’ai eu l’occasion ces dernières semaines d’avancer dans cette voie : le contexte était proprice, et je me sentai mûr pour oser ouvrir des portes.

    Je suis assez surpris de ma découverte. J’ai commencé à en parler ici :

    http://www.nouveauxplaisirs.fr/forums/topic/experience-et-questions/page/5/#post-11064

    Mais c’est de l’état modifié de conscience dont je voulais parler ici.

    Je n’aurai pu imaginer qu’un jour, je considérerai l’Eros comme génant l’épanouissement de ma sexualité. C’est assez perturbant en fait, même si je m’y suis fait désormais, et j’espère pouvoir vous expliquer pourquoi.

    C’est quoi l’Eros ? C’est ce désir amoureux qui vous pousse à l’autre, qui éveille le désir sexuel. C’est par exemple, ces photos de filles dénudées dans la colonne à droite de cette page.

    C’est une projection vers l’extérieur de soi, vers un objet de désir. C’est la projection sur un fantasme.

    Et je ne pensais pas qu’on pouvait vivre sa sexualité autrement. Cela a été toujours été un moteur libidinal extraordinaire pour moi, comme pour vous. Ca l’est toujours d’ailleurs.

    Mais j’en ai découvert un autre, qui me mène à un plus grand plaisir.

    Cela me rappelle un témoignage que NXPL avait publié, mais je ne sais plus où : l’un d’entre nous expliquait que contrairement à ce qui était conseillé dans le traité, fantasmer lui limitait son plaisir. Il préférait tout simplement être connecté à son corps, plutôt qu’à ses fantasmes.

    J’avais lu cela avec beaucoup d’intérêt, mais n’avais pas bien compris à l’époque la portée du propos, tant les projections érotiques tiraient ma libido vers les sommets.

    Aujourd’hui, je tire un plaisir assez incroyable en activant mes pulsions sexuelles au moyen du Vice et de mes fantasmes cérébraux, qui me font atteindre un plateau orgasmique sans cesse renouvelé. Mais quelque chose me tire plus loin.

    Il me faut faire une négociation intérieure avec une partie de moi-même (ego, eros, psyché). Je dois m’en détacher, oublier les orgasmes que cela me procure, pour m’envoler vers un autre plan de conscience.

    Ce plan ne m’apporte rien d’autre qu’un plaisir plus vaste, plus subtil, plus stable. Pas de visions, pas de révélations. Rien d’extralucide. Rien. Juste un plaisir différent de l’orgasmique tumultueux, extraordinairement pur et intense, de l’ordre la maîtrise sans effort, telle qu’on peut le vivre en se réveillant d’un rêve érotique lors d’une sieste dans un hamac à l’ombre des arbres en pleines vacances d’été, sans avoir faim ni soif, mais juste en profitant de cette érection douce qui dure, les yeux mi-clos, poursuivant sans effort le rêve éveillé, profitant de la chaleur de l’après-midi.

    Un truc finalement très simple, qui se cumule avec les orgasmes prostatiques qui se poursuivent par ailleurs.

    Le sentiment d’arriver enfin à arrêter le temps, là où on rêve depuis toujours de l’arrêter.

    Ce qui me fait écrire que cet état de conscience modifié, est en fait l’état de conscience le plus normal qui soit.

    Je vous embrasse

    en réponse à : Expérience et questions… #11083
    HyménéeHyménée
    Participant

    Je vais tenter de trouver les mots justes, et éviter de paraphraser la fiche Wikipedia.

    Ecoutez les psys Jungiens, ils vous diront que la nature est ainsi faite : hommes et femmes sont biologiquement différents. La jouissance féminine sera toujours un mystère pour l’homme, car il n’est pas biologiquement fait pour la vivre. L’inverse est vrai aussi.

    Cet horizon indépassable telle une malédiction de la nature, m’a beaucoup interrogé avant d’atteindre le super O’. Je me disai que c’était quand même con, que la nature soit si mal faite. J’avais envie d’aller au-delà. J’avais envie de me baigner dans cet océan de plaisir qu’est la jouissance féminine sans être du mauvais côté : celui du mec qui embroche 😀 et qui constate que les femmes prennent un pied, grave. 😀 Bon, franchement, embrocher, c’est pas mal non plus 😀

    C’est quelque chose qui m’a travaillé depuis l’adolescence. Un vrai mystère à élucider. Et ce sont les concepts de Jung, qui m’ont ouvert la voie dans mes lectures de jeune homme. Je sentai une vérité de ses propos, quelque chose qui résonnait en moi, un appel par delà les mots. Cela m’a permis de m’approcher de la flamme, en me brulant pas mal de fois, mais en m’habituant petit à petit à la chaleur et à la clareté de cet état d’être, qui finalement est devenu soleil.

    Alors, maintenant, l’Anima n’est plus vraiment un concept pour moi. C’est comme le concept du temps : rien de plus simple de savoir ce qu’est le temps, mais impossible à encager dans des mots.

    Les mots sont des indicateurs. Il faut savoir s’en séparer.

    en réponse à : Orgasme du Coccyx #11082
    HyménéeHyménée
    Participant

    Tenez : un exemple d’élément extérieur dont je me défais en ce moment : la théorie de Mantak Chia

    Cela faisait quelques années qu’elle trottait dans mon esprit, et que je cherchai à vivre des expériences la validant.

    Dans cette théorie taoïste, il est expliqué que l’énergie sexuelle part du périné, se fraie un chemin vers le coccyx pour remonter jusqu’à la tête, deuxième foyer d’énergie, pour redescendre par le visage, la poitrine, le ventre, jusqu’au périné pour repartir encore. Une boucle de plaisir sans fin, où l’énergie circule en cercle dans tout le corps.

    Autant j’arrive bien à faire monter l’énergie sexuelle jusqu’à la tête, autant je me suis trouvé bien incapable de la redescendre ainsi.

    Lors d’une de mes dernières expériences avec le Vice, j’ai trouvé un nouveau chemin, absolument inattendu :

    C’était la fournaise dans mon bassin. Toutes les chairs étaient en incandescence. Les orgasmes fusaient dans tous les sens. La prostate vibrait comme pas possible. Et puis, je comprends pas pourquoi : un orgasme s’est préparé de très loin. Vous savez : ces orgasmes qui naissent dans la tranquilité, dans l’absence de mouvement, dans l’acceptation totale de l’amant, lorsque vous lui murmurez : « oh oui ! », le corps totalement offert à son ouvrage. Ces orgasmes féminins frémissants, où l’âme et l’esprit communient, où l’intérieur désire et reçoit l’extérieur. L’anima révèlé.

    Le corps s’est totalement relâché, attendant la délivrance … qui est venue 🙂 Plutôt que l’orgasme parte comme à son habitude par le coccyx, il a traversé mon sexe pour remonter par le ventre, pour se finir dans la poitrine trop nouée, mais se dénouant par là-même.

    Chemin totalement inapproprié selon Mantak Chia, ou tel que j’ai compris son enseignement !

    Et pourtant : ce vécu a fait voler en éclat cette théorie qui m’a guidé jusqu’à un certain point. J’ai finalement reconnu qu’elle m’encombrait.

    M’en voilà libéré, délivré

    Et puis, cet orgasme traversant mon sexe a conforté ma confiance dans l’abandon : j’aurais pu éjaculer, mais ce n’est pas ce qui s’est passé : les bienfaits énergétiques sont venus irriguer mon ventre, receptacle au stress environnant.

    Ce sont vraiment des moments de pure Joie, où je suis fille de Joie

    en réponse à : Orgasme du Coccyx #11081
    HyménéeHyménée
    Participant

    Vous avez une très belle sensibilité, Tortuegénitale. Peut-être l’exprimez-vous dans un domaine artistique ? Vous devriez, cela donnerait de belles productions, j’en suis sûr 🙂

    Alors ? Avez-vous revécu ce truc de dingue ?

    Pour tenter une réponse à vos questions, je dirai que vous prenez le problème comme tout occidental normalement constitué : « il me manque quelque chose à l’extérieur de moi-même, pour atteindre le sommet du Monde. » Dans ce que vous écrivez, il manque quelqu’un dans votre sphère privée … mais sans chaussettes sales ni idées politiques incongrues ! 😀

    Pour ma part et comme tant d’autres, j’ai inversé l’approche, en considérant que des éléments extérieurs obstruaient le chemin vers l’extase.

    Il ne vous manque rien, croyez-moi. Vous avez déjà tout en vous 🙂

    HyménéeHyménée
    Participant

    Bonsoir,

    On est dac’, le viol est à bannir, et ces vidéos devraient être hors ligne.

    Maintenant, en ce qui me concerne, autant je suis grand fan des copulations dorées, autant j’ai visionné, fantasmé et jouit en scotchant sur des trucs incroyablement sombres, absolument inouis. Cela m’a permis de m’approcher d’une espèce de lumière noire au fond de moi, que je n’aurai pu voir et apprivoiser sans cette descente en moi-même …

    Avec stupéfaction, j’ai entendu des actrices exprimer avec gourmandise leur envie « d’être prises comme un sac de viande », avant d’être malmenées et en jouir… et de recommencer cela dans plusieurs scènes avec la même ouverture et les mêmes orgasmes.

    J’ai finalement accepté cette diversité et m’en suis détaché, pour ne garder que ce qui me plait de voir à l’extérieur et à l’intérieur de moi : des corps glorieux en toute circonstance.

    Pour rebondir sur ce que conclue Modjo : je crains malheureusement que nous soyons déterminés dans notre sexualité. Il m’a fallu traverser les enfers, pour me reconnaître tel que je suis.

    D’autres ont la chance de ne pas avoir à vivre ces épreuves. Je les ai enviés longtemps. Maintenant, je me dis : chacun sa vie, chacun son chemin … 😀

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